Electrosmog

Aumont-Aubrac (Lozère) expérimente la fibre optique jusqu’à l’abonné

Aller à la page d’accueil  

Aumont-Aubrac (1 147 hab., Lozère) est l’un des premiers villages en France entièrement câblé en fibre optique. Le nouveau réseau a été inauguré mercredi 15 juin 2011.

Aumont-Aubrac, une commune lozérienne de 1 147 habitants, dispose désormais d’un réseau en fibre optique permettant de raccorder en très haut débit (100 Mégabits/s) la totalité des foyers (612 prises raccordables).

L’opération a été portée par le conseil général de la Lozère, en partenariat avec l’opérateur Altitude Infrastructure. Elle s’inscrit dans le cadre de l’appel à projets lancé le Commissariat général à l’investissement pour expérimenter les conditions techniques du déploiement de la fibre optique dans les zones les moins denses du territoire.

A un coût raisonnable en milieu très rural – La consultation a permis de désigner 7 projets pilotes dont celui d’Aumont-Aubrac. « Il s’agissait de montrer que la fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH) peut être mise en œuvre en milieu très rural à un coût raisonnable », souligne Patrick Boyer, directeur des TIC au conseil général.

Le réseau FTTH d’Aumont-Aubrac a pu être créé grâce à l’existence d’une artère en fibre optique déployée depuis 2008 sous l’autoroute A 75, dont le village est proche. Il comporte 11 km de fibre.

L’investissement (820 000 euros) a été cofinancé par :

le conseil général (43,9 %),
l’Etat (42,2 %)
et Altitude Infrastructure, via sa filiale Net 48 (13,9 %).
« Nous avons optimisé toutes les techniques de pose pour limiter l’impact sur l’environnement et minimiser les coûts, explique Patrick Boyer. Nous avons utilisé des fourreaux d’Orange dans le cœur de bourg, mis en œuvre des techniques de micro-tranchée. Là où la voirie devait être refaite, les câbles ont été posés sur des appuis aériens. Nous profiterons ensuite des travaux programmés par la commune pour enfouir des fourreaux. »

Le coût de l’investissement est estimé à 1 200 euros par prise. Sur les 612 foyers raccordables, 516 ont souscrit à l’offre de raccordement, les frais de raccordement à l’intérieur du logement étant pris en charge par le conseil général et la commune.
A ce jour, une vingtaine d’abonnements ont été souscrits auprès des trois fournisseurs d’accès référencés : Alsatis, Wibox et Bouygues.

Impact économique ? Le département projette d’étendre le réseau FTTH au nord et au sud de la commune d’ici à la fin de l’année pour desservir la zone d’activités économiques et la Maison de la communauté de communes.
« La question est maintenant de savoir si les habitants et les entreprises vont s’approprier ce service, commente Patrick Boyer. Il sera intéressant de voir comment les gens vont utiliser le très haut débit par rapport aux solutions ADSL existantes, et si ce nouvel outil aura un impact économique sur la commune. »

SOURCE :    http://www.lagazettedescommunes.com/67963/aumont-aubrac-lozere-experimente-la-fibre-optique-jusqu%E2%80%99a-l%E2%80%99abonne/

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

L’AMGVF réclame de "réelles" expérimentations

Localtis.info   Edition  du 16/06/2011

Dans un communiqué du 15 juin, l’Association des maires de grandes villes de France (AMGVF) conteste les propositions des opérateurs concernant la faisabilité d’une diminution de l’exposition aux ondes des antennes-relais de téléphonie mobile. Présidé par François Brottes, député de l’Isère, le Comité opérationnel d’expérimentations sur les antennes (Comop) s’est réuni le 9 juin et c’est le scénario remis par les opérateurs à cette occasion que l’AMGVF “ne juge pas satisfaisant”. Michel Destot, député-maire de Grenoble et président de l’AMGVF, demande “que les conditions d’une véritable expérimentation puissent être réunies afin de déterminer s’il est possible ou non de concilier une diminution du seuil d’exposition des antennes-relais et une qualité de service satisfaisante pour l’utilisateur”. Selon lui quatre conditions sont indispensables : le contrôle d’organismes scientifiques neutres pour apporter des modifications sur plusieurs antennes des opérateurs ; une expérimentation sur la téléphonie de troisième génération (3G) et non pas uniquement sur la téléphonie de seconde génération ; une expérimentation élargie à plusieurs communes représentatives des différents types de configuration urbaine (dense, moins dense, immeubles de grande hauteur…) ; des mesures de qualité de service chez l’habitant, en particulier dans les étages. Douze villes pilotes se sont portées candidates pour accueillir les expérimentations mais comme l’a expliqué François Brottes, seules neuf participent encore au groupe de travail (lire notre interview du 2 mars 2011).

SOURCE :  http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250261988656&cid=1250261984229

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

Directive Champs électromagnétiques : la Commission lance la seconde phase de consultation

INFORISQUE   le lundi, 7 juin 2010, 09:34

La Commission européenne a lancé le 20 mai la seconde phase de consultation des partenaires sociaux européens en vue de réviser la directive de 2004 sur la protection des travailleurs contre les risques liés aux champs électromagnétiques (CEM).

Le document envisage notamment de mettre en place un système gradué de valeurs seuils d’exposition aux CEM et précise les conditions d’application de la législation aux travailleurs utilisant des CEM puissants en Imagerie par Résonance Magnétique (IRM).

Sur la base des réponses à la première consultation, et en tenant compte des travaux du groupe de travail mis en place en 2005 par le Comité consultatif pour la sécurité et la santé au travail, la Commission européenne formule les principaux axes d’une future initiative législative.

Définition. Sur le champ d’application de la législation, elle estime nécessaire de couvrir tous les secteurs d’activités, en proposant “un système flexible” adapté aux conditions de travail de chaque secteur. Il s’agit pour la Commission de concilier exigences scientifiques, industrielles et de santé publique dans son approche de la notion d’ “effets nocifs”, une notion dont les partenaires sociaux ont une interprétation divergente. Par exemple, les phosphènes (sensation lumineuse suite à une stimulation d’une zone du cortex, en l’occurrence par un CEM), le vertige ou une nausée doivent-ils être considérés comme des “effets nocifs” au sens de la directive? La Commission propose de distinguer les effets des champs électromagnétiques sur la santé elle-même et ceux qui touchent la sécurité du travailleur, voire affectent la qualité de son travail.

Valeurs seuils. Sur les valeurs seuils (valeurs limites d’exposition et valeurs déclenchant l’action) qui conditionnent les obligations de protection des employeurs, la Commission européenne estime que les travaux scientifiques permettent aujourd’hui d’introduire un système gradué qui se déclinerait en quatre zones allant d’une fréquence de rayons électromagnétiques de 0 à 100 kHz. La première zone ne nécessiterait pas de mesures particulières. La seconde n’exposerait pas les travailleurs à des risques particuliers, l’employeur devant néanmoins leur fournir des informations appropriées. La troisième zone est celle où les seuils d’exposition ne posent pas de problèmes à la santé mais où les phosphènes peuvent gêner le travail, l’employeur devant limiter l’accès du lieu et prendre des mesures d’information et de formation particulières. La dernière zone est celle où la fréquence dépasse les 100 kHz et dont l’accès est interdit ou extrêmement restreint, moyennant des contrôles très stricts.

Mesures et évaluation. La Commission indique que les techniques de mesure mentionnées par l’actuelle directive sont aléatoires et que, dans l’attente de normes européennes en la matière, les Etats membres sont libres de recourir aux techniques qu’ils souhaitent. La Commission désire néanmoins formuler de meilleures orientations sur le sujet dans la future directive. De même, elle s’engage à réduire les coûts générés par l’évaluation des risques pour les employeurs, sans négliger pour autant la santé et la sécurité des travailleurs.

Effets sanitaires. Les effets à moyen et long termes des CEM sont un autre sujet de controverse entre les partenaires sociaux. Si en deçà de 100 kHz, le danger pour la santé n’est pas avéré, la Commission prône néanmoins “un environnement de travail contrôlé” tout en autorisant une certaine flexibilité. Elle mentionne en outre, qu’au-delà de 100 kHz, l’exposition aux rayons n’engendre généralement pas de brûlures si sa durée est très courte. La Commission souhaite donc creuser le paramètre “temps”.

Examens médicaux. Par ailleurs, pour permettre aux médecins de cerner les éventuels effets des CEM au-delà des brûlures apparentes, elle propose la mise en place d’un groupe de travail, sous l’égide du comité consultatif mentionné plus haut, afin d’établir des lignes directrices pour les examens médicaux. Elle rappelle aussi l’incertitude quant au besoin d’une protection spéciale des personnes plus exposées aux risques que d’autres (femmes enceintes, travailleurs portant des implants ou souffrant de certaines maladies cardiaques ou neurologiques).

IRM. Concernant l’utilisation des IRM dans le secteur médical, la Commission européenne note que le respect des valeurs seuil de la présente directive empêcherait l’utilisation de seulement 10% d’entre eux (soit 400.000 à 500.000 actes par an dans l’UE) dont la fréquence se situe entre 0 et 10 kHz. Elle propose d’adapter les conditions de travail, dans les procédures médicales, pour atteindre un seuil d’exposition en deçà des valeurs limites: par exemple, ne pas s’approcher à plus de 0,5 mètre du tunnel de l’IRM; marcher à allure normale dans la pièce; ne pas rester près du tunnel pendant la prise d’images; éviter d’être dans la pièce lorsque cela n’est pas nécessaire. Afin de ne pas mettre le secteur des IRM “hors-la-loi” lorsque la présence d’un travailleur auprès du patient est indispensable, faute de meilleure solution, la Commission envisage d’exempter les secteurs ou activités utilisant les IRM des obligations de la directive, en renforçant l’information et la formation du personnel qui en fait l’usage, les contrôles, et en organisant la consultation du personnel pour apporter des améliorations aux procédures. L’exécutif européen, qui entretient des échanges avec les représentants du secteur depuis 2006, planche sur des mesures de protection et de prévention harmonisées pour les 8000 centres d’IRM du secteur.
Source : ETUI (avec Planet Labor)

Le document (en anglais)

Source :  http://www.inforisques.info/blog-inforisque/index.php?post/2337/2010/06/07/Directive-Champs-electromagnetiques-la-Commission-lance-la-seconde-phase-de-consultation

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail

HSDPA : Orange double la capacité de ses réseaux 3G+

DegroupNews   Brève rédigée le 25/01/2010 à 12h51 par Stéphane C.

Netbook

Orange Mobile va progressivement doubler les débits sur ses réseaux 3G+, permettant dans un premier temps à ses abonnés professionnels dans 12 agglomérations de bénéficier d’une navigation Internet en mobilité d’un confort équivalent au Wi-Fi.

Depuis l’annonce de SFR en juillet dernier de faire converger ses réseaux fibre optique et HSDPA afin de proposer des débits descendants en mobilité jusqu’à 14,4 Mb/s, Orange Mobile se devait de riposter.

Ainsi, l’opérateur français leader sur le marché de la téléphonie mobile vient de faire savoir qu’il allait modifier ses infrastructures afin de doubler la capacité de ses réseaux 3G+, qui proposent jusqu’à présent des débits descendants théoriques allant jusqu’à 7,2 Mb/s.

Ce déploiement ne concernera tout d’abord que les 12 plus grandes agglomérations du pays (Bordeaux, Grenoble, Lens, Lille, Lyon, Paris, Marseille, Nantes, Nice, Strasbourg, Toulon et Toulouse) mais pourrait ensuite connaître une évolution au cours du second semestre 2010.

C’est Paris et le quartier d’affaires de La Défense qui pourront les premiers télécharger des fichiers de 5 Mo en 3 secondes ou s’envoyer des mails avec pièce jointe de 1 Mo en moins d’une seconde.

Cette évolution technologique confirme donc un peu plus la vigueur de l’Internet mobile. Cependant, deux écueils sont à éviter.

Avec des débits deux fois plus rapides, il sera deux fois plus faciles de dépasser son forfait et de se retrouver avec des factures astronomiques. Les opérateurs devront donc renforcer les alertes afin d’éviter les dérapages de fin 2009.

Smartphones

Enfin, ces montées en débit sur les réseaux mobiles, réservées à une part restreinte de la population, ne doivent pas éloigner les opérateurs de leurs obligations de couverture, ce qui a déjà occasionné une mise en demeure de l’ARCEP concernant les réseaux 3G.

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmail