Toulouse : Un vœu pour faire oublier la charte antennes-relais

logo20minutes-copie-1.jpg   Créé le 20/12/2011 à 03h59 — Mis à jour le 20/12/2011 à 03h59

Plusieurs projets sont en cours.

Plusieurs projets sont en cours.  L. LECARPENTIER / 20 MINUTES

Ondes Les élus écologistes de la mairie interpellent le gouvernement

Ca tombe bien, c’est la période. Le conseil municipal vient d’adopter un vœu, à la quasi-unanimité. D’une part, les élus demandent au gouvernement d’accorder au maire le moyen de réguler les implantations des antennes-relais de téléphonie mobile. « Nous avons notre mot à dire sur l’organisation du paysage de ces implantations », explique Régis Godec, élu Vert à la mairie. Et d’autre part, pousser ce même gouvernement à réviser la réglementation nationale pour fixer les limites d’exposition aux ondes électromagnétiques, dégagées par les antennes-relais, à 0,6 volt par mètre. Contre 41 volts par mètre selon la réglementation en vigueur.

Commission de concertation
« Nous sommes régulièrement interpellés par nos administrés sur les risques sanitaires de ces antennes. nous n’avons aucune marge de manœuvre », souligne Elisabeth Belaubre, elle aussi élu verte au Capitole.
Pourtant pendant trois ans, la mairie a enchaîné les réunions avec les opérateurs de téléphonie et les riverains pour finaliser une charte, qui réunisse promoteurs et opposants. Sans cesse repoussée, elle a été finalement abandonnée. « Sur les taux (lire encadré), nous avons eu une fin de non-recevoir de la part des opérateurs », constate Elisabeth Belaubre. En guise de lot de consolation, une commission de concertation, à vocation informative pour les élus et la population, a été mise en place. Du côté des opérateurs, « aucun commentaire ».

 éric dourel

TAUX

Outre une concertation permanente sur les dossiers d’antennes-relais, la charte devait surtout promouvoir l’émergence au niveau de la ville d’un taux moyen d’exposition aux champs électromagnétiques, à 0.6 volt par mètre.

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Fukushima, les limites du cynisme

AgoraVox le média citoyen  

Alors que les lobbies nucléaires, pratiquant un humour discutable, font remarquer la quasi absence de morts suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, les premières retombées sur la santé se font jour.

 On se souvient de la flagornerie d’Otsuka Norikazu,ce célèbre animateur de télévision japonais qui, cédant à la provocation facile, avait en direct mangé des produits agricoles japonais pollués par la centrale nucléaire, encourageant ses compatriotes à suivre son exemple, convaincu de l’innocuité des produits consommés, avec le désir patriotique de sauver la production agricole de son pays.

Mal lui en a pris, on apprend qu’il a été hospitalisé le 7 novembre atteint d’une leucémie aiguë et Tepcoaura des difficultés cette fois à affirmer que la catastrophe nucléaire de Fukushima n’y est pour rien. lien

Les avis médicaux lui donnent 70% de « chances » de mourir d’ici 5 ans (lien) ce qui a été confirmé par des experts allemands. lien

On se souvient de la réponse donnée par le célèbre biologiste Jean Rostand à qui on demandait quelle dose de radioactivité on pouvait ingérer sans danger : « c’est comme si vous me demandiez quelle quantité d’arsenic un bébé peut absorber sans danger !  ».

Ce grand scientifique nous a quittés en 1977, et malheureusement, on a peu tenu compte de son avis et de ses écrits, lorsqu’il dénonçait les dangers évidents générés par l’industrie nucléaire. lien

Aujourd’hui le gouvernement japonais reconnait s’être trompé lorsqu’il affirmait qu’il n’y avait pas de risques à consommer de la nourriture polluée à la radioactivité sous le seuil des 500 Bq/kg.

On se souvient de la phrase célèbre prononcée par un responsable japonais : « à court terme, il n’est pas nocif  ».

Il s’excuse en disant maintenant qu’il a été mal compris et qu’il voulait seulement dire : « si vous consommez des produits pollués une ou deux fois, ce n’est pas dangereux, ça l’est seulement si vous le faites régulièrement  ». lien

Ce qui est un peu tardif, car aujourd’hui, 9 mois après la catastrophe, les produits radioactifs relâchés par la centrale ont été largement ingérés par les japonais.

On a aujourd’hui la preuve que la carte officielle de contamination radioactive a largement masqué la vérité, et grâce à des chercheurs japonais, nous pouvons comparer sur ce lien la réalité de la pollution et la désinformation gouvernementale.

La carte de gauche est la carte officielle, datant du 11 novembre, et celle de droite est celle de chercheurs japonais indépendants. (Il faut noter les différences de couleur entre les deux cartes : sur la carte de droite on va du bleu, lequel correspond à 10 000 Bq/m2 au rouge pour 50 000 Bq/m2 et plus, alors que la carte gouvernementale va du marron foncé au bleu)

Le professeur Yukio Hayakawa de l’université de Gunma à publié une carte encore plus précise, et a reçu un avertissement du président de son université pour avoir diffusé cette carte.

On voit clairement sur sa carte qu’il existe des zones polluées à 1µSv/h à 200 km de la centrale, ce qui signifie que la surface polluée du Japon est bien plus polluée que dit. lien

On est loin des propos lénifiants et cyniques de Jean marc Jancovici qui se refusait à donner autant d’importance à la catastrophe de Fukushima qu’à celle de Tchernobyl (lien) alors que le professeurChris Busby, de l’université de l’Ulster, avait déclaré en aout dernier que la catastrophe de Fukushimapourrait générer un million de morts. lien

En attendant, la vive lumière au sol, feu d’hydrogène pour certains, est toujours visible, (lien) et l’on a appris qu’il y a un différé de 30 secondes entre l’image prise, et l’image montrée, ce qui peut permettre à l’opérateur de cacher ce qu’il souhaite. lien

En mai dernier, un ouvrier de Fukushima, d’une soixantaine d’année est mort, tombé inconscient sur le lieu de travail, mais le porte parole de Tepco affirme que c’est sans rapport avec la contamination (lien) tout comme pour cet ouvrier de 50 ans, dont le nom n’a pas été communiqué, mort au début du mois d’octobre. lien

Et quid d’Abe Hiroto, décédé à 23 ans d’une leucémie aiguë après avoir défendu dans les colonnes d’un magazine pour pécheurs, (Rod & Reel) la qualité des poissons des pécheurs de la région deFukushima ? Il habitait à 30 km de la centrale nucléaire (lien) tout comme Nagashima Kazuyuki, un athlète de 30 ans qui risque aussi de mourir d’une leucémie aiguë.

On le voit sur ce lien combattre et triompher lors des 16ème Jeux Asiatiques de 2010.

Il est aujourd’hui à l’hôpital.

Et ne parlons pas de ces sauveteurs dont le gouvernement japonais tente de dissimuler la mort. lien

Mais plutôt que de continuer ce décompte macabre, il faut plutôt s’intéresser aux 17 780 travailleurs qui se relaient depuis 9 mois pour nettoyer les décombres de la centrale nucléaire.

Malgré les protections qu’ils ont fini par recevoir, ils sont au moins 169 à avoir reçu des doses supérieures à 100 millisieverts. lien

Il faut se souvenir aussi qu’à l’époque de Tchernobyl, les méthodes de « com » étaient les mêmes, on tentait de cacher en haut lieu le véritable nombre de morts, et ce n’est que 25 ans après que des chercheurs américains nous ont appris la triste vérité : 985 000 morts, chiffre dépassé depuis, dus à la catastrophe. lien

Et puis, au-delà de la mort, les pneumonies, les problèmes hormonaux se multiplient chez les 2 millions d’habitants de la région au point qu’un appel à été lancé.

« La santé de nos enfants est maintenant en danger. Nous constatons des symptômes tels que thyroïdes enflées, saignements de nez, diarrhées, toux, asthme… » lien

Un laboratoire français indépendant, agréé par l’ASN (autorité de sureté nucléaire), l’ACRO (association pour le contrôle de la radioactivité dans l’ouest) a mené une enquête sur une vingtaine d’enfants de la région de Fukushima démontrant que la totalité des enfants examinés étaient contaminés par du césium radioactif, et d’après une étude japonaise, 1 enfant sur 13 aurait des problèmes hormonaux et souffrirait d’un dysfonctionnement de la thyroïde.

Pour cacher la triste vérité, les « responsables » japonais ont multiplié par 20 la norme de radioprotection du secteur, passant de 1 à 20 millisievert/an, ce qui correspond au seuil maximum d’irradiation en France pour un travailleur du nucléaire.

20% des écoles de la préfecture de Fukushima dépassent ce taux.

La CRIIRAD à mesuré en juillet une contamination de 370 000 Bq/kg de la terre prélevée sous les balançoires d’une école primaire, et a déclaré : « ce sol est devenu un déchet radioactif qui devrait être stocké dans les meilleurs délais sur un site approprié ».

Le gouvernement qui devait organiser des mesures dans 600 lieux publics de la préfecture de Fukushimavient de reporter ces opérations à février 2012, justifiant le report en expliquant que l’entreprise qui devait fournir les équipements n’a pu respecter les délais de livraison. lien

D’ailleurs l’ambiance est à l’optimisme dans la ville de Fukushima, puisque le marathon Ekiden, prévu tous les ans, a été maintenu, et des sportives ont couru les 40 kilomètres dans l’une des régions les plus contaminées du Japon, des taux de 1,4 microsieverts/h y ont été mesurés, soit 12 fois la limite d’exposition.

L’organisateur de la course a toutefois pris la précaution de faire signer un document dégageant sa responsabilité, en cas de problème de santé. lien

Quant à Meiji, fabricant japonais entre autres de lait en poudre, il va devoir retirer 400 000 boites, lesquelles ont été contaminées au césium 137 et 137, espérant qu’elles n’ont pas déjà été consommées.lien

A Hitachinaka, à 100 km de la centrale, le taux de radiation est de 40 000 Bq/m2, soit 970 000 fois le niveau de 2009. lien

Quand aux 100 000 évacués, ils sont toujours sans nouvelles depuis 9 longs mois des indemnités promises par TEPCO, ce dernier ayant adopté une attitude pour le moins cynique, contestant la fiabilité des mesures effectuées, mais aussi assurant ne pas être responsable des matériaux radioactifs dispersés ça ou là, déclarant « les matériaux radioactifs qui ont été disséminés par le réacteur n°1 de la centrale de Fukushima appartiennent aux propriétaires des terres où ils sont retombés, mais plus à Tepco ».lien

Pourtant Tepco avait vendu ses parts dans l’éolien, pour un montant de 188 millions d’euros, afin de pouvoir dédommager les victimes de la catastrophe nucléaire. lien

Tokyo n’a pas été épargné par la catastrophe, et on sait maintenant que dans le quartier de Shinjuku, le taux de radioactivité est encore de 17 000 Bq/m2 (lien) et que dans certaines régions montagneuses, du coté de Midori et Kiryu à 180 km de Fukushima, la radioactivité se situe entre 100 000 et 300 000 Bq/m2.

(Sur ce lien, on peut découvrir les résultats des mesures dans chaque préfecture.)

En attendant, le gouvernement tente manifestement de cacher ce qui attend la population japonaise, et lorsque l’on voit comment sont recrutés les « liquidateurs », à qui on a proposé jusqu’à 3500 euros par jour, (lien) on ne se fait guère d’illusion sur le terrible destin qui les attend, (ils absorbent en 15 minutesl’équivalent de 100 mS/v par an) et il est probable que tout sera fait pour que leur disparition soit cachée.lien

Car comme dit mon vieil ami africain : « l’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs ».

Merci à Corinne Py et aux nombreux internautes pour leur aide précieuse.

Olivier Cabanel

source : http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/fukushima-les-limites-du-cynisme-106087


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Mazères. Principe de précaution : l’antenne relais déménage

   PUBLIÉ LE 09/12/2011 08:27 | LA DÉPÊCHE DU MIDI

Les techniciens démontent les antennes./Photo DDM.

Les techniciens démontent les antennes./Photo DDM.

Voilà maintenant quelques années que les deux opérateurs avaient implanté sur le toit du château d’eau une antenne plus performante permettant à la téléphonie mobile un meilleur débit, offrant également la connexion Internet via son téléphone, etc. Avec peut-être pour inconvénient des signaux électriques et ondes électromagnétiques. Soumise à un processus réglementaire, l’implantation des relais doit respecter des codes dans l’intérêt général de la santé et la sécurité des personnes afin de prévenir des risques. Afin de respecter le principe de précaution, la municipalité a souhaité que les antennes implantées au-dessus de l’ancien château d’eau soient déplacées en dehors des zones d’habitation. A la suite de plusieurs réunions du conseil municipal, un nouvel emplacement situé sur un terrain communal au lieu dit « Abdon » a été proposé aux opérateurs, en précisant que la commune n’accepterait qu’un seul pylône pour l’ensemble des opérateurs. Le pylône remplit actuellement ses fonctions d’antenne relais. Depuis quelques jours, les opérations de démontage des antennes situées sur le château d’eau sont réalisées par des techniciens opérateurs de téléphonie mobile et le château d’eau a retrouvé son aspect d’antan. D’après les riverains, c’est une sage décision, en espérant que les communes voisines suivent l’exemple.

source :  http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/09/1235224-mazeres-principe-de-precaution-l-antenne-relais-demenage.html

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Affaire des fadettes : comment les opérateurs mobiles deviennent des indics

   par Emilien Ercolani, le 05 décembre 2011 16:11

L’affaire Bettencourt a le mérite de nous apprendre comment les opérateurs (Bouygues, Orange et SFR) réagissent lorsqu’ils sont saisis par la police pour récupérer des « fadettes », qui sont des numéros de téléphones, des positions géographiques, des SMS/MMS, des comptes bancaires : négligemment. 

Vous pensiez avoir tout vu ? Détrompez-vous ! Nos opérateurs peuvent encore nous surprendre ! L’affaire Bettencourt est un terrain de jeu incroyable pour savoir qui fait quoi, comment, avec quels moyens. Premier visés : les opérateurs, auxquels la police peut demander des « fadettes », ces fameuses factures détaillées qui jouent des rôles cruciaux dans des enquêtes de grande ampleur comme celle susmentionnée. 

Concédons d’emblée que les opérateurs n’ont pas le moyen de s’opposer aux services de police lorsque ces derniers demandent des fadettes. Mais la manière dont ils le font est assez éloquente, si ce n’est scandaleuse. C’est Le Monde, sur son site, qui nous explique comment a abouti l’enquête de l’IGS (Inspection Générale des Services), dont le but était de trouver les sources des deux journalistes (Gérard Davet et Jacques Follorou), auteurs d’articles sur l’affaire Bettencourt. 

« C’est un plaisir de travailler avec Bouygues »

L’enquête a commencé de manière banale pour le commandant Nieto, avec une recherche sur Google, ce qui lui permet de trouver les dates de naissance des deux journalistes. Mais trouver un numéro de mobile est plus complexe : il faut passer par les opérateurs, et les «réquisitions sont toujours un peu fastidieuses », note le quotidien. Quoi qu’il en soit, la demande part chez les 3 opérateurs nationaux : seul SFR répond par l’affirmative, et fournit le numéro de Gérard Davet. Une simple demande de la liste des appels reçus et émis du 23 juillet 2010 au 1er septembre inclus, et la réponse arrive par mail trois jours plus tard : 1 450 appels pour le mois d’août, dont 1 000 SMS. Tout est classé dans « 42 feuillets de tableaux à 9 colonnes, qui recensent les appels, les SMS ou MMS envoyés ou reçus, le numéro de téléphone du suspect, celui de son correspondant, éventuellement celui d’un troisième interlocuteur, la date, l’heure, la durée de la communication, la cellule (la borne téléphonique utilisée) et le numéro IMEI du téléphone, c’est-à-dire l’International Mobile Equipment Identity, le numéro unique de chaque portable – pour connaître le sien, il suffit de taper sur son clavier *#06# ». 

Grâce à cela, la police sait tout, et notamment les lieux de chaque communication pour retracer ses déplacements. Là commence une nouvelle investigation pour identifier les titulaires des lignes correspondantes : « C’est un plaisir de travailler avec Bouygues : non seulement l’opérateur donne le nom et l’adresse du titulaire de la ligne, mais aussi sa date de naissance et son numéro de compte bancaire ». Mais à force de persistance, la police touche (presque) au but, avant de s’apercevoir (via Facebook notamment) que finalement, ce n’est pas le numéro de mobile de Gérard Davet, mais celui… de sa fille de 14 ans. 

Le numéro de Gérard Davet est finalement retrouvé, chez Orange cette fois-ci, « qui envoie 30 pages de listings, soit 116 numéros appelants ou appelés, d’un peu tous les opérateurs ». Après vérification des correspondants, « Il y a un peu de tout. Des avocats célèbres – dont Me Kiejman, à l’origine de la procédure – nombre de journalistes, des magistrats, des policiers de haut rang, le cabinet du ministre de l’intérieur et la présidence de la République ». 

Le fichier STIC révèle le bon numéro

Pendant ce temps, le commandant Nieto n’a toujours pas le numéro de Jacques Follorou, le second journaliste, alors il tape dans le tas et demande l’identification de 4 numéros attribués au Monde. L’un des numéros serait celui du journaliste, mais l’IGS se rend compte que ce n’est pas le bon, nouvel épisode, mais celui de la chef du service politique du Monde, Raphaëlle Bacqué. En fin de compte, c’est via le fichier STIC (le système de traitement des infractions constatées) que la police découvre le bon numéro. 

Rebelote : Orange fournit les fadettes, 82 copieuses pages de listing dans lesquelles on trouve « Beaucoup de sources du journaliste sont là, des avocats, des magistrats, le secrétariat général du gouvernement, des ambassades, Médecins sans frontières, des journalistes, des amis, ses enfants, le ministère de l’intérieur… ». Le 30 septembre 2010, Marie-Christine Daubigney, la procureur-adjointe, va plus loin et demande cette fois-ci le contenu des SMS échangés entre Jacques Follorou et la présidente de la 15e chambre du tribunal de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, l’ennemie jurée du procureur Courroye.

Heureusement, cette dernière demande n’aboutira pas puisque c’est « techniquement impossible », indique Orange. L’enquête est close. 

Cette affaire montre bien que les informations fournies par des victimes dans leur déposition alimentent le fichier STIC et pourront être utilisées à leur insu dans de toutes autres affaires. Elle doit inciter à la plus grande prudence des usagers de mobiles quant à la communication de leur numéro de téléphone à des tiers ou, pire encore, à leur insertion dans des pages Web. Car c’est par ce précieux sésame que les enquêteurs pourront à peu près tout savoir sur le propriétaire du mobile avec la complicité active voire le zèle des opérateurs.

SOURCE : http://www.linformaticien.com/actualites/id/22486/affaire-des-fadettes-comment-les-operateurs-mobiles-deviennent-des-indics.aspx

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Colomiers. Un rejet massif de l’antenne-relais

   PUBLIÉ LE 06/12/2011 08:09 | JEAN-LUC MARTINEZ

Le collectif « Bien vivre à Colomiers » est opposé au projet d'antenne-relais./Photo DDM, Simone Beugin.

Le collectif « Bien vivre à Colomiers » est opposé au projet d’antenne-relais./Photo DDM, Simone Beugin.

Alors que la pétition du collectif qui s’oppose à l’installation d’une antenne-relais de 37 mètres au nord-ouest de la ville atteint 1 200 signatures, le maire vient de refuser de signer l’autorisation de travaux aux quatre opérateurs de téléphonie mobile réunis dans le projet. Dans un courrier daté du 1er décembre, adressé à Bouygues Telecom, Bernard Sicard signe une décision d’opposition à l’installation de l’antenne de la discorde.

Refus signé de la mairie

Ce refus est motivé par la situation de la parcelle concernée en zone naturelle de loisirs ainsi que par son installation à moins de 20 m d’un cimetière ayant fait l’objet d’un aménagement paysager. La mairie avait reçu une demande d’implantation en octobre dernier de la part de Bouygues Telecom, Orange, SFR et Free pour installer l’antenne dans un secteur en plein développement urbain. C’est d’ailleurs ce contexte qui aurait motivé le propriétaire de la parcelle à donner un accord de principe aux opérateurs. « Pour couvrir ou améliorer la couverture en téléphonie mobile des nouveaux quartiers Garroussal, Saint-Jean et Fourcades, il paraît inéluctable que les quatre opérateurs auront besoin, dans un futur proche, d’implanter une ou plusieurs antennes sur le territoire de la commune », écrit Xavier de Rodez au maire de Colomiers, le 20 octobre dernier. « J’ai aussi dit à la mairie que je me rallierai à sa décision. Je n’ai pas pris cette initiative pour les 260 000 € sur 12 ans proposés par les opérateurs. L’enjeu n’est pas financier car l’antenne ferait perdre de la valeur au terrain de 9 ha entoure cette parcelle. Ce qui semble inquiéter les riverains relève de la dangerosité sur laquelle il faudrait faire une étude de champs magnétiques ».

Bien que rejetée par tous, des riverains aux élus, l’antenne-relais n’est pas pour autant condamnée. A deux reprises, le tribunal administratif a rejeté des décisions municipales.

Haute-Garonne

Colomiers. “Non à l’antenne-relais de 37 mètres”

Les membres du collectif samedi matin sur le marché. / Photo DDM, S. B.

Suite au projet d’antenne-relais de 37 mètres de haut déposé à la mairie de Colomiers le 10 novembre dernier, s’est créé le collectif «Bien vivre à Colomiers». Samedi matin au marché de plein vent les membres de ce collectif et les riverains sont venus dire «Non» à ce projet situé au Nord-Ouest…PUBLIÉ LE 29 NOVEMBRE 2011

Haute-Garonne

Colomiers. Une antenne géante qui fait peur

Déjà beaucoup d'antennes sont déjà installées sur l'immeuble du Poitou en centre ville qui abrite SA Colomiers habitat./Photo DDM, S. B.

Alors que tout le monde utilise un téléphone portable et que chacun souhaite la meilleure performance possible pour son ADSL, personne n’a envie qu’une antenne-relais ne vienne lui gâcher le paysage ou au pire n’ait une incidence néfaste sur sa santé. Tout ceci est bien légitime. Le fait que.

PUBLIÉ LE 26 NOVEMBRE 2011

SOURCE : http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/06/1232480-un-rejet-massif-de-l-antenne-relais.html

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Les femmes des cavernes fuient les ondes

Le Dauphiné Libéré   SAINT JULIEN EN BEAUCHENE (HAUTES-ALPES)

“Nous sommes des handicapées en fuite”, témoignent Anne Cautain et Bernadette Touloumond. Le DL / VIRGILE

Nous sommes des handicapées en fuite”, témoignent Anne Cautain et Bernadette Touloumond. Le DL / VIRGILE

L’enfer est froid et humide. Anne Cautain et Bernadette Touloumond vivent au fond de la grotte de Baumugnes, à Saint-Julien-en-Beauchêne (Hautes-Alpes), hameau reculé d’un village perdu. Elles ont échoué là, après une longue errance, repoussées par les champs électromagnétiques. Anne et Bernadette sont électrohypersensibles, un mal nouveau, méconnu, que la société veut encore ignorer.

Anne, 55 ans, vivait toujours à Nice il y a deux ans. Deux filles, une vie ordinaire. Elle est agent de service dans une résidence universitaire depuis dix-sept ans lorsque les premiers symptômes apparaissent. “D’abord des tiraillements derrière la tête, une rigidité au niveau du crâne, une pression très forte dans le cerveau, les veines qui gonflent…” Autant de troubles qui cessent dès qu’elle quitte son lieu de travail. Mais qui deviennent à ce point intolérables que c’est bientôt son emploi qu’Anne doit abandonner.

Débute alors une errance de six mois. La Niçoise commence à se sentir mal dans son appartement cerné par les antennes-relais. C’est pire dans le logement de celui chez qui elle se réfugie. Picotements et sensation de brûlure sur la peau, visage écarlate, pertes de mémoire, de concentration et d’équilibre, troubles digestifs permanents : le mal empire et aucun médecin n’y comprend rien.

L’ennemi est partout

Le cas de Bernadette Touloumond laisse les médecins tout aussi sceptiques. Ils ne s’expliquent pas pourquoi l’ex-hôtesse de l’air voit sa santé se dégrader à petit feu, entre douleurs à la jambe, problèmes digestifs et intenses fatigues. Désemparée, elle décrit au jour le jour, dans un carnet, les troubles et leurs circonstances. “Écrit deux e-mails ; douleurs”, note une fois la Parisienne. “Serait-ce l’ordinateur ?”, se demande-t-elle un jour qu’elle a mal aux cuisses après avoir gardé son portable doté du Wi-Fi sur les genoux. Un soir, le doute n’est plus permis : après s’être forcée à travailler plusieurs heures sur Internet, elle est victime d’une crise de douleurs aiguës accompagnées d’acouphènes. Les ordinateurs sont en cause, Bernadette en est sûre. Grâce à l’association Robin des Toits, elle va apprendre que ce sont même les ondes électromagnétiques en général – téléphones portables et sans fil, Wi-Fi, TNT… – qui tourmentent ses semblables et elle.

En ville, l‘ennemi est partout. Alors direction la Corrèze, sa nature préservée. Mais dans le hameau de cinq maisons vivent deux médecins très connectés. De retour forcé à Paris, Bernadette vit huit semaines de cauchemar sans sommeil, enroulée dans huit mètres de tissu comme le lui a conseillé un autre “EHS”, à chercher un endroit où elle se sentirait moins mal. “Mon appartement me servait de camp de base, j’allais prendre mes repas dans des cimetières, se souvient-elle. On ne peut plus rencontrer d’amis, ce n’est plus possible. Un seul portable, même éteint, ça me pourrit la vie”.

Zones “blanches” : la solution ?

Pendant ce temps, Anne Cautain va d’échec en échec. “J’ai essayé la cave, la voiture, une cabane à jardin dans la chambre. On ne savait plus quoi faire de moi”. Elle se fait arracher ses pivots dentaires, qui lui donnaient “une sensation d’électricité dans la mâchoire”. Elle vit deux mois dans une voiture tapissée de couvertures de survie, dont elle ne sort que pour prendre des bains d’1 h 30, car l’eau – comme les arbres – la “décharge”. Se retrouve un jour avec une casserole sur la tête, dont le métal la protège des ondes… “On peut comprendre que les gens prennent les électrohypersensibles pour des fous ! Je savais que j’étais ridicule, mais dans ces cas-là, on est comme un animal”.

Anne dépérit, perd 14 kilos. C’est alors que sa fille Laure l’amène dans un boyau souterrain – “un miracle” – pour l’intéressée, débarrassée des ondes. Ne reste “plus” qu’à dégotter une cavité à habiter. Après moult péripéties, Anne Cautain arrive à Baumugnes en août 2009. Bernadette la rejoint un an plus tard. Des bâches limitent le ruissellement, mais il fait froid, jusqu’à -3 °C l’hiver. Anne et Bernadette sont emmitouflées toute l’année dans des gros pulls. Elles s’éclairent à la bougie car Bernadette ne supporte plus le courant électrique…

Une cuisine a été aménagée à l’entrée de la grotte, mais les deux femmes ne peuvent plus s’y éterniser, car même au fin fond de la vallée du Buëch, les ondes gagnent. Cet été, Anne a vécu dans un gîte de l’ONF, perdue dans la montagne haut-alpine. Las, un nouveau champ électromagnétique l’a contrainte à retourner à la grotte. “Avec la multiplication des sources, notre territoire se rétrécit”.

En lien avec la préfecture des Hautes-Alpes, Anne Cautain continue ses essais dans des cabanes forestières. Bernadette, moins en forme et qui veut garder une vie sociale, attend qu’une hypothétique zone “blanche”, vierge d’ondes, soit créée. “On voudrait une zone sûre, reconnue par les pouvoirs publics. On en a marre d’errer”. Car si leur enfer n’est pas dans la grotte, mais bien à l’extérieur, elles veulent quand même en sortir.

le 04/12/2011 à 06:01

Source : http://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2011/12/03/les-femmes-des-cavernes-fuient-les-ondes

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Saurat. Levée de boucliers contre l’antenne de téléphonie

   PUBLIÉ LE 04/12/2011 07:23 | JEAN MARTINET

Saurat. Levée de boucliers contre l'antenne de téléphonie

Saurat. Levée de boucliers contre l’antenne de téléphonie

Est-ce la déferlante des antennes de tous poils ? Après le dossier du quartier de Cadirac, à Foix, où les habitants refusent une antenne de téléphonie mobile Orange (notre édition du 30 novembre), voici celui de Saurat, commune sur laquelle Bouygues a décidé de planter son petit drapeau avec une antenne de plus de 20 m de haut. Au nom d’une réglementation qui prévoit une couverture du territoire maximale, les opérateurs s’en donnent à cœur joie, en toute tranquillité. Si les Sauratois ne sont pas contre une antenne Bouygues, ils auraient souhaité qu’on leur demande leur avis pour le choix d’un emplacement, étant donné que deux antennes arrosent déjà la commune : celles d’Orange et de SFR installées au pic du Troucadou, sur la commune de Montoulieu. « Je ne connais pas leurs histoires de gros sous et de concurrence, s’insurge une riveraine, Clémence Loizance, mais pourquoi l’antenne Bouygues n’irait-elle pas rejoindre les deux autres ? Elle ne dérangerait que des vaches dans un rayon d’un kilomètre ! » La commune avait été démarchée il y a six mois. Le maire, Anne-Marie Basseras, avait dit non. Qu’à cela ne tienne, le démarcheur avait trouvé à louer sur un terrain privé. « J’ai été prévenue le 17 novembre que le projet démarrait et je regrette, dit Anne-Marie Basseras, que la commune n’ait pas été associée ; on aurait pu l’aider à faire un choix moins gênant. » Car l’antenne serait implantée à l’aplomb du rocher de Carlong, site naturel remarquable, répertorié sur les cartes IGN. « C’est contraire à la charte du PNR dans lequel se trouve Saurat» , précise le maire qui invoque aussi le principe de précaution « en tant que maire je suis garante de l’état de santé de ma population. Le PLU (plan local d’urbanisme) est en cours de révision. Dans le nouveau PLU, la municipalité s’opposera à l’implantation de telles antennes. Je regrette aussi que la mairie n’ait pas le pouvoir de faire régner l’ordre sur son territoire. Il est évident que les gens ont le droit de choisir leur opérateur mais on attend de l’État qu’il puisse peser dans le sens d’implantations concertées. » Autrement dit, si les opérateurs peuvent s’installer n’importe où, dans le désordre, c’est la révolte qui aura la parole. Les Sauratois parlent de l’ingérence du secteur privé dans les compétences du secteur public. La « guerre des Demoiselles » redeviendra d’actualité, c’est ce qu’il se murmure déjà dans le Sauratois, en attendant une décision des autorités. La municipalité a adressé ses doléances au préfet, à la DDT, au PNR. Une copie a été également fournie au bailleur du terrain. Saurat attend une réponse de la DDT pour le 21 décembre ; en cas de désaccord, le préfet trancherait, sinon il reste des recours possibles. Une pétition circule sur Internet et une autre dans les commerces locaux ; les deux réunissent déjà 510 voix contre le projet. Ce n’est probablement pas fini. Y aura-t-il d’autres cas dans le département ? L’association Robin des toits» qui suit de près les dossiers de Cadirac et de Saurat promet d’être vigilante dans tous les cas.


La pétition dans le texte

Dans la pétition on lit ceci : «Ce genre d’antenne de campagne émet des ondes extrêmement puissantes en comparaison des antennes de ville .Cette implantation se situe à moins de 100 m des premières habitations (enfants en bas âge, etc.) En attendant que des études sérieuses et indépendantes soient menées (comme pour l’amiante , mais 20 ans trop tard!) , nous pensons que le principe de précaution doit être appliqué et que par défaut, cela constitue un danger intolérable pour les riverains (…)»

Source :  http://www.ladepeche.fr/article/2011/12/04/1231477-saurat-levee-de-boucliers-contre-l-antenne-de-telephonie.html


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Compteur LINKY, attaqué au Conseil d’Etat par Robin des Toits – 01/12/2011

Compteur LINKY, attaqué au Conseil d’Etat par Robin des Toits - 01/12/2011  

Compteur LINKY

L’association nationale Robin des Toits a déposé au Conseil d’Etat un recours contre la décision du ministre de l’énergie annoncée dans son intervention du 28 septembre 2011 de généralisation du compteur “intelligent” dit “Linky”.

Robin des Toits soulève quatre défauts majeurs dans cette décision :

– le manquement total au Principe de Précaution avec l’absence d’étude d’impact des conséquences en termes d’exposition de la population aux champs électromagnétiques, récemment classés cancérogènes possibles par l’OMS, absence d’étude de l’impact sanitaire, absence de prise en considération des technologies alternatives ;

– la violation de la loi relative à l’informatique et aux libertés (loi du 6 janvier 1978) avec une collecte et un traitement de données présentant un caractère excessif, eu égard à l’atteinte à la vie privée, par rapport à la finalité recherchée ;

– la violation du code des marchés publics, l’élaboration et le choix du prototype, qui va représenter une plus-value considérable pour le concepteur, n’ayant fait l’objet d’aucun appel d’offres ni de mise en concurrence ;

– la violation du droit de propriété des collectivités territoriales et du principe de libre administration, les collectivités étant, dans l’opération, dépossédées des compteurs qui étaient leur propriété ; en outre, une loi était nécessaire pour opérer un tel transfert de propriété.

Le cumul d’infractions et d’illégalités énumérées ci-dessus fonde la légitimité de toute personne à s’opposer à l’installation de ce type de compteur en s’appuyant notamment sur la récente décision du Conseil d’Etat qui rappelle que toute décision publique est soumise au Principe de Précaution.

Or, la violation du Principe de Précaution est manifeste dans le cas de ce type de compteur (électricité, eau et gaz).

Maintenant que le délai est interrompu par son recours déposé, l’association nationale Robin des Toits invite les élu(e)s et Collectivités locales à s’associer à elle dans cette action, et les autres associations et groupements opposés à Linky à intervenir dans le litige afin de présenter leurs propres arguments et augmenter ainsi les chances d’obtenir l’annulation de cette décision qui pêche sur tant de points.

Contact presse :
Etienne CENDRIER
Tél. : 01 40 18 02 81

communique_2011_12_01.pdf Communiqué_2011_12_01.pdf  (112.79 Ko)

source : http://www.robindestoits.org/Compteur-LINKY-attaque-au-Conseil-d-Etat-par-Robin-des-Toits-01-12-2011_a1387.html

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