Revue de presse

Les femtocells s’apprêtent à nous envahir

  

Ces mini-antennes relais, destinées à améliorer la couverture de la téléphonie mobile, sont en train de trouver leur marché. Près de 50 millions d’entre elles devraient être déployés d’ici 2014.

Il semblerait que les femtocellules (ou femtocells) aient trouvé leur marché. Il s’agit de mini-antennes relais installées dans les bâtiments, améliorant ainsi la couverture indoor des réseaux des opérateurs mobiles. La mayonnaise entre les opérateurs, les utilisateurs et l’usage qu’ils en font serait-elle en train de prendre ? Oui, à en croire les derniers chiffres de la société d’études Informa Telecoms & Media.

Au second trimestre 2010, le cabinet d’analyses a recensé 13 services commerciaux répartis sur 8 pays. Mais il s’attend à une croissance significative de ce marché dans le monde au cours des prochaines années. D’ici 2014, environ 49 millions de points d’accès femtocells devraient être installés dans les domiciles et les entreprises. Et près de 114 millions d’utilisateurs en bénéficieront.

En France, c’est SFR qui fait figure de pionnier puisque l’opérateur a lancé son offre femtocell, appelée SFR Home 3G, en novembre 2009. De son côté, Orange ne propose cette technologie qu’à ses clients entreprises. Bouygues Telecom n’a toujours pas, à ce jour, d’offre de ce type. Quand à Free Mobile, le quatrième opérateur de téléphonie mobile français, il a annoncé son intention de proposer des boîtiers femtocells à ses (futurs) clients courant 2012.

Source : http://pro.01net.com/editorial/518678/les-femtocells-sappretent-a-nous-envahir/

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Lampes fluocompactes : déconseiller dans les lampes de chevet et de bureau ?

ACTU-ENVIRONNEMENT   24/06/2010

Alors que les ampoules de 60W vont disparaître des rayons le 1er juillet, leurs remplaçantes fluocompactes doivent être utilisées dans de bonnes conditions. L’ADEME conseille de maintenir une distance de 30 cm avec les lampes de chevet et de bureau.

‘Déconseiller pour les lampes de chevet et de bureau”, cette préconisation plutôt curieuse pourrait presque figurer sur les étiquettes des lampes fluocompactes. C’est en tout cas ce que l’on pourrait croire à la lecture de l’avis de l’ADEME suite à une campagne de mesures de l’exposition humaine aux champs électromagnétiques émis par ces ampoules à économie d’énergie. Ces mesures ont été effectuées sur 300 lampes disponibles dans le commerce, à partir d’un protocole élaboré par l’Agence française de sécurité sanitaire, de l’environnement et du travail (AFSSET) et accepté par le syndicat de l’éclairage, l’association française de l’éclairage et le Centre de Recherche et d’Information Indépendant sur les Rayonnements ÉlectroMagnétiques non ionisants (association CRIIREM). Les mesures ont été effectuées à 30 cm de l’ampoule, limite conforme à la norme EN 50366 utilisée en Europe pour les équipements domestiques qui ne sont pas en contact direct avec les consommateurs.

Résultat, dans la bande de fréquences 10 kHz-300 kHz, le champ magnétique est inférieur à 0,07 ampère par mètre (A/m) soit une valeur très faible. Le champ électrique varie quant à lui de 6 volts/mètre à plus de 60 V/m selon les modèles alors que pour une ampoule à incandescence classique ce champ électrique est d’environ 0,2 V/m. En moyenne sur l’ensemble des lampes testées, la valeur efficace du champ électrique dans la direction maximale d’émission est de 15,2 V/m. Si l’Ademe conclut que ces valeurs sont conformes à la valeur limite d’exposition de la réglementation fixée à 87 V/m, elle invite malgré tout les usagers à maintenir une distance de 30 cm avec la lampe, lors des utilisations prolongées comme dans le cas des lampes de bureau ou de chevet.

Selon Pierre-Yves Monleau du Syndicat de l’Eclairage, ”il était important d’avoir une étude indépendante sur ce sujet. Elle est d’ailleurs plus exhaustive que les études que nous avons pu réaliser et confirme que les préconisations de la Commission internationale sur les radiations non ionisantes (ICNIRP) sont respectées”. L’ICNIRP propose des limites d’exposition du public validées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Association internationale de protection contre les radiations (IRPA). Ces travaux ont servi de base à l’élaboration de la recommandation européenne sur les champs magnétiques, qui fixe une limite maximum de 87 volts/mètre pour les lampes fluorescentes compactes.

Le CRIIREM en revanche y voit la confirmation de ses inquiétudes. L’association déplore l’absence de mesure à moins de 30 cm et craint que les normes ne soient dépassées à plus courte distance. ”Selon une étude d’un laboratoire suisse publiée en mars 2010, à 15 cm des ampoules, le champ électrique varie de 100 à 400 V/m”, explique Pierre Le Ruz, Président du CRIIREM. ”Des mesures réalisées récemment par les chercheurs de Supelec ont également révélé des valeurs de champs électriques élevés allant de 80 à 380 V/m”, ajoute-t-il.

Pour Pierre Le Ruz, l’attention doit surtout être portée sur les équipements médicaux exposés à ces champs électromagnétiques. ”Selon une directive européenne de 2004 transposée en droit français en 2006, il faut éviter des expositions supérieures à 10 V/m pour éviter les perturbations”, précise-t-il. L’association continue par conséquent d’alerter les usagers d’ampoules fluocompactes et surtout les personnes appareillées avec des dispositifs d’assistance médicale tels que pacemaker, pompes à médicaments, prothèses, clips veineux, appareils auditifs : ”des dysfonctionnements et des incidents sur les implants médicaux électroniques restent possibles, avec des conséquences sanitaires importantes pour les personnes exposées”.

Selon le CRIIREM, le Parlement européen, dans une résolution d’avril 2009, a jugé obsolètes l’ensemble des normes actuelles concernant les champs électromagnétiques et a appelé à la révision de la législation. Une directive est attendue sur le sujet mais elle ne devrait pas voir le jour avant 2012.

Florence Roussel

Source : http://www.actu-environnement.com/ae/news/etude-ademe-ampoules-fluocompactes-champ-electromagnetique-10540.php4

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Bagarres sans-fil à San Francisco

logo_clubic2.png   Publiée par Antoine Duvauchelle le Mercredi 23 Juin 2010

Antenne relais

Ca chauffe à San Francisco dans le petit monde du sans-fil. La semaine dernière, la municipalité a pris un arrêté visant à obliger les vendeurs de téléphones portables à afficher sur leurs appareils le taux de radiations émises. La mairie répondait ainsi à un principe de précaution et à la pression de groupes d’habitants estimant que les radiations des téléphones portables affectent leurs cerveaux.

Et si le débat de la nocivité des ondes en provenance ou à destination de nos téléphones portables n’est pas prêt d’être réglé, chaque camp pouvant citer des dizaines d’études qui lui sont favorables, le groupe de pression des industriels du sans-fil, la Wireless Association, semble penser que le cerveau des autorités locales de San Francisco est déjà sévèrement endommagé. Répression immédiate de ces industriels : ils boycotteront désormais la ville pour leurs événements technologiques à venir.

Le dernier événement prévu à San Francisco – car déjà planifié – est donc la convention CTIA d’octobre. « Nous sommes déçus d’annoncer que la convention CTIA 2010 Entreprise et Applications d’octobre sera la dernière que nous tiendrons à San Francisco dans le futur, » a annoncé le porte-parole des industriels, John Walls. « Nous avons déjà été contactés par plusieurs autres villes qui sont désireuses de travailler avec nous et qui comprennent les bénéfices énormes que la technologie sans-fil et notre convention peuvent apporter à leur région. »

Le groupe a fait remarquer que les téléphones vendus aux Etats-Unis doivent de toute façon se soumettre aux normes de la commission fédérale des télécommunications (FCC). Ne reculant devant aucune tautologie, le groupe a précisé que « selon la FCC, tous les téléphones conformes sont des téléphones sûrs selon les mesures imposées par ces standards. »

Source : http://www.clubic.com/reseau-informatique/reseau-sans-fil/actualite-348720-bagarres-fil-san-francisco.html

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L’encadrement du principe de précaution réclamé par certains députés fait débat

lesechost.png   22/06/10  – 01H00  – Les Echos  – actualisé à 00:35:38

L’Assemblée nationale débat aujourd’hui du principe de précaution. Si certains élus veulent en limiter l’application, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie estime, elle, nécessaire la mise en place d’une boîte à outils pour aider les pouvoirs publics.

Attention discussions agitées en perspective ! Aujourd’hui, à l’initiative du comité d’évaluation et de contrôle, présidé par le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, se tiendra un débat sur la mise en oeuvre du principe de précaution. Le gouvernement y sera représenté par le ministre de l’Ecologie et du Développement durable, Jean-Louis Borloo, et par la ministre de la Recherche, Valérie Pécresse.

Inscrit à l’article 5 de la Charte de l’environnement, le principe de précaution est devenu depuis quelques mois l’enjeu d’un bras de fer entre ceux qui veulent en redéfinir les règles, jugeant qu’il a trop souvent été utilisé pour bloquer toute initiative, et ceux qui considèrent qu’il faut le défendre. Il y a un mois, 22 députés ont déposé une proposition de loi de création d’une commission d’enquête mettant en avant « le risque qui peut peser sur le progrès technique ». Face à eux, la députée européenne Corinne Lepage a aussitôt lancé une pétition intitulée : « Nous avons besoin du principe de précaution. » Pendant qu’Eric Loiselet, élu d’Europe-Ecologie en Champagne Ardennes, créait le réseau « Touche pas à mon principe de précaution ». Et que le chercheur Olivier Godard proposait que le public puisse saisir le gouvernement de questions relevant du principe de précaution.

Au gouvernement, on plaide l’apaisement. Hier, à l’occasion de la publication du rapport du Comité de la prévention et de la précaution présidé par le chercheur Alain Grimfeld, Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, a estimé qu’il est nécessaire de mettre en place une « boîte à outils » afin de mieux mettre en oeuvre le principe de précaution et ainsi sortir du « flou » actuel. « Nous ne voulons pas revenir sur le fondement de ce principe inscrit dans la Constitution. Ce serait la plus grosse erreur qu’on commettrait à l’égard de nos enfants. Mais il faut clarifier les conditions dans lesquelles on recourt à ce principe », a-t-elle ajouté, s’appuyant sur les travaux du comité, qui recommande de désigner des instances d’expertise et un « pilote » chargé de conduire le processus.

Vers une haute autorité ?

Ce document d’une cinquantaine de pages affirme que les parties prenantes doivent être impliquées dans le processus de décision et propose un schéma permettant de faire la différence entre un régime de prévention si le risque est avéré scientifiquement (volcan islandais, vaccin H1N1) et un régime de précaution s’il existe une ambiguïté scientifique forte face à un risque (usage des téléphones portables par les enfants). Les modalités du principe de précaution doivent enfin être « clarifiées en tenant compte des coûts économiques et sociaux », ajoute le comité, regrettant qu’il n’existe pas d’entité chargée d’éclairer le décideur public.

A l’Assemblée, le rapport d’Alain Gest et Philippe Tourtelier considère que l’article de la Constitution sur le principe de précaution concerne l’environnement, alors que c’est dans le domaine des impacts sanitaires (liés par exemple aux biotechnologies ou aux nanotechnologies) qu’il a été évoqué. Il évoque la création d’une haute autorité et envisage même une garantie assurantielle pour les entreprises travaillant dans le domaine des risques émergents. 

JULIE CHAUVEAU, Les Echos
Définitions
Principe de précaution. Il est inscrit dans la Constitution française depuis 2005. L’article 5 prévoit que « lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veilleront, par application du principe de précaution, et dans leurs domaines d’attribution, à la mise en oeuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées ».  
Principe de prévention. Défini par la loi Barnier de 1995, il implique la mise en oeuvre de règles et d’actions pour anticiper toute atteinte à l’environnement en cas de risques avérés.

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Rivières. Rencontre avec SFR pour l’antenne relais

LA-D-p-che-copie-1.png   Publié le 19/06/2010 10:02 | J.-A. L.

Des antennes qui sèment le trouble../ Photo archives DDM

Le conseil municipal de Rivières a soutenu à l’unanimité la proposition du maire Christophe Hérin: la commune renonce à se pourvoir en cassation dans l’affaire qui l’oppose à l’opérateur SFR, qui doit implanter une antenne relais de 30m de haut, à forte puissance. Le tribunal administratif a condamné Rivières à une amende de 1200€, et la procédure a déjà coûté à la commune 3500€, dont 500 seront remboursés par l’assurance. Aller en cassation, c’était déjà une facture supplémentaire d’avocat parisien – 4000€ au bas mot – pour une issue écrite d’avance. Cet argument financier a pesé. «Notre avocat toulousain nous a dit que notre requête n’avait aucune chance d’aboutir» a indiqué C. Hérin. Restaient deux autres options: faire un arrêté favorable mais avec des prescriptions, ou négocier avec SFR. C’est cette dernière voie qui a été choisie. Le maire a réussi à faire avancer le rende-vous du 30 juillet au 22 juin. Mardi, il rencontrera donc le directeur régional SFR, qui se déplacera à Rivières avec une collaboratrice. Il fallait ensuite définir une stratégie et un contenu. Le conseil s’est vite entendu sur les points à aborder: la localisation de l’antenne, la puissance, la hauteur, et l’implantation paysagère. La commune a défini retenu d’autres actions: des courriers au ministre Borloo, à Martin Malvy et Thierry Carcenac, pour signaler le non-respect par SFR du protocole d’information, prévu dans le Guide entre opérateurs et élus. SFR est passé en force, en totale contradiction avec sa propre autopublicité. C. Hérin prévoit, en cas d’échec de la négociation, d’appliquer une règle d’urbanisme qui lui permet de surseoir à statuer, et de poursuivre le PLU en coordination avec les communes voisines. L’entrevue de mardi sera donc décisive: le jeudi 24 juin, lors d’une réunion publique prévue de longue date, le maire en présentera l’issue à la population.


Le Collectif écrit à SFR

Le Collectif Antenne Relais, qui s’est constitué autour de Daniel Giessner, Patrick Patinier et Norbert Barbance, soutient l’initiative du conseil tout en gardant son indépendance. Il a pris corps au cours de trois réunions qui ont rassemblé d’abord 17 riviérois, puis 48 à la troisième, à laquelle s’était jointe l’association «Robin des toits». Le Collectif a été à l’initiative d’une pétition, qui a été signée par 311 habitants, soit la moitié des inscrits sur les listes électorales. Il ne remet pas en question les antennes, mais conteste l’ukase de SFR. Le collectif Antenne Relais a écrit au directeur général des réseaux de l’opérateur, en brandissant sur la fin une menace à peine voilée: «un conflit porterait atteinte à l’image de SFR». Et brouillerait son écoute.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2010/06/19/857834-Rivieres-Rencontre-avec-SFR-pour-l-antenne-relais.html

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RIGNAC : Antenne relais ; la levée de boucliers

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Édition du mardi 15 juin 2010

Antenne relais : la levée de boucliers

L’UNION SACRÉE. Telle est l’ambiance qui semble désormais régner à Rignac vis-à-vis de l’antenne relais en plein coe ur du bourg, dont le permis de construire a été déposé par France Télécom en 1985. Car si dans les premières années, cet équipement ne suscitait guère d’opposition, à mesure que la polémique enflait en France face aux dangers pour la santé des ondes électromagnétiques, et qu’à Rignac ces nuisances semblaient se confirmer auprès de certains riverains, il s’est peu à peu constitué contre cette antenne une véritable levée de boucliers, portée par l’association ARSPR (Antenne relais santé publique Rignac).
À tel point que désormais, même le maire Jean-Marc Calvet semble rejoindre la croisade, ainsi que celui-ci nous l’a assuré hier en ces termes : « Que les opposants à cette

antenne ne doutent pas de la volonté de la municipalité de les défendre. On est tout à fait en ligne avec l’association qui s’en occupe et on est tout à fait déterminés pour exiger d’Orange que cette antenne soit déplacée hors agglomération. Ce n’est pas gagné mais on va tout faire pour obtenir gain de cause, y compris en allant en justice si nécessaire. On s’est d’ailleurs rapproché pour cela d’un cabinet d’avocats spécialisé. » Si ce discours laisse encore sceptique certains opposants historiques à l’antenne, qui eux n’ont pas oublié les fins de non recevoir qu’ils ont… reçues à plusieurs reprises de sa part dans le passé, et parlent « d’un double langage du maire », il n’empêche que globalement, le front du refus prend une incontestable vigueur, alors qu’une pétition lancée en 2008 avait déjà recueilli 850 signatures.Une mobilisation que vient d’ailleurs d’attiser l’opérateur, en procédant la semaine dernière à des travaux qui laissent craindre une nouvelle montée en puissance de cet équipement. Alors même qu’un expert international invité le mois dernier par l’association, le professeur Le Ruz, vice-président du CRIIREM, qui fait référence en la matière, avait déjà mesuré des émissions très nettement supérieures aux normes édictées dans l’union européenne avant que les derniers travaux ne démarrent.
Il est vrai que cette antenne, d’une hauteur d’une quarantaine de mètres, a tout pour susciter des cra intes, alors qu’elle se situe dans une zone hab itée, et en particulier à une distance de 125 mètres de l’école et du collège publics. L’opérateur affiche pour son antenne une puissance de 41 volts par mètre quand des experts indépendants cités par les opposants préconisent des puissances près de 100 fois moindres.

Source : http://www.midilibre.com/articles/2010/06/15/VILLAGES-Antenne-relais-la-levee-de-boucliers-1269508.php5

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Toulouse : TDF renonce au pylône de Bonhoure

LA-D-p-che-copie-1.png   Publié le 14/06/2010 08:47 | B. dv.

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Le pylône, implanté depuis 1986, héberge les émetteurs de onze radios FM et huit télévisions./Photo DDM, Thierry Bordas.

Implanté depuis 1986 sur la colline de Bonhoure, l’émetteur que l’agence nationale des fréquences (ANFR) qualifiait en 2005 de « cas extrême d’émission de radiodiffusion en milieu urbain », vit ses derniers mois. Dans un courrier en date du 11 mai dernier, le directeur de TDF informe en effet le maire de Toulouse qu’il n’a pas l’intention de se pourvoir en cassation à la suite de l’arrêt du 4 mars 2010 de la chambre d’appel du tribunal administratif de Bordeaux qui autorise la ville à ne pas renouveler le contrat d’occupation de la colline par Télédiffusion de France. « Il y a eu une décision de justice, elle sera appliquée », confirme Éric Famy directeur de TDF pour le sud ouest. En renonçant à la possibilité de ce dernier recours TDF accepte de fait de quitter les lieux au grand soulagement des associations de riverains qui militent depuis une vingtaine d’années pour obtenir le démantèlement des « antennes installées à quelques mètres des habitations » et dont « le public peut s’approcher à quelques mètres », décrites en 2005 dans « le panorama du rayonnement électromagnétique en France » établi par l’ANFR.

Dans le courant de l’été, le maire de Toulouse et la direction de TDF engageront des discussions pour établir le calendrier de retrait des installations, et surtout définir les modalités techniques de leur redéploiement dans l’agglomération, « afin que nous continuions à rendre le meilleur service possible aux usagers », poursuit Éric Famy.

Car après le refus de la commune de Castelmaurou d’héberger les équipements de Bonhoure, comme le suggérait le cabinet IDEA qui avait été mandaté par le Capitole pour trouver une solution alternative au très controversé pylône, l’hypothèse d’un redéploiement des antennes sur plusieurs sites répartis dans la ville est désormais la plus probable.

Décision finale pour le CSA

Le démantèlement de l’ensemble du site de Bonhoure devrait toutefois nécessiter du temps. Car outre les émetteurs des onze radios FM et des huit télévisions implantées sur le pylône, le quartier devra également se délester d’au moins une partie de la dizaine d’émetteurs radio implantés rue d’Assalit et sur le château d’eau de Moscou. Et quelles que soient les solutions retenues, le patron régional de TDF est formel : « en dernier recours, la décision finale ne reviendra ni au maire de Toulouse, ni à TDF mais au conseil supérieur de l’audiovisuel. »


Téléphonie mobile : des contrôles

154 antennes de téléphonie mobile ont été contrôlées depuis 2001 à Toulouse. Lors de ces contrôles 40 % de ces antennes émettaient moins de 0,3Volt par mètre (V/m). 21 % avaient un niveau d’émission comprise entre 0,3 et 0,6V/m, 19 % se situaient entre 0,6 et 1 V/m. Seules 10 antennes (6 %) émettaient au-dessus de 2V/m. À la demande des riverains, une vingtaine de mesures complémentaires financées par les opérateurs sont actuellement en cours sur des sites potentiellement sensibles. Sur la base de ces résultats, une charte de bonne conduite sera validée à la mi-juillet par le maire de Toulouse avant d’être transmise aux trois opérateurs Bouygues, Orange et SFR.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2010/06/14/854380-TDF-renonce-au-pylone-de-Bonhoure.html

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Rodez. L’antenne relais pose problème

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Édition du samedi 12 juin 2010

L'antenne relais pose problème

Archives.

Relayant les plaintes de plusieurs parents d’élèves, les trois élues ruthénoises Monique Herment-Bultel, Sarah Vidal et Martine Bezombes se sont à nouveau plaint de la présence d’une antenne-relais de téléphonie mobile sur la toiture du bâtiment de la CCI, rue Aristide-Briand, à proximité de l’école Cambon.« Nous soutiendrons toute action visant à démanteler cette antenne » , a expliqué, Sarah Vidal.
Lundi 14 juin, le conseil municipal sera appelé à prendre une délibération, afin d’engager une éventuelle action en justice. Et Monique Herment-Bultel de préciser que « l’association de riverains, qui a d’autres moyens que la municipalité, pour intenter, par exemple, une action en référé, peut compter sur le soutien de la municipalité. » Constituée il y a de cela plusieurs années, cette association de riverains avait été mise en sommeil. Mais elle pourrait bien sortir de son silence, redonner de la voix. De précédents relevés sur le rayonnement de cette antenne ayant été constestés par les trois opérateurs, de nouveaux relevés ont été réalisés dernièrement, mais les résultats n’ont pas été communiqués à ce jour.

Source : http://www.midilibre.com/articles/2010/06/12/RODEZ-L-39-antenne-relais-pose-probleme-1265668.php5

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Antenne relais de téléphone : "La finance passe avant la santé"

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Antenne relais de téléphone : La finance passe avant la santé

Photo Philippe Rouah

La coordination “Antenne 66” et le “collectif de Saint-Cyprien Latour-bas-Elne” ont rencontré mardi la municipalité et les trois opérateurs de téléphonie mobile en France pour leur demander le déplacement des antennes du château d’eau. SAINT-CYPRIEN

C’est inédit dans les P.-O. Pour la première fois étaient réunis autour d’une même table des associations “anti antennes relais”, les opérateurs de téléphonie mobile et le maire d’une commune. De quoi satisfaire, sur le principe, Anne-Laure Mager, la présidente de la coordination Antenne 66. Mais, selon elle, beaucoup de travail reste encore à accomplir pour faire bouger les mentalités et pousser les opérateurs vers du bon sens en terme de santé publique.
Quel bilan tirez-vous de cette rencontre ?
Le sentiment est mitigé. Pour commencer, je dois saluer la volonté de Thierry del Poso. C’est la première fois que nous sommes confrontés aux opérateurs et à un maire en même temps. À Perpignan, par exemple, nous sommes toujours écartés des réunions. Ensuite, il faut reconnaître

également que les opérateurs sont moins agressifs et méprisants à l’égard des associations. On sent bien que le Grenelle des ondes est passé par là. C’est déjà ça. Sinon, chaque partie a pu exposer ses thèses, c’est-à-dire, s’il y a risque ou pas risque des antennes relais sur la santé. Et pour résumé, je dirai que le maire nous a proposé de lui transmettre des solutions pour le déplacement des antennes du château d’eau. Sauf que nous ne possédons aucun élément technique pour réaliser un tel projet. Et que les baux courent jusqu’en 2020.

Est-ce donc un coup d’épée dans l’eau, selon vous ?
Disons que les opérateurs reconnaissent des choses qu’ils ne reconnaissaient pas avant. Par exemple, que l’intensité des portables peut descendre à 0,6 volt / mètre contre 41 volts / mètre aujourd’hui. Ce qui signifie que les risques sur la santé diminuent d’autant. Mais il faut baisser la puissance des antennes et en installer des supplémentaires pour passer à ce seuil de 0,6 volt qui garantit l’innocuité sanitaire. Or, les opérateurs attendent qu’on les oblige pour s’adapter. Vu le boom économique qu’ils connaissent, c’est un scandale. On voit bien que la finance passe avant la santé. Seize villes test vont d’ailleurs expérimenter ce nouveau seuil grâce à l’action des robins des toits. Mais d’autres villes, par arrêté municipal peuvent les forcer.

C’est ce que vous attendez du maire de Saint-Cyprien ?
Ce qu’on attend, ce sont des actes. Nous allons faire un courrier au maire avec différentes propositions pour limiter les effets des champs magnétiques, également sur l’eau. Nous allons aussi organiser une réunion publique. Et ensuite, nous essaierons de discuter avec le maire sur des solutions alternatives à envisager. Mais avant tout, il nous faut des informations techniques comme le nombre d’antennes et leur puissance pour faire des propositions. Voilà ce dont on a besoin dans un premier temps.

Recueilli par Martial Mehr

Source :  http://www.midilibre.com/articles/2010/06/03/VILLAGES-Antenne-relais-de-telephone-La-finance-passe-avant-la-sante-1254307.php5

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Le pylône de Bonhoure bientôt déboulonné

logo20minutes-copie-1.jpg   Créé le 31.05.10 à 07h06 — Mis à jour le 31.05.10 à 07h06

La « tour Eiffel » des hauteurs de Jolimont vit ses dernières semaines d'émission.

La « tour Eiffel » des hauteurs de Jolimont vit ses dernières semaines d’émission.  A. Gelebart / 20 Minutes

Ses jours sont comptés. Le pylône de Bonhoure et ses vingt-quatre émetteurs de téléphonie, radios et TV, seront bel et bien démontés. « Même si nous avions deux mois pour faire appel, nous ne l’avons pas fait. Nous sommes donc voués à quitter les lieux », confirme un porte-parole de la direction nationale de TDF (Télédiffusion de France), en faisant référence au jugement de la chambre administrative d’appel de Bordeaux.

Pas de point de chute pour l’instant
Fin mars dernier, cette juridiction avait en effet autorisé la ville de Toulouse, propriétaire du site de Bonhoure, à ne pas renouveler le contrat d’occupation qui la liait à l’opérateur TDF. Du côté du Capitole, on se refuse à tout commentaire en attendant la confirmation de ce renoncement. En revanche, chez les associations environnementales, qui ont fait de ce pylône le symbole toulousain de lutte contre les antennes-relais, on savoure. « Je suis vraiment ravie. Surtout que par le passé, TDF nous a fait condamner en justice à lui verser 1 800 € parce que nous soutenions que ce site était dangereux pour la santé des riverains. C’est une belle revanche », jubile Rose Frayssinet, coprésidente des Amis de la Terre de Midi-Pyrénées. Chez les riverains du pylône de Bonhoure, personne n’a encore prévu de sabrer le champagne. « J’espère qu’on pourra continuer d’avoir nos programmes TV », s’angoisse un retraité. « Moi, ça m’embête qu’ils la démontent, c’était un peu notre tour Eiffel à nous », pense même une mère de famille. Ce médecin se dit quant à lui atteint d’un « optimisme serein, mesuré mais pas béat » à l’annonce du démontage de la structure. « Déjà, on attend de voir le jour où ils vont l’enlever, et surtout on veut connaître le site où seront transférées les antennes », résume Louis Lahitte, vice-président de l’association de quartier. « On y travaille. Des discussions sont engagées avec la municipalité pour trouver un ou plusieurs sites de remplacement », répond TDF. A suivre, donc.

éric Dourel
Charte

Même si les associations de riverains en sont absentes, la charte sur les antennes-relais devrait être signée avant la fin juin entre les opérateurs de téléphonie mobile et la ville de Toulouse. Selon un spécialiste du dossier à la mairie, ce document permettra « la mise en place d’une concertation permanente autour du développement des antennes-relais » et surtout l’émergence d’un taux moyen d’exposition aux champs électromagnétiques « compris entre 0,4 et 1,2 volt par mètre ».

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(Charte article de 20′) article non signé paru le 31.05.2010

Les associations et collectifs réunis au sein du Collectif Antennes 31 souhaitent toujours prendre une part active à la signature de cette charte si tant est qu’ils puissent également jouer un rôle de partenaire actif dans les débats et les propositions, nous attendons que la Municipalité nous communique la dernière version qui serait proposée à la signature.

Notre priorité reste toujours la question de santé publique soulevée par le déploiement de ces antennes relais. 

La notion de taux moyen nous semble relever de la plus grande fantaisie car scientifiquement indéfendable, aussi caricaturale que: « Si vous avez la tête dans le four et les pieds dans le congélateur, votre nombril est dans la moyenne ». Notre association milite depuis le début pour que  les habitants de la Haute Garonne ne soient jamais  exposés à plus de 0,6 V/m en tous lieux de vie. 

Nos mesures nous montrent tous les jours que le téléphone portable fonctionne à des seuils beaucoup plus bas et des solutions techniques existent pour limiter le rayonnement et la puissance des antennes relais. Les habitants, les maires, sont aujourd’hui dans une situation difficile, pris en otage par des opérateurs qui n’ont que des droits et n’auraient aucun devoir.  C’est donc une vraie question de choix et de volonté politique pour la municipalité de Toulouse, qui peut peser dans les négociations. C’est aussi un parti pris industriel pour les opérateurs qui ont les moyens et les talents pour développer des technologies plus respectueuses de la santé.

En refusant d’abaisser suffisamment les seuils actuels, les opérateurs semblent se préparer à de nouvelles technologies (3G, 4G) qui nécessitent plus de puissance pour offrir des services sans rapports avec la téléphonie, seule obligation de services imposée par le gouvernement. Nous sommes pour une téléphonie mobile sans danger pour la santé. En attendant, restons vigilants car le déploiement d’antennes est plus que jamais d’actualité..

 

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Conques-sur-Orbiel. «Riverains antennes-relais» dissoute

LA-D-p-che-copie-1.png   Publié le 28/05/2010 10:47 | LaDepeche.fr

 L'association Riverains antennes-relais a été dissoute à l'unanimité lelundi 17 mai lors de l'assemblée générale. /Photo DDM.

L’association Riverains antennes-relais a été dissoute à l’unanimité lelundi 17 mai lors de l’assemblée générale. /Photo DDM.

L’association Riverains antennes-relais nous communique :

Le lundi 17 mai s’est tenue l’assemblée générale de l’association Riverains antennes-relais. Au nom de tous les habitants de la Butte, l’association a remercié pour leur aide les adhérents, la municipalité et les sympathisants parmi lesquels 400 personnes, qui en janvier 2008 et en quatre jours ont signé une pétition pour les soutenir. Il a été regretté l’attitude désinvolte de l’opérateur qui laisse des utilisateurs de portables en difficulté alors que le 24 septembre 2008 lors d’une réunion tripartite à la mairie, cet opérateur s’était engagé à ce qu’un camion mobile évite sur Conques toute coupure de réseau entre le moment du démontage des antennes et le jour de la mise en service du nouvel émetteur.

Quatorze mois plus tard et sans doute en remerciement de leur fidélité, ces utilisateurs malchanceux continuent de payer leur abonnement mais attendent toujours l’amélioration indispensable de leurs conditions téléphoniques. Il a été demandé à la mairie de penser à eux en faisant pression. L’objectif des habitants de la Butte ayant été atteint, l’association dont la devise aurait pu être : « Aide toi et le ciel t’aidera, quelle que soit la force de l’adversaire » a sollicité sa dissolution. Accord à l’unanimité.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2010/05/28/844338-Conques-sur-Orbiel-Riverains-antennes-relais-dissoute.html

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Rivières. SFR assigne la ville au tribunal

LA-D-p-che-copie-1.png   Publié le 28/05/2010 07:58 | P.G.

Christophe Herin localise le projet d'installation sur la commune. / Photo DDM, P.G.

Christophe Herin localise le projet d’installation sur la commune. / Photo DDM, P.G.

Le 2 juin, la mairie de Rivières est assignée en référé suspension devant le tribunal administratif de Toulouse par la société SFR. Son seul tort ? S’opposer à l’implantation d’une antenne relais sur un terrain privé situé sur la commune. Plus précisément sur les conditions d’installation de cette antenne relais d’une hauteur de 30 m.

La mairie a pris un arrêté municipal d’opposition à la déclaration préalable des travaux présentée le 21 janvier par SFR. « C’est la seule façon que nous avions de peser sur le projet de SFR, indique Christophe Herin, le jeune maire de Rivières. À l’origine, nous n’étions pas opposés à l’installation d’une antenne relais. Pour preuve, en 2009, nous avons trouvé un lieu d’accueil pour le Wi Max. C’est la façon de procéder de SFR qui est en cause. »

Christophe Herin se souvient de la visite en 2009 d’une personne de SFR. « Elle nous a simplement énoncé le projet d’installer une antenne sur la commune mais sans autres précisions. C’est à la réception de la déclaration préalable de travaux que nous avons pris connaissance de la zone d’implantation ».

Une zone qui se trouve sur la route d’accès à la base de loisirs d’Aiguelèze, au milieu de la plaine. « Nous sommes en pleine phase d’élaboration du plan local d’urbanisme. Nous avons des projets sur ce secteur. La commune a déjà des poteaux de lignes électriques de 225.000 volts, une 2×63.000 volts, une gravière et on veut ajouter une antenne de 30 m sans que l’on puisse dire quoi que ce soit ».

Pour le maire, SFR n’a pas répondu à ses obligations de concertation comme le stipule la convention passée avec les opérateurs de téléphonie et l’association des maires de France.

Pour une petite commune, se retrouver au tribunal est bien plus lourd à porter que pour une grosse entreprise qui parle en milliard , reconnaît Christophe Herin.

Mais sa population semble vouloir le soutenir dans sa démarche du « petit » contre le « géant ».

Un collectif de citoyens s’est organisé pour soutenir la position de la commune. « C’est la forme que nous dénonçons, déclarent Patrick Patinier et Daniel Giessner, membres du collectif. Ces personnes procèdent au mépris des populations et en usant d’un chantage financier. Nous avons lancé depuis hier une pétition. Une réunion se déroulera ce soir à 20h30 à la salle de réunion de Rivières. »

De son côté SFR, par le biais de son directeur des relations régionales Cyrille Honegger, fait valoir que les recours en justice n’interviennent que dans le cadre d’un blocage et après un processus de concertation.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2010/05/28/844101-SFR-met-Rivieres-au-tribunal.html

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Toulouse : Les antennes relais sous haute surveillance

LA-D-p-che-copie-1.png   Publié le 19/05/2010 03:51 – Modifié le 19/05/2010 à 09:58 | B. dv

Antennes-relais - DDM 

Antennes-relais – DDM

Chose promise chose due. Le 6 juillet dernier, les trois opérateurs de téléphonie mobile SFR, Bouygues Télécom et Orange s’étaient engagés auprès des élus toulousains et des associations de riverains à constituer un fond souverain destiné à financer la mesure des niveaux d’émission des antennes relais. Ce fond qui est géré par la mairie permet à toute personne qui le souhaite de faire procéder à ces mesures sans en référer à l’opérateur.

Depuis le début de la semaine, trente antennes relais désignées par les associations de riverains, et réparties sur l’ensemble du territoire communal font l’objet de ces mesures. Les résultas de cette campagne de contrôle seront rendus publics dans le courant du mois de juin.

Mais en dépit de ce premier pas, la charte de bonne conduite que riverains, élus toulousains, et opérateurs s’étaient engagés à rédiger et qui limitait notamment à 0,6 volt par mètre le niveau des émissions n’est toujours pas écrite en dépit d’un programme établi au printemps 2009 qui prévoyait de finaliser l’engagement des opérateurs lors de la signature de cette charte qui devait avoir lieu le en septembre 2009.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2010/05/19/837927-Les-antennes-relais-sous-haute-surveillance.html

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Commentaire du Collectif Antennes 31

De plus en plus de personnes informées commencent à prendre en considération l’éventuel risque sanitaire que font courir aux riverains d’antennes les CEM. Cela se traduit par le refus des co-propriétaires d’immeubles de renouveler leur bail ou par le refus de redéploiement ou d’ajout d’antennes. Cette crainte qui nous semble justifiée va poser à terme un problème aux opérateurs, ceux-ci pourtant refusent de s’engager dans la signature de la charte à Toulouse Il serait sûrement plus productif pour eux de mettre en place une technologie qui ne fasse pas courir de risques à la population et qui serait de ce fait mieux acceptée.

Le Collectif antennes 31 milite depuis sa création pour que le seuil de 0.6 V/m devienne la norme et que chacun d’entre nous, en tous lieux de vie, ne soit pas exposé à des CEM supérieurs à ce seuil.

Nous alertons les personnes concernées, des municipalités nous invitent à participer aux débats autour du problème que pose l’implantation des antennes-relais de tel.

Ceux qui pourraient faire évoluer rapidement la situation nous font défaut ;  il suffirait en effet que nos élus et notamment nos députés se mobilisent pour que le Parlement légifère. Il faut savoir qu’en Hte Gar, sur les 8 députés et 5 sénateurs interpellés à ce sujet seuls trois ont répondu, leur réponse est visible sur notre blog, et le moins que l’on puisse dire c’est que leur réaction n’est pas enthousiasmante. Les présidents de communauté de communes de la Hte Gar ont été aussi interpellés ; aucun n’a répondu, votre santé ne serait-elle  pas leur problème ? Heureusement nos élus sont électo-sensibles…. s’ils sentent que leur électorat est mobilisé ils réagiront; vous voyez ce qu’il vous reste à faire.

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Mauvaises ondes

Le blog de l’express

logo_lexpress.gif   Par Julie Joly

"Mauvaises ondes" - Le blog de l'Express - 18/05/2010

Ca grésille sec sur la ligne. Ou c’est moi qui ne comprends rien.

Voilà en tout cas une étude internationale à 19 milliards d’euros, lancée il y a plus de dix ans, censée lever, enfin, le voile sur les possibles effets cancérigènes du téléphone portable, et je reste sans voix.

Interphone, c’est son nom, nous apprend ainsi que l’usage intensif du portable augmenterait de 40% les risques de développer une tumeur cérébrale en Suède, de 125% en Allemagne… mais de 0 en Grande-Bretagne. Ah bon ?

Et de conclure, limpide : ” De manière générale, aucune augmentation du risque de gliomes ou de méningiomes n’a été observée avec l’usage de téléphone mobile”. Ah tiens ?

“Quand les résultats sont à ce point contradictoires, le principe de précaution devrait précisément s’imposer!” s’étrangle Etienne Cendrier de l’association Robin des Toits à l’autre bout de mon téléphone (filaire).  

C’est que l’addiction, elle en tout cas, flambe. En dix ans, le nombre d’utilisateurs de portables a triplé, passant de 20 millions à plus de 60. Les moins de 30 ans, pas même inclus dans l’étude Interphone, vivent désormais collés à leur appareil – quand ils ne dorment pas avec. Et les durées d’utilisation s’allongent indéfiniment – bien loin de l’heure et demi hebdomadaire retenue dans les hypothèses du rapport !

Mais ne cédons pas à la panique : les scientifiques planchent déjà sur deux nouvelles études. La première, Mobi Kids, s’intéressera aux 10-24 ans. La seconde, Cosmos, suivra 250 000 adultes dans cinq pays. Résultats attendus… en 2015 pour les enfants, en 2030 pour les autres.

Le temps de passer quelques appels urgents.

Et d’ici là, portez-vous bien !

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Guerre d’interprétation sur la plus grande enquête sanitaire sur le téléphone mobile

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Publié le 18/05/2010 à 10:46 – Modifié le 18/05/2010 à 14:32

Guerre d'interprétation sur la plus grande enquête sanitaire sur le téléphone mobile

Un risque avéré au-delà de 1640 heures sans oreillette © POUZET/SIPA


Très attendus, les résultats de l’étude épidémiologique européenne Interphone qui évaluait les risques de cancer pouvant être associés à l’utilisation des téléphones portables ont été publiés mardi matin. Malheureusement, ils ne permettent pas de tirer de conclusion nette et définitive. Pourtant, ce travail, conduit par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) basé à Lyon et à laquelle ont collaboré 13 pays, dont la France, était d’envergure : les chercheurs ont comparé l’utilisation de téléphones portables chez 2.708 patients souffrant de gliome (tumeur développée à partir de la glie, des cellules assurant le soutien et la nutrition des neurones), 2.409 souffrant de méningiome (tumeur bénigne des méninges) et 7.658 contrôles sans tumeur cérébrale.

Cette étude est terminée depuis plusieurs années, mais elle a mis du temps à être publiée, car les auteurs n’interprétaient pas les résultats de la même façon. Il faut dire que l’analyse est particulièrement ardue. Les chercheurs ont, par exemple, constaté des baisses de risque de gliome et de méningiome d’environ 20 % chez les utilisateurs, par rapport aux autres, ce qui semble indiquer l’existence de biais. Néanmoins, ils concluent globalement à une absence d’augmentation du risque lors d’un usage modéré, y compris en tenant compte du nombre d’années d’utilisation (mais certains spécialistes regrettent quand même le manque de recul).

Oreillette

En revanche, les personnes qui se sont servies de leur portable sans oreillette pendant plus de 1.640 heures présentaient un risque de gliome augmenté de 40 %, qui était statistiquement significatif. L’élévation atteignait même 96 % pour les gliomes du même côté que l’oreille sur laquelle est plaqué le portable alors qu’il n’y avait qu’une élévation de 25 % (non significative) pour les gliomes de l’autre côté. Leur risque de méningiome était augmenté de 15 %, ce qui n’est pas significatif.

Dans l’ International Journal of Epidemiology , les auteurs ont tendance à minimiser ces élévations en mettant en avant des “biais et erreurs qui empêchent une interprétation causale”. Ils évoquent notamment le fait que l’estimation de la durée d’exposition dépendait de questionnaires remplis par les sujets, estimant que les patients pourraient avoir surestimé le nombre d’heures passées à téléphoner avec leur portable par rapport aux contrôles. Il faudra donc continuer les recherches…

Source : http://www.lepoint.fr/actualites-sciences-sante/2010-05-18/etude-guerre-d-interpretations-sur-la-plus-grande-enquete-sanitaire-sur/1055/0/456060

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Toulouse : des mesures pour capter les effets des antennes-rElais

logo20minutes-copie-1.jpg   Créé le 17.05.10 à 07h10
Mis à jour le 17.05.10 à 07h10 

Au total, 30 sites doivent être analysés.

Au total, 30 sites doivent être analysés./ F. Scheiber / 20 minutes

 

L’opération permettra peut-être de mettre riverains et opérateurs sur la même longueur d’onde. La mairie lance cette semaine son plan de mesures destiné à évaluer la puissance dégagée par les antennes-relais. Trente « points noirs » vont être ainsi analysés.

Tous sont des sites ou les riverains soupçonnent des champs électromagnétiques anormalement élevés et qui, théoriquement, présenteraient un risque pour la santé des populations environnantes. Pour l’instant, dix-sept adresses ont été fournies à la municipalité par des associations de riverains.
La campagne, financée par SFR, Bouygues et Orange, va se dérouler jusqu’à fin mai. Ses résultats seront connus courant juin. « À l’issue de ce plan de mesures, on va étudier les valeurs. Si certaines sont anormalement élevées, on se mettra autour d’une table avec les opérateurs pour chercher des solutions techniques afin de faire baisser les champs électromagnétiques », explique la municipalité qui n’a pour l’heure fixé aucun seuil. Les associations de riverains réclament un seuil de puissance limité à 0,6 volt par mètre. Sur 150 mesures effectuées à Toulouse depuis 2001, la moyenne des valeurs relevée est de 0,8 volt par mètre.
Cette campagne se fait en parallèle du projet de charte sur l’implantation des antennes-relais qui va associer riverains, opérateurs et mairie.E. D.

Source :  http://www.20minutes.fr/article/404710/Toulouse-Des-mesures-pour-capter-les-effets-des-antennes-rElais.php

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Tournefeuille. Projet d’antenne relais : « On a peur »

LA-D-p-che-copie-1.png   Publié le 12/05/2010 15:34 | Claire Lagadic

L'antenne pourrait être construite au n°4 de la rue Daudet./Photo DDM, C.L.

L’antenne pourrait être construite au n°4 de la rue Daudet./Photo DDM, C.L.

Un simple panneau apposé sur le grillage au numéro 4 de la rue Alphonse-Daudet de Tournefeuille annonce la construction d’une cheminée. Les riverains passent, s’arrêtent, lisent et poursuivent leur chemin. « Jusqu’au jour où on a appris qu’un opérateur veut mettre une antenne relais dans cette cheminée, relate le couple Ruelle dont la maison est située juste en face de la future installation. On ne va pas y faire passer le Père Noël ! L’antenne sera juste devant la fenêtre de notre chambre, à tout juste 10 mètres. On va être arrosés. »

Depuis, tout le quartier se mobilise. Une délégation d’une quinzaine de personnes a d’ailleurs été reçue, lundi, par Bernard Bensoussan, adjoint à l’urbanisme. « Il s’est engagé à négocier pour que l’antenne soit mise à ailleurs. » La hauteur de l’antenne relais inquiète particulièrement les riverains. « La cheminée ne mesurera qu’un mètre quatre-vingt, c’est très bas. »

Et le couple d’avouer : « On a peur. On s’est renseigné sur internet et on a trouvé un tas de risques comme Alzheimer. Certains parlent même de cancers. »

Bernard Bensoussan a entendu les habitants du quartier : « Bien sûr, nous sommes derrière nos administrés. Il s’agit là d’une demande de travaux qui n’est pas soumise à autorisation. À l’origine, ça ne nous paraissait pas exagéré. Désormais, notre but est d’apaiser les inquiétudes des riverains et de négocier avec l’opérateur pour qu’il l’installe ailleurs et que les antennes ne poussent pas à la hussarde à Tournefeuille ».

Mais de concéder : « On a peu de pouvoir car ils sont sur leur terrain en terme de droit. Il faut négocier. »

La commune a signé, en 2003, une charte avec l’ensemble des opérateurs afin que chaque projet soit porté à sa connaissance.

Riverains et commune ont jusqu’au 23 juin pour faire changer d’avis l’opérateur faute de quoi l’antenne sera montée à moins d’un recours en contentieux.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2010/05/12/833570-Projet-d-antenne-relais-On-a-peur.html

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Les nanos rattrapées par le principe de précaution

   Mai 2010

Dans de nombreux domaines, les nanotechnologies sont utilisées sans que leurs effets sur la santé ou l’environnement aient été étudiés. Deux rapports pointent ces retards.

Les nanotechnologies reviennent sur le tapis français. Alors que des objets de taille nanométrique (de l’ordre du milliardième de mètre) envahissent de plus en plus notre quotidien, deux rapports respectivement de l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) et de la Commission nationale du débat public (CNDP) viennent de pointer les retards pris dans l’évaluation et la gestion de ces procédés émergents. Le premier s’est attaché à l’étude de quatre types de nanoparticules déjà utilisés : l’oxyde de titane, incorporé dans les crèmes solaires ou revêtements autonettoyants, le nano-agent bactéricide et anti-odeur utilisé dans certaines chaussettes, et enfin la nanosilice alimentaire, qui permet d’éviter la formation d’agrégats dans des produits tels que sel, sauces… A chaque fois ou presque, « si le risque ne peut être estimé, il ne peut être exclu », estiment les experts après avoir parcouru la littérature scientifique sur la toxicologie, les risques d’exposition ou les effets sur l’environnement de ces fameuses nanoparticules.
L’Afsset préconise donc d’appliquer le principe de précaution, ce qui pourrait conduire à l’interdiction de certains articles comme les chaussettes dont les bénéfices apparaissent faibles face aux risques. L’agence se prononce aussi pour l’étiquetage et la déclaration obligatoires de ces produits. Enfin, l’Afsset établira une méthodologie pour évaluer rapidement les risques liés à chaque cas.
Hélas ! ces recommandations fortes arrivent bien tard : plus d’un millier de produits sont déjà sur le marché, dont plus de 250 en France. Dans le même temps, seuls 2 % des études scientifiques liées aux nanotechnologies s’intéressaient à l’évaluation de leurs risques. La palme de l’inconséquence revient sans doute à Reach, la réglementation européenne sur les produits chimiques discutée dès 1997, qui a purement et simplement… oublié les nanos ! Au moins dix ans de perdu. Toutes ces incertitudes ont alimenté le débat national sur les nanotechnologies qui s’est tenu d’octobre 2009 à février dernier. La CNDP, chargée de l’organiser, vient de rendre sa synthèse. Sans surprise, elle reprend les constats de l’Afsset : manque de données toxicologiques, défaut de transparence, risques potentiels pour la santé ou l’environnement, absence de réglementation… Mais des questions nouvelles ont émergé, notamment face à la virulence de manifestants qui ont contraint les organisateurs à remplacer les réunions publiques par des vidéoconférences.
Ainsi, les craintes émises quant à la protection des libertés individuelles, les questions sur l’intérêt même des nanotechnologies, ou tout simplement sur l’utilité de débattre alors que les choses sont déjà lancées, sont relayées dans le rapport. Ce dernier renseigne d’ailleurs autant sur les nanotechnologies que sur la manière d’organiser une concertation au sujet d’une controverse. « Informer plus avant de débattre, aurait été souhaitable », analyse Philippe Deslandes, président de la CNDP. Désormais, la balle est dans le camp du gouvernement, qui devra annoncer ses premières décisions avant juillet.

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Un Grenelle de l’Environnement qui fait pschiiit

   Le 05/05/2010  14:54

Taxe carbone reportée sine die, échec du sommet de Copenhague, montée du climato-scepticisme, l’heure n’est plus à l’écologie dans la majorité. Le Grenelle 2 ne serait-il qu’une illusion (de plus) ?

Une soixantaine de personnes sont rassemblées devant la sous-préfecture de Bayonne à l'appel de l'association de protection de la nature Bizi !, le 27 mars 2010, pour enterrer symboliquement le Grenelle de l'environnement. (AFP)

Une soixantaine de personnes sont rassemblées devant la sous-préfecture de Bayonne à l’appel de l’association de protection de la nature Bizi !, le 27 mars 2010, pour enterrer symboliquement le Grenelle de l’environnement. (AFP)

Du “New deal écologique” annoncé par Nicolas Sarkozy en octobre 2007 à la petite phrase prononcée par le même Nicolas Sarkozy au Salon de l’Agriculture en 2010, “l’environnement […] ça commence à bien faire“, il n’y a qu’un pas. La magie du processus de consultation, inédit, du Grenelle de l’Environnement, n’est plus au rendez-vous. L’écologie de droite a vécu et l’idée d’une révolution écologique n’est presque plus qu’un souvenir. Même Nicolas Hulot, étendard médiatique de la cause, y a laissé des plumes.

Deux ans et demi après les réunions du Grenelle de l’environnement, les députés s’apprêtent, depuis le 4 mai, à mettre en œuvre les engagements sur la politique environnementale du pays pris par la loi dite Grenelle 1. L’opposition s’accorde à dire que le texte a été “vidé de toute sa substance“. D’ailleurs, les Verts ne sont plus très sûrs de vouloir voter en faveur de cette loi. Que s’est-il passé depuis le vote à quasi-unanimité de Grenelle 1 à l’automne 2008 ?

Tout avait pourtant bien commencé. En décembre 2006, Nicolas Sarkozy candidat à l’élection présidentielle, s’engage à “doubler la fiscalité écologique” et devient ainsi le premier écologiste de France. Le 31 janvier 2007, il signe le Pacte ecologique de Nicolas Hulot. A l’époque, Nicolas Sarkozy est mal vu par les écolos. Avant ce moment, il n’avait jamais manifesté d’intérêt pour les questions environnementales. L’écologie ce n’est pas son truc, il fait plutôt dans le “travailler plus pour gagner plus“. On se souvient de ses approximations en matière d’environnement, quand dans une interview sur France 2, il affirma : “Le carbone crée un trou dans la couche d’ozone”.  Quelle bévue quand on sait que le problème du CO2 concerne l’effet de serre et non pas la couche d’ozone… Mais rien ne l’arrête, il pense conquérir une fraction de l’électorat écolo. 

Dans la foulée de son élection, le Grenelle de l’environnement est annoncé en mai par Alain Juppé, alors ministre de l’Environnement. Après trois mois de débats entre les cinq collèges (patronats, syndicats, Etats, collectivités locales, ONG), 273 mesures sont décidées. Le chef de l’Etat appelle à “une révolution” et voit dans le Grenelle “l’acte fondateur d’un New deal écologique”.

Assurant la présidence de l’Union européenne, il va promouvoir le paquet “Energie-Climat”. Le changement est en marche et la “révolution” est à portée de mains avec l’adoption par le Parlement et par le Sénat (sans les voix de la gauche) de la loi Grenelle 1. Nicolas Sarkozy se pose aux yeux du monde comme le champion de l’écologie. “L’avenir de la planète se trouve là. En cas d’échec, nous porterons une responsabilité historique”, avertira-t-il au sommet au Copenhague.

Et depuis ? Depuis, il y a un contexte économique morose, il y a eu l’échec aux régionales et surtout celui, tant craint, du sommet de Copenhague. Tout s’est écroulé. La taxe carbone, mesure phare du projet environnemental, a été renvoyée aux calendes grecques. La Fondation Hulot a claqué la porte des travaux le 29 mars dernier. Le Pacte écologique est rompu, celui avec l’écologie aussi. La visite de Nicolas Sarkozy au Salon de l’Agriculture sonne le glas de la “révolution”. Devant les agriculteurs, il dira : “Je voudrais dire un mot sur toutes ces questions d’environnement, parce que, là aussi, ça commence à bien faire”.

Comment expliquer ce retournement de veste ?

– Copenhague

Le sommet de Copenhague, conférence intergouvernementale organisée dans le cadre de la Convention Climat de l’Onu, devait être l’apothéose de l'”éco-sarkozisme”. Le chef de l’Etat avait déjà placé le paquet “Climat-Energie” au cœur de la présidence française de l’Union européenne en 2008. Sur cette lancée, le président devait crier victoire à Copenhague. Finalement, les 150 chefs d’Etats réunis pour l’occasion n’ont pas réussi à trouver d’accord à la hauteur de l’enjeu en raison notamment des blocages de la Chine, entamant la motivation des troupes françaises. Nicolas Sarkozy a dû se rendre à l’évidence : la France, de surcroît l’Europe, ne peut pas faire cavalier seul dans cette entreprise, sous peine de perdre en compétitivité.

– Une “priorité” qui n’est plus prioritaire

Bien qu’une politique de “croissance verte” puisse être profitable à l’économie du pays et à la résorption de certains problèmes sociaux, les conséquences de la crise financière dans l’économie réelle laissent des plaies difficiles à refermer. Les questions environnementales ont été tout simplement remisées au placard.

– Vraie conviction ou calcul politique ?

Il est certain que l’échec cuisant de la droite aux régionales 2010 explique en partie le désamour de Nicolas Sarkozy pour l’écologie. L’UMP n’a jamais vraiment été convaincue par l’écologie. Le chef de l’Etat s’est contenté d’adopté une posture, qu’il pensait électoralement payante. Finalement, les voix écologistes ne lui ont rien apporté. Alors, il a abandonné. Il est plus productif d’aller dans le sens des agriculteurs que dans celui des Verts, qui continuent plutôt de voter à gauche. Souhaiterait-il maintenant reconquérir les voix des climato-sceptiques qui se font de plus en plus entendre ?

– Le doute

Le doute sur la réalité du réchauffement climatique a en effet eu des conséquences dans le désaveu de l’opinion publique pour l’écologie, et a surtout libéré les climato-sceptiques et leurs théories qui pourraient apparaître séduisantes. L’erreur du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui s’est trompé de trois siècles sur le temps qu’il restait aux glaciers de l’Himalaya pour fondre complètement et la campagne médiatique de Claude Allègre, sceptique convaincu, ont alimenté l’idée d’un principe de précaution exagéré. L’autorisation de la culture d’une pomme de terre OGM destinée à l’alimentation animale et l’importation du maïs OGM MON 863 à la suite d’un avis favorable de l’Autorité européenne de sécurité des aliments a également favorisé une crise de crédibilité du gouvernement.

Et l’écolo-scepticisme a même gagné du terrain dans les rangs de la majorité. A l’initiative du député UMP Patrick Ollier, président de la commission des affaires économiques à l’Assemblée, des amendements visant à limiter le développement des éoliennes ont notamment été adoptés.

– Des lobbies puissants

Les liens du gouvernement avec les grands lobbies sont bien établis, à commencer par le lobby nucléaire au cœur de l’échec du Grenelle, puis celui de l’agrochimie, du pétrole, de la route, du BTP et de la communication… Dès lors, on peut toujours faire des lois, elles ne seront pas contraignantes. De toute manière, pas besoin de lobby du nucléaire, le gouvernement lui-même prône la vente de l’électricité nucléaire. Le feu vert donné sans débat par le président de la République au deuxième réacteur nucléaire EPR est resté en travers de la gorge des organisations écologistes, de même que le feu vert donné par Nicolas Sarkozy en personne à la circulation des poids lourds géants de 44 tonnes transportant des produits agricoles ou agroalimentaires.

Dans cette situation, qu’attendre de la loi Grenelle 2 ? Bien que le gouvernement se félicite des avancées du projet sur plusieurs thèmes, il semble en effet difficile de trouver des mesures réellement contraignantes dans le texte. Jean-Louis Borloo a parlé de “monument législatif” fournissant une “boite  à outils” destinée à l’application des mesures de la loi Grenelle 1. On ne trouve malheureusement pas d’engagements décisifs et forts dans ce volumineux projet.

Concernant l’urbanisme, on attendait des mesures fortes alors que l’organisation France Nature Environnement souligne que l’habitat représentait 41 % des dépenses d’énergie dans l’Hexagone. Finalement, si le projet de loi Grenelle 2 prévoit la construction de logements en basse consommation, dès 2010 pour les bâtiments publics et le secteur tertiaire, et selon un calendrier s’échelonnant jusqu’en 2020 pour le privé, rien n’est fait pour le logement ancien. Le texte n’apparait pas plus ferme en matière de réhabilitation thermique et de prise en compte de l’énergie grise des bâtiments.

Rien pour le transport collectif

Pour ce qui est des transports, les “mesures en faveur du développement des transports collectifs urbains et périurbains” sont mises en avant.

Cependant, aucune mesure du Grenelle 2 n’est réellement prévue à l’encontre des déplacements en véhicules individuels. Rien n’est prévu non plus en faveur du transport collectif. Au contraire, l’article 22ter prévoit que “le péage urbain ne peut être instauré qu’après la mise en place d’infrastructures et de services de transport collectif susceptibles d’accueillir le report de trafic lié à l’instauration du péage.”

Un amendement, autorisant les villes de plus de 300.000 habitants à instaurer un péage urbain, avait été adopté par le Sénat, avant d’être finalement supprimé en février par les députés réunis en commission. On ne sait pas aujourd’hui ce qu’il adviendra de cette expérimentation jugée pénalisante pour la population la moins aisée.

Dans un autre chapitre de la loi, une attaque est adressée à la pollution visuelle, dénonçant les panneaux d’affichage publicitaire. Alors qu’on pouvait se réjouir à l’idée d’une interdiction totale de la publicité, on apprend, dans l’article 15 de la loi, qu’une exemption est accordée aux “lieux qualifiés d”agglomération’ par les règlements relatifs à la circulation routière”, aux environs des aéroports et des gares ferroviaires, ou même “à proximité immédiate des établissements de centres commerciaux exclusifs de toute habitation et situés hors agglomération.” Il semble, après tout cela, difficile de trouver les panneaux de publicité qui pourront réellement disparaitre à la suite du Grenelle 2.

Des mesures gadget sur la santé

Sur la biodiversité, il est une fois de plus extrêmement difficile de trouver la moindre contrainte. Les mesures semblent loin des objectifs de Nicolas Sarkozy annoncés le 25 octobre 2007. Le président de la République, alors fraichement élu, déclarait que “l‘agriculture est un enjeu majeur. Alors nous ne voulons pas d’une agriculture qui épuise nos sols, d’une agriculture qui utilise de façon croissante des produits chimiques dangereux.” Au final, le projet de loi Grenelle 2 n’évoque plus les objectifs annoncés par Nicolas Sarkozy de réduction de 50% de pesticides, mais se contente de mesures encadrant la vente et la publicité de ces produits phytosanitaires.

Du côté de la santé, qui occupe la part la plus importante du projet de loi, on trouve une série de mesures qui tiennent plus du gadget que d’un réel projet d’une société verte. Il est ainsi prévu, pour les buralistes, de “distribuer” des cendriers de poche biodégradables d’une valeur inférieure à 7% du prix de vente du tabac acheté. Le projet de loi insiste également sur l’utilisation du papier recyclé pour les livres scolaires, les affiches administratives et les tracts lors d’élections. On peut cependant rappeler que pour ces derniers, cela était déjà le cas.

Au final, le projet de loi Grenelle 2 tient malheureusement plus d’une série de procédures administratives que du réel “New deal écologique” promis.

(Sarah Diffalah & Yohan Vamur – Nouvelobs.com)

Source :  http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100504.OBS3456/un-grenelle-de-l-environnement-qui-fait-pschiiit.html

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L’invraisemblable rapport parlementaire sur les pesticides

rue89_logo-copie-1.gif  Par Marie-Christine Blandin | Sénatrice Verte du Nord | 04/05/2010 | 13H52

Un panneau de danger contre les pesticides (jcwestbrook/Flickr).

L’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques vient de livrer un très étrange rapport d’information sur les pesticides et la santé. Signé du député Claude Gatignol et du sénateur Jean-Claude Etienne, il marque un retour en force de la promotion d’une agriculture inféodée à l’industrie chimique.

Et il fait fi de la préservation des écosystèmes, des ressources en eau et en sol, de la qualité des aliments, des revenus et de la santé des paysans.

Au moment du vote de ce texte, il n’y avait plus que 10 parlementaires présents sur 36. Je suis la seule à avoir voté contre. Je vous livre ici mes réflexions après avoir feuilleté avec assiduité le rapport, que les parlementaires n’ont découvert que le jour de sa présentation.

Comme par hasard, juste avant le Grenelle 2

Déposé sur la table une semaine avant l’examen du Grenelle 2 à l’Assemblée nationale, il participe au retour de flamme dont la prise en compte de l’environnement est victime depuis quelques mois.

Son sujet, les pesticides, est abordé par la juxtaposition d’auditions, et d’opinion contradictoires.

Mais les alertes des scientifiques sur les éventuels risques de ces produits ne sont pas prises en compte. L’incertitude, quand elle est mise en avant, l’est toujours au bénéfice des mêmes.

Le ton est donné dès l’introduction :

« L’agriculture s’est construite autour de l’utilisation des produits phyto-pharmaceutiques, moyen de proposer des produits végétaux de qualité et d’aspect irréprochables tels qu’attendus par le consommateur. »

Les abeilles ne seraient pas menacées de disparition

Le rapport est truffé de conclusions intermédiaires à la rédaction ambiguë. Par exemple, il est écrit :

« En France, les statistiques nationales ne permettent pas à ce jour de chiffrer précisément un phénomène de surmortalité touchant les ruchers du territoire national. »

Certes. Mais ainsi écrit, sans aucune conclusion tirée des morts d’abeilles et des doléances des apiculteurs, le lecteur pourra en déduire qu’il n’y a pas d’hécatombe visible.

La publication sert de cheval de Troie aux dispositifs de l’agriculture des grands groupes. L’agriculture dite « raisonnée » y est promue comme modèle, alors que chacun sait qu’elle repose sur des engagements a minima, qui équivaudraient pour un automobiliste à certifier qu’il ne brûlera pas les feux rouges et qu’il s’arrêtera au stop.

Attention à ne pas baisser trop brutalement les pesticides

Une vingtaine de pages présentent les OGM comme alternative, alors que leur implantation favorise l’usage de pesticides associés, comme les céréales « Roundup ready » ou bien qu’elles sécrètent en elles-mêmes les insecticides.

Le ton est donné :

« L’engagement du Grenelle de l’environnement de réduire l’usage des pesticides de 50% dans un délai de dix ans impliquerait, selon une simulation, que toute l’agriculture française passe en mode intégré. »

Mais si cet objectif était respecté, voici les menaces énoncées par le rapport : baisse des rendements, malnutrition dans le monde, hausse des prix agricoles, résistance des ravageurs, signal négatif pour la recherche, disparition des productions de fruits et légumes…

Les rapporteurs « rappellent les bénéfices de l’usage des pesticides et invitent les pouvoirs publics à anticiper les conséquences d’une diminution trop brutale de l’utilisation des pesticides en France ».

Le rôle cancérigène des pesticides est minoré

Tout cela fait le terrain des amendements de la majorité, qui prévoient de conditionner la réduction de ces substances à une évaluation des potentiels effets économiques.

Après avoir minoré la qualité comparée d’un aliment biologique et d’un aliment chargé de pesticides, ainsi que le rôle cancérigène des pesticides, le rapport évoque toutes les autres sources de perturbateurs endocriniens pour mieux dédouaner les pesticides.

Quant aux maladies professionnelles avérées des agriculteurs, un opportun tableau de leurs expositions quotidiennes flèche d’autres sources de pathologie : le fuel de leur tracteur, les fumées, les poussières du champ, et même les UV, puisqu’ils travaillent en plein air.

Et si une étude sur l’exposition domestique fait apparaître un surnombre de tumeurs du cerveau, les rapporteurs en concluent :

« Mais ce résultat est à prendre avec toutes les précautions d’usage d’autant que la question posée “Traitez-vous des plantes d’intérieur ? ” n’était pas assez précise et que les personnes ont très bien pu répondre par l’affirmative, qu’ils utilisent des insecticides, des engrais, des lustrants ou qu’ils ne font qu’arroser leurs plantes. »

Visiblement, quand on ne veut pas entendre, on ne veut pas entendre !

Pourtant, comme le note le Réseau environnement santé, « l’impact sanitaire des pesticides est avéré, il suffit de lire la littérature scientifique de façon non sélective. »

Les recommandations ont sans doute été beaucoup plus éclairées par le médecin Etienne que par le vétérinaire Gatignol. Elles accompagnent le travail et comportent beaucoup plus d’éléments intéressants, comme l’augmentation de la recherche en toxicologie ou les registres cancers.

Mais elles dissimulent des tentatives de déréglementation, la culpabilisation des apiculteurs -pour lesquels n’a pas été retenue ma proposition de les associer aux protocoles de recherche- ou encore la promotion des OGM.

Photo : un panneau de danger contre les pesticides (jcwestbrook/Flickr).

Source : http://www.rue89.com/2010/05/04/linvraisemblable-rapport-parlementaire-sur-les-pesticides-150113

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De nouvelles méthodes de concertation pour l’installation des antennes wifi, wimax pourraient être expérimentées

Localtis : retour à l'accueil   publié le 03 mai 2010

En réponse à la question du sénateur Pierre Bernard-Reymond, sur la modification du régime actuel de l’installation d’antennes de type wifi, wimax en vue de donner aux maires un pouvoir d’appréciation avant toute installation, le ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer a expliqué qu’“à ce jour, il n’est pas envisagé de modifier le régime actuel de l’autorisation au titre du Code de l’urbanisme pour, par exemple, le soumettre à un permis de construire”. Cette solution n’apporterait, selon lui, aucun avantage supplémentaire en termes d’usage et d’occupation du sol et irait à l’encontre de la réforme des autorisations en urbanisme. Il se dit en revanche, prêt à “expérimenter de nouvelles méthodes de concertation en ce domaine”. Le ministre a rappelé les dispositions complexes issues tant du Code de l’urbanisme que du Code des postes et des communications électroniques. En pratique, pour n’évoquer que le seul Code de l’urbanisme (objet de la question), les antennes-relais donnent lieu à une déclaration préalable ou à un permis de construire auprès de la mairie du lieu d’implantation, selon qu’elles modifient l’aspect d’un immeuble existant ou qu’elles dépassent une certaine hauteur. En outre, les antennes doivent se conformer aux documents d’urbanisme opposables (plans locaux d’urbanisme) et respecter les règles relatives à l’implantation, aux distances ou à la hauteur des constructions.
La dernière actualisation du “Guide des relations entre opérateurs et communes” élaboré par l’Association des maires de France et l’Association française des opérateurs mobiles, date du 5 janvier 2008. Ce guide prévoit deux instances de concertation lorsqu’un élu local ne parvient pas à un accord avec un opérateur. Dans un premier temps, la réunion d’une commission communale ou intercommunale de concertation, lorsque celle-ci existe (principalement dans les grandes villes) et dans un second temps, avec l’opérateur ou séparément, la saisine de l’instance de concertation départementale (ICD), lorsque celle-ci existe. A cet effet, le ministre rappelle qu’un comité opérationnel, chargé d’expérimenter de nouvelles méthodes de concertation dans ce domaine, a été mis en place par Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’écologie, le 7 juillet 2009. Il convient en effet de rappeler que le délai de déploiement des réseaux est très long en raison des procédures administratives et de concertation existantes et que, passer du régime de la déclaration préalable à celui du permis de construire rallongerait encore ces délais.

Frédéric Forster, Isabelle Pottier / avocats, cabinet Alain Bensoussan

 

Références : question écrite 07026 réponse publiée au JO Sénat du 15 avril 2010 ; guide des relations entre opérateurs et communes, 5 janvier 2008.

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La Google Car enregistre aussi votre réseau WiFi

Par François Krug | Eco89 | 27/04/2010 | 21H10

Google car à Courcelles (Belgique) en juillet 2009 (Exxodus/Flickr).

Les voitures de Google Street View ne se contentent pas de photographier les rues à 360 degrés. Sur leur trajet, elles repèrent et enregistrent aussi les réseaux WiFi. Une atteinte à la vie privée ? Google se défend : selon lui, ces données sont publiques et permettront de proposer aux internautes des services de plus en plus localisés.

La polémique est partie d’Allemagne, et Google veut empêcher qu’elle s’étende au reste de l’Europe. La semaine dernière, le commissaire fédéral allemand en charge de la protection des données s’est dit « choqué » par les méthodes de Google, jugeant « illégale » la collecte d’informations sur les réseaux WiFi. La Cnil, elle, reste silencieuse. Contactée ce mardi, elle n’a pas encore donné suite à nos sollicitations.

Des données « par définition » publiques selon Google

Google, lui, ne voit rien d’illégal dans l’enregistrement des réseaux WiFi privés. Une porte-parole nous a adressé cette explication :

« Oui, nous enregistrons des données sur les réseaux WiFi en France, et ailleurs. Les données de localisation du WFi sont par définition diffusées publiquement. Les enregistrer pour la géolocalisation n’a rien de nouveau, et Google n’est pas le seul à le faire. »

Comment Google collecte-t-il les données, et qu’en fait-il ? Selon un billet posté ce mardi sur le blog officiel Google Policy Europe, les antennes installées sur le toit des véhicules enregistrent les réseaux WiFi émettant depuis les bâtiments photographiés. Ces données permettraient seulement de localiser l’émetteur, pas d’identifier son propriétaire.

Dans quel but ? Pour offrir aux internautes des services de plus en plus localisés, via leurs téléphones portables, qui recherchent automatiquement les réseaux WiFi présents dans le secteur. En comparant les réseaux repérés par le téléphone à ceux enregistrés par ses véhicules, Google peut localiser l’utilisateur de l’appareil. Et adapter ses informations ou ses cartes, mais aussi ses publicités.

Cette nouvelle polémique ne va pas améliorer l’image de Google, ni ses relations avec les autorités chargées de protéger la vie privée.

Comme Bing, le moteur de recherche de Microsoft

Le 20 avril, la Cnil et neuf de ses homologues européennes avaient déjà estimé dans une lettre commune que Google et d’autres acteurs du Net « négligent trop souvent les valeurs et les lois relatives à la protection de la vie privée dans le cadre du lancement de leurs nouveaux produits ». Ils ne visaient pas encore Google Street View, mais le réseau social Google Buzz, pas très regardant sur la confidentialité du carnet d’adresses de ses utilisateurs.

Pour sa défense, Google avance un autre argument : il n’est pas le seul à collecter des informations sur les réseaux WiFi privés. En rappelant que les cartes de son concurrent Bing, le moteur de recherche de Microsoft, reposaient elles aussi sur cette méthode contestée.

Photo : Google car à Courcelles (Belgique) en juillet 2009 (Exxodus/Flickr).

Source :  http://eco.rue89.com/2010/04/27/la-google-car-enregistre-aussi-votre-reseau-wifi-149258

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Non, le principe de précaution n’est pas synonyme de régression!

Marianne2

Christian Jacquiau-Economiste | Mardi 27 Avril 2010 à 14:01

Christian Jacquiau, économiste, répond à Elie Arié. Pour lui, le principe de précaution est loin d’être un facteur de régression économique. Et il est des sujets bien trop sérieux pour être laissés entre les mains des seuls scientifiques.

Thomas Claveirole - Flickr - CC

Jamais comme aujourd’hui la société ne s’est projetée dans une fuite en avant dopée par une suprématie du court terme confinant à la caricature. La croissance économique à tout prix !

Mais dans quel but ? Pour quoi faire ? Et surtout… pour qui ?

A court d’arguments, de pseudos progressistes – dont Elie Arié s’est fait le porte-parole dans ces colonnes – tentent d’agiter l’épouvantail de la régression économique pour dénier toute légitimité au principe de précaution.
Comme si le progrès économique ne pouvait reposer que sur ce dogme consistant au nom du modernisme à admettre – en dehors de tout débat démocratique – la supériorité prétendument indiscutable d’experts en expertises payés par leurs mandants pour répandre l’indépassable et quasi religieuse bonne parole scientifique.

Le progrès (la fameuse croissance) économique de quelques oligopoles, sans aucun doute. Mais à quoi bon puisque le progrès social a quant à lui été consciencieusement déconnecté de cette croissance au nom de laquelle tous les coups sont permis ?

Pire encore, puisque l’ultralibéralisme mondialisé porte, inscrit dans ses gènes, la régression sociale pour corollaire à la sacro-sainte croissance économique.

En rien, nulle part, personne ne réclame le risque zéro. Ce serait absurde. Mais pourquoi tout ce qui touche à la science contemporaine relève-t-il d’une croyance quasi mystique, d’un obscurantisme quasi religieux ?

Le principe dit de précaution n’est-il pas justement d’évaluer dans la plus grande transparence et de la façon la plus objective possible – c’est-à-dire en dehors de toutes pressions hiérarchiques, financières et politiques –  les risques potentiels encourus.

À charge pour la société d’en mesurer sereinement les enjeux, de se considérer comme suffisamment informée ou non et de prendre en responsabilité les décisions qui la concernent en premier chef.

Elle doit pouvoir le faire sereinement et indépendamment.
 
Combien étaient les éminents médecins appelés par Elie Arié en renfort de sa démonstration pour « affirmer, lors de la mise en circulation des premiers trains, que l’organisme humain ne supporterait jamais des vitesses de 40 km/heure » alors que des trains de marchandises circulaient à des vitesses supérieures, bien avant que ne se généralise le transport de passagers. Et que si les cheminots ne l’avaient physiquement supporté…

Combien en revanche – pour des raisons de prospérité économique et d’intérêts personnels bien compris – ont ignoré la question de l’amiante dans l’industrie et dans les bâtiments, celle de la lucrative commercialisation d’un sang souillé que l’on savait contaminé, celle de l’exposition de militaires aux radiations atomiques, de la prolifération des OGM, des nanotechnologies et de bien d’autres ?

Combien refusent encore – au nom du bonheur économique – le lien entre la prolifération des cancers et le recours massif aux intrants chimiques (pesticides insecticides fongicides et autres engrais de synthèse) dans l’agriculture productiviste et intensive pourtant admis aujourd’hui par une communauté de plus en plus large d’éminents cancérologues ?

La question n’est pas celle, stupide incontestablement, de savoir si une société peut fonctionner sur la base d’un risque zéro ou non.

Elle est en revanche de savoir qui prend le risque ? Au profit de qui ? Pourquoi ? Comment ? Qui en subira les conséquences ? Et qui l’assumera ?
 
En un mot le risque mais… pour qui ?
 
En quoi le fait de partir en vacances en voiture le 15 août (les congés payés, pour ce qu’il reste des droits acquis sociaux, font encore parti de la panoplie des salariés, même si les temps changent…) interdirait-il de se documenter sur la nocivité des antennes-relais et la prolifération des ondes électromagnétiques au point d’en ignorer, par exemple, le rapport d’études internationales publié par le Bioinitiative Working Group sur les dangers des émissions type téléphonie mobile (téléphone portable, antennes relais GSM, UMTS, ondes Wifi, Wimax, Bluetooth, téléphone sans fil…) pour la santé ?

Le principe de précaution n’a pas entraîné « l’interdiction totale de l’automobile », fait observer notre docteur ès imprévoyance. Incontestablement ! Mais il a tout de même permis d’en faire évoluer les équipements de sécurité actifs : ABS (Antiblockiersystem), AFU (Assistance au Freinage d’Urgence), ESP (Electronic Stability Programme) et passifs (ceintures de sécurité à prétention, airbags, appuie-têtes réactifs en cas de chocs arrière,  dispositifs anti-intrusion des éléments mécaniques coulissants sous l’habitacle en cas de choc frontal, etc.).
 
Loin d’être une concession faite aux adeptes de la décroissance, l’application du principe de précaution a été en la matière un facteur d’accélération de renouvellement du parc automobile et donc… de la consommation !

Les assureurs, qui n’ont rien de philanthropes, couvrent d’ailleurs sans rechigner les risques liés à l’usage de bolides de plus de 500 chevaux dépassant allègrement le seuil des 300 km/h. Aucune compagnie d’assurances n’accepte en revanche de couvrir les opérateurs de la téléphonie mobile pour les conséquences sanitaires éventuelles liées à l’usage du téléphone portable.
 
En professionnels du risque, lorsqu’il le faut, les assureurs appliquent le principe de précaution… à leurs propres intérêts.

Les OGM qui ont ruiné tant de petits paysans dans les pays qu’on appelle pudiquement du Sud pour ne pas avoir à les qualifier de pauvres sont une parfaite illustration de cette mainmise économique d’une poignée d’entreprises transnationales sur les semences agricoles rendant obligatoire pour le paysan le paiement annuel d’une redevance à ceux qui s’en sont octroyés la paternité.

Contester ce droit peut effectivement être perçu comme une menace de « régression économique »… pour les  Monsanto, Basf Agro, Bayer CropScience, Dow AgroSciences, Dupont de Nemours et autres Syngeta.

Fumer, boire de l’alcool au-delà du raisonnable, circuler à moto, avoir des rapports sexuels non protégés, relèvent de choix individuels et personnels qui ne peuvent être comparés à d’autres risques pris pour notre compte et à notre insu.

Qui peut encore croire en cette religion des temps modernes qui conditionne la prospérité sociale et sociétale à la croissance infinie d’une consommation matérielle, elle même tributaire d’une science aujourd’hui totalement asservie aux puissances financières dont les critères de performance ne se mesurent qu’en termes monétaires sur le court terme ?

Les antennes relais, les OGM, les nanotechnologies et toutes les autres menaces qui pèsent sur notre avenir débordent aujourd’hui le cadre des cercles qui les ont vu naître pour devenir de véritables enjeux de société.

Ce sont des sujets bien trop sérieux pour être laissés entre les mains des seuls scientifiques.

Source :

www.marianne2.fr/Non,-le-principe-de-precaution-n-est-pas-synonyme-de-regression!_a192245.html

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"On se sert du volcan pour discréditer le principe de précaution"

L'expansion.com

Propos recueillis par Laura Raim –  21/04/2010 16:46:00 
 REUTERS/Gonzalo Fuentes
L’aéroport Charles de Gaulle, à Roissy, le 19 avril 2010.

Le chaos engendré par le volcan islandais sur le transport aérien a relancé la polémique sur le principe de précaution. A tort, selon Arnaud Gossement, avocat en droit de l’environnement, qui déplore l’amalgame entre cette notion et celle de prévention.

L’éruption du volcan islandais a provoqué la paralysie du transport aérien en Europe. Certains accusent les gouvernements d’être allés trop loin dans le principe de précaution…

Ils n’ont pas appliqué le principe de précaution, mais de prévention. Il ne faut pas confondre ces deux notions juridiques. Le principe de prévention s’applique quand les experts s’accordent sur l’existence et la nature d’un risque. C’est la déclinaison juridique du principe philosophique de prudence. Des cas d’avions accidentés après avoir traversé des nuages de cendre ont déjà été répertoriés par le passé. Le risque était donc avéré. A la limite, on peut parler d’un excès de prudence, mais pas de précaution. C’est trop facile de critiquer a posteriori. Il s’est passé la même chose avec la grippe A. Quand Roselyne Bachelot a annoncé en septembre le programme d’achat de vaccins, personne n’a protesté. C’est seulement en novembre qu’on a commencé à accuser le gouvernement d’avoir été trop précautionneux. 

Dans quelle situation faut-il appliquer le principe de précaution, alors ?

Ce principe est inscrit depuis 1995 dans la loi française, et depuis 2005 dans la Constitution, à travers la Charte de l’environnement. Il s’applique quand il y a encore des incertitudes et des débats entre experts sur le risque lié à une activité ou à une nouvelle technologie.  C’est le cas par exemple avec les OGM et les champs électromagnétiques. La Charte de l’environnement ordonne alors aux pouvoirs publics de ne pas attendre de disposer de certitudes scientifiques pour agir préventivement. De toutes façons, le principe de précaution s’applique uniquement dans le cadre du droit de l’environnement. Or le nuage de cendres représentait un danger pour les voyageurs aériens, pas pour l’environnement.

Pourquoi est-ce si important de distinguer prévention et précaution ?

Parce que les adversaires du principe de précaution profitent de l’amalgame pour tenter de discréditer cette notion. Les producteurs d’OGM, par exemple, aimeraient bien que la France adopte l’approche américaine qui consiste à commercialiser un produit avant d’être sûr à 100% de l’absence de risque, quitte à rapidement retirer le produit de la distribution en cas de problème. En France, les deux ambassadeurs de la lutte contre le principe de précaution sont Jacques Attali, qui le considère comme un frein à la croissance, et Claude Allègre, qui s’était opposé en 1996 à la décision de désamiantage du campus de Jussieu où il enseignait.

Le principe de précaution est-il menacé ?

Son contenu a déjà été affaibli une fois, au moment où il a été inscrit dans la Constitution. Lors de la rédaction du texte, les représentants du Medef ont en effet obtenu que cette notion ne recouvre que les risques pour l’environnement, et pas ceux pour la santé. Heureusement, le principe de précaution a un champs d’application plus large dans le droit européen, sur lequel peuvent se baser les associations de santé et d’environnement.

Source :  http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/on-se-sert-du-volcan-pour-discrediter-le-principe-de-precaution_230737.html

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Aéroports fermés : qui veut la peau du principe de précaution ?

rue89_logo-copie-1.gif  Par Corinne Lepage | Présidente de Cap21 | 21/04/2010 | 13H01

C’est devenu une véritable habitude. Désormais, lorsqu’il faut trouver un bouc émissaire à une décision gouvernementale qui gêne, qui déplaît, qui coûte cher, c’est la faute au principe de précaution.

Cette ritournelle prend appui sur une définition complètement fausse du principe de précaution, et est instrumentalisée par tous les lobbys qui ne cessent de vouloir la mort du principe de précaution. Au passage, on observera que les entreprises allemandes vivent avec le « vorsorgeprinzip » depuis 1970, et cela ne les empêche guère d’être les premiers exportateurs mondiaux.

Principe précaution Vs principe de prévention

Tout d’abord, les médias comme les politiques entretiennent une confusion entre le principe de précaution et le principe de prévention, et cette confusion est savamment orchestrée.

Le principe de prévention vise à prévenir les risques dont on connaît les conséquences mais dont on ignore la probabilité.

Le principe de précaution concerne les risques non avérés, essentiellement dans le domaine technologique, dont on ignore s’ils existent et quelle serait leur réalité.

Le nuage venu d’Islande risque de causer des dommages parfaitement inventoriés à des moteurs d’avion, et par là même de provoquer des catastrophes aériennes. Interdire aux avions de voler relève donc à l’évidence du principe de prévention, et non du principe de précaution.

De la même manière, l’interdiction faite à des personnes de vivre dans des zones dangereuses car menacées par des submersions relève de la prudence et de la prévention et en aucune manière de la précaution.

En effet, chacun sait ce qu’est une inondation ou une crue massive. L’incertitude ne porte pas sur leurs conséquences mais sur leur ampleur, et les prévenir relève bien de la prévention et non de la précaution.

Tuer le principe de précaution

Dès lors, cette logorrhée de précaution cache en réalité un tout autre objectif : décrédibiliser dans l’opinion publique le principe de précaution.

Ce principe gêne en effet considérablement de nombreux lobbys dans la mesure où, s’il était appliqué, il les contraindrait à engager des sommes importantes dans la recherche des conséquences négatives que leurs produits ou services pourraient, avoir avec le risque supplémentaire que cette recherche aboutisse à mettre en exergue de véritables dangers qui rendraient impossible la commercialisation du produit.

Il faut donc à tout prix tuer ce principe auquel l’opinion publique adhérait massivement à la suite des multiples crises sanitaires liées précisément à l’absence d’application du principe de précaution.

Les premières tentatives datent en France de la charte de l’environnement et il suffit de relire les cris d’orfraie du Medef pour comprendre combien le sujet était sensible pour les entreprises du CAC 40. Elles ont échoué.

Les deuxièmes tentatives, notamment illustrées par Claude Allègre, ont cherché à ramener à l’obscurantisme ce principe, pour des raisons prétendument scientifiques, alléguant que son respect nous ramènerait dans des cavernes et qu’il était opposé à la science.

C’est évidemment tout le contraire puisque le principe de précaution conduit à approfondir les recherches que précisément les amis de M. Allègre n’ont pas envie de conduire pour les raisons exprimées ci-dessus.

Nous sommes donc à la troisième tentative, celle qui consiste à instrumentaliser des choix politiques contestés pour essayer d’illustrer les « erreurs », voire les errances auxquelles conduirait le principe de précaution. C’est une parfaite mauvaise foi, mais nous savons depuis longtemps que tous les moyens sont bons… pour certains.

Arrangeant bouc émissaire

On ajoutera une donnée supplémentaire plus profonde. L’affaire du nuage islandais nous ramène à une condition humaine d’une extrême fragilité au regard de la force de la nature. Nous sommes contrariés à la fois matériellement dans notre activité économique quotidienne, mais aussi métaphysiquement, puisque l’homme trouve plus fort que lui.

Notre société contemporaine ne peut pas le supporter et ne peut pas supporter d’être gênée dans son activité. Il lui faut donc trouver un bouc émissaire, un responsable. Comme il paraîtrait absurde de mettre en cause le volcan lui-même, ce qui serait quelque part reconnaître cette infériorité, il faut alors mettre en cause les mesures de prudence élémentaires qu’impose la situation.

Et d’une pierre deux coups : essayer une bonne fois pour toutes de tordre le cou de cet « infâme principe de précaution » qui, par-dessus le marché, couplé à la responsabilité, pourrait conduire les grands lobbys à supporter les conséquences des technologies qu’ils ont choisies, indépendamment des conséquences négatives qu’elles pourraient avoir.

Ce serait tellement mieux si on pouvait continuer à ne pas se préoccuper de ces « broutilles » et n’être responsable de rien, puisque l’état des connaissances ne permettait pas de savoir ni d’imaginer qu’il puisse y avoir des conséquences négatives à ses choix, situation d’autant plus facile à installer qu’il n’existerait aucune obligation de faire préalablement quelques recherches que ce soit pour savoir si des risques sont à envisager.

Chacun sait bien qu’on ne risque pas de trouver ce qu’on n’a pas cherché !

Des lors, climato-sceptiques, écolo-sceptiques, humano-sceptiques de tous les pays, unissons-nous et achevons cette torpille dirigée contre nous qui s’appelle le principe de précaution.

Formulée ainsi, la remise en cause du principe de précaution apparaîtrait-elle à nos concitoyens aussi présentable et souhaitable ? On peut en douter.

Source :  http://www.rue89.com/corinne-lepage/2010/04/21/mais-que-vous-a-fait-le-principe-de-precaution-148311

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Voir aussi : http://www.rue89.com/2009/04/24/ondes-le-principe-de-precaution-ne-suse-que-si-lon-sen-sert

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Priartem demande au Préfet du Val de Marne une réunion de la Commission départementale sur les antennes-relais

PRIARTEM    mis en ligne jeudi 15 avril 2010 par jesusparis

Le décès brutal, il y a quelques jours, de Dominique Trémoureux a profondément choqué les riverains du 92 rue François Rolland à Nogent sur Marne et les membres de l’Association des Nogentais et de Priartem qui, à ses cotés, sont mobilisés depuis 2004 pour faire retirer l’antenne-relais installée à 5 mètres de sa cuisine. Ils ont récemment entamé une procédure auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris contre l’opérateur Bouygues Télécom.

Il y a quelques semaines cette femme de 67 ans a appris qu’elle allait devoir subir un traitement suite à l’apparition d’un processus tumoral. Sans même évoquer le possible lien de causalité entre la pathologie dont elle souffrait et les rayonnements de cette antenne-relais, nul ne peut nier qu’elle n’a pas eu le droit de vivre ses dernières années dans la paix et la sérénité, dans cet “environnement équilibré et respectueux de la santé” inscrit pourtant dans nos droits constitutionnels.

C’est donc avec beaucoup de crainte que nous envisageons la venue de nouveaux locataires, à nouveau confrontés à l’obligation de vivre à 5 mètres de cette antenne-relais.

Marc Arazi, coordinateur régional Priartem pour l’Ile de France, a donc demandé ce jour par courrier à Monsieur Michel Camux, Préfet du Val de Marne, à ce que la Commission départementale sur les antennes-relais du Val de Marne, dont Priartem est membre, se réunisse dans les meilleurs délais pour éviter que cette situation ne se reproduise et pour faire le point sur les évolutions survenues dans ce domaine suite au Grenelle des ondes.

Marc Arazi

Délégué Priartem Ile de France

Source :   http://www.hns-info.net/spip.php?article22918

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Antenne-relais Orange :la Ville va en cassation

     Publié le jeudi 15 avril 2010 à 11H00

« Nous avons deux mois pour préparer notre pourvoi en cassation », annonce Michaël Gomez, directeur de cabinet (en médaillon). Aux Chesneaux l'antenne émet toujours à moins de 67 m de l'école.

« Nous avons deux mois pour préparer notre pourvoi en cassation », annonce Michaël Gomez, directeur de cabinet (en médaillon). Aux Chesneaux l’antenne émet toujours à moins de 67 m de l’école.

CHÂTEAU-THIERRY (Aisne). Le feuilleton judiciaire pour le déplacement de l’antenne Orange se poursuit. Déboutée pour la deuxième fois par les juges, la Ville se pourvoit en cassation.

SUR le terrain, statu quo. L’antenne Orange est bien arrimée à 67 mètres de l’école des Chesneaux et continue d’émettre. Le match entre la Ville et l’opérateur se joue aujourd’hui sur le plan juridique.
La Ville en appelle même à la plus haute juridiction française pour se faire entendre. « Sur les conseils de notre avocat, nous avons décidé de nous pourvoir en cassation », annonce Michaël Gomez, le directeur de cabinet.
Cette décision fait suite à la notification du jugement de la cour d’appel d’Amiens, le 6 avril dernier qui confirme la décision de la juridiction du 1er degré. Elle se déclare donc, elle aussi, incompétente pour statuer sur le dossier, sans même regarder, au fond, les arguments de la collectivité requérante.
Contradiction de jugements
Pour rappel, la municipalité réclame le déplacement de l’antenne relais, installée trop prêt d’un établissement scolaire. Elle met en cause les pratiques de l’opérateur qui l’aurait « frauduleusement influencée » avec une notice d’information technique. Manipulations qui l’ont conduite à autoriser son implantation.
Aujourd’hui, la Ville exige que l’antenne soit plantée à plus de 100 mètres et émette des ondes inférieures à 0, 6 v/m. « C’est une question de santé publique, assure Michaël Gomez. Il en va aussi de la responsabilité de la municipalité. » Selon le requérant castel, l’antenne Orange provoque un « trouble anormal de voisinage ». Un argument entendu par certains juges en France, ce qui pousse la municipalité à poursuivre son action.
« La décision de la cour d’appel d’Amiens vient en contradiction avec des jugements d’autres juridictions, affirme le directeur de cabinet du maire, Jacques Krabal. Par exemple, une cour d’appel a obligé l’opérateur Bouygues Télécom à démonter son antenne à Lyon. » La cour d’appel de Versailles a, en effet, donné raison à une demande de riverains, le 2 février 2009.
Nul besoin d’aller chercher une affaire aussi loin : le collectif Priartem-Les Chesneaux a, lui aussi, obtenu une décision favorable d’un tribunal. La cour d’appel de Paris s’est déclarée compétente sur le dossier. Il devrait bientôt être jugé au fond (notre édition du 27 février 2010). Contrairement à ces deux affaires jugées au civil, la Ville n’est pas un requérant privé, ce qui complique la donne. « Nous n’avons pas d’autres solutions pour nous battre en l’absence de texte loi clair sur les conditions d’implantation des antennes-relais. » Et lancer une procédure administrative était perdu d’avance, puisque la Ville aurait contesté sa propre décision d’autorisation d’implantation.
Aujourd’hui, la municipalité s’en remet donc à la Cour de cassation. En espérant une décision qui fera jurisprudence.
Isabel DA SILVA

Source :  http://www.lunion.presse.fr/article/region/antenne-relais-orange-la-ville-va-en-cassation

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Près de la moitié des Français mal informés sur les effets néfastes des mobiles

leparisien-copie-1.jpg   09.04.2010, 14h15 | Mise à jour : 12.04.2010, 15h26

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Seulement 58,8% des Français se sentent « plutôt bien informés  sur l’utilisation des téléphones portables et ses éventuels risques sur la santé, selon une étude réalisée par l’Institut Ipsos et par l’Inpes, publiée le 7 avril. Néanmoins, les Français se sentent mieux informés sur les effets du tabac sur la santé (96,4%) et sur les effets du monoxyde de carbone (65,5%).

Les effets des antennes relais de téléphonie mobile arrivent en cinquième position (40,9% des Français).

 

Si la plupart des Français sont conscients des éventuels effets néfastes de l’utilisation des téléphones portables, ils sont néanmoins plus encore à déclarer utiliser un téléphone mobile. Ainsi, 84,9% des personnes interrogées disent utiliser un téléphone portable. Les jeunes âgés de 15 à 24 ans sont les plus gros utilisateurs de mobiles (97,6%), suivis des 25-34 ans (92,7%), des 35-44 ans (88%) et des 45-54 ans (80,3%).

Pour les Français, l’utilisation de la téléphonie mobile présente un risque bien moins élevé que les antennes relais, les ondes électromagnétiques et surtout le tabac. Ainsi, 67,1% des personnes interrogées considèrent que le tabac représente un risque « très élevé » pour la santé, contre 63,2% pour le sida, 43,6% pour le monoxyde de carbone, 15,5% pour les ondes électromagnétiques, 15,2% pour la pollution de l’air intérieur des bâtiments, 14% pour les antennes relais et seulement 13% pour l’utilisation des téléphones mobiles.

Parmi les Français qui estiment que l’utilisation des téléphones portables présente un danger pour la santé, 84,2% pensent que la téléphonie mobile peut provoquer des maux de tête, 77,8% des problèmes pour se concentrer, 75,3% du stress et 70,2% de la fatigue. Seulement 67,1% des Français déclarent que les mobiles peuvent entraîner des tumeurs au cerveau, 45,3% des maladies neurologiques et 42,5% des autres cancers.

L’étude révèle également que 84,1% des répondants considèrent qu’éviter de téléphoner trop longtemps ou trop souvent peut limiter l’éventuel danger lié à l’utilisation du téléphone portable. A noter, 35,3% des personnes interrogées déclarent utiliser leur portable plus de 20 minutes par jour et 11,6% plus de deux heures par jour.

Concernant les campagnes d’information réalisées sur les dangers de la téléphonie mobile, 43,4% des personnes interrogées se déclarent « satisfaites » de l’action des pouvoirs publics destinée à protéger leur santé et 34,8% disent avoir confiance en la parole publique sur le sujet.

L’enquête « Les connaissances, perceptions et comportements des Français vis-à-vis des risques liés à la téléphonie mobile » a été réalisée en deux volets par l’Institut Ipsos et Viêt Nguyen-Thanh et Jean-Baptiste Richard de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). L’étude quantitative a été menée entre le 14 et le 22 avril 2009, auprès d’un échantillon de 1505 personnes âgées de 15 à 75 ans. L’étude qualitative a été menée auprès de 39 personnes âgées de 16 à 65 ans. La totalité de l’enquête a été réalisée entre avril et novembre 2009.

Source : 

http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/pres-de-la-moitie-des-francais-mal-informes-sur-les-effets-nefastes-des-mobiles-09-04-2010-881582.php

 

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Sainte-Foy-de-Peyrolières. Pas d’antennes-relais sur le château d’eau

LA-D-p-che-copie-1.png   Publié le 10/04/2010 03:47 | Michel Couralet

Le château d'eau au cœur du village. /Photo DDM MC

Le conseil municipal s’est réuni le mardi 6 avril . L’ordre du jour était le suivant: budget assainissement, budget commune, vote des taux d’imposition; SDEHG: éclairage route de Saint-Thomas, remplacement luminaires au centre du village, installation de prises Marché place de la poste; demande de subvention auprès de l’agence de l’eau pour le schéma d’assainissement, projet d’installation d’antennes-relais sur le château d’eau.

Devant une assistance d’une vingtaine de personnes, le conseil municipal a adopté toutes les délibérations à l’unanimité à l’exception de la délibération concernant l’installation d’antennes-relais sur le château d’eau.

Pas de nouvelle imposition

Les finances de la commune sont sous contrôle avec pour la troisième année consécutive une stabilisation des dépenses de fonctionnement. La rigueur reste cependant d’actualité. Les effets de la crise ont aussi conduit le conseil à ne pas augmenter les taux d’imposition. La subvention dédiée au CCAS a été complétée significativement pour répondre aux besoins croissants d’aide au quotidien. Les projets d’investissements seront conformes aux prévisions et resteront raisonnables compte tenu de l’endettement de la commune.

Le conseil s’est prononcé contre le projet d’antennes-relais sur château d’eau par 11 voix contre 6. L’information va être transmise au président du Syndicat Intercommunal des eaux des côteaux du Touch, propriétaire du château d’eau. La convention ne sera pas signée avec l’opérateur comme entendu entre Jean Aycaguer, président du SIECT et François Vives maire de Sainte-Foy de Peyrolières.

Source :  http://www.ladepeche.fr/article/2010/04/10/813797-Sainte-Foy-de-Peyrolieres-Pas-d-antennes-relais-sur-le-chateau-d-eau.html

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Les Massatois contre l’antenne SFR

LA-D-p-che-copie-1.png   Publié le 04/04/2010 11:14 | J.M.

Les manifestants ont fait la fête sur la place du village avant de se rendre sur le site où devrait être implanté la future antenne SFR / Photo DDM

Manifestation hier à Massat : les habitants ne veulent pas d’une antenne de téléphonie mobile près du village ; ils disent qu’il y en a déjà suffisamment.

Hier après-midi, une centaine de personnes ont manifesté à Massat contre la future implantation d’une antenne relais SFR de téléphonie mobile, à proximité du village. Un collectif nommé « Opidom » (opposants à la prolifération incontrôlée des ondes électromagnétiques), avec le soutien du maire, Léon-Pierre Galy-Gasparrou, a déjà recueilli 500 signatures contre ce projet ; un recours a été également déposé à la sous-préfecture de Saint-Girons qui n’y voit rien d’illégal. La préfecture a délivré le permis de construire, contre l’avis du maire et du conseil municipal. Les opposants reprochent aux antennes d’envahir le paysage et la vallée de Massat serait déjà suffisamment couverte (pylônes à Biert et Boussenac). Ils préconisent que les opérateurs SFR et Orange, mutualisent leurs moyens pour éviter la prolifération, génératrice de pollution visuelle. Enfin, l’argument choc, c’est que le principe de précaution s’impose alors qu’un débat fait rage en ce moment sur les effets des ondes électromagnétiques sur la santé. Ils remarquent que la nouvelle antenne serait trop proche du village (moins de 50 mètres des maisons, et moins de 300 mètres de l’école selon, leurs estimations). Le maire trouve particulièrement singulier que l’architecte des bâtiments de France et le Syndicat départemental des collectivités électrifiées aient pu donner un avis favorable à ce projet avant même qu’il soit déposé en mairie. « C’est aussi le rôle des élus que de donner leur avis. La population avait attiré mon attention sur la problématique de l’antenne et, pour la première fois à Massat, les autochtones comme les néoruraux sont du même avis ; pas de clivage. Des procédures sont lancées et j’aimerais que le conseil municipal puisse être écouté par le préfet. » En tout cas le maire serait en mesure, d’après « Opidom », de bloquer le passage de la ligne électrique du pylône.

Source :  http://www.ladepeche.fr/article/2010/04/04/810370-Les-Massatois-contre-SFR.html

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PREIGNAC : Zizanie autour de l’antenne relais

LA-D-p-che-copie-1.png   Lundi 29 Mars 2010
Orange a décidé de différer l'implantation d'une nouvelle antenne, le temps que les esprits se calment. (Archives « S.0 »)
Orange a décidé de différer l’implantation d’une nouvelle antenne, le temps que les esprits se calment. (Archives « S.0 »)

L’antenne relais de Bigardoy, qui a fait couler beaucoup d’encre et de « larmes », et avait soulevé un tollé de tout le quartier, ne sera pas implantée. Orange a décidé d’annuler ce projet et de rechercher un emplacement plus éloigné de toutes habitations.

« La famille Roulet chassée de chez elle », « Nous allons être obligés de quitter notre maison » et un appel au secours : « Aidez-nous ! Nous avons besoin de vous », c’est en ces quelques termes alarmistes que ce cri de détresse s’est répandu dans la région sous forme de mails. Le 17 janvier, les habitants de Bigardoy, petit quartier de Preignac, apprenaient qu’une antenne relais Orange allait être érigée à quelque 100 mètres de la maison de la famille Roulet.

Beaucoup de bruit pour rien

Malgré des « menaces » non dissimulées, Jean-Pierre Manceau avait demandé à Orange la possibilité de déplacer cette antenne, afin de faire retomber les tensions créées. Mésentente ? Énervement ? Alarmisme ? Autour d’un projet qui devait amener une meilleure réception téléphonique pour les abonnés et qui n’a amené que la zizanie. Orange a donc préféré différer cette implantation, en attendant de trouver un emplacement près de l’autoroute, qui ne gênera personne.

Jean-Pierre Manceau devrait très prochainement proposer un terrain qui conviendrait à tout le monde, mais, malgré tout, une association de soutien a été créée. Elle continuera d’exister sous forme « conviviale », mais restera vigilante autour du quartier Bigardoy.

Auteur : Michel Laville

Source :   http://www.sudouest.com/gironde/actualite/langonnais/article/911025/mil/5875688.html

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Montbrun-Bocage. Pour ou contre l’implantation d’une antenne de téléphonie mobile

LA-D-p-che-copie-1.png    Publié le 25/03/2010 03:51 | LaDepeche.fr

En parallèle du 1er tour des élections régionales, les Montbrunais se sont prononcés pour ou contre l’implantation d’une antenne relais de téléphonie mobile sur la commune de Montbrun-Bocage. Christian Seneclauze, le Maire a souhaité organiser cette consultation pour permettre à ses administrés de s’exprimer clairement par oui ou par non face à l’implantation d’une l’antenne relais car Montbrun-bocage est situé dans une zone blanche.

En 2004, le gouvernement a pris l’initiative de résorber les zones non couvertes par la téléphonie mobile et le haut débit, et a proposé aux communes non couvertes, dont Montbrun fait partie, d’y installer une antenne relais.

A l’initiative du maire, une réunion d’information, regroupant un opérateur de téléphonie mobile, un représentant de « Robin des Toits », et des techniciens du Conseil Général, maître d’ouvrage, a été organisée en vue de donner une information aux habitants sur les ondes électromagnétiques, les ondes des portables. La municipalité s’est même dotée d’un outil pour mesurer les ondes. Les divers essais réalisés près d’une antenne relais similaire ont permis d’établir qu’au-delà d’une distance de 150 mètres, les ondes émises par l’antenne étaient insignifiantes.

Comme l’exigeait la municipalité, le lieu d’implantation prévu de l’antenne est situé à 150 m de la première maison et à 1 km du village, au-dessus du hameau de Massat.

Le conseil municipal n’avait donné aucune consigne de vote pour cette consultation dont la participation a été importante dimanche dernier : 247 votants sur 355 inscrits sur les listes électorales et européennes. Le résultat : 141 oui, 103 non et 3 nuls. Les Montbrunais ont émis un avis favorable à l’implantation de l’antenne relais. Comme il s’y était engagé, le conseil municipal prendra une délibération conforme à l’avis majoritaire de la population.

Source :   http://www.ladepeche.fr/article/2010/03/25/804245-Montbrun-Bocage-Pour-ou-contre-l-implantation-d-une-antenne-de-telephonie-mobile.html

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« Il existe un vrai danger pour la population »

L'Est-Eclair


Marc Cendrier, venu spécialement de Paris, a décidé de prendre à bras-le-corps la problématique des antennes relais à Romilly

Il n’a pas hésité à quitter la capitale pour rejoindre, lundi soir, Romilly. Marc Cendrier, l’un des responsables de l’association Robin des toits ne tergiverse pas quand on lui demande son opinion sur les antennes relais. « Le rapport Bio-Initiatives 2007 qui a été réalisé par un groupe de scientifiques indépendants des industriels et des opérateurs de téléphonie mobile, appelle les autorités publiques de chaque pays à revoir les normes d’exposition aux champs électromagnétiques, explique Marc Cendrier. Ce rapport a été validé et soutenu par la haute autorité européenne et il n’a jamais été contesté. »
L’association ne mâche pas ses mots et parle d’un « scandale sanitaire » met en garde Marc Cendrier. « Il faut se méfier de la désinformation, parfois institutionnelle mais le plus souvent industrielle qui consiste à dire que les antennes relais, par exemple, ne sont pas nocives parce qu’elles génèrent des émissions 100 000 fois inférieures à celles des téléphones portables. C’est faux ! »
Et Marc Cendrier d’expliquer « qu’un téléphone portable émet environ 15 volts par mètre (V/m) en moyenne en conversation tandis qu’une antenne émet généralement entre 0,05 et 20 V/m environ en fonction de sa proximité, de son orientation et de l’heure de la journée. 2V/m n’ont jamais été 100 000 fois inférieurs à 15V/m ! »
Robin des Toits revendique une réglementation avec un seuil maximal de 0,6 V/m d’exposition du public par les antennes relais.
Source :  http://www.lest-eclair.fr/index.php/cms/13/article/434599/__Il_existe_un_vrai_danger_pour_la_population__

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Saint-Gaudens. « Tout n’est pas perdu »

LA-D-p-che-copie-1.png    Publié le 13/03/2010 03:53 | LaDepeche.fr

L'antenne relais installée aux Caussades fait toujours débat. Photo DDM, Jal.

La mise en place de l’antenne-relais de téléphonie mobile Orange, pendant les vacances de Noël, avait surpris tout le monde. Riverains et parents d’élèves des écoles maternelle et primaire toutes proches des Caussades qui avaient alerté la municipalité, six mois auparavant, ne baissent pas les bras. Réunis jeudi soir à la salle du Belvédère, ils ont invité l’association Antennes 31, qui compte maintenant un collectif saint-gaudinois, à venir informer le public des dangers de cette nouvelle antenne, mais aussi des actions à mener. Etait également présente l’association Ondes Santé Environnement, créée il y a trois ans au quartier des Gavastous.

Des actions en justice

« Tout n’est pas perdu, il reste encore des possibilités pour la faire démonter », a expliqué un représentant toulousain du Collectif Antennes 31. Venue présenter un diaporama sur les dangers pour la santé des antennes-relais, notamment près des écoles, l’association toulousaine se veut également « être un moteur pour aider le collectif local à se faire entendre et agir ». Des actions qui passent le plus souvent par le recours à la justice. « Il y a déjà eu des condamnations de démontage d’antennes suite à des plaintes de riverains pour trouble anormal au voisinage, et un procès en cours concernant une plainte de riverains à Marquefave », soulignent les Toulousains. Pour l’association Antennes 31, ce sont surtout les risques pour la santé qui demandent de la vigilance, le seuil d’exposition de 0,6 volt par mètre devant être respecté pour être certain de ne subir aucun effet néfaste de ces ondes. « Mais ce risque pour la santé n’est pas encore reconnu par les tribunaux, donc inutile à mettre en avant pour le collectif. Tandis que le trouble du voisinage a déjà fait ses preuves dans certains procès, où des sociétés de téléphonie mobile ont été condamnées au démontage des antennes trop proches de maisons ou de structures comme les écoles ». Des solutions existent donc, que le collectif saint-gaudinois des Caussades compte bien mettre en œuvre.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2010/03/13/796091-Saint-Gaudens-Tout-n-est-pas-perdu.html

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Balma. Le maire : «C’est au collectif de saisir la justice»

LA-D-p-che-copie-1.png   Publié le 04/03/2010 03:46 | LaDepeche.fr

Polémique. Antenne de téléphonie mobile.
Ils disent 'non' à l'antenne. Photo DDM, C.B.

À lain Fillola, maire de Balma, réagit aux affirmations d’un collectif de riverains, qui s’est créé pour protester contre l’installation d’une antenne de téléphonie mobile aux abords du Cyprié-Village (notre édition du 2 mars).

« Un chiffre est erroné : le quartier du Cyprié-Village ne comptera pas « 1 200 logements fin 2 011 » mais seulement 450 au total. Si le pylône mesure bien 32 mètres, les antennes seraient, elles, situées à 27 mètres de hauteur. Par ailleurs, la ville ne peut refuser de délivrer une autorisation d’urbanisme concernant un projet d’installation d’antenne de téléphonie mobile sur un terrain privé dès lors que ce projet est conforme aux règles définies dans le Plan Local d’Urbanisme. Ce dernier, ne peut opposer d’obstacles à de tels projets dès lors qu’ils sont conformes aux normes en vigueur. »

« Toutes les jurisprudences connues montrent que, chaque fois qu’une commune a tenté de s’opposer à l’implantation d’antennes relais, le Conseil d’État ou les Cours Administratives d’Appel ont systématiquement annulé les arrêtés municipaux. Les juges refusant alors de retenir le principe de précaution invoquent l’intérêt public, à savoir la couverture de l’ensemble du territoire par les réseaux de téléphonie mobile. Voilà pourquoi la Mairie a dû accorder cette autorisation d’urbanisme. »

« En 2001, lorsque j’ai voulu prendre un arrêté municipal limitant le nombre d’antennes sur la commune, le Tribunal Administratif de Toulouse m’a débouté au terme d’une longue procédure et a même condamné la Ville à payer des pénalités de retard à l’opérateur. Aujourd’hui, seul un juge civil – qui ne peut être saisi que par un particulier ou un collectif de particuliers – est en mesure de reconnaître un « trouble pour le voisinage » et stopper le projet. La municipalité sera attentive aux démarches entreprises par le collectif. Nous sommes vigilants, tous ceux qui le souhaitent pourront rencontrer les représentants de Bouygues Telecom les 16 et 17 mars prochains, de 14 heures à 19 h 30, à l’Espace Marqueille (avenue Jean-Baptiste de Lamarck). » Alain Fillola organisera ensuite une réunion publique pour aborder sereinement et en toute transparence ce sujet très sensible.

Source :  http://www.ladepeche.fr/article/2010/03/04/789092-Balma-Le-maire-C-est-au-collectif-de-saisir-la-justice.html

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Le scanner corporel, ou le dogme de l’automatisation des frontières

Par David Samson | étudiant-chercheur | 27/02/2010 | 15H45

« J’ai l’impression que la technologie est devenue une nouvelle religion dans la lutte contre le terrorisme », déclarait l’eurodéputé allemand Alexander Alvaro (ALDE, centriste), au sujet de l’introduction des scanners corporels dans les aéroports.

C’est résumer l’arrière-fonds de cette mesure, qui s’insère, aux côtés des passeports biométriques, dans le projet plus global d’automatisation des frontières.

Déjà installées dans plusieurs aéroports américains et européens (Heathrow a néanmoins suspendu un essai), ces machines, qui font apparaître des corps nus à l’écran, suscitent trois enjeux principaux, relatifs au respect de la vie privée, au principe de précaution en matière de santé, et à leur efficacité.

Avant même qu’on en débatte, le Royaume-Uni et la France ont cependant emboîté le pas aux Etats-Unis, jugeant inutile toute concertation préalable au sein de l’Union européenne. Le projet de loi Loppsi autorise ainsi l’« expérimentation » pour trois ans des scanners corporels.

Présenté comme « facultatif », ce scanner (200 000 euros pièce) sera imposé à tout voyageur, le refus de s’y soumettre valant refus d’embarquement.

L’urgence serait telle que la direction générale de l’aviation civile (DGAC) a tout bonnement anticipé la promulgation de la loi, en mettant en œuvre depuis lundi un scanner à ondes millimétriques à l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle, visant les voyageurs à destination des Etats-Unis : une politique du fait accompli mise en cause par la Ligue des droits de l’homme.

Radiations : le principe de précaution ignoré

Le risque sanitaire allégué a été levé en trois temps. Chargé de la sûreté nucléaire, l’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a d’abord considéré que les scanners à rayon X dégageaient une dose de radiation négligeable, avant d’écarter leur usage en vertu du « principe de justification », qui soumet toute irradiation, même minimale, à la nécessité de celle-ci.

On a alors porté le choix sur les scanners à ondes millimétriques, qui offrent le double avantage de respecter le seuil large fixé par le décret du 3 mai 2002 sur l’exposition aux champs électromagnétiques, et de n’être pas soumis au principe de justification, qui ne vaut qu’en matière de radioprotection.

Restait la question des risques potentiels : bien que ces scanners n’aient pas fait l’objet d’études sanitaires précises, raison pour laquelle ils ne présentent « pas de risque avéré », le principe de précaution fond comme neige au soleil devant l’impératif de la sécurité.

Etre scruté tout nu, une méthode banale de sécurité ?

La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a tenu à le rappeller :

« Certains scanners permettent d’obtenir l’image des corps nus des individus, et peuvent notamment dévoiler leurs parties génitales, ainsi que leurs éventuelles infirmités, leur maternité ou toute autre information relative à leur santé. »

Quelques garde-fous pour éviter les dérapages les plus criants, et le tour est joué : on va ainsi rendre « non identifiable » les corps mis à nu et interdire tout stockage des images, afin d’éviter qu’un agent peu scrupuleux ne les diffuse ailleurs.

Suffit-il de restreindre les risques par ces mesures à l’efficacité contestable ? En titrant son avis « Jusqu’où se dévoiler pour être mieux protégé », la CNIL nous place devant un ultimatum : puisqu’on a pas d’infirmité susceptible d’être exposée, on finira par admettre, pour la « sécurité de tous », une mesure qui serait moins intrusive qu’une fouille au corps.

Mais de ce qu’une telle mesure ne me gêne pas, puis-je conclure que j’ai le droit de l’imposer aux autres ? N’est-ce pas ignorer la nature même du droit à la vie privée, liberté fondamentale de l’individu qui permet de le protéger de la « tyrannie de la majorité » ?

La sécurité comme religion, au service de lobbies organisés

Et le caractère intrusif d’un dispositif le rendrait-il nécessairement plus efficace ? L’utilité du scanner est pourtant relativisée, tant par Hortefeux lui-même que par le rapporteur de l’ONU sur les droits de l’homme et l’antiterrorisme, Martin Scheinen, qui plaide pour la réconciliation de la sécurité et de la vie privée.

Au nom de l’urgence sécuritaire, on fait fi de toute étude sanitaire sérieuse, et, au-delà, de tout débat sur les conséquences générales d’une technologie qui nous conduit vers une société où être dévisagé nu devient une norme banale de sécurité.

Bien que tous, des experts de la sécurité aux associations, admettent la relativité de l’efficacité des scanners, la présence de risques sanitaires éventuels et leur intrusion incontestable dans l’intimité, on impose leur usage au nom du dogme technophile de l’automatisation des frontières, « religion » qui bénéficie de lobbies organisés.

Au détriment d’une politique sécuritaire cohérente, qui mettrait l’accent sur les hommes plutôt que sur les machines, et tenterait d’apporter des réponses politiques à des problèmes trop importants pour être laissés aux mains des douaniers.

Source :  http://www.rue89.com/2010/02/27/le-scanner-corporel-ou-le-dogme-de-lautomatisation-des-frontieres-140594

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Projet d’antenne relais à Auzits : Orange n’arrive pas à convaincre

accueil midilibre.com   Édition du vendredi 26 février 2010

Projet d'antenne relais à Auzits : Orange n'arrive pas à convaincre

IL N’EST PAS qu’en ville ou en zone suburbaine que la question de l’implantation d’antennes relais de téléphonie mobile pose problème et suscite de « légitimes interrogations », notamment en matière de conséquences éventuelles sur la santé ou sur l’environnement. Et pourquoi en serait-il ainsi ?
Le milieu rural participe également de ce mouvement, de cette prise de conscience collective. Pour faire suite à nos informations (voir notre édition du 19 février), des habitants d’Auzits, principalement des riverains, sont venus nombreux – on comptait plus d’une trentaine de personnes, représentant toutes les tranches d’âge – demander des explications et des précisions, tant aux représentants de la municipalité qu’aux techniciens d’Orange. Éric Nieche, responsable territorial Uprso, et

Jean-Paul Dellus, négociateur pour les sites mobiles, ont bien voulu répondre aux nombreuses questions, et notamment à celles portant « sur les avantages de l’implantation d’un relais à l’emplacement prévu » ; emplacement qui, selon leurs dires, « n’entraînera aucune incidence sur la santé tant des personnes que des animaux ». Quant à l’impact sur l’esthétique ou sur l’intégration environnementale, ils ont simplement concédé que ce n’était pas leur « problème ». Ce pylône relais, implanté à la côte 515, avec ses 35 mètres de haut, culminera ainsi à 550 mètres, et arrosera, s’il voit le jour, les deux vallées d’Auzits et de Rulhe.
Bon nombre des participants à cette rencontre n’ont pas été convaincus par « les bonnes paroles » des représentants d’Orange. Ils ont décidé de créer un groupe qui devrait, dans un premier temps, demander au conseil municipal d’organiser une réunion publique où chacun pourra s’exprimer. Interviewé, l’un des opposants indique qu’il n’est pas contre le principe d’une antenne « mais pas à cet emplacement qui dénature le paysage ». En toute transparence, il souhaite que l’on présente au groupe et à toute la population « d’autres propositions compatibles aux exigences de couverture de zones blanches ». Pour être exhaustif, et sans qu’il y ait dans notre esprit, tout au moins, de relation de cause à effet, mais tout simplement parce que la chose fait partie « du débat public auzitain », l’antenne en question devrait être érigée sur une parcelle appartenant au premier adjoint de la commune. Affaire à suivre…
Source :  http://www.midilibre.com/articles/2010/02/26/VILLAGES-Projet-d-39-antenne-relais-a-Auzits-Orange-n-39-arrive-pas-a-convaincre-1126562.php5

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Couverture 3G : les opérateurs vont partager leurs antennes pour tenir leurs engagements

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Pamiers. Riverains et élus brouillés à cause d’une antenne

LA-D-p-che-copie-1.png   Publié le 24/02/2010 08:24 | Marie Lagedamon

Société. Une nouvelle antenne de téléphonie mobile rue des Cheminots provoque la colère des riverains qui s’estiment trahis par la mairie.

Relation orageuse entre mairie et riverains concernant cette nouvelle antenne. Photo DDM, M.L.

Rue des Cheminots, les riverains réunis chez la famille Lisant ne cessent de fulminer contre cette troisième antenne de téléphonie implantée dans leur quartier. Cette fois, il s’agit d’une antenne « quatrième génération » de Bouygues. Le projet lancé l’été dernier va finalement aboutir, en dépit d’une pétition et de plusieurs recours gracieux déposés à la mairie. C’est en surveillant les lieux de la future implantation, sur le terrain de l’imprimerie Polito, qu’ils ont découvert le chantier. « Une pancarte était cachée par les buissons. En voyant qu’une dalle de béton avait été coulée et qu’un camion avait acheminé les différentes pièces, on a compris », explique, agacé, Pascal Lisant. En deux jours, l’antenne de 35 m a été assemblée, elle devrait émettre d’ici quelques semaines. Les riverains en colère se sentent trahis par la mairie qui n’a pas formulé d’opposition à la réalisation du projet. « Des études scientifiques ont démontré que ces antennes entraînaient des troubles neurologiques mais la mairie, dont la responsabilité est avant tout d’assurer la sécurité des concitoyens, a accepté sans même nous consulter », tempête Jean-Paul. « Qu’est-ce qu’on fait de nos enfants ? On les sacrifie pour du gadget, recevoir la télévision sur son portable ? », renchérit Reine. Une requête a été déposée par leur avocate auprès du tribunal administratif de Toulouse pour demander l’annulation de l’arrêté municipal signé en septembre dernier. Pour les riverains comme l’association écologiste Les Yeux OuVerts, le plan local d’urbanisme (PLU) imposant un éloignement de la voie publique égal à la hauteur de l’antenne n’a pas été respecté. « L’antenne relais de 35 m de haut n’est qu’à 2 m de la voie publique », dénonce Alain Gavart, le président de l’association, qui entend soutenir les riverains, y compris financièrement. « Ce n’est pas parce que l’antenne s’implante en zone industrielle qu’elle présente moins de danger, » poursuit-il.

Surprise à la mairie

A la mairie, Anne Lebeau, directrice du service urbanisme, reste sereine : « Le projet a été validé par un contrôle de légalité, ces antennes sont considérées comme des équipements publics et à ce titre ne sont pas soumises aux règles du PLU. » La mairie assure également avoir obtenu de Bouygues toutes les garanties de sécurité, même si au service urbanisme on avoue ignorer la valeur exacte d’exposition aux ondes électromagnétiques de cette antenne, ni même son activation. Pour les riverains, le seuil maximal légal d’exposition fixé par les textes européens et français est de 3 volts par mètre. Côté opérateur, on s’appuie sur d’autres textes, autorisant des valeurs limites d’exposition allant de 41 à 61 volts par mètre selon les systèmes de téléphonie (GSM ou UMTS). Anne Lebeau comme l’élu à l’urbanisme Hubert Lopez s’avouent surpris par cette fronde des riverains : « C’est la première fois qu’il y a autant de protestation. Cette décision, nous l’avons prise car elle était limitée à une zone industrielle et qu’en possession de toutes les pièces nécessaires pour ce projet implanté sur un terrain privé, la mairie n’était pas en mesure de pouvoir s’opposer. » L’arrêté, qui n’est pas un permis de construire auquel des tiers pourraient s’opposer, ne peut être annulé, sauf par décision du tribunal administratif. « A l’avenir, nous serons bien plus vigilants », promet Hubert Lopez. Les riverains, eux, n’ont pas dit leur dernier mot et comptent riposter.

Source :   http://www.ladepeche.fr/article/2010/02/24/783666-Riverains-et-elus-brouilles-a-cause-d-une-antenne.html

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