VIDEO : Téléphonie mobile et cancers : appliquons le principe de prévention

robin-copie-10.jpg  Le 09/11/2011

(09/11/11) Michèle Rivasi (Europarlementaire) et Jean-Luc Guilmot (Teslabel) répondent aux questions de Maxence Layet suite à l’organisation d’une conférence scientifique sur les risques sanitaires de la téléphonie mobile, organisée au Parlement européen en octobre 2011. 

Des études de plus en plus nombreuses alertent sur le lien possible entre l’utilisation intensive des téléphones portables et le développement de cancers. 

Depuis mai 2011, la donne a changé puisque même l’OMS reconnaît que l’usage des téléphones portables devait être considéré comme «peut-être cancérogène pour l’homme». 

Face aux scientifiques et aux opérateurs téléphoniques, les lanceurs d’alerte ont eu un rôle déterminant dans cette reconnaissance tardive. Aujourd’hui il est irrémédiablement nécessaire d’appliquer le principe de précaution et de limiter au maximum l’exposition des usagers aux ondes électromagnétiques. 

— 
Michèle Rivasi, député Européene Europe Ecologie : 
http://www.michele-rivasi.eu/ 

Jean-Luc Guilmot, président de Teslabel (site Belge) : 
http://www.teslabel.be/

SOURCE : http://www.robindestoits.org/VIDEO-Telephonie-mobile-et-cancers-appliquons-le-principe-de-prevention-09-11-2011_a1374.html

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EXCLUSIF. Combien de bébés empoisonnés par des biberons ?

nouvelObs.com, journal d'actualité en temps réel   Publié le 15-11-11 à 15:51    Modifié le 17-11-11 à 16:21     par Guillaume Malaurie 

Dans les maternités, tétines et biberons jetables sont stérilisés en toute illégalité depuis des années avec un gaz hautement toxique : l’oxyde d’éthylène. Enquête.

Pouponnière dans une maternité. (AFP)

Pouponnière dans une maternité. (AFP)

Pendant des décennies, des millions de tétines mises à disposition des mamans et de leurs nouveaux-nés dans les hôpitaux français ont été stérilisées en infraction avec la réglementation en vigueur. Plus précisément : ces biberons jetables ont continué d’être désinfectés avec de l’oxyde d’éthylène, un gaz classé en 1994 comme cancérogène avéré par le Centre international de Recherche sur le Cancer. “Le Nouvel Observateur” a mené l’enquête. Ses conclusions sont sans équivoque.

Depuis le début des années 1990, les réglementations françaises puis européennes excluent l’oxyde d’éthylène des procédés de stérilisation dès lors qu’il s’agit de “matériaux au contact des denrées alimentaires” (MCDA). Ce qui correspond très exactement à la définition des tétines. L’arrêté du 9 novembre 1994, qui précise lui-même un décret de 1992, stipule que “ces objets ne doivent pas altérer les qualités organoleptiques des denrées, produits et boissons alimentaires placés à leur contact” et que le “traitement désinfectant” doit donc être dûment “autorisé”. Or l’oxyde d’éthylène ne fait pas partie de la liste des produits qualifiés […]

Les premières alertes remontent aux années 1970

Pour en avoir le cœur net, “le Nouvel Observateur” s’est procuré l’appel d’offres 2010 de la centrale d’achats de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) qui fournit des dizaines d’hôpitaux en France, dont les maternités de Robert-Debré, Necker-Enfants malades et la Pitié-Salpêtrière. L’AP-HP y estime ses besoins à 2.163.800 tétines et biberons stériles à usage unique, 45.500 téterelles (embouts en plastique facilitant l’allaitement) et 11.600 tétines et sucettes pour prématurés. Résultat ? Deux sociétés ont emporté le marché : Beldico, un groupe belge, qui a vendu les tétines pour prématurés, et le groupe français Cair. Leur méthode “exclusive” de stérilisation ? L’oxyde d’éthylène, comme il est indiqué sans faux-semblant dans leurs documents […]

Pourtant, les premières alertes remontent… aux années 1970. Plus précisément, le 7 décembre 1979, le ministre de la Santé Jacques Barrot signe une circulaire qu’il adresse aux préfets et aux administrations centrales suite au travail de son prédécesseur Simone Veil. Dans ce texte publié au “Journal officiel” le 10 janvier 1980, le ministre préconise de réserver l’usage de l’oxyde d’éthylène à des cas extrêmes, “si aucun autre moyen de stérilisation approprié n’existe”. […]

Des troubles “pouvant évoluer vers la mort”

Si le ton est à la fois pressant, détaillé et comminatoire, c’est que le ministère avait été alerté sur les cancers dont étaient victimes les travailleurs exposés à l’oxyde d’éthylène sur des sites de production en Allemagne, en Suède, en Grande-Bretagne ou en Italie.[…] Dans la circulaire, Jacques Barrot énumère les “dangers inhérents à l’emploi de ce gaz” pour ce qui concerne “notamment des sondes, tubes et tous ustensiles en caoutchouc et matières plastiques” qui peuvent provoquer chez les patients des troubles “pouvant évoluer vers la mort”.

La formule “danger inhérent” n’est pas une clause de style. En 1994, le Centre international contre le cancer de Lyon (OMS) a classé la molécule d’oxyde d’éthylène dans le groupe 1 des agents cancérogènes chez l’homme […] Et en janvier 2010, une lettre de la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF), conclut que “l’utilisation de l’oxyde d’éthylène n’est pas autorisée pour désinfecter des objets destinés au contact des denrées, tels que les biberons.” Copie du courrier est adressée à la Direction générale de la Santé (DGS) et à l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (Afssaps).

Combien de bébés concernés ?

Et pourtant, combien de bébés sont aujourd’hui encore concernés? Ecartons d’abord ceux qui tètent des biberons vendus en pharmacie ou en grande surface, encore qu’un doute subsiste sur les modèles jetables. Reste que sur les 800.000 enfants qui naissent quasiment tous (98%) dans les maternités, 400.000 ne sont pas nourris au sein. Mais exclusivement aux biberons fournis par l’hôpital. Combien de maternités concernées au total ? Pas de réponse possible sans un inventaire national. Encore que Philippe Jacquin, directeur du développement du groupe français Cair, qui stérilise exclusivement à l’oxyde d’éthylène, donne un ordre de grandeur édifiant : “Pour l’année 2010, nous avons vendu en France 4 millions de tétines et 300.000 téterelles.”

Les industriels du secteur refusent de s’expliquer

Ce n’est pas tout. Depuis des décennies, les grands industriels du secteur, qui vendent aussi du lait, des couches ou des petits pots, sont à la lutte pour fournir presque gracieusement puis à prix cassés les hôpitaux en millions de “nourettes”. Les nourettes? Des mini-biberons à usage unique. […] Quatre majors se partagent ce vaste créneau : Guigoz (Nestlé), Blédina (Danone), Milumel (Lactel) et Sodilac, propriété de l’espagnol Ordesa. Comment font-ils stériliser nourettes et tétines commercialisées à prix d’ami dans les hôpitaux sous leur nom?

Force est de reconnaître que, en dépit de nos demandes répétées, les réponses sont embarrassées, souvent dilatoires et jamais étayées. A aucun moment ne nous a été fourni le relevé des méthodes de stérilisation utilisées ces dernières années. […] Certes, le secret industriel existe. Mais peut-on se borner à le brandir s’agissant d’interrogations portant sur la sécurité même des bébés ? Des nouveau-nés qui n’ont que quelques heures de vie, et dont les parents sont tout de même bien en droit de savoir si le caoutchouc qu’ils leur glissent entre les lèvres cinq à huit fois par jour est oui ou non conforme à la réglementation.

Fabrice Nicolino et Guillaume Malaurie – Le Nouvel Observateur

(Extraits de l’enquête “Ces bébés qu’on empoisonne”, à lire en intégralité dans “Le Nouvel Observateur “du 17 novembre 2011)

SOURCE : http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111115.OBS4546/exclusif-ces-bebes-qu-on-empoisonne.html

Voir aussi : http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/11/17/ouverture-d-une-enquete-sur-des-biberons-sterilises-avec-du-gaz-cancerogene_1605520_3244.html

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Mondonville. L’antenne relais est installée

  PUBLIÉ LE 12/11/2011 03:50 | LA DÉPÊCHE DU MIDI

Le collectif Antenne Mondonville a obtenu une réunion d’information ouverte au public sur l’antenne relais installée au Monge Gazan. Elle se déroulera le 15 novembre à 18 h 30 dans la salle du conseil municipal, organisée par le responsable territorial de l’opérateur. Les opposants à l’antenne relais multiplient les actions pour informer les habitants sur les risques encourus. Les champs électromagnétiques ont été mesurés par l’Association Antennes 31 sur le parking de l’école Caroline Aigle. Les mesures ont révélé 3 à 4 volts/m alors que les résolutions du Conseil de l’Europe recommandent un seuil de 0.6 volts/m, puis à moyen terme 0.2 volts/m pour limiter le risque sanitaire. Les parents venus chercher leurs enfants à l’école vendredi en ont été informés par les membres actifs du collectif. Ils ont été nombreux à réagir. Une jeune maman interpellée déclarait : « c’est bien de nous informer mais je constate que l’antenne est installée malgré tout et c’est ce qui m’inquiète ».

SOURCE : http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/12/1213751-mondonville-l-antenne-relais-est-installee.html

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Médiator : victime cherche expert désespérément

La République des Pyrénées.fr     Par Evelyne Lahana
Publié le 10 novembre 2011 à 04h00
Mis à jour à 07h33

Pierre Puyau et son avocat, Me Garcia, sont désemparés : ils ne trouvent pas d’expert «neutre» pouvant confirmer ou infirmer que le Médiator est responsable des problèmes cardiaques du retraité. © archives pp

Me Claude Garcia, avocat de Pierre Puyau, 67 ans, cet ancien boucher de la rue du XIV juillet, qui a pris du Médiator de 1994 à 2009 et qui a déposé plainte contre les laboratoires Servier pour blessures involontaires, ne parvient pas à trouver un expert susceptible de déterminer si les graves problèmes cardiaques dont souffre son client, sont liés à la prise de ce médicament pendant quatorze ans.

Pour la première fois, le 15 juin dernier, une affaire concernant le Médiator a été plaidée à Pau. Pierre Puyau a assigné devant le tribunal de grande instance les laboratoires Servier. Le sexagénaire souhaitait obtenir une expertise judiciaire ainsi qu’une provision sur d’éventuelles futures indemnisations. pour l’heure, il n’a eu gain de cause que sur le premier point.

Le 29 juin, le tribunal de grande instance de Pau avait désigné notamment le professeur Michel Komadja, expert auprès de la Cour de cassation, cardiologue exerçant à la Pitié- Salpêtrière à Paris.

Pneumologue au centre hospitalier de Brest et auteur du livre « Médiator 150 mgr. Combien de morts ? » Irène Frachon a alerté l’avocat palois lui indiquant que cet éminent spécialiste avait exécuté des travaux et notamment des analyses sur des médicaments destinés à des pathologies cardiaques pour le compte des laboratoires Servier. L’avocat a alors alerté Bruno Karl, le président du tribunal de grande instance. Entre-temps, le professeur Michel Komadja avait déjà indiqué qu’il refusait d’effectuer cette mission.

Un autre expert avait été nommé. Il s’agit du Dr. Michel Bernard, un thérapeute qui exerce dans le 17e arrondissement à Paris. Mais voila que ce dernier s’est également désisté. Il a adressé une lettre au juge du tribunal de grande instance, chargé des expertises, précisant que « pour des raisons d’incompatibilité d’intérêt», il ne pouvait accepter d’effectuer cette tâche. Me Garcia a écrit à nouveau au président du tribunal de grande instance de Pau afin qu’il nomme un autre médecin, mais local cette fois : « Tous les grands experts cardiologues ont travaillé pour les laboratoires Servier ce qui révèle la toile tissée par Servier autour de la cardiologie française » dénonce Me Claude Garcia.

SOURCE : http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/11/10/mediator-victime-cherche-expert-desesperement,217832.php

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Le lundi 21 novembre 2011 à 14h25, le Dr Halimi présentera dans Allo Docteur sur France 5, les résultats de notre enquête sur l’impact des antennes relais sur la santé

Des médecins lancent une enquête sur l’impact des antennes relais sur la santé

Association Santé Environnement France

Lundi, 03 Octobre 2011 15:07 L. Ferrer

Antennes_relais_La_Pinette_BD

Sur les toits fleurissent de sulfureuses antennes-relais…Alors, quand on en a douze sur son toit et qu’on a des maux de tête, des saignements de nez, des vertiges, on fait vite le rapprochement – qu’il soit fondé ou non. Afin de faire un état des lieux de l’impact de ces antennes relais sur la santé des gens, l’Association Santé Environnement France lance une enquête sanitaire citoyenne sur l’impact des antennes relais sur la santé des « riverains ».

L’enquête sera lancée par l’ASEF le samedi 15 octobre dans une cité HLM d’Aix-en-Provence* – celle-ci a été choisie pour les 12 antennes relais qu’arborent l’un de ses toits. Elaborée avec l’aide de l’association Priartem, le questionnaire que les médecins de l’association vont aller faire remplir aux habitants a pour but de donner des indications sur l’état de santé de ses populations. A combien de mètres se situent les antennes relais de leur logement ? Sont-elles en face ? Sur le côté ? Combien de temps par jour utilisent-ils leur téléphone portable ? Quels symptômes observent-ils ? Maux de tête ? Fatigue ? Nausées ? Sont-ils atteints de maladies spécifiques ? Purpura ? Fausse couche ?

Pourquoi les HLMs ? Pour les opérateurs, les HLMs sont des aubaines : ils n’ont qu’un seul propriétaire à convaincre, et pas des dizaines comme dans le cas des copropriétés… En effet, l’arrêt du 7 avril 2005, décrète qu’une antenne relais ne peut être implantée que si les propriétaires de l’immeuble l’acceptent à l’unanimité. Si l’on est locataire dans un appartement privé ou dans un HLM, on ne nous demande donc pas notre avis…« Ces personnes ont l’impression qu’on se moque d’elles. On ne leur a pas demandé leur avis pour savoir si elles étaient d’accord pour qu’on leur implante des antennes relais sur le toit. Elles ne touchent même pas d’indemnités financières pour ça et pourtant ce sont elles qui prennent et assument le risque…C’est anti-démocratique. Notre objectif est aujourd’hui de recenser les maux et pathologies dont souffrent les riverains d’antennes relais. Car en tant que médecins, nous estimons qu’il n’y a pas ni patient, ni citoyen de seconde zone» affirme le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’ASEF et Chirurgien-Pédiatre à Aix-en-Provence.

Présente au « Grenelle des Ondes » en 2009, l’association a beaucoup travaillé sur la question des ondes électromagnétiques et sur la gestion de la prise de risque collective. Aujourd’hui, en France, la norme oscille entre 41 et 61 volts/mètre alors que l’ensemble de nos voisins européens a adopté des normes comprises entre 3 et 6 volts/mètre. L’Autriche étant même passé à une réglementation de 0.6 volt/mètre ! Récemment le rapport de l’Afsset appelait à la réduction de l’exposition du public aux ondes électromagnétiques. Il préconisait notamment la mise en place du principe ALARA qui consiste à ce que la puissance des antennes soient réduites à la plus basse fréquence possible. En mai dernier, le Conseil de l’Europe a même reconnu que les émissions de la téléphonie mobile étaient une attaque à la santé publique. « Nous avons donc besoin de normes collectives telles qu’il en existe sur l’air ou sur l’eau ! En l’absence d’études figées, demandons-nous à qui doit bénéficier le doute ? Répondons à cette question de façon à ce que demain, nous ne regrettions pas nos actes d’aujourd’hui » complète le Dr Patrice Halimi.

Contact presse: Ludivine Ferrer/Sarah Norest : 04 88 05 36 15 ou ludivine.ferrer@asef-asso.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. – sarah.norest@asef-asso.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

L’Association Santé Environnement France rassemble aujourd’hui près de 2 500 médecins en France. Dégrader notre environnement impacte notre santé. Pour la préserver et entrer dans la voie de la santé durable, les médecins de l’ASEF appellent à agir afin que chacun d’entre nous devienne acteur de sa santé. Elle travaille sur des sujets aussi variés que les PCB, la qualité de l’air intérieur, la téléphonie mobile ou encore le changement climatique et la biodiversité.

Mis à jour ( Lundi, 03 Octobre 2011 16:21 )

Source : http://www.asef-asso.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=965:des-medecins-lancent-une-enquete-sur-limpact-des-antennes-relais-sur-la-sante&catid=16:nos-communiques-de-presse&Itemid=121

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Nouvelles antennes Free à Bordeaux : les ondes de la discorde

NOUVELOBS   Modifié le 10-11-2011 à 12h44

LE PLUS. A Bordeaux, l’opérateur Free cherche sa place face à ses concurrents de téléphonie mobile. Tous les coups sont permis, des amis du Ministère à la cage d’escalier des riverains réticents. Marie Bové, Conseillère régionale d’Aquitaine (Europe Ecologie), revient sur des procédés choquants.

> Par Marie Bové Conseillère régionale Europe

Edité par Gaëlle-Marie Zimmermann  

Juin 2011, tout allait pour le meilleur du monde au 99 rue Amédée Saint Germain, quartier de la gare Saint Jean. La mairie de Bordeaux accordait une autorisation d’implantation d’antennes relais à Free sur un coin de table. Le propriétaire des lieux, ICF (filiale SNCF) délivrait le bail à l’opérateur de téléphonie mobile. Un seul bémol, l’opposition instantanée des résidents.

Recevant une pétition, la mairie noie le poisson en soulignant son effort exemplaire de camouflage des 40 nouvelles antennes dans de fausses cheminées. Du côté du bailleur ICF, on compte ses sous. Free doit être accueilli sans aucune contestation : que chaque locataire paye son loyer et la ferme !

Mesures d’intimidation

Mais une nouvelle antenne relais, c’est la goutte de trop. Ici, on chauffe le ciel par manque d’isolation thermique, les cloisons sont en papier cigarette, l’installation électrique remonte à 1968… Déjà cernés par le vacarme des voies ferrées, les bâtiments industriels en cours de désamiantage, les travaux du périmètre Euratlantique, la prolifération d’une trentaine d’antennes dans un rayon de 300m… L’indignation est partagée ! Il y a six mois, les locataires se disaient à peine bonjour. Aujourd’hui une solidarité se construit. Vivre ensemble dans des conditions acceptables, quoi de plus légitime ?

Les premières pressions surgissent et visent évidemment l’un des leaders du collectif, Stéphane Sanchez. Il raconte : “un employé d’ICF a rencontré mon voisin et sa mère dont l’état de santé est très fragile. Sans ménagement, elle a été incitée à porter plainte contre moi pour vol d’électricité via un branchement illicite.” Peine perdue : le fils de la locataire, Jean-François Rodiguez, dénonce les faits et réclame des excuses auprès de M Bigot, représentant national des locataires de la Confédération Nationale du Logement pour ICF. Cafouillage chez ICF qui prétexte un pseudo-malentendu de voisinage.

Déstabiliser en masse

Sur le Web, il faut déstabiliser en masse. Un nouveau front est ouvert contre les détracteurs des opérateurs, avérés ou supposés : les citoyens et la presse. Sans ménager l’amateurisme, les sbires des ondes font une incursion dans le “service blog” dédié aux internautes sur le site du Nouvel Observateur.

Résultat : un copier-coller du nom du vrai blog du collectif bordelais, mais détourné de son contenu. Au-dessous, des photos de presse taguées, les commentaires mensongers se mêlent aux perles de la bêtise. Exemple : “Que fait donc cette personne qui manifeste contre l’installation d’un relais de radiotéléphonie mobile ? Vous devriez plutôt vous interroger sur la nocivité des ondes de l’armée qui traversent votre pays de part en part depuis plus de 50 ans…”

capture écran copie blog icf Obs

Capture d’écran du blog copiant le blog du collectif ICF

Beaucoup plus navrant, une lettre Jean-Marie Danjou, directeur général de l’Association française des opérateurs mobiles, avait été publiée sur le blog détourné. Dans celle-ci, il dénigrait ouvertement la diffusion d’un “Hors série” de France 3 consacrée aux “Mauvaises ondes”. Selon lui, les journalistes auraient mal fait leur travail, qualifié de “partiel et partial”. Jean-Marie Danjou rêverait-il de journalistes aux ordres des intérêts économiques des opérateurs privés ?

Une chose est certaine, Free joue la carte de la spéculation. Rafler un maximum de forfaits au père Noël et installer un maximum d’antennes pour couvrir le territoire. Un seul mot d’ordre : ne pas s’encombrer des collectivités élaborant des réseaux de téléphonie mobile en vertu du principe de précaution et des recommandations de l’Union européenne.

Petits arrangements entre amis

Heureusement, Eric Besson et Xavier de Lesquen sont là : l’un est chargé de l’économie numérique, le second est son rapporteur public après avoir dirigé le Défi Bouygues Telecom Tansiciel pour la Coupe de l’America. Dans un arrêté du Conseil d’Etat du 27 octobre dernier, les deux compères autorisent la mairie de Bordeaux à faire la politique de l’autruche : “Un Maire ne saurait réglementer par arrêté l’implantation des antennes relais sur le territoire de sa commune (…)”.

Quant à Free, plus besoin de contourner le principe de précaution. L’arrêté précise que la décision bordelaise interdisant l’implantation d’une antenne à moins de 100 mètres d’un espace public accueillant de jeunes enfants, est suspendue.

Des permis d’exploration de gaz de schiste aux permis d’implantation des antennes relais : même ministère, même méthode, même opacité, même petits arrangements entre amis. Le mépris de la santé publique reste tendance, la loi fantôme de NKM aussi.

Pour signer la pétition en ligne, cliquez ici.

source : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/212575;nouvelles-antennes-free-a-bordeaux-les-ondes-de-la-discorde.html

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Manifestation à Bruxelles pour la baisse de la pollution électromagnétique – 16/11/2011

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Manifestation à Bruxelles pour la baisse de la pollution électromagnétique - 16/11/2011

Peut-être avez-vous déjà lu qu’un appel de deux minutes avec un téléphone portable altère les fonctions cérébrales de l’enfant pour une heure.

Mais votre téléphone cellulaire n’est pas la seule source de rayonnements électromagnétiques dans notre société. Depuis quelques années nous sommes bombardés en permanence de micro-ondes pulsées issues des antennes relais (GSM, 2G, 3G UMTS, WIMAX… ), téléphones sans fil DECT, babyphones sans fil, Internet sans fil (WiFi/WLAN), etc.

Comme si cela ne suffisait pas, les gouvernements de toute l’Europe sont en train d’autoriser à l’industrie télécom d’encore augmenter l’exposition aux ondes électromagnétiques par de nouvelles sources telles que le réseau 4G (LTE), les compteurs électriques “intelligents”, Galileo-satellites, etc.

Selon des milliers de professeurs, de médecins et de scientifiques Il y a un lien direct entre l’augmentation actuelle des maladies chroniques (Alzheimer, TDAH, fibromyalgie, SFC, insomnie, allergies, etc) et l’augmentation exponentielle de l’électrosmog ces 10 dernières années.

Les politiques sont averti plusieurs fois par les scientifiques que l’exposition actuelle aux rayonnements électromagnétiques est une menace directe pour la santé publique, et qu’ils doivent impérativement établir de nouvelles limites d’exposition biologiquement acceptables.

Les politiques doivent réaliser que la santé publique est primordiale, et qu’ils doivent donc agir d’urgence.

Voilà pourquoi nous devons manifester tous ensemble!

Ce 16 novembre, des citoyens venus de toute l’Europe
viendront manifester à Bruxelles.

Nous demandons de baisser la pollution électromagnétique.

Nous protestons :

– Contre l’absence à la conférence de l’Union Européenne des 16 et 17 novembre, de scientifiques ayant des points de vue divergents de l’actuelle position laxiste européenne. En effet, aucun des scientifiques dont les recherches ont prouvé des effets nocifs des rayonnements électromagnétiques ne sont invités à s’exprimer lors de cette conférence, comme L. Hardell, H. Lai, M. Kundi, F. Adlkofer, G. Oberfeld, O. Johansson, M. Havas, etc. (détails de la conférence sur http://www.onetec.be/EMF2011);

– Contre l’attitude et les législations laxistes des gouvernements, qui ne tiennent pas compte de l’existence d’effets non thermiques toxiques des champs électromagnétiques;

– Contre l’absence de reconnaissance de l’hypersensibilité électromagnétique comme handicap (à part quelque peu en Suède et en Espagne)

– Contre l’ingérence des industriels télécom dans la recherche. Les études sponsorisées par l’industrie télécom concluent neuf fois plus souvent à l’absence d’effets biologiques que les études indépendantes non financées par l’industrie. Pure coincidence?

Nous invitons chacun et chacune d’entre vous à manifester avec nous !

Quand?
Le mercredi 16 novembre 2011 à partir de 16h jusqu’à 18h30.

Où?
A côté de l’entrée du bâtiment “Charlemagne”,
170 Rue de la Loi, 1000 Bruxelles, Belgique
(c’est dans ce bâtiment qu’est organisée la conférence de l’UE sur les ondes et la santé).

Contact?
Si vous voulez rejoindre notre manifestation ou que vous avez des questions,
merci d’envoyer un mail à steven@petition-electrosmog.be

Vous pouvez lire (et signer) le texte de la pétition sur
http://www.Petition-Electrosmog.be

Vous trouverez ce texte ci-joint (pdf) +
plus d’information en anglais (pag. 4-6)

Merci de le transmettre à tous vos contacts, famille, amis, collègues…

En vous remerciant,

Les organisateurs de la manifestation :

StopUMTS.be (Belgique), StralingsArmVlaanderen.org (Belgique),
Collectif Dé-Mobilisation (Belgique), StopUMTS.nl (Pays-Bas),
AMICA (Italie) et RobindesToits.org (France).

Notre manifestation à le soutien de :

– Professeur Olle Johansson (département Neuroscience à l’Institut Karolinska de Stockholm; The Royal Institute of Technology de Stockholm)
– Professeur Dr. Ing. Giancarlo Spadanuda (Univ. de Calabria; Gouv. d’Italie, la Ministère de l’Environnement; détails sur spadanuda.it)
– Professeur émérite Dr. Freddy Decreus (Université de Gand)
– Professeur Els Laenens (Université d’Anvers)
– Dr. med. Gerd Oberfeld (Gouvernement de Salzburg, Dép. de Santé Public)
– Hermes Sanctorum (Membre du Parlement Flamand)
– Teslabel.be (Belgique)
– Robin des Toits (France)

Professeur Olle Johansson:

« Les gouvernements et les agences de protection de la santé en général se cachent derrière des directives officielles dépassées, qui ont été élaborées lorsque l’on croyait que la seule façon que les organismes vivants puissent être lésés par un rayonnement électromagnétique était qu’il soit assez fort pour provoquer une chaleur aigüe. Et avec des poupées en plastique remplies de liquide!

Ceci est totalement faux! Il y a d’innombrables articles dans des revues scientifiques depuis plusieurs décennies qui montrent très clairement qu’il y a des effets non thermiques biologiques (certains d’entre eux extrêmement nocifs) des champs électromagnétiques qui sont bien en dessous des consignes de sécurité officielles. »

manifestation_contre_la_pollution_electromagnetique_le_16_nov__a_bruxelles.pdf MANIFESTATION contre la POLLUTION ELECTROMAGNETIQUE le 16 nov. à Bruxelles.pdf  (370.52 Ko)

SOURCE : http://www.robindestoits.org/Manifestation-a-Bruxelles-pour-la-baisse-de-la-pollution-electromagnetique-16-11-2011_a1364.html

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Antennes relais : l’AMGVF renvoie l’Etat à ses responsabilités (07/11/2011)

Territorial.fr : Le site portail des professionnels territoriaux  

Le Conseil d’Etat a récemment jugé que les communes n’étaient pas compétentes en matière d’implantation des antennes relais de téléphonie mobile, et que seul l’Etat pouvait s’en charger. L’Association des maires des grandes villes de France (AMGVF) demande donc à l’Etat d’en « tirer toutes les conséquences » et formule des propositions en ce sens.

« Les représentants de l’État, et notamment des ARS, sont aujourd’hui les grands absents des réunions publiques consacrées à l’implantation des antennes relais. A chaque réunion, les élus se retrouvent pris entre les revendications des associations de riverains – qui ne veulent pas d’antennes à proximité de leur lieu de vie – et les opérateurs de téléphonie mobile – qui font valoir leurs obligations de couverture » explique un communiqué de l’association, qui parle d’une situation devenue « ingérable » avec l’arrivée du quatrième opérateur de téléphonie mobile. 

L’AMGVF énumère quatre préconisations : 
– « la présidence par un représentant de l’Etat des réunions publiques de concertation », 
– « la fourniture systématique par les opérateurs de simulations informatiques décrivant l’exposition supplémentaire des riverains induite par toute nouvelle installation de téléphonie mobile »,  
– «l’aboutissement au plus vite des travaux engagés […]en matière de réduction des niveaux d’exposition aux champs radioélectriques »
– « Une nouvelle réglementation pour obliger les opérateurs à mutualiser les antennes existantes, revoir les seuils d’exposition pour mettre en œuvre le principe de « sobriété » des antennes prôné par le rapport de François Brottes et définir clairement les responsabilités des maires et de l’Etat en matière d’implantation des antennes-relais ».

SOURCE : http://www.territorial.fr/PAR_TPL_IDENTIFIANT/7656/TPL_CODE/TPL_HYPERBREVE_FICHE/PAG_TITLE/Antennes+relais+%3A+l’AMGVF+renvoie+l’Etat+%E0+ses+responsabilit%E9s/803-actualite.htm

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