Archive annuelles: 2013

Etats-Unis: Les gaz de schiste vus du ciel

20minutes.frPar 20minutes.fr | 20minutes.fr – mer. 30 janv. 2013

Les Etats-Unis vus par les satellites de la Nasa, le 6 décembre 2012., AFP PHOTO / NASA Earth Observatory/NOAA NGDC

20minutes.fr/20minutes.fr – Les Etats-Unis vus par les satellites de la Nasa, le 6 décembre 2012., AFP PHOTO / NASA Earth Observatory/NOAA NGDC

Il n’y a pas que les villes qui éclairent la nuit. Les images de la Nasa ont révélé que les torchères des exploitations de gaz de schiste des Etats-Unis dégageaient une forte luminosité, observable de l’espace. Selon le Financial Times, l’année 2012 a connu une forte hausse de 50% de gaz brûlé dans le Dakota du Nord et le nombre de permis de «torchage» au Texas ont été multipliés par six depuis 2010. Au total, les Etats-Unis brûlent aujourd’hui trois fois plus de gaz qu’il y a cinq ans.

Mais pourquoi brûler le gaz sur place? Tout simplement parce que ce sous-produit des gaz de schiste serait trop cher à transporter par rapport à sa valeur de revente. Les exploitants préfèrent donc le brûler, quitte à émettre dans l’atmosphère de grandes quantités de CO2. Selon un rapport de la Banque mondiale, 1,5% des émissions mondiales de CO2 seraient dues à la combustion de gaz, qui représente entre 130 et 150 milliards de mètres cubes chaque année. Un gaspillage visible de l’espace qui vient encore alourdir le bilan environnemental des gaz de schiste.

 Audrey Chauvet

Source : http://www.20minutes.fr/article/1090423/etats-unis-gaz-schiste-vus-ciel

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Gaz de schiste : des paysans polonais tiennent tête au géant Chevron

terraeco.net

« La malédiction du gaz de schiste », de Lech Kowalski, 75 min. Diffusion ce mardi 29 janvier, à 0h50 sur Arte. Rediffusion samedi 2 février à 10H25 et mercredi 13 février à 09H55.

(Crédit photo : Arte)

En Pologne, des petits paysans bombent le torse face au puissant Chevron. Ils tentent d’empêcher le géant américain de forer pour extraire du gaz de schiste comme il l’a fait en Pennsylvanie. Un reportage diffusé ce mardi soir sur Arte.

Ils font front, le pied obstinément collé à la route, le regard brillant d’affront. Les paysans polonais de Zamosc, dans l’est du pays, entendent bien bloquer le travail des camions dépêchés par Chevron, deuxième compagnie pétrolière des Etats-Unis. Des camions chargés de prospecter les champs de la région en vue de trouver du gaz de schiste. Mais voilà. A quelques encablures de là, de premières prospections menées par le géant américain ont fissuré les murs des fermes, pollué les puits des habitants. Alors les paysans de la région ont commencé à s’interroger. Faut-il voir dans le gaz de schiste une opportunité économique pour la région (l’eldorado aura finalement des allures de pétard mouillé) ? Ou une menace pour la santé des hommes et des bêtes et pour l’environnement ? Dans les salles des fêtes des villages, les habitants se sont réunis et le ton est monté. Chevron a bien tenté de calmer les ardeurs en venant s’expliquer. Il a même, dans un ultime effort, distribué d’affreux tigres en peluche aux paysans. Ils finiront pendus sur les machines de chantier.

Des milliers de kilomètres plus loin, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis, le mal est déjà fait. Le paysage est marqué par le triste spectacle des têtes de puits et, sur les routes, les camions défilent dans un ballet incessant. Ici, des habitants brandissent des bidons d’eau polluée, là, des agriculteurs montrent leurs bêtes au pelage abîmé ou décrivent la fragilité de leur état de santé. En Pennsylvanie, c’est trop tard, assure le réalisateur Lech Kowalski. Mais en Pologne ? Tout est encore possible. Et l’immense Chevron peut craindre l’ire des petits paysans.

Regardez la bande-annonce de « La malédiction du gaz de schiste » :

« La malédiction du gaz de schiste », de Lech Kowalski, 75 min. Diffusion ce mardi 29 janvier, à 20h50 sur Arte. Rediffusion samedi 2 février à 10H25 et mercredi 13 février à 09H55.

Source : 

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Le gaz de schiste gâché aux Etats-Unis

L'actualité industrielle en ligne - INFO24/7 L'Usine Nouvelle   Par Ludovic Dupin – Publié le 28 janvier 2013, à 17h25

Torchère

© Pascal Guittet – L’Usine Nouvelle

Un volume croissant de gaz de schiste est aujourd’hui brûlé dans des torchères aux Etats-Unis. Une pratique excessive qui interroge sur les conséquences stratégiques et environnementales pour le pays.

Aux Etats-Unis, les agences environnementales, l’Etat fédéral et les investisseurs pétroliers s’inquiètent des conséquences du torchage excessif des gaz de schiste, rapporte le quotidien britannique “Financial Times”. Une grande partie du gaz extrait en même temps que le pétrole est tout simplement brûlé, son transport n’étant pas rentable. Au Texas, l’équivalent de l’énergie nécessaire pour alimenter 400 000 foyers a été torché au printemps dernier. Sur l’ensemble du pays, c’est de quoi alimenter les villes de Chicago et de Washington qui part en fumée. Un gigantesque gaspillage d’une ressource stratégique et un rejet massif de gaz à effet de serre.

La raison de ce gâchis est avant tout économique. La production massive de gaz de schiste aux Etats-Unis a fait chuter les prix de 13 dollars le MBTU en 2008 à 3,40 dollars le MBTU aujourd’hui. Les pétroliers n’ont pas intérêt à investir dans la construction de capacités de transport et de stockage de gaz. Conséquence, l’explosion du nombre de puits a pris de vitesse le développement des réseaux. En 2012, 1 000 puits ont été reliés aux systèmes de collecte de gaz, un nombre insuffisant pour stopper la progression du torchage, rapporte le quotidien économique. Le mouvement ne devrait pas s’inverser tant qu’une large partie de la production, notamment au Texas, est vendue à perte. Seule l’exploitation du pétrole qui sort conjointement des puits d’hydrocarbures de schiste est rentable.

Le torchage des gaz est une pratique classique, liée à la sécurité des installations pétrolières. Entre 2005 et 2010, les pétroliers, sous l’effet conjugué des exigences environnementales et de celles de leurs actionnaires, ont diminué de 20 % la quantité de gaz torché. Depuis 2011, ce volume est reparti à la hausse, uniquement sous l’effet de la révolution énergétique américaine. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont au cinquième rang des pays qui brûlent le plus de gaz dans les torchères, derrière la Russie, le Nigeria, l’Iran et l’Irak.

Ludovic Dupin

Source :  http://www.usinenouvelle.com/article/le-gaz-de-schiste-gache-aux-etats-unis.N190439

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Onde électromagnétique : Fleur Pellerin rassure pour protéger la 4G

Informatique et multimédia 

Pascal Samama 01netle 30/01/13 à 11h47

Avant l’examen de la loi sur l’exposition aux ondes, la ministre de l’Économie numérique veut rassurer sur le danger des ondes tout en rappelant que le déploiement de la 4G est un enjeu important pour les opérateurs et les usagers.

Les ondes électromagnétiques dégagées par les outils mobiles et les antennes relais représentent-elles un danger pour la santé ? En plein déploiement de la 4G en France le gouvernement a décidé d’adopter un angle économique. Alors que l’Assemblée Nationale doit étudier demain une proposition de loi sur l’exposition aux ondes, Fleur Pellerin, ministre délégué à l’Économie Numérique, a convié la presse dans le 12e arrondissement de Paris pour effectuer des tests et rassurer les citoyens.
Il s’agissait aussi de rassurer les opérateurs qui développent le réseau 4G en France. Appareil de mesure à la main, la ministre accompagnée de représentants de l’Agence Nationale des Fréquences (ANF) a montré que le niveau dégagé par les antennes était loin d’atteindre le seuil autorisé de 41 V/m. Les associations de riverains, parmi, lesquels les Robin des Toits, aimerait que ce seuil ne dépasse pas 0,6 V/m.

L’absence des ministères de la Santé et de l’Écologie

Concernant les différentes études qui mettent en garde contre l’exposition à ces ondes, Fleur Pellerin répond par le doute : « Elles sont contradictoires et il n’est pas question de jouer avec des peurs irrationnelles pour freiner le déploiement de la 4G. Il ne faut pas opposer l’économie et l’écologie. » Elle ajoute qu’il faut continuer à mener des recherches pour avoir plus de certitudes.
Sous la tutelle du ministère de l’Économie, Fleur Pellerin a défendu sa mission. Quant à l’absence de représentants des ministères de la Santé ou de l’Écologie lors de cette mâtinée de découverte, elle a rappelé qu’il n’était pas question de freiner le déploiement de la 4G. « C’est un enjeu important. Il représente un investissement de 3 milliards d’euros sur 5 ans et des dizaines de milliers d’emplois. »

Protéger le marché de la 4G

Consciente de l’inquiétude qui touche de nombreuses personnes et le développement de pathologies liées à l’hypersensibilité de certaines personnes, la ministre annonce une campagne d’information pour inciter les utilisateurs à se servir d’oreillettes et les fabricants à proposer des modèles adaptés aux enfants. Elle estime aussi que ce sont les téléphones qui génèrent des ondes, pas les antennes.
Faut-il protéger le marché de la 4G ? C’est la question. La loi qui sera examinée demain devait quelques précautions sur le danger potentiel des ondes. Une disposition devait même freiner le déploiement de la 4G avant d’avoir des études confirmant ou non son impact sur la santé. Pour Fleur Pellerin, le déploiement est avant tout un sujet économique qu’il ne faut surtout pas perturber.
Source : http://www.01net.com/editorial/585559/onde-electromagnetique-fleur-pellerin-rassure-pour-proteger-la-4g/

 

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Fleur Pellerin : "Il n’y a pas de consensus scientifique" sur la dangerosité des ondes

Clubic.com

La ministre déléguée à l’Economie numérique a présenté les points que le gouvernent mettra en avant lors du débat portant sur la proposition de loi sur les ondes électromagnétiques. Fleur Pellerin insiste sur le fait que l’implantation des antennes-relais ne doit pas être remise en cause et invite les utilisateurs à se protéger des impacts éventuels de ces ondes en se munissant de kits mains libres ou d’oreillettes Bluetooth.

Fleur Pellerin ANFR

« Au sujet de la dangerosité des ondes, il n’y a pas de consensus scientifique. A l’heure actuelle, la dangerosité n’est pas avérée ni contredite », explique Fleur Pellerin. A l’occasion d’une mesure des ondes à Paris, organisée conjointement avec l’Agence Nationale des Fréquences ce mercredi, la ministre a ainsi tenu à expliquer que l’attention des pouvoirs publics et des utilisateurs devait être portée non pas vers les antennes-relais mais vers les terminaux eux-mêmes.

L’objectif de la présentation était de faire suite aux réunions entamées en 2009 dans le cadre du Grenelle des ondes. Un comité d’expérimentation (Copic) a ainsi été mis sur pied pour mener des simulations sur l’exposition au public. Les observations de ce comité ont ensuite permis la rédaction d’une proposition de loi portant sur les ondes électromagnétiques, déposée par la député écologiste Laurence Abeille.

Fleur Pellerin précise : « Il ne faut pas se tromper de débat mais le plus gros point atypique est le téléphone dans votre sac. C’est pourquoi nous allons proposer la mise en place de campagnes de prévention afin que les utilisateurs se munissent de kits mains-libres ou d’oreillettes Bluetooth. Je note également que certains accessoires ne sont pas adaptés à la morphologie des plus jeunes ».

La ministre souhaite également que des bandeaux incitant à l’achat d’oreillettes Bluetooth figurent sous les publicités pour des téléphones mobiles. « Cette campagne de sensibilisation qui serait similaire au Manger-bouger en matière d’alimentation, ferait ainsi figurer des recommandations afin que les utilisateurs ne soient pas trop exposés aux ondes », ajoute-t-elle.

Vers de meilleurs consensus dans l’installation d’antennes-relais ?

Le ministère entend donc axer son travail sur les terminaux, plutôt que les antennes-relais elles-mêmes. Le gouvernement indique toutefois souhaiter introduire plus de concertation entre les collectivités locales et les opérateurs pour les nouveaux projets d’implantation d’antennes. Depuis une décision du Conseil d’Etat, les maires ont en effet été dépouillés de leur pouvoir de réglementer, sur le territoire de leur commune, ces nouvelles installations.

Désormais, seules les autorités comme le ministère chargé des communications électroniques, l’Arcep ou encore l’ANFR sont compétentes pour réglementer de façon générale l’implantation d’antennes.

La question de l’installation de nouvelles antennes ainsi que la puissance d’émission de ces dernières reste en effet centrale. Deux positions s’affrontent sur le sujet entre d’un côté, ceux qui souhaitent que les antennes soient moins nombreuses mais dotées d’une plus grande puissance et, de l’autre, ceux désirant que le nombre de ces émetteurs soit augmenté. Toutefois, chaque antenne ne couvrirait qu’une petite partie de territoire.

ANFR

Interrogée par nos soins à ce sujet, Fleur Pellerin précise que : « si on abaisse les seuils d’émission (la puissance d’émission d’une antenne, ndr), le nombre d’antennes va logiquement croître, ce qui mécaniquement va également augmenter les ondes produites par les terminaux ».

De son côté, Xavier Moussu, responsable auprès de l’ANFR précise : « le principal écueil dans le fait de réduire la puissance des antennes se situe au niveau de la réception à l’intérieur des bâtiments. Nous avons ainsi constaté des pertes significatives de couverture. De même, si le nombre d’antennes augmente, la facture risque d’être plus importante pour les clients et les opérateurs ».

Une position que ne partage pas l’association nationale pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil, Robin des Toits. En signe de mécontentement face aux conclusions du COPIC, le groupement a décidé de quitter ce comité d’expérimentation. Son porte-parole, Etienne Cendrier précise qu’il est, à ce jour, possible d’abaisser l’exposition du public à 0,6 V/m, à condition de multiplier le nombre d’antennes-relais par trois dans certains quartiers de Paris ou par 1,6 à Grenoble, par exemple.

Robin des Toits rappelle également que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé en mai 2011 les champs électromagnétiques de radiofréquences comme potentiellement cancérigènes (notamment pour le cerveau). Un point sur lequel Fleur Pellerin a tenu à préciser que ce risque restait « potentiel ».

Du principe de précaution à celui d’ALARA

Lors de l’examen de la proposition de loi sur les ondes électromagnétiques à l’Assemblée nationale dès ce jeudi, la ministre soutiendra donc une forme du principe de précaution. Fleur Pellerin milite en effet pour que soit pris en compte le principe d’ALARA (pour As Low As Reasonably Achievable) que l’on peut traduire par « Aussi bas que raisonnablement possible ».

Un amendement tentera ainsi d’introduire cette obligation de moyen précisant que les autorités ont pris et prendront à l’avenir des dispositions afin de réduire l’exposition des utilisateurs. Il n’est toutefois pas certain que l’inscription de ce principe dans la loi fasse taire les critiques.

Source :

http://www.clubic.com/mobilite-et-telephonie/actualite-538274-fleur-pellerin-antennes-relais-ondes-4g.html

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Ondes électromagnétiques : "Ne pas reproduire les erreurs de l’amiante"

Terrafemina

Proposition de loi des écologistes, campagne de sensibilisation à l’utilisation du kit mains libres, étude du comportement des ados face à leur téléphone portable : les ondes électromagnétiques inquiètent les professionnels de santé comme les politiques, qui cherchent des solutions. Le Dr Pierre Souvet, président de l’Association santé-environnement France (ASEF), apporte son analyse.

Ondes électromagnétiques : Ne pas reproduire les erreurs de l'amiante

Terrafemina : Est-il prouvé scientifiquement que les ondes électromagnétiques sont un danger pour la santé humaine ?

Dr Pierre Souvet : Il y a eu une évolution sur le sujet. Désormais elles sont considérées commecancérigènes puisque le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a prouvé que les ondes électromagnétiques multipliaient les risques de tumeurs du cerveau. Et puis il ne faut pas non plus oublier leur incidence sur l’électro-sensibilité des personnes : elles sont à l’origine d’acouphènes (bourdonnements ou sifflements persistants dans les oreilles qui ne sont pas dus à des bruits extérieurs), de troubles du sommeil ou de la concentration.

Tf : Laurence Abeille, une députée écologiste, a déposé une proposition de loi pour réduire la propagation de ces ondes électromagnétiques. Mais ces deux principales mesures, suppression du wifi dans les écoles et obligation pour les opérateurs d’installer des antennes à niveaux d’ondes les plus bas possibles, ont été retoquées. Pourquoi, selon vous ?

Dr P. Souvet : La puissance du lobby des opérateurs est un obstacle insurmontable pour la gauche comme pour la droite. En 2005, Nathalie Kosciusko-Morizet a été la première à déposer une proposition de loi en ce sens. Et depuis, il y en a eu plusieurs. Mais à chaque fois, elles ont été abandonnées. Lors de la conférence environnementale à laquelle j’ai assisté en septembre dernier, le Medef a clairement dit à la ministre de la Santé : on ne touche pas à la 4G. Et elle a acquiescé. 

Actuellement, alors qu’en Chine, la norme est à 6V/m et en Belgique à 3V/m, elle est toujours à 41V/m en France pour les GSM (norme numérique 2G). Et c’est pareil pour la 3G et la 4G. Elles sont obsolètes et devraient être revues. L’Union européenne se bat pour que la France abaisse ses limites. Mais c’est un long combat qui avance très doucement, voire trop doucement.Tf : Quelles sont les solutions pratiques pour réduire l’exposition aux ondes ?

Dr P. Souvet : Il faut d’abord s’appuyer sur une stratégie collective en réduisant au maximum l’exposition des populations. Il est impensable d’attendre et de reproduire ainsi les mêmes erreurs qu’avec l’amiante. Actuellement, le problème ne vient pas des appareils dont la norme de compatibilité électromagnétique est limitée à 3V/m, comme les pacemakers, mais bien des antennes. Leur puissance doit absolument être réduite puis il faudra les redéployer pour une couverture optimale du territoire.

Ensuite, la responsabilisation individuelle est très importante, surtout chez les jeunes sujets puisque chez eux, les ondes pénètrent plus profondément dans la boîte crânienne. Un code de bonne conduite du téléphone portable est indispensable : plus le portable est loin de la tête, moins le cerveau est exposé aux ondes. Il faut également, comme le préconise l’Association santé-environnement France (ASEF), favoriser le kit piéton, favoriser les SMS et se méfier des téléphones sans fil à la maison. En effet, l’étude de l’ASEF a conclu que seul un tiers des jeunes interrogés avait un téléphone filaire chez eux. Enfin, il ne faut plus que les jeunes dorment avec leur portable sous l’oreiller et qu’ils évitent de le ranger dans leurs poches ou leur soutien-gorge.

Source : http://www.terrafemina.com/vie-privee/sante/articles/22100-ondes-electromagnetiques-ne-pas-reproduire-les-erreurs-de-lamiante.html

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Cyberaction : Encadrement des technologies sans fil : le renoncement c’est maintenant ? – 29/01/2013

Cyberaction : Encadrement des technologies sans fil : le renoncement c'est maintenant ? - 29/01/2013

Cette cyberaction sera envoyée à : Président de l’Assemblée Nationale, votre député et à votre député 

Elle prendra fin le : dimanche 30 juin 2013

cyberaction : Encadrement des technologies sans fil : le renoncement c’est maintenant ? 

C’était pourtant écrit en toutes lettres dans l’accord de gouvernement PS-EELV, signé avant la victoire de François Hollande : « Nous appliquerons le principe de précaution sur les champs électromagnétiques. » 

Une proposition de loi va être examinée le 31 janvier 2013

L’Assemblée nationale débattra sur une proposition de loi présentée par les députés EELV à l’initiative de Laurence Abeille, députée du Val de Marne. Si ce texte était adopté, il marquerait une réelle avancée dans l’encadrement des technologies sans fil et pour la reconnaissance des personnes devenues intolérantes aux ondes. 
http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta-commission/r0654-a0.asp 

Ondes des mobiles, WiFi : comment le gouvernement a censuré les écolos 
http://www.robindestoits.org/Ondes-des-mobiles-WiFi-comment-le-gouvernement-a-censure-les-ecolos-Rue89-28-01-2013_a1900.html 

Robin des Toits vient de suspendre sa participation au COPIC 
http://www.cyberacteurs.org/blog/robin-des-toits-vient-de-suspendre-sa-participation-au-copic/ 

Finalement que restera-t-il de ce qui devait être la grande proposition de loi écologiste de l’année ? Quelques mesurettes comme : 

– la désactivation par défaut du WiFi, 
– l’indication de l’émission électromagnétique sur tout appareil qui émet des ondes, 
– une campagne de prévention sanitaire… 

Bref, des broutilles. « Au moins, le débat aura été ouvert », se consolent des élus EELV. 

Si comme nous vous pensez qu’un débat qui s’ouvre et se referme aussi rapidement n’est pas satisfaisant, nous vous invitons à interpeller votre député. 

Etienne Cendrier Robin des Toits 
Alain Uguen Cyber @cteurs 

Participation à la cyberaction Encadrement des technologies sans fil : le renoncement c’est maintenant ? 

Vous pouvez signer en quelques clics seulement en étant inscrit. 
Cela vous permet également de visualiser les cyberactions ou pétitions auxquelles vous avez participé et de modifier votre profil. 

L’inscription est libre et gratuite, et ne vous engage à rien : elle n’inclut pas de recevoir de messages de notre part. Vous pourrez vous désinscrire à tout moment. 

Vous pouvez également signer sans vous inscrire, toutefois, il vous faudra valider votre signature : vous recevrez un courriel de confirmation dont il faudra suivre les indications. 


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Cancer du cerveau : le téléphone portable en cause ?

  

Cancer du cerveau : le téléphone portable en cause ? - Fil actus Santé

Depuis des années, le débat concernant l’impact du téléphone portable sur notre santé, fait rage au sein de la communauté scientifique et des instances sanitaires nationales et internationales. L’agence européenne de l’environnement, qui devrait rendre un rapport sur le sujet dans les jours à venir, semble avoir tranché. L’organisme estime qu’il existe un lien probable entre l’utilisation régulière de téléphones mobiles et l’apparition de cancers du cerveau.

D’après le rapport à venir de l’agence européenne de l’environnement, téléphoner trop souvent avec un portable aurait un impact sur notre santé, et notamment lorsque les appels ont lieu lors d’un trajet en voiture. En effet, à chaque passage d’une antenne relais à une autre, notre cerveau capterait des ondes particulièrement nocives. Si d’autres travaux de recherche ont déjà montré qu’il existait un lien certain entre téléphone mobile et cancer du cerveau, c’est la première fois qu’un rapport d’une agence internationale pointe l’effet pervers du changement de relais.

Afin de réduire les risques liés à l’exposition aux ondes nocives pour le corps humain, il est conseillé de limiter les appels en voiture et, en règle générale, de changer d’oreille toutes les deux minutes. C’est en effet, selon les experts européens, l’exposition prolongée d’un seul côté de la tête qui serait à l’origine du développement de tumeur cérébrale…

Source : http://www.informationhospitaliere.com/actualite-21466-cancer-cerveau-telephone-portable-en-cause.html

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Robin des Toits suspend sa participation au COPIC (Grenelle des Ondes) – 28/01/2013

Association Robin des Toits


Robin des Toits vient de suspendre sa participation au COPIC (Comité d’expérimentation de l’abaissement de l’exposition du public à 0,6 V/m). 

Robin des Toits à été à l’initiative de cette expérimentation en 2009, lors du Grenelle des Ondes. 

Les travaux du Copic – à ce jour – ont montré qu’il était possible d’abaisser l’exposition du public à 0,6 V/m à Paris 14e à condition de multiplier le nombre d’antennes-relais par trois ; à Grenoble en multipliant les antennes par 1,6 ; en revanche, nul besoin d’en rajouter à Kruth (Alsace) ou l’exposition culmine à 0,3 V/m. 

Ces résultats sont embarrassants pour les opérateurs, ils valident ce que nous avons toujours déclaré : sur le plan technique ont peu parfaitement avoir une exposition n’excédant pas 0,6 V/m mais que c’est moins rentable pour les industriels puisqu’il 
faut reconfigurer le réseau d’antennes-relais. 

Or l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences) souhaite ajouter de “nouveaux objectifs” à notre expérimentation. En clair, tout va être fait pour “dégommer” le 0,6 V/m et nous ne souhaitons pas cautionner cette instrumentalisation de nos travaux. 

Par ailleurs la proposition de loi de Laurence Abeille (EELV) vient de passer en commission des affaires économiques où elle a été soumise à une cure d’amaigrissement radicale alors que la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, a, de son coté l’intention de proposer un Projet de loi en juin qui pourrait être bien plus favorable aux opérateurs et pas du tout à la santé publique. 

Nous pensons que la ministre va s’appuyer sur les travaux biaisés du COPIC qui seront rendus en juin et qui ont pour objet de gonfler le nombres d’antennes nécessaire à l’application du seuil de 0,6 V/m ; sur le rapport de l’ANSES qui sortira lui aussi en juin (quel timing !) et qui aura très probablement des conclusions beaucoup plus rassurantes que celles du rapport Bioinitiative 2012… 

Tout nous laisse penser que son projet de loi préservera les intérêts des industriels, en “abaissant” l’exposition du public à 5 ou 6 V/m en lien avec les objectifs actuels de l’ANFR. 
6 V/m est le seuil minimum acceptable pour les opérateurs, il permet de conserver le réseau d’antennes en l’état. 

Robin des Toits suspend donc sa participation au COPIC et ce faisant nous “figeons” les résultats actuels qui ont été réalisés de manière fiable. 
Nous ne pouvons cautionner un projet à visée exclusivement économique qui se ferait au détriment de la santé publique. 

Bien à vous, 
Etienne Cendrier porte-parole de Robin des Toits

Source : http://www.robindestoits.org/Robin-des-Toits-suspend-sa-participation-au-COPIC-Grenelle-des-Ondes-28-01-2013_a1901.html

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Ondes des mobiles, WiFi : comment le gouvernement a censuré les écolos

Rue89   Sophie Caillat | Journaliste Rue89

Une proposition de loi contre les nuisances électromagnétiques va être discutée cette semaine. Elle a été expurgée de tout ce qui aurait pu fâcher les opérateurs.

François Hollande regarde son smartphone dans les studios de Martinique première, le 4 juillet 2011 (Patrick Coppée/AFP)

Y a-t-il, en germe dans les ondes électromagnétiques, un potentiel « scandale de l’amiante » ? Au nom du principe de précaution, les écologistes ont déposéune proposition de loi, en décembre dernier, pour protéger le public des technologies sans fil. Le débat, qui démarre jeudi prochain au Parlement, est un pétard mouillé.

Il ne reste déjà presque plus rien du texte d’origine, après son passage mercredi en commission. Denis Baupin, vice-président Europe écologie – Les Verts de l’Assemblée nationale, résume :

« La logique du gouvernement est plus dictée par l’envie de développer les services en matière de nouvelles technologies que de protéger la population.

Nous, on pense que ce ne sont pas les opérateurs qui décident des politiques publiques. »

C’était pourtant écrit en toutes lettres dans l’accord de gouvernement PS-EELV, signé avant la victoire de François Hollande :

« Nous appliquerons le principe de précaution sur les champs électromagnétiques. »

Le principe de précaution, ôté du titre

Las, la commission des affaires économiques a dépouillé le texte de la députée Laurence Abeille (EELV) point par point, allant même jusqu’à faire changer son titre (le « principe de précaution » a disparu).

La niche parlementaire dévolue au groupe écologiste est déjà étroite (une journée par an pour 17 députés). Mais le sort que subit sa proposition de loi-phare en dit long sur le rapport de force que le gouvernement est en train d’imposer à son allié. Plus fort, la ministre de l’Ecologie Delphine Batho a l’intention de réglementer elle-même sur les seuils d’exposition, après la remise en juin 2013 d’un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), nous confirme son cabinet.

« Nous voilà revenus à avant 2009 et l’organisation du Grenelle des ondes », se désole Etienne Cendrier, porte-parole de l’association Robin des toits, qui milite depuis dix ans pour empêcher un « scandale sanitaire ».

« Et si la téléphonie mobile devenait un scandale sanitaire ? » de Etienne Cendrier, éd. du Rocher (RobinDesToits.org)

Pourtant, les champs électromagnétiques de radiofréquences, ont été classés en mai 2011 dans la catégorie « peut-être cancérogènes pour l’homme » par le Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS. La seule mesure prise par la France depuis est d’édicter des règles de bonne conduite aux usagers des téléphones mobiles.

Pour la première fois donc, les pouvoirs publics allaient se doter d’outils coercitifs. Mais la volonté de ne pas fâcher les opérateurs, quicommencent à déployer la 4G, ajoutée à ce que Noël Mamère a appelé le « problème culturel [des écologistes] avec le reste de la gauche » ont eu raison de la promesse initiale.

Récit en trois moments d’un minutieux torpillage.

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Attendre… la fin des expérimentations

L’abaissement des seuils à 0,6 V/M serait possible, mais…

La pollution par les ondes a été l’une des grandes oubliées du Grenelle de l’Environnement, en 2007. Mais devant l’inquiétude des riverains d’antennes-relais, et les démontages ordonnés par la justice, la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet avait voulu calmer le jeu. Et mit tout le monde autour de la table, dans une grand-messe qui s’est terminée par un claquage de porte d’une partie des ONG.

Principale avancée de ce Grenelle : la mise en place d’un comité opérationnel sur la diminution de l’exposition aux ondes électromagnétiques. Pilotée par l’Agence nationale des fréquences (ANFR) et le ministère de l’Ecologie, associant opérateurs et associations, une expérimentation a été menée sur la faisabilité d’une moindre exposition du public aux ondes. Les seuils maximum, actuellement situés entre 41 et 61 volts/mètre sont obsolètes : l’exposition moyenne du public est de l’ordre d’1 V/M.

Du coup, a été testé l’abaissement à 0,6 V/M, seuil déjà adopté par la ville de Salzbourg en Autriche et recommandé par le Conseil de l’Europe, au nom du principe de précaution. Les résultats de ces tests réalisés dans seize villes sont attendus pour juin, mais déjà disponibles pour : Paris, Grenoble et la commune rurale de Grandchamp (Morbihan). Prolème : ils n’arrangent pas les opérateurs et l’Agence nationale des fréquences va les retravailler. L’association Robin des toits a décidé de suspendre sa participation au groupe de travail, estimant, selon son porte-parole Etienne Cendrier, que :

« Le contrat initial n’est pas respecté : nous avions obtenu de haute lutte la reconfiguration, c’est-à-dire la reconstitution concrète de la baisse de l’exposition à 0,6 V/M et on voit que c’est possible. Or ils refusent de donner les résultats car ça ne les arrange pas.

A Paris, il faut multiplier par trois le nombre d’antennes, à Grenoble par 1,6, ils auraient préféré qu’il faille les multiplier par dix, ç’aurait été dissuasif. »

A l’Agence nationale des fréquences, le directeur de la stratégie, Bernard Celli, voit une « impossibilité pratique » à multiplier par trois le nombre d’antennes (il y en a déjà 60 000 en France), et craint que ça ne « renchérisse considérablement le prix des abonnements ».

Face à ce que Robin des toits qualifie de « sabotage », l’association annonce qu’elle ne « joue plus » et va reprendre les recours en justice contre les antennes.

2

Attendre… encore les études sanitaires

Les effets sur la santé sont potentiels, mais…

Le rapport que va rendre l’Anses à l’été est le troisième sur le sujet depuis 2003. Un groupe de travail désormais pérenne va analyser la littérature scientifique récente. L’agence jure que ses experts sont dénués de lien d’intérêts avec l’industrie, mais la composition du groupe n’étant pour l’instant pas connue, il n’est pas possible de le vérifier.

L’agence espère arriver à une position tranchée, alors que les points de vue sont aujourd’hui irréconciliables entre :

  • le rapport de Bioinitiative, un rassemblement de chercheurs sans lien avec l’industrie, selon lesquels « le risque biologique est clairement établi », même à faible exposition, avec des effets sur la fertilité, et sur la barrière hémato-encéphalique, et un risque accru de cancer du cerveau ;

L’Anses ne veut évidemment pas dire dans quel sens elle penchera, mais le chef de l’unité qui conduit l’évaluation, Olivier Merckel, nous confie que :

« D’après les études épidémiologiques, on est plutôt sur des risques faibles. A des niveaux de champs élevés on sait ce qui se passe (ça chauffe), mais LA question là c’est de savoir si la nature des signaux, modulés et par exemple avec des modulations différentes, a un effet sur le vivant, c’est la question.

Aucune étude sanitaire ne pourra être faite en préalable au déploiement de la 4G, on va analyser les modifications sur l’exposition que cela va entraîner, mais il n’y a pas encore d’étude biologique, ou sur le comportement des animaux. »

3

Ne pas attendre pour retirer les mesures simples

Une à une, toutes les restrictions ont été retirées

La proposition pragmatique, lancée par Corinne Lepage en 2011, qui consiste à rendre l’oreillette obligatoire, ne figure même pas dans la proposition de loi de Laurence Abeille. L’interdiction d’utilisation pour les enfants n’existe pas, seule la publicité pour les moins de 14 ans est retenue.

L’idée d’interdire le WiFi dans les crèches et de le limiter dans les écoles, collèges et lycées a aussi été supprimée par le PS, pour ne pas contrarier leplan numérique de Peillon. Ce à quoi la députée Laurence Abeille répond :

« L’école numérique, ce n’est pas l’école du WiFi, on pourrait se connecter par câble, y compris pour les iPad, à terme. »

« On est pour la modernité ET la réduction des impacts, c’est comme quand on a imposé les ceintures de sécurité dans les voitures », ajoute son collègue Denis Baupin.

La mutualisation des réseaux, c’est-à-dire la possibilité pour les opérateurs, de partager les antennes (effective depuis l’arrivée sur le marché de Free, qui loue le réseau d’Orange), est une autre piste pour réduire l’exposition des populations. René Dutrey, adjoint au Développement durable de Paris et élu du XIVe arrondissement, est persuadé que :

« C’est l’avenir, cela permettrait d’abaisser le seuil à 0,6 V/m, et les opérateurs y ont intérêt car ils savent que la concurrence ne se joue plus sur la couverture mais sur les services. »

Mais l’article prévoyant un réseau unique a lui aussi été supprimé en commission.

Finalement que restera-t-il de ce qui devait être la grande proposition de loi écologiste de l’année ? Quelques mesurettes comme :

  • la désactivation par défaut du WiFi,
  • l’indication de l’émission électromagnétique sur tout appareil qui émet des ondes,
  • une campagne de prévention sanitaire…

Bref, des broutilles. « Au moins, le débat aura été ouvert », se consolent des élus EELV.

Source :  http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/01/28/ondes-des-mobiles-wifi-comment-le-gouvernement-censure-les-ecolos-238960

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Le gaz de schiste,un Tchernobyl à petit feu à découvrir sur Arte

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La Malédiction du gaz de schiste diffusé  mardi 29 janvier à 20 heures 50 sur Arte, suivi d’un débat avec José Bové

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On le sait depuis le formidable documentaire Gasland de l’américain Josh Fox, sélectionné à Cannes et à Sundance en 2010,  le gaz de schiste n’ a rien pour inspirer la  confiance. Le président Hollande lui-même a confirmé ses réserves lors de sa première conférence de presse à l’ Élysée . Avec ce documentaire réalisé par  le polonais Lech Kowalski, La malédicion du gaz de schiste, vous ne serez en aucun cas rassuré… Vous serez même horrifié par son enquête, de la Pennsylvanie, “l’ Arabie Saoudite” du gaz de schiste aux Etats -Unis à la Pologne, considérée comme le “Koweit” de l’Europe. Premières images, des vaches avec des plaques, et des témoignages d’une bonne fermière américaine dont la fille a eu la diarrhée,  perdu 5 kilos en sept jours et dû quitter l’Etat pour sauver sa peau- car depuis qu’elle est dans le Tennessee “tous les symptômes ont disparu”. Cancer du foi, taches sur la peau, les bêtes et les hommes sont donc logiquement atteints avec cette eau saumâtre qui remonte dans les puits.

Le danger est planétaire

Pologne, frontière avec l’Ukraine, autre paysage et mode de vie. L’air est ici le plus pur de Pologne; on trait à la main, les vaches mangent de la luzerne- un air de carte postale. Mais Chevron veut construire trois puits près de ce  village; premiers camions pour inspecter les sols avant forage suite à l’accord du gouvernement polonais- de cristalline, l’ eau des fermiers passe à un marron infâme. Les  vaches ne peuvent plus boire, Chevron offre une peluche à chacun des agriculteurs…qui ont signé une pétition pour lutter contre cette entreprise qui a, en Equateur, mobilisé près de 500 avocats pour se défendre… Et détruit les routes polonaises avec ses milliers de camions-sans avoir rien prévu, une fois le saccage fait…Du pillage de richesses naturelles comme dans tous les pays pauvres mais qui s’accompagne ici de pollution à plus haut degré.

Cercle vicieux et diabolique

Partout où il est allé, le journaliste a vu des bombes à retardement, entre les stations de compression et les gaz toxiques qui sortent en plein air ou sont brûlés avec le procédé dit de torchage. Le sable utilisé pour boucher les fissures qui est plein de silice, hautement cancérigène est stocké à quelques mètres d’une crêche américaine. Le scénario d’ Erin Bronkovitch puissance 100, car pour un retour sur investissement vu que les prix du gaz baissent avec ce gaz de schiste, il faut forer chaque jour un peu plus.  Les routes calmes deviennent des voies pleines de camions charriant le  sable toxique , un million de barils d’eau est prélevé chaque jour dans les rivières pour nettoyer tout ce qui remonte,  contaminant l’eau  pendant 50 ans à cause des fissures ouvertes. Et les docteurs ont l’interdiction de vous avertir du lien entre vos maladies et cette exploitation. Bref, Chevron empoisonne la terre, les hommes et si le paysan polonais sauve son champs à la fin du documentaire, on se dit que rien ne peut arrêter la cupidité de ces entreprises qui bafouent lois humaines et naturelles.

Par Jim le Pariser

Source :  http://jim-le-pariser.blog.leparisien.fr/archive/2013/01/28/le-gaz-de-schiste-un-tchernobyl-a-petit-feu.html

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Proposition de loi sur les ondes / Principe de précaution / Encore un rendez-vous manqué ?

PRIARTEM - Pour une réglementation des antennes relais de téléphonie mobile

26 janvier 2013 – par Priartem – Thème : La gestion des risques

Paris, le 25 janvier 2013 : Les hasards du calendrier font parfois bizarrement les choses. Au moment même où l’Agence européenne de l’environnement rendait publique un rapport, « signaux précoces, leçons tardives » visant à inciter à une plus grande mobilisation du principe de précaution, la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale vidait purement et simplement de son contenu une proposition de loi présentée, au nom des députés EELV par Laurence Abeille et dédiée justement à l’application du principe de précaution à la téléphonie mobile et à ses applications.

Le rapport de l’Agence européenne de l’environnement ne dit pas autre chose que ce que disait déjà un rapport de l’IGAS, en 2011, à propos du Mediator : “Depuis plusieurs années se sont multipliées les prises de position publiques pour dénoncer une hypothétique « tyrannie du principe de précaution ». Dans cette affaire comme dans d’autres passées et malheureusement à venir, ce n’est pas l’excès de principe de précaution qui est en cause mais le manque de principe de précaution ”

Fi donc du principe de précaution disent aujourd’hui les membres de la commission des affaires économiques, bien épaulés en cela par le gouvernement, auteur de l’amendement sur la suppression de l’article portant sur le principe ALARA lequel vise, notamment, à réduire les expositions à un niveau aussi faible que possible (préconisations de l’AFSSET-ANSES, 2009).

Fi donc de la protection des enfants dans les crèches et les écoles, ce que préconisait la proposition de loi initiale en demandant que soit privilégiée partout les connexions filaires plutôt que le WiFi !

Fi donc encore de la prise en compte de l’électrosensibilité et de la recherche de solutions sociales et médicales adaptées pour les malades qui en souffrent !

Les opérateurs ont manifestement été bien entendus, y compris sur les règles d’urbanisme puisque l’article de bon sens qui réintégrait l’obligation de permis de construite pour toute implantation ou modification d’antennes-relais a, lui aussi, été supprimé.

Si le texte était voté en l’état – c’est-à-dire vidé de son contenu – il pourrait poser un problème de constitutionnalité puisque ne prenant pas en compte les signaux existants qui, s’ils ne constituent pas des preuves définitives reconnues par tous (cela ce sera dans 20 ans au moins…), constituent bien des alertes sanitaires.

Nous ne pouvons pas croire que les parlementaires adoptent cette voie et nous allons les appeler à réintroduire à l’occasion du débat parlementaire qui reprendra le 31 janvier en séance plénière, les dispositions nécessaires à la garantie du bien être et de la santé de tous, droit constitutionnellement reconnu.

SOURCE : http://www.priartem.fr/Proposition-de-loi-sur-les-ondes.html

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Académie de médecine : Une crédibilité digne de la Star’Académy !

http://www.electrosensible.org/b2/index.php

Par Le collectif le Jan 25, 2013 | Dans Accueil | 1 réaction »

OGM, téléphonie mobile, amiante, gaz de schiste, diesel, radioactivité… les Académies ont pris la mauvaise habitude, année après année, de s’ériger en porte-drapeau du conservatisme écologique et sanitaire.

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Après avoir incriminé les éoliennes pour leur nuisance sonore supposée (ce que conteste l’Agence française de sécurité sanitaire environnementale), après avoir mise en cause l’étude scientifique du Pr Gilles-Eric Serralini sur les OGM sans pour autant se donner les moyens de justifier les critiques émises, après avoir minimisé l’impact sanitaire de l’amiante dans les années 90, après avoir nié l’impact des faibles doses de radiations sur l’émergence de cancers, l’Académie de médecine se veut rassurante sur les effets des ondes de la téléphonie mobile sur la santé humaine tout en invitant les parlementaires à ne pas adopter une proposition de loi visant notamment à mieux encadrer l’implantation des antennes relais.

L’anecdote veut que l’Académie de médecine, dans sa grande sagesse, se soit trompée de proposition de loi en ciblant, dans un premier temps, la proposition de loi de Jean-David Ciot au lieu de celle de Laurence Abeille qui sera effectivement débattue à l’Assemblée nationale le 31 janvier 2012 ! L’Académie de médecine fonde son argumentation sur le fait que l’Organisation mondiale de la santé aurait classé les seules ondes du portable dans la catégorie “cancérigène possible” et pas les ondes des antennes relais. Aussi incroyable que cela puisse paraître, cet argument est faux. La crédibilité scientifique semble assez éloignée du but recherché par l’Académie de médecine !

Il est peu de dire qu’un avis rassurant de l’Académie de médecine résonne désormais comme la reconnaissance implicite d’un risque. Que l’un des académiciens ait été, par le passé, membre du conseil scientifique de Bouygues Telecom ne fait que corroborer cette thèse. Avec une étonnante facilité, l’Académie de médecine n’a qu’à éditer un simple communiqué de presse pour qu’il soit publié sans distance. Au regard du passif entourant les thèses défendues par cette Académie, la prudence et la vérification des informations devraient être systématiquement de mise.

Alors que la réglementation relative aux conflits d’intérêt liant les experts à l’industrie expertisée ne cesse de se durcir, il serait grand temps que l’Académie de médecine, dont le budget est issu d’une contribution du ministère de l’éducation et dont la vocation est de conseiller le gouvernement, fasse l’effort de rompre certains liens incestueux avec l’industrie. Il en va de sa légitimité et de sa crédibilité de cette “institution”.

Source : Notre partenaire Agir pour l’environnement
http://www.agirpourlenvironnement.org/blog/academie-de-medecine-une-credibilite-digne-de-la-star-academy-3543

Le communiqué de l’Académie de médecine difficile à trouver!


Dans le même temps l’académie Américaine de pédiatrie lance une nouvelle alerte qui ne va pas du-tout dans le même sens que l’Académie de médecine Française.


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Ondes électromagnétiques : comment protéger sa maison ?

Réponse à Tout !   Le 25/01/2013 à 11:07:17

Classés cancérogènes possibles par l’OMS, les champs électromagnétiques de radiofréquences font l’objet de centaines d’études contradictoires

Au coeur d’une controverse sur leur nocivité, les ondes électromagnétiques sont partout. Certains y voient la source d’une nouvelle maladie : l’électrohypersensibilité. À tort ou raison. Reste qu’il est possible de limiter son exposition.

Les Anglo-Saxons appellent ça l’electrosmog, un brouillard d’ondes électromagnétiques dans lesquelles on baigne de manière plus ou moins continue. Celles des antennes relais ou du wi-fi en passant par celles des micro-ondes ou des lampes de chevet.

Les ondes électromagnétiques ? Ce sont les ondes électriques et magnétiques émanant de tout appareil ou câble électrique. Certaines sources dégagent davantage de champs électriques, et d’autres, davantage de champs magnétiques. Les premiers dépendent de la tension qui se mesure en volt par mètre (V/m), les seconds de l’intensité qui se mesure en milligauss (mG).

Si les champs électriques peuvent être modifiés et leurs rayonnements, diminués par les murs, les arbres ou toute autre cloison, les champs magnétiques, eux, traversent tous les corps, solides ou liquides. Simplement, plus on s’éloigne de la source, moins ils rayonnent.
L’électrohypersensibilité : c’est dans la tête ?

Classés cancérogènes possibles par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2011, les champs électromagnétiques de radiofréquences font l’objet de centaines d’études contradictoires qui inquiètent un certain nombre de personnes. En premier lieu, celles qui manifestent des troubles tels que de forts maux de tête, des problèmes de concentration ou de mémoire et qui se disent électrohypersensibles. Comment être sûr que leurs maux sont réellement liés aux ondes électromagnétiques ? Pour le Pr Belpomme, cancérologue à l’université Paris-Descartes (PARIS V) et président de l’Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (ARTAC), dans de nombreux cas cela fait peu de doutes, des modifications physiologiques étant observées.

Mais pour de nombreux médecins comme pour les agences sanitaires, il s’agit là d’un problème psychologique apparenté à une sorte de phobie. Les pouvoirs publics ont confié à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) le soin de procéder à une grande étude sur le sujet. Pilotée par le Pr Choudat, chef de l’unité Pathologies professionnelles de l’hôpital Cochin, elle doit rendre ses conclusions dans trois ans. Problème : le Pr Choudat pencherait a priori pour l’explication psychologique, ce qui, aux yeux des adeptes des causes électromagnétiques, suffit à discréditer l’enquête
CHOISIR LE BON ORDI

Écrans, unités centrales et autres périphériques émettent des champs électromagnétiques. Bonne nouvelle, la plupart des écrans d’ordinateur aujourd’hui sont labellisés du sigle TCO indiquant une plus faible émission de champs électromagnétiques que les anciens estampillés MPR. On vérifie donc que l’écran est bien TCO. On préfère l’écran plat à un tube cathodique.

Malgré cela, un ordinateur branché à une prise de courant dépourvue de borne de terre émet pas mal d’ondes, on installe donc l’unité centrale à 60 cm de l’utilisateur.

La mode est aux ordinateurs portables. Tant mieux. Leur écran plat ne pose pas de souci particulier, les claviers rayonnent de 5 à 20 cm… On évite juste d’utiliser son ordinateur portable directement sur les genoux pour ne pas exposer le bas-ventre.
SE TENIR À DISTANCE

L’intensité des champs électromagnétiques est maximale à faible distance. Plus on s’éloigne de la source d’émission, moins on s’expose. On écarte notamment du lit, où l’on passe plusieurs heures, les transformateurs en tout genre, la base du téléphone sans fil, le baby phone et autres appareils électriques. On se tient également à distance du wi-fi des voisins en tirant le lit de 20 cm
BIEN BRANCHER LES LAMPES

On l’ignore mais les lampes branchées sur la prise dans le mauvais sens dégagent, même éteintes, une vraie pollution électrique. À l’aide d’un testeur de phase électrique ou d’un tournevis testeur, on vérifie donc qu’elles sont branchées dans le bon sens. Si ce n’est pas le cas, le testeur s’allume. Il suffit alors de retourner la fiche dans la prise.

On peut aussi remplacer les interrupteurs classiques par un interrupteur bipolaire qui assure la coupure de courant même si le branchement à la prise est inversé. On évite aussi de poser les lampes sur un meuble doté de métal. Ce dernier, agissant comme une antenne, rayonne fortement, sauf s’il est relié à la terre.
ZAPPER LE SANS-FIL

La base des téléphones sans fil digitaux de type DECT rayonnerait autant que les téléphones mobiles, et serait nettement plus puissante que les antennes relais… On installe donc la base dans un lieu où l‘on ne vit pas, en évitant la chambre et le séjour.

Le mieux ? Se passer de sans-fil et renouer avec les bons vieux téléphones filaires. Autre chose, on connecte son ordinateur à Internet par un câble et non via le wi-fi, moins fort que le mobile, mais permanent ! Si votre box ne permet pas de désactiver le wi-fi en appuyant simplement sur un bouton, demandez à votre opérateur comment faire.
ÉVITER LES PLAQUES À INDUCTION

Les plaques à induction dégagent l’un des plus forts champs électromagnétiques parmi les équipements de la maison. Il est recommandé de se tenir à 1,50 mètre de distance de l’appareil… Pas pratique pour cuisiner. À l’occasion, on leur préférera donc des plaques vitrocéramiques ou de simples plaques électriques. On évite aussi de se tenir près des lampes basse consommation qui rayonnent autant que les plaques à induction.
INVESTIR DANS LE BLINDÉ

Il existe des fils, câbles et gaines blindés. Un fil blindé est composé, comme un fil traditionnel, d’un conducteur en cuivre recouvert d’un isolant qui protège du risque d’électrocution, mais aussi d’un drain de blindage, recouvert d’un deuxième isolant. Ce blindage permet d’éliminer les champs électriques. On peut remplacer le fil de ses équipements électriques par ces câbles blindés.

Certains vont plus loin : lorsqu’ils refont leur électricité, ils choisissent des fils électriques blindés, notamment pour les pièces où l’on séjourne comme les chambres.
OPTER POUR UN INTERRUPTEUR DE CHAMPS

L’interrupteur automatique de champs est un boîtier que l’on installe sur le tableau de répartition électrique sur le circuit des prises et éclairages.
À quoi ça sert ?

À interrompre automatiquement l’alimentation électrique d’une pièce dès lors qu’il n’y a plus de demande de courant, ce qui supprime les champs électriques sur l’ensemble du circuit concerné. Lorsque l’on allume un appareil électrique, l’interrupteur automatique de champs réenclenche l’arrivée du courant. Comptez 150 € minimum.

Par Alexandra Da Rocha

Source : http://www.reponseatout.com/pratique/maison-deco/ondes-electromagnetiques-comment-proteger-sa-maison-a109181



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Ce que coûte d’ignorer les signes avant-coureurs – L’AEE publie ‘Signaux précoces et leçons tardives, volume 2’

European Environnement Agency

Publié: 23/01/2013 Dernière modification: 23/01/2013 09:52

Les nouvelles technologies ont parfois eu des effets extrêmement nocifs, toutefois les signes avant-coureurs ont bien souvent été étouffés ou ignorés. Le second volume des ‘Signaux précoces et leçons tardives’ examine des cas spécifiques pour lesquels les signaux d’alarmes ont été ignorés, provoquant dans certain cas la mort, la maladie et la destruction de l’environnement.

Image © Kartik Anand

Le premier volume des Signaux précoces et leçons tardives, (Late Lessons from Early Warnings), publié en 2001, était un rapport novateur détaillant l’histoire des technologies ayant par la suite été jugées dangereuses. Ce nouveau volume de 750 pages comprend 20 nouvelles études de cas, et a également de profondes implications pour la politique, la science et la société.

Parmi ces études de cas se retrouvent les analyses de l’empoisonnement au mercure industriel, les problèmes de fertilité causés par les pesticides, les perturbateurs endocriniens présents dans les plastiques, et les produits pharmaceutiques modifiant les écosystèmes. Le rapport examine également les signes avant-coureurs provenant des technologies utilisées à l’heure actuelle, parmi lesquelles les téléphones portables, les organismes génétiquement modifiés et les nanotechnologies.

Les études de cas historiques montrent que les avertissements ont été ignorés ou écartés jusqu’à ce que les dommages pour la santé et l’environnement ne deviennent inéluctables. Dans certains cas, les entreprises ont privilégié les profits à court terme au détriment de la sécurité du public, en cachant ou en ignorant l’existence de risques potentiels. Dans d’autres cas, les scientifiques ont minimisé les risques, parfois sous la pression de groupes d’intérêts. Ces leçons pourraient nous aider à éviter des conséquences néfastes provoquées par les nouvelles technologies. Cinq de ces histoires illustrent également les avantages apportés par la rapidité de réaction en réponse aux signes avant-coureurs.

Le monde a évolué depuis la publication du premier volume des Signaux précoces. Les technologies sont désormais approuvées plus vite que par le passé, et sont souvent adoptées rapidement dans le monde entier. Cela signifie, selon le rapport, une possibilité de propagation rapide et accrue des risques, dépassant la capacité de la société à comprendre, reconnaître et réagir à temps pour éviter les conséquences néfastes.

Le rapport recommande une plus large utilisation du ‘principe de précaution’ afin de réduire les risques potentiels des technologies et produits chimiques novateurs insuffisamment testés. Il affirme que l’incertitude scientifique ne justifie en aucun cas l’inaction lorsqu’il existe des preuves plausibles de dommages potentiellement graves.

Privilégier le principe de précaution est presque toujours bénéfique – suite à l’analyse de 88 cas de prétendue «fausses alertes», les auteurs du rapport n’en n’ont validées que quatre. Le rapport montre également que les mesures de précaution permettent souvent de stimuler plutôt que d’étouffer l’innovation.

Recommandations principales

• D’après le rapport, la science devrait prendre en compte la complexité des systèmes environnementaux et biologiques, surtout lorsque de multiples causes peuvent être à l’origine de nombreux effets différents. Il est de plus en plus difficile d’isoler un seul agent et de prouver sa dangerosité au-delà de tout doute possible. Une approche plus holistique, englobant de nombreuses disciplines différentes permettrait également d’améliorer la compréhension et la prévention des dangers potentiels.

• Les décideurs politiques devraient réagir aux signaux avant-coureurs plus rapidement, indique le rapport, en particulier dans le cas des technologies émergentes utilisées à grande échelles. Il propose que ceux étant à l’origine de futurs préjudices payent pour les dommages causés.

• Toujours selon le rapport, l’évaluation des risques peut également être améliorée en adoptant l’incertitude de façon plus généralisée et en reconnaissant ce qui n’est pas connu. Par exemple, «aucune preuve de danger» a souvent été interprétée à tort comme signifiant «n’étant pas dangereux », alors même que des recherches pertinentes n’étaient pas disponibles.

• De nouvelles formes de gouvernance impliquant les citoyens dans les choix effectués en matière d’innovation et d’analyses des risques pourraient également être bénéfiques, affirme le rapport. Cela aiderait à réduire les expositions aux risques et encouragerait des innovations ayant des avantages sociétaux plus importants. Une plus grande interaction entre les entreprises, les gouvernements et les citoyens pourraient favoriser des innovations plus solides et variées avec un coût moindre pour la santé et l’environnement

Source : http://www.eea.europa.eu/fr/pressroom/newsreleases/ce-que-coute-d2019ignorer-les


Voir le communiqué de presse en vidéo

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Portable et tumeur : faut-il appliquer le principe de précaution ?

Futura-Sciences

Par Janlou Chaput, Futura-Sciences

Dans un rapport de 750 pages, l’Agence européenne pour l’environnement consacre une partie de ses colonnes aux risques de tumeurs au cerveau encourus lors de l’utilisation de téléphones portables. Elle appelle les instances sanitaires à recourir au principe de précaution.

Les ondes électromagnétiques des téléphones mobiles sont-elles dangereuses pour la santé ? Les études contradictoires s’enchaînent, si bien que la science ne peut apporter de conclusion consensuelle à la question. Le débat reste donc ouvert.

Ce mercredi 23 janvier, l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) a publié un ouvrage de 750 pages sur le thème du principe de précaution. Son nom original : Late lessons from early warnings (traduit en « Signaux précoces et leçons tardives »), deuxième édition après un premier texte paru en 2001.

Ce rapport traite de divers facteurs de risques connus ou présumés sur la santé humaine, parmi lesquels le tabac, le bisphénol A ou encore les technologies émergentes comme les OGM, les nanotechnologies ou les ondes électromagnétiques des téléphones portables.

Les ondes électromagnétiques, un cancérigène possible

Sur ce dernier point, l’AEE est claire : elle évoque un lien probable entre le risque de tumeur au cerveau ou aux glandes salivaires et l’utilisation du mobile. Les principales victimes seraient même les enfants et les adolescents, dont l’encéphale est en pleine maturation.

L’agence accuse les gouvernements et l’industrie du téléphone portable de négliger les recommandations du Centre international de recherche sur lecancer (Circ), la branche de l’OMS spécialisée dans la lutte contre cette maladie. En effet, dans sa classification de la cancérogénicité des produits ou des paramètres physiques, les téléphones mobiles puis les champs électromagnétiques ont rejoint la catégorie 2B, celle des cancérigènespossibles pour l’Homme. Des paramètres négligés, selon l’AEE, par les gouvernements et l’industrie de la téléphonie mobile qui devraient reconsidérer les travaux scientifiques.

L'utilisation de téléphones portables pourrait être nocive, mais les risques seraient encore plus élevés lorsque les appels sont passés dans les moyens de transport. Au-delà des accidents potentiels en voiture, c'est surtout le passage d'une antenne relais à une autre qui serait le plus risqué.

L’utilisation de téléphones portables pourrait être nocive, mais les risques seraient encore plus élevés lorsque les appels sont passés dans les moyens de transport. Au-delà des accidents potentiels en voiture, c’est surtout le passage d’une antenne relais à une autre qui serait le plus risqué. © Ta_Samaya,StockFreeImages.com

En s’appuyant sur des études, et en citant l’exemple d’un homme d’affaires italien ayant développé une tumeur au cerveau alors qu’il avait passé les 12 années précédentes à téléphoner cinq à six heures par jour, l’agence défend l’idée qu’il existe suffisamment d’éléments qui devraient inciter à la prudence. Elle appelle donc dès à présent à des mesures de précaution afin de réduire l’exposition de la tête aux ondes électromagnétiques. Ainsi, cela limiterait le risque, la taille et la gravité des tumeurs cérébrales qui pourraient apparaître.

Principe de précaution : la piste à suivre ?

La Commission européenne a déjà réagi à cette publication et a précisé qu’il lui fallait prendre davantage de recul pour intervenir en ce sens. La nouvelle ne sera probablement pas bien reçue par les lobbys de la téléphonie mobile. L’AEE calme le jeu et précise, sur la base d’expériences passées, que ce genre de contraintes stimule l’inventivité et l’innovation technologique : un argument pour tenter de convaincre une industrie qui pèse des milliards d’euros.

Face aux risques éventuels, quelques recommandations sont avancées. L’AEE préconise de ne pas coller le portable à l’oreille et de préférer l’utilisation d’une oreillette ou, dans le cas contraire, de changer de côté toutes les deux minutes.

Ce texte apporte donc de nouveaux éléments au débat mais ne permet aucunement de trancher. Cependant, comme il le précise, le principe de précaution se révèle presque toujours bénéfique. Sur 88 alertes lancées au nom de ce principe et que l’AEE a étudiées, seules quatre n’étaient pas justifiées. Alors la question se pose : devons-nous vraiment nous méfier de nos téléphones portables ?

Source :

 

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/portable-et-tumeur-faut-il-appliquer-le-principe-de-precaution_44234/

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Lignes à haute tension – Réactivation du dispositif encadrant les relations entre éleveurs et EDF

Publié le jeudi 24 janvier 2013 – 18h44

Stéphane Le Foll a annoncé la réactivation du groupe permanent de sécurité électrique (GPSE). Ce dispositif, mis en place en 1999, devait accompagner les éleveurs installés à proximité des lignes électriques à très haute tension (THT) et victimes de champs électromagnétiques et de fuites de courants. Il encadre les relations entre éleveurs et RTE, filiale d’EDF. Dans les faits, il est en sommeil depuis 2003.

L’annonce du ministre de l’Agriculture fait suite à une question orale sans débat à l’Assemblée nationale de Stéphane Travers, député socialiste de la Manche, le 24 janvier 2013. Il l’interrogeait sur la volonté du gouvernement de réactiver le GPSE « pour diminuer les risques sanitaires et permettre aux exploitants agricoles d’exercer sereinement leur activité ».

« Stéphane Le Foll s’est engagé à remettre à jour les statuts du GPSE, à le doter des moyens nécessaires pour agir et à désigner un interlocuteur », a précisé Stéphane Travers lors d’une conférence de presse le 24 janvier. Le GPSE devrait être doté de la personnalité morale.

« Le 20 décembre 2012, une réunion s’est tenue au ministère de l’Agriculture au sujet de l’impact des lignes THT, a poursuivi Isabelle Attard (EELV), députée du Calvados, associée à la démarche. De nombreux cas concrets, bas-normands, corréziens ou encore bretons ont été présentés. Nous avons souligné la diversité des problèmes sanitaires chez les éleveurs, leurs conditions de travail insupportables et les lourdes pertes. »

Pour François Dufour (EELV), vice-président du conseil régional de la Basse-Normandie en charge de l’agriculture, la priorité est de « traiter en urgence les cas les plus difficiles, en particulier lorsque la situation économique des exploitations est compromise ». Enfin, il convient d’analyser les phénomènes électriques qui perturbent les élevages. « Dix années ont été perdues, a-t-il déploré. La suppression de la clause de confidentialité du contrat signé par l’éleveur dans le cadre du GPSE est également indispensable. »

Aurore Coeuru

Source : http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/lignes-a-haute-tension-reactivation-du-dispositif-encadrant-les-relations-entre-eleveurs-et-edf-67440.html

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Ondes électromagnétiques: texte écolo adopté en commission mais très remanié

Le Nouvel Observateur  Créé le 23-01-2013 à 20h20 – Mis à jour à 20h20

PARIS, 23 jan 2013 (AFP) – La proposition de loi écologiste visant à l’application du principe de précaution à propos des ondes électromagnétiques a été adoptée en commission à l’Assemblée, profondément remaniée, a-t-on appris mercredi de source parlementaire.

Le texte, présenté par la députée du Val-de-Marne Laurence Abeille, sera examiné dans le cadre de la journée d’initiative parlementaire du groupe, le 31 janvier. L’expression “principe de précaution” a été retirée de son titre.

Il n’existe pour le moment aucune législation relative à une protection sanitaire des populations aux risques éventuels résultant d’une exposition aux ondes électromagnétiques.

L’article prescrivant la réalisation d’une étude d’impact sanitaire et environnemental en cas “de nouvelle application technologique ayant pour conséquence l’émission de rayonnements électromagnétiques” a été supprimé par un amendement PS en raison d’un “champ beaucoup trop large”.

La limitation du Wifi dans les écoles, collèges et lycées a aussi été supprimée par un amendement PS car elle “entraînerait un recul massif de l’usage d’internet dans les établissements scolaires”, selon le texte de l’amendement.

Les députés écologiques ont reconnu la nécessité de retravailler leur texte, selon une source parlementaire. Ils ont regretté que sa portée en ait été diminuée par voie d’amendements.

Les mesures concernant les personnes électrosensibles ont aussi été supprimées, de même que l’encadrement plus strict de l’implantation des antennes relais.

Sur le Wifi, demeure la contrainte faite aux fournisseurs de munir leur boîtier (box) d’un système simple de désactivation.

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/education/20130123.AFP1479/ondes-electromagnetiques-texte-ecolo-adopte-en-commission-mais-tres-remanie.html


Suivre le fil du débat et amandements sur la loi Abeille.

http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/amendements_commissions/eco/0531-01.pdf 

http://www.assemblee-nationale.fr/14/pdf/amendements_commissions/dvp/0531-01.pdf

http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-dvp/12-13/c1213029.asp

Un article de rue89 sur l’un des participants.

http://www.rue89.com/2013/01/23/trop-dure-la-vie-delu-un-depute-ump-cree-une-cellule-riposte-238919

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Alerte de l’Académie américaine de pédiatrie

Une information de PRIARTEM

16 janvier 2013 – Thème : Information scientifique :: La gestion des risques

Nouvelle alerte : l’Académie américaine de pédiatrie plaide en faveur d’une meilleure connaissance des risques de l’exposition aux radiofréquences pour les enfants et à une meilleure information du public sur ces risques

Un membre du Congrès américain, Dennis Kucinich a déposé, en août 2012, une proposition de loi intitulée ’Le téléphone portable, le droit de savoir’, qui propose des étiquettes d’avertissement sur les téléphones portables, de créer un nouveau programme national de recherche sur les téléphones portables et la santé et exige de l’Agence de Protection Environnementale (Environmental Protection Agency) de mettre à jour le taux d’Absorption spécifiques (DAS), aujourd’hui obsolète.

Cette proposition de loi vient de recevoir un soutien de poids, celui de l’Académie américaine de pédiatrie qui regroupe pas moins de 60 000 praticiens. Dans une lettre adressée à Dennis Kucinich, le Président de l’AAP, le Dr Thomas K Mc Inerny, affirme ainsi : “L’Académie Américaine de Pédiatrie (la AAP) plaide en faveur du texte H.R. 6358 et soutient particulièrement l’analyse des effets des radiofréquences (RF) sur les populations les plus vulnérables, incluant les enfants et les femmes enceintes. En outre, nous sommes heureux que le projet de loi exige l’examen de ces effets lors de l’élaboration des normes d’exposition maximale. Les enfants sont touchés de manière disproportionnée par les expositions environnementales, y compris par le rayonnement des téléphones portables. Les différences de densité osseuse et de quantité de liquide dans leur cerveau par rapport à un cerveau d’adulte, pourraient permettre aux enfants d’absorber de plus grandes quantités d’énergie RF, plus profondément dans leur cerveau”,

Dennis Kucinich se félicite de ce soutien et souligne :

“Les effets sur la santé des rayonnements des téléphones cellulaires sont potentiellement dangereux pour tous les utilisateurs, mais les enfants sont parmi les plus vulnérables comme le notent les médecins dans la lettre. Je suis honoré que ces professionnels réputés soutiennent le projet de loi ’Le téléphone portable, le droit de savoir. Notre coalition va en s’agrandissant et s’élargissant”.

Pour soutenir son texte, il s’appuie sur la classification des radiofréquences comme “peut-être cancérogène pour l’homme” par l’OMS, au même titre que le plomb et le mercure, sur les données d’Interphone et sur les recherches qui montrent, notamment les effets sur la fertilité masculine.

Il constate que la Commission Fédérale des Communications (Federal Communications Commission) a publié les valeurs limites de ces rayonnements, appelé Débit d’Absorption Spécifique (DAS). « D’après la Commission Fédérale des Communications, écrit-il, le Débit d’Absorption Spécifique est “la quantité d’énergie RF absorbée par le corps lors de l’utilisation d’un téléphone portable”. La limite actuelle du DAS d’un téléphone portable est de 1,6 watts par kilogramme. Cependant, le DAS actuel est obsolète. Il ne tient pas compte de l’usage actuel du téléphone portable et il ne tient pas compte, non plus des populations vulnérables comme les enfants ou les femmes enceintes. Il suppose que a seule’exposition d’une personne est celle de son téléphone en communication, mais avec le WiFi, les “smart phones” et les technologies Bluetooth, l’exposition à un seul périphérique sans fil est plus rare. En outre, le corps des enfants est en développement et leur crâne est plus “souple” que chez l’adulte. Cela signifie que le cerveau des enfants absorbe plus de rayonnement que ceux des adultes, ceux-là même qui ont été étudiés pour déterminer le DAS. »

“Avec environ 300 millions abonnés au téléphone portable aux Etats-Unis et suffisamment de preuves scientifiques pour montrer le lien entre les téléphones portables et les effets sur la santé comme les tumeurs du cerveau ou les effets sur les spermatozoïdes, les consommateurs ont le droit de savoir ce que leurs téléphones émettent. Nous devons l’exiger” , déclare Dennis Kucinich.

Source: http://www.priartem.fr/Alerte-de-l-Academie-americaine-de.html

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Castelmaurou. Réunion publique sur les antennes relais

   PUBLIÉ LE 23/01/2013 03:50

Castelmaurou. Réunion publique sur les antennes relais ()

Castelmaurou. Réunion publique sur les antennes relais – Tous droits réservés. Copie interdite.

Une réunion publique d’information relative aux antennes relais s’est tenue l’autre jour à la salle des fêtes de Castelmaurou, à l’initiative du Collectif «Préservons Santé et Environnement» et de l’Association Antennes 31.

Ont assisté Magali Mirtain-Schardt, maire, René Durand, vice-président du Syndicat des eaux des cantons centre et nord de Toulouse, Josette Cots, adjoint, Alain Lafontas, conseiller, et de nombreux habitants.

Le Collectif a présenté un état des lieux de localisation des antennes sur le village et aux alentours, et les projets d’implantations sur le château d’eau des opérateurs SFR et FREE. L’association Antennes 31, qui fédère les Collectifs de la Haute Garonne, a diffusé des reportages mettant en évidence les risques sanitaires liés à l’exposition aux champs électromagnétiques. Lors du débat, le Collectif a obtenu de Mme la maire deux engagements : réalisation de nouvelles mesures dans le village et mise en place d’une commission communale (déjà proposée par la maire en novembre 2012) regroupant élus et associations pour suivre les projets d’installations d’antennes et assurer l’information auprès de la population.

La Dépêche du Midi

Source :  http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/23/1542339-castelmaurou-reunion-publique-sur-les-antennes-relais.html

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Le travail dans tous ses états,dans les tunnels du métro, la bataille des ondes a commencé

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Alors que les risques pour la santé liés aux ondes électromagnétiques commencent à être reconnus, et que les sources d’ondes se multiplient dans les tunnels du métro, le CHSCT de la RATP se bat pour obtenir une expertise indépendante sur le niveau d’exposition des conducteurs.

La recommandation du ministère de la Santé est désormais connue du grand public : par mesure de précaution, il faut éviter de téléphoner en se déplaçant, car l’appareil développe sa puissance maximale pour chercher les antennes-relais successives. Pourtant, dans les tunnels du métro, la RATP, entreprise publique, a fait installer des antennes permettant aux voyageurs de téléphoner… en se déplaçant. Dans les rames souvent bondées, que se passe-t-il lorsque plusieurs centaines de téléphones sont actifs en même temps ? Quelle exposition et quels effets sur la santé des voyageurs, et a fortiori des conducteurs qui effectuent chaque jour leur service à bord des trains ? La course effrénée aux technologies sans fil toujours plus puissantes est-elle compatible avec le principe de précaution ? Autant de questions soulevées par le CHSCT(Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) du département métro de la RATP, qui depuis 2011 mène une bataille pour obtenir une expertise indépendante sur le sujet.

Le terrain est sensible car, depuis l’apparition du téléphone portable il y a une quinzaine d’années, la polémique fait rage sur les effets nocifs ou pas des ondes électromagnétiques, dans un climat qui ne peut que rappeler l’affaire de l’amiante. Si des études, le plus souvent financées par les opérateurs, continuent de conclure à l’innocuité des systèmes sans fil, d’autres mettent en lumière des effets et risques pour la santé, et les alertes très officielles se multiplient. En mai 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a ainsi classé en 2B, soit « peut-être cancérogènes pour l’homme », les champs électromagnétiques de radiofréquences. Le même mois, le Conseil de l’Europe a adopté une délibération appelant au principe de précaution sur le « danger potentiel » des ondes, et appelant les États à revoir leurs valeurs limites d’exposition. Ces seuils – entre 41 et 61 volts par mètre en France – ne tiennent compte que des effets thermiques des ondes, autrement dit ils nous protègent d’une cuisson. Le Conseil souligne les « effets biologiques non thermiques potentiels sur les plantes, insectes et animaux, ainsi que sur l’organisme humain, même en cas d’exposition à des niveaux inférieurs aux seuils officiels », et préconise d’abaisser les valeurs limites « autant que raisonnablement possible » (Alara pour « As low as reasonably achievable »). Il recommande 0,6 volt par mètre dans un premier temps puis 0,2 volt par mètre à moyen terme.

À la RATP, le classement des ondes en cancérogène probable sème le trouble chez les élus du CHSCT, car les systèmes émissifs sont nombreux sous le tunnel. Aux téléphones portables et aux antennes-relais s’ajoutent plusieurs systèmes propres à la RATP pour la communication entre agents ou le contrôle de la marche des trains. Un cocktail amplifié par le milieu confiné du tunnel, qui empêche la dispersion des ondes, et par l’effet « cage de Faraday » : les appareils émettent plus pour franchir la boîte de fer du train. « Nous voulons savoir à quoi sont réellement exposés les conducteurs dans leur cabine, en situation réelle de travail avec les voyageurs derrière, le déplacement et tous les équipements allumés, explique François-Xavier Arouls, délégué SUD RATP, mandaté par le CHSCT pour porter cette bataille. La direction nous dit qu’elle a fait des mesures et que tout va bien, que les normes sont respectées. Mais ses tests datent de 2009 et ont été faits en laboratoire, avec seulement cinq usagers utilisant un téléphone portable. » Pour le délégué, le principe « Alara » doit aussi être appliqué par la RATP, qui a une obligation de sécurité de résultat envers ses personnels.

En août 2011, le CHSCT déclenche un droit d’alerte. Puis, en septembre, lors d’une réunion où viennent s’exprimer Étienne Cendrier, porte-parole de l’association Robin des toits, et le professeur Belpomme, cancérologue spécialiste de l’électrosensibilité, il vote le recours à une expertise indépendante. Confiée au cabinet Secafi, elle consisterait à faire mesurer l’exposition des conducteurs par CQFD, un laboratoire associatif indépendant qui dispose d’un appareil permettant d’analyser la totalité du champ électromagnétique. Ayant saisi la justice pour s’opposer à l’expertise au nom de l’absence de « risque grave », la RATP obtient son annulation en février 2012, par une décision du tribunal de grande instance de Paris qui valide toutefois la pertinence des questions soulevées par le CHSCT.

« Après le jugement, la direction a accepté de procéder à des mesures en situation réelle de travail, aux heures de pointe sur la ligne 3, avec du matériel adapté », se félicite François-Xavier Arouls. Lors d’un CHSCT mardi dernier, la direction vient de s’engager à effectuer les mesures avant mai 2013, explique le délégué. Contactée par l’Humanité, la direction continue pourtant d’affirmer que des mesures en situation réelle ont « toujours » été menées par ses services, la seule chose nouvelle étant qu’elles sont désormais effectuées dans la cabine du conducteur. Estimant qu’il s’agit d’une polémique agitée « par une minorité syndicale avec les Robin des toits », le porte-parole souligne que « dans tous les cas, les résultats sont largement en dessous des seuils recommandés », mais refuse de donner des chiffres.

« L’essentiel, c’est d’ouvrir le débat public sur la nocivité des ondes en milieu fermé », souligne Thierry Renard, l’avocat du CHSCT. Avec la multiplication des systèmes émettant des ondes, la question monte dans les entreprises. En octobre dernier, l’union syndicale Solidaires a réuni sur le sujet des militants de la Banque de France, du CNRS, de Renault Trucks, de France Télécom, de la SNCF et la RATP, et propose désormais une formation spécifique sur les ondes. Le débat va rebondir avec l’examen à l’Assemblée nationale, le 31 janvier, d’une proposition de loi du groupe écologiste invitant à l’application du principe de précaution dans ce domaine.

Repères :

  • En France, un décret de mai 2002 fixe les valeurs limites d’exposition aux ondes à 41 ou 61 volts par mètre selon le type de fréquence.
  • Des effets sur la santé ont été constatés à partir de 0,6 volt par mètre, et des atteintes au bien-être à partir de 1 V/m après 45 minutes d’exposition.
  • La première Charte de Paris en 2005 fi xait la valeur limite à 2 V/m en moyenne sur 24 heures, ce qui permet des pics au-delà.
  • La réglementation fixe aussi le seuil de 3 V/m pour la « compatibilité électromagnétique », ce qui signifie qu’au-delà, les matériels peuvent interférer. Cela peut poser problème pour les personnes portant des implants médicaux ou des pacemakers.

Source : http://www.humanite.fr/social-eco/dans-les-tunnels-du-metro-la-bataille-des-ondes-co-513282

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Les antennes radios de Jolimont transférées cet été

   PUBLIÉ LE 22/01/2013 09:1

Un riverain du pylône de Bonhoure en 2005. / Photo archives DDM ()

Un riverain du pylône de Bonhoure en 2005. / Photo archives DDM

Les habitants de Jolimont satisfaits après l’annonce par la mairie du démantèlement des antennes radio des pylônes de Bonhoure et Château d’Eau.

«C’est une victoire.» L’association de quartier Bonhoure-Guilhemery-Moscou le claironne : «On est très content. ça a mis du temps, mais on y est arrivé.» Les antennes radio et télévision de Bonhoure et du Château d’Eau de Moscou vont être déplacées cet été à Pech-David et à Ramonville. Ainsi, elles ne seront plus collées aux habitations.

Élisabeth Belaubre, adjointe au maire de Toulouse en charge de l’environnement et de la santé, exprime également sa satisfaction. «Ces antennes représentent un grave problème de santé et d’environnement reconnus par tous. Il a fallu que le bras de fer aille jusqu’au procès contre TDF mais maintenant, soyons positifs, nous allons pouvoir rendre un service public sans sacrifier une partie de la population.»

En effet, selon les riverains, la concentration des émetteurs sur les hauteurs de la ville et leur puissance d’émission (80 kW à Bonhoure) sont très polluantes. Elles seraient à l’origine de dysfonctionnements d’appareils et des interférences diverses mais surtout des insomnies, fatigues, migraines, voire des maladies graves à long terme.

Par ailleurs, les radios associatives qui émettent depuis l’Observatoire, la rue d’Assalit et le Lycée Saint-Joseph, «se verront également proposer» une installation à Pech-David. La mairie de Toulouse précise que d’ici la fin 2013, plus d’une vingtaine d’émetteurs radios FM quitteront la colline Est de Jolimont. L’association Bonhoure-Guilhemery-Moscou s’interroge : «Qu’est-ce qui sera proposé aux stations de radio et quelles sont les dates précises ? En tout cas, nous restons mobilisés.»

Que va devenir «la Tour Eiffel de Jolimont ?»

Restent des incertitudes. «Les antennes vont être transférées, mais que va devenir le pylône de Bonhoure ? Cette structure de 60 mètres de haut, va-t-elle rester là ?», se demande l’association de quartier. «Je pense qu’elle va disparaître», estime pour sa part l’élue à l’environnement, sans plus de précision.

Parfois appelé la «Tour Eiffel de Jolimont», toujours décrié, le pylône est un véritable symbole… mais pas le seul problème en matière de champs électromagnétique.

Pour l’association environnementale Antenne 31, qui lutte contre la pollution électromagnétique, la présence d’un émetteur de téléphonie mobile sur le pylône constitue une ultime menace pour la santé des riverains.


Ramonville en colère

Une partie des antennes de Bonhoure va être transférée à Ramonville, près de 300 logements. La mairie, les associations et les habitants se mobilisent et vont écrire au CSA et aux élus. Ils demandent que le transfert ait lieu en totalité dans une zone peu habitée comme Pech David.

Camille Lavoix

SOURCE : http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/22/1541968-les-antennes-radios-de-jolimont-transferees-cet-ete.html

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Pierre Cohen annonce le démantèlement de deux antennes radios à Jolimont

   Ecrit par Brèvesjan 18, 2013

 

Lors des vœux de Pierre Cohen jeudi 17 janvier au Lido à 18h30 dans le secteur 4 – Toulouse Est : Bonnefoy, Roseraie, Jolimont, Soupetard, Côte Pavée, La Terrasse -, le maire a annoncé le démantèlement de deux antennes radios, celles de Bonhoure et du Château d’Eau de Moscou, cet été. Elles seront déplacées à Pech David. Les radios associatives qui émettent depuis l’Observatoire, la rue d’Assalit et le Lycée Saint-Joseph se verront proposer une installation à Pech David. D’ici la fin 2013, plus d’une vingtaine d’émetteurs radios FM quitteront la colline Est de Jolimont.

SOURCE : http://www.toulouse7.com/2013/01/18/pierre-cohen-annonce-le-demantelement-de-deux-antennes-radios-a-jolimont/

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PETITION Vidéo : "Députés et Sénateurs: interdisez les antennes-relais près des crèches et des écoles" – Janv. 2013

Association Robin des Toits

PETITION Vidéo : "Députés et Sénateurs: interdisez les antennes-relais près des crèches et des écoles" - Janv. 2013

Interdisons les antennes-relais près des crèches et des écoles pour protéger nos enfants des ondes électromagnétiques! Signez la pétition de soutien au projet de loi présenté fin janvier 2013.

SIGNEZ LA PETITION

NB Robin des Toits : Une proposition de loi sera examinée à l’assemblée nationale le 31/01/2013, prévoyant des mesures destinées à limiter l’exposition aux ondes électromagnétiques en général (Wi-fi, Wimax y compris), en abaissant notamment les seuils d’exposition des antennes-relais de téléphonie mobile.
Ecrivez par e- mail à vos députés et sénateurs pour appuyer cette proposition de loi.

Voici les adresses e-mail des députés de votre circonscription, ainsi que les adresses e-mails de vos sénateurs.

Vous pouvez aussi écrire sur les adresses e-mail et postales de leur commune (mairie).
Par ailleurs les députés ont des permanence dans leur région , ils sont ouverts à écouter les habitants certains jours par mois.
Vous pouvez vous rendre directement aux permanences de vos députés pour leur exposer le problème et ce que vous attendez d’eux en face en face , encore bien mieux qu’un courrier.

En juillet 2012, Bouygues Telecom guette les vacances du Collectif Rue Lobineau (*) et installe ses antennes-relais juste devant la crèche du 10 rue Lobineau, dans le 6ème à Paris.
En janvier 2013, Free se prépare à son tour à installer ses antennes-relais sur un immeuble jouxtant un groupe scolaire de maternelle et primaire de 500 enfants, au 107 avenue Parmentier, Paris 11.
D’autres antennes-relais sont en préparation ou déjà installées dans toute la France.

Nos enfants sont en danger. Ils sont fragiles, leurs cerveaux sont en construction et notre devoir est de les protéger! Nous sommes des citoyens inquiets, car de nombreux rapports prouvent la dangerosité des ondes produites par les antennes-relais des opérateurs de téléphonie (tumeurs, cancers, leucémies).
Nous avons tout tenté pour mettre fin à ces installations : réunions à la mairie, lettres de protestation, blocage dans la rue, rien n’y fait. Nous sommes scandalisées par le cynisme des opérateurs et des propriétaires d’immeubles qui mettent la santé des enfants en danger.

La Mairie de Paris a fait beaucoup de promesses, a beaucoup communiqué sur son travail  en la matière mais, en réalité, n’empêche rien. Ces deux installations en sont la preuve! (**)

Nous avons une opportunité à saisir : des députés courageux présentent une proposition de loi le 31 Janvier 2013 pour diminuer l’exposition aux ondes électromagnétiques (***). Ils se sont engagés à relayer notre appel citoyen pendant les débats.

À cette occasion, nous demandons qu’un périmètre de sécurité d’au moins 100 mètres soit instauré autour des crèches et des écoles pour enfin respecter le principe de précaution qui n’est pas appliqué en France en 2013!

Députés et Sénateurs, protégez nos enfants! Ils sont l’avenir de notre pays. Ne les sacrifiez pas par fascination pour votre portable. Les ondes ne sont pas de la magie, ils sont un phénomène physique qui nous traverse et ne nous laisse pas indemnes. Plus nous augmenterons la densité des ondes, plus nous aurons de malades. Les crèches et les écoles doivent être des havres sans ondes. Nous comptons sur le bon sens et la responsabilité de nos élus pour faire progresser le pays dans le respect de l’avenir de tous.

Signez et diffusez cette pétition de soutien au projet de loi, pour montrer au monde politique que de nombreux citoyens se sentent concernés par la pollution électromagnétique.

Collectif Rue Lobineau et Collectif des Parents d’élèves Parmentier

Notes:

(*) collectif d’habitants de la rue Lobineau à Paris

(**) La nouvelle Charte de la ville de Paris autorise même des taux de 5 à 7 volt/mètre, alors que le Conseil de l’Europe préconise un maximum de 0,6 v/m pour les antennes-relais!

(***) Cliquez ici pour lire la proposition de loi.


Voir également :

Proposition de loi : encadrement, abaissement des seuils et reconnaissance de l’électro-sensibilité (EHS) : Communiqué de presse du “Groupe écologiste” à l’Assemblée nationale – 17/12/2012

Rapport BioInitiative 2012 – 1800 nouvelles études renforcent la certitude de la nocivité des ondes et de l’urgence des nouvelles normes pour protéger la population – Janv. 2013

SOURCE : http://www.robindestoits.org/PETITION-Video-Deputes-et-Senateurs-interdisez-les-antennes-relais-pres-des-creches-et-des-ecoles-Janv-2013_a1883.html

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Soutenons le projet de loi n°531 déposé par la députée Laurence Abeille !

Soutenez le projet de loi à 0,6V/m maximum!

Ce projet de loi est une chance historique, soutenonsle en signant :
la pétition sur change.org

Ce sont trois projets de loi mettant en avant le principe de précaution qui ont été déposés à l’assemblée nationale :
  1. Un projet déposé par le groupe PS qui vise à 
    • abaisser le seuil d’exposition à 0,6V/m, 
    • protéger les personnes fragilisées (crèches, maisons de retraite…)
    • une meilleure information du public
  2.  Un projet déposé par le groupe EELV qui vise à réformer complètement l’approche du droit français en matière de prévention du risque sanitaire que constituent les ondes électromagnétiques. Ce dernier projet propose : 
    • d’abaisser  le seuil d’exposition à 0,6V/m, 
    • de protéger les lieux d’accueil des enfants, 
    • reconnaitre le handicap des électrosensibles, 
    • réaliser une vraie étude indépendante, 
    • rendre obligatoire un moyen simple de débrancher le wifi des box, 
    • informer le consommateur du niveau d’émission des appareils, etc.
  3. Un projet déposé par le groupe R-UMP qui vise à communaliser les antennes entre opérateurs

Pour l’instant seul le projet de loi EELV est inscrit à l’ordre du jour, il sera débattu le 31 janvier en séance publique à l’assemblée. 

Espérons que le principe de précaution soit reconnu, selon le dernier rapport Bio-Initiative 2012, le doute n’est plus permis.

SOURCE :

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Pesticides : un risque enfin admis pour les abeilles

lemondefr_pet.gif   LE MONDE | 16.01.2013 à 11h48 • Mis à jour le 16.01.2013 à 12h13

L’industrie des pesticides va devoir encaisser le coup. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) devait publier, mercredi 16 janvier, un avis scientifique sévère sur trois pesticides (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame), tous présentant, selon l’EFSA, un risque élevé pour les abeilles.

Les insecticides Gaucho, Régent ou Cruiser sont mis en cause par des ONG dans l'effondrement des colonies d'abeilles.

Les insecticides Gaucho, Régent ou Cruiser sont mis en cause par des ONG dans l’effondrement des colonies d’abeilles. | Claudius Thiriet

Ces trois évaluations de l’agence de Parme (Italie) apportent du crédit à ceux qui attribuent à cette famille récente d’insecticides – néonicotinoïdes – un rôle dominant dans le déclin accéléré des insectes pollinisateurs, constaté partout dans le monde depuis une dizaine à une quinzaine d’années. Mises sur le marché au début des années 1990, ces nouvelles substances sont parmi les plus utilisées au monde en agriculture.

L’EFSA était saisie par la Commission européenne de l’évaluation des risques présentés par ces trois molécules, au regard des nouvelles données scientifiques produites depuis leur autorisation. La caractéristique principale de ces produits – commercialisés sous les noms de Gaucho, Cruiser, Poncho, Nuprid, Argento, etc. – est qu’ils s’utilisent en granules ou en enrobage de semences. Les graines sont gainées du principe actif avant d’être semées ; la plante sécrète ensuite le toxique tout au long de sa croissance.

UN SIMPLE CONTACT AVEC CES POUSSIÈRES PEUT ÊTRE FATAL

“Nous avons identifié des risques pour les abeilles en relation avec trois principales voies d’exposition des insectes, explique Domenica Auteri, qui a présidé les travaux de l’agence européenne. Ce sont les poussières produites par les graines ou les granules pendant le semis, la contamination par le pollen et le nectar et, dans le cas du maïs, traité par le thiaméthoxame, l’exposition par “guttation””, c’est-à-dire l’exsudation, par la plante, de gouttelettes d’eau imprégnées du pesticide et auxquelles s’abreuvent parfois les insectes.

Quant aux poussières produites lors des semis, elles peuvent être transportées par le vent et se déposer dans l’environnement. La dose létale de ces produits étant de quelques milliardièmes de gramme par abeille, un simple contact avec ces poussières peut être fatal à l’hyménoptère.
Les trois opinions scientifiques rendues par l’EFSA s’inscrivent dans un travail publié par l’agence en mai 2012, également commandé par la Commission européenne : il s’agissait alors d’évaluer l’efficacité des tests réglementaires ayant conduit à l’autorisation des molécules. Le groupe d’experts mandaté par l’agence européenne avait conclu que ces tests, conçus pour les produits utilisés en pulvérisation, n’étaient pas adaptés.

De plus, les chercheurs notaient que les tests en laboratoire étaient lacunaires : pas de prise en compte des effets de synergie avec des pathogènes ou d’autres produits phytosanitaires, pas d’évaluation des effets non létaux (désorientation, perte de mémoire des butineuses, etc.). De même que les tests en plein champ étaient incapables de déceler les effets de ces substances – surfaces traitées trop petites, colonies utilisées de trop petite taille, etc.

“LES NÉONICOTINOÏDES AFFECTENT NÉGATIVEMENT LES ABEILLES” 

“Il est très réconfortant que l’EFSA ait réagi aux preuves de plus en plus fortes que l’utilisation des néonicotinoïdes affecte négativement les populations d’abeilles, et qu’elle reconnaisse les risques significatifs associés avec l’utilisation actuelle de ces produits”, commente le biologiste David Goulson, professeur à l’université de Stirling (Royaume-Uni) et auteur d’une récente étude publiée dans la revue Science, documentant les effets de l’imidaclopride sur les bourdons :”Beaucoup d’entre nous voudraient désormais voir un moratoire être décidé sur l’utilisation de ces pesticides, jusqu’à ce que nous comprenions réellement à quel point ils dégradent l’environnement.”

Dans les trois avis rendus, les experts de l’EFSA reconnaissent que la science est encore loin du compte. En fonction du produit et de son mode d’utilisation, les données ne permettent bien souvent pas de conclure à l’existence ou à l’absence de risques. Par exemple, il est actuellement impossible d’évaluer le risque posé par l’imidaclopride sur les abeilles lorsque le produit est utilisé sur l’endive, la laitue, la scarole, le radis, etc.

En juin, le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, a interdit le Cruiser sur le colza dans l’Hexagone. En revanche, son utilisation sur le maïs est toujours autorisée en France, bien qu’elle présente, selon l’EFSA, des risques pour les abeilles par deux voies : la guttation et les poussières des semis.

LES OPINIONS RENDUES PAR L’EFSA NE SONT PAS SURPRENANTES

Bien que tranchées, les trois opinions rendues par l’EFSA ne sont pas surprenantes. Laura Maxim, chercheuse à l’Institut des sciences de la communication du CNRS (ISCC) et l’une des meilleures spécialistes des controverses ayant accompagné l’utilisation de ces substances, note ainsi qu'”il y a dix ans, le Comité scientifique et technique [un groupe d’experts mis sur pied en 1999 par Jean Glavany, ministre de l’agriculture] était parvenu aux mêmes conclusions à propos de l’imidaclopride”.

Le rapport de ce groupe d’experts avait été rendu en 2003, et avait conduit à l’interdiction du Gaucho en France. Deux ans plus tard, ce comité livrait des conclusions semblables pour un autre pesticide controversé, le fipronil (commercialisé sous le nom de Régent), également mis en cause dans le déclin d’abeilles. L’EFSA finalise une opinion scientifique sur cet autre produit controversé, n’appartenant pas à la famille des néonicotinoïdes. “Elle devrait être publiée d’ici à fin mars”, précise Mme Auteri.

Stéphane Foucart

LES CONTRE-FEUX DE L’INDUSTRIE AGROCHIMIQUE.

Outre les trois opinions scientifiques de l’Autorité européenne de sécurité sanitaire (EFSA), l’Italie, la France ou le Royaume-Uni ont récemment pris des mesures à l’encontre des insecticides néonicotinoïdes ou mènent des enquêtes parlementaires sur leurs effets sur les abeilles.

Les agrochimistes allument des contre-feux. Un rapport commandé par Bayer et Syngenta à un cabinet de consultants, rendu public lundi 14 janvier, chiffre les bénéfices des néonicotinoïdes à 4,5 milliards d’euros par an pour l’économie européenne et estime que leur abandon coûterait 50 000 emplois agricoles.

Le rapport ne dit pas qu’au niveau mondial, les services rendus par les insectes pollinisateurs sont estimés à 115 milliards d’euros par an.

Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/16/pesticides-un-risque-enfin-admis-pour-les-abeilles_1817630_3244.html

voir également :

http://www.efsa.europa.eu/fr/topics/topic/beehealth.htm

http://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/130116.htm

http://ec.europa.eu/food/animal/liveanimals/bees/docs/honeybee_health_communication_fr.pdf


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Fukushima : le CNRS tait la vérité et domestique les masses

Rue89   Thierry Ribault | Economiste au CNRS

Le CNRS a rendu accessible le 7 janvier un dossier scientifique multimédia sur l’énergie nucléaire, destiné au «  grand public  ». Chercheur au CNRS en poste au Japon, où je travaille sur les modalités de la protection humaine dans le contexte du désastre de Fukushima, je tiens à me dissocier des propos tenus dans cette «  animation  », destinée à domestiquer les masses et taire la véritable situation à Fukushima.

Dans ce dossier «  scientifique  » aux desseins animés, les affirmations dénuées d’argumentation et prenant des allures d’évidences indiscutables sont légion. Ainsi, il y est certifié que :

« Le nucléaire est un investissement politique sur le très long terme, qui impose des décisions sur plusieurs décennies, difficiles à remettre en cause même après un accident nucléaire majeur comme celui de Fukushima. »

On apprend également que :

« Le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur la catastrophe de Tchernobyl, paru en 2005 sous l’égide des Nations unies, a évalué le nombre de décès de victimes immédiates de l’accident à moins de 50, et à 2 200 celui de l’excès de décès entraîné par l’exposition à la radioactivité des 200 000 “liquidateurs” les plus exposés. »

Des estimations remises en question

Rappelons que ces estimations ont été contestées par l’Union of Concerned Scientists (qui annonce 25 000 morts), ou par l’Académie des sciences de New York (qui en annonce entre 211 000 et 245 000, 15 ans après la catastrophe).

En Ukraine, un rapport gouvernemental de 2011 rend compte de 2 254 471 personnes affectées par le désastre de Tchernobyl, dont 498 409 enfants. Entre 1992 et 2009, chez les enfants ukrainiens, les maladies endocriniennes ont été multipliées par 11,6, les pathologies de l’appareil locomoteur par 5,3, les maladies du système gastro-intestinal par 5, les maladies cardiovasculaires par 3,7 et les troubles du système urogénital par 3,6.

La proportion d’enfants présentant des maladies chroniques est passée de 21% à 78%, et sur les 13 136 enfants nés des «  liquidateurs  » de Tchernobyl de 1986-1987, 10% présentaient des malformations congénitales à la naissance.

Parodie de «  neutralité scientifique  »

Les Nations unies constituant par ailleurs manifestement l’unique source accréditée par les contrôleurs scientifiques du CNRS, pourquoi ces derniers ne se réfèrent-ils pas au rapport radionégationniste de 2011 de l’United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation (UNSCEAR) ?

Ce dernier fait état de 62 morts – 15 morts du cancer de la thyroïde et 47 morts parmi les secours d’urgence – en tout et pour tout en lien avec l’irradiation due à la catastrophe de Tchernobyl.

Faire état de quelques nuisances radio-induites supplémentaires ne peut, il est vrai, que servir la déplorable parodie de «  neutralité scientifique  » à laquelle ils s’adonnent, en concubinage avec leurs «  partenaires  » (CEA [Commissariat à l’énergie atomique], ANDRA [Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs], IRSN [Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire], EDF, AREVA).

« Domestiquer les masses  »

A Fukushima, selon le même dossier, «  une zone rouge de 20 km a été délimitée, dans laquelle le gouvernement travaille à la dépollution : nul ne sait quand les quelque 110 000 habitants seront autorisés à rentrer », sans que soit fait mention des vastes zones inhabitables situées à 40 km de la centrale et bien au-delà, et sans que soit rappelé que le critère de définition de la zone de migration obligatoire a été fixé à une dose de 20 millisieverts par an, soit quatre fois plus qu’à Tchernobyl et vingt fois la norme internationale d’inacceptabilité.

La fameuse «  non-imposition des valeurs  », à laquelle faisait référence Max Weber dans sa conférence de 1917, « La science, profession et vocation » (si chère à certains chercheurs du CNRS qui, récemment réunis en colloque, l’y revendiquaient encore), ne s’est, de fait, pas imposée dans l’élaboration de ce dossier sur le nucléaire, destiné plutôt, comme dirait Weber lui-même, à «  domestiquer les masses  ».

Ce que le dossier du CNRS se devait d’établir concernant le désastre de Fukushima, et que ses exécutants académiques ont choisi de ne pas dire, je souhaite le dire aujourd’hui après bientôt deux ans de travail sur place.

Fukushima  : les silences du CNRS

Le désastre de Fukushima, c’est une diffusion de césium 137 dans l’atmosphère 500 fois plus importante qu’à Hiroshima, d’après le physicien artisan du nucléaire japonais Anzai Ikuro. C’est aussi, selon le Norwegian Institute of Air Research, la plus grande émission de gaz rare xénon 133 connue en dehors des essais nucléaires : plus de deux fois les émissions de ce gaz à Tchernobyl.

C’est un tiers du département de Fukushima contaminé à un taux supérieur à 37 000 becquerels par mètre carré (pour le seul césium 137), et au moins treize départements contaminés, le tout représentant 8 à 10% du territoire japonais.

C’est 1 532 barres de combustible de 3 tonnes et de 4 mètres de long chacune, stockées dans la piscine du réacteur n°4, au cinquième étage d’un bâtiment qui menace, à la première secousse, de s’effondrer, suscitant ce commentaire laconique du Pr. Hiroaki Koide, spécialiste des réacteurs à l’université de Kyoto : « Ce serait la fin ».

Le 4 janvier 2013, le Pr. Koide reconnaît dans un entretien qu’il nous a accordé qu’«  il existe une marge de manœuvre, car selon TEPCO, si la piscine du 4èmeréacteur s’effondrait, ou même si toute l’eau de refroidissement s’échappait, tant que la disposition des barres n’est pas modifiée, la température peut monter jusqu’à 170°C ».

100 000 habitants de Fukushima qui ne peuvent pas partir

Le désastre de Fukushima, c’est 24 000 employés ayant travaillé sur les lieux depuis mars 2011, dont seulement 3,7% peuvent bénéficier d’un examen de détection de cancer proposé par les autorités et TEPCO. C’est, sur les deux millions d’habitants du département, seulement 100 000 réfugiés du nucléaire ayant migré à l’intérieur du département et 63 000 autres l’ayant quitté.

C’est seulement 10% des enfants du département déplacés en dehors de celui-ci. C’est un tiers des 300 000 habitants de la ville de Fukushima affirmant vouloir partir sans pouvoir le faire. Ce sont les aides au retour mises en place par le gouvernement, pour inciter les réfugiés à revenir dans des zones pourtant identifiées comme contaminées, et c’est depuis décembre 2012 la suppression de la gratuité des logements publics pour les nouveaux réfugiés hors du département.

Le désastre de Fukushima, c’est la mise en place de la plus grande enquête sanitaire sur les effets des radiations jamais conçue, qui permettra de collecter, d’ici 2014 et sur trente ans, les données relatives aux habitants du département, dont 360 000 enfants, les objectifs de l’équipe en charge étant de «  calmer l’inquiétude de la population  » et d’«  établir un record scientifique  ».

Sur les 80 000 enfants examinés pour la thyroïde, 39% présentent des nodules de moins de 20 mm et des kystes de moins de 5 mm d’épaisseur. Un premier cas de cancer de la thyroïde a été officiellement déclaré chez un enfant de moins de 18 ans le mardi 11 septembre 2012.

«  Les gens regardent ailleurs »

Le désastre de Fukushima, c’est cet habitant de la ville de Fukushima qui nous déclare lors d’un entretien, en novembre 2012, que le ghetto de Varsovie et les zones contaminées de Fukushima, c’est une seule et même chose  :

«  Les gens de l’extérieur savent que s’y trouve l’antichambre des camps de la mort, regardent ailleurs et continuent de certifier que le nucléaire, c’est incontournable.  »

Voilà la «  protection  » mise en œuvre à Fukushima, qui ne suscite que silence dans le dossier nucléaire du CNRS. «  L’ignorance c’est la force », disait Orwell. Dans cette situation d’effondrement de la conscience humaine, de grande inversion où le désastre est nié dans ses conséquences négatives, pour être transmué en opportunité d’affaires dans un milieu morbide auquel chacun est sommé de se soumettre, la prise de position en faveur de la vie est devenue un programme révolutionnaire.

Raccourcir la période de nocivité des managers de l’organisation des apparences, mettre en cause l’ensemble des intérêts qui gouvernent la dégradation du tout, tromper les trompeurs, renverser les inverseurs, évacuer les évacuateurs  : voilà ce que, à mes yeux, doit «  chercher  » à faire un chercheur au CNRS.

Non pas se contenter d’un engagement, piètre variante de la mise au service du nucléaire attestée ici par la mobilisation des scientifiques de caserne, mais, face aux actes déraisonnés des producteurs d’ignorance et à la déshumanisation qu’ils promeuvent, faire preuve d’un véritable enragement.

Source : http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/01/16/fukushima-le-cnrs-tait-la-verite-et-domestique-les-masses-238627

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Antennes: les médecins de l’ASEF répondent à l’Académie de Médecine

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    Écrit par L. Ferrer Créé le jeudi 10 janvier 2013 16:32

Le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l'ASEF, et les députés, Jean-David Ciot et François-Michel Lambert, lors de la présentation de la proposition de loi Ciot à la cité HLM de La Pinette à Aix-en-Provence le 22 octobre dernier.

Le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’ASEF, et les députés, Jean-David Ciot et François-Michel Lambert, lors de la présentation de la proposition de loi Ciot à la cité HLM de La Pinette à Aix-en-Provence le 22 octobre dernier.

Hier, l’Académie de médecine réaffirmait l’absence de risque des antennes relais. Une affirmation pour le moins remise en cause par les médecins de l’ASEF, qui ne décolèrent pas de voir les études se multiplier et l’Académie s’embourber dans le déni… Explications.

 

Combler le vide juridique. Dans un communiqué daté d’hier, l’Académie réagit à la proposition de loi sur la réglementation des antennes relais, faite par le député PS d’Aix-en-Provence, Jean-David Ciot. Cette proposition de loi, basée sur les recommandations de l’Association Santé Environnement France, a pour but de garantir l’égalité de chaque citoyen face au risque que représente les antennes relais. « Nous sommes d’accord sur un point avec l’Académie, la nocivité des antennes relais n’a pas encore été confirmée. Mais, il ne s’agit pas pour nous de trancher la question scientifique, ni d’interdire les antennes relais. Cependant, comme elles présentent un risque, il faut qu’il y ait une véritable égalité face à celui-ci. Or, la loi est la seule à pouvoir garantir cette égalité. A la cité HLM de La Pinette à Aix-en-Provence, nous comptons encore et toujours 14 antennes relais sur le même toit ! A Aubagne, 17 ! Peut-on se permettre d’imposer cela à une population en lui expliquant que nous en saurons plus dans 20 ans lorsque la science aura tranché?» explique le Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l’ASEF, à l’origine d’un appel pour une loi sur l’implantation des antennes relais envoyé à tous les sénateurs et députés de la République. Son appel en septembre dernier avait d’ailleurs été soutenu par 3 000 citoyens.

 

Peut-être cancérigène…. Dans son communiqué, l’Académie évoque le fait que seuls les portables et non les antennes relais seraient reconnus comme des “cancérogènes possibles” par le Centre International de recherche sur le cancer (CIRC). Mais l’Académie n’a pas dû mettre ses fichiers à jour, puisqu’un rapport du CIRC a classé le 31 mai 2011 les champs électromagnétiques de radiofréquences comme «peut être cancérigènes» (http://www.iarc.fr/fr/media-centre/pr/2011/pdfs/pr208_F.pdf). «En début de semaine le rapport Bionitiative, basé sur 1 800 nouvelles études scientifiques, montrait que les ondes électromagnétiques pouvaient altérer la santé des utilisateurs de téléphones portables, des futurs parents, des jeunes enfants ou encore des femmes enceintes. Risque de tumeur maligne du cerveau, risque pour les spermatozoïdes des hommes, risque d’autisme pour les enfants à naître, risque pour le développement cérébral du fœtus : la liste est longue et inquiétante» affirme le Dr Pierre Souvet, Président de l’ASEF.

 

La déni Académie. « Faire comme si les problèmes n’existaient pas ne contribue pas à les résoudre, ni à les faire oublier de la population qui les vit et les subit au quotidien… L’Académie a eu beau affirmer en 1996, que l’amiante n’était pas vraiment problématique si on l’utilisait avec précaution…. Le produit, déjà classé cancérigène depuis 20 ans, a tout de même été interdit en France l’année suivante ….» conclut le Dr Patrice Halimi, qui se bat au quotidien pour que le doute légitime en cas de débat scientifique profite aux patients.

 

Contact presse: Ludivine Ferrer ( ludivine.ferrer@asef-asso.fr) 04 88 05 36 15

source : http://www.asef-asso.fr/presse/1603-antennes-les-medecins-de-l-asef-repondent-a-l-academie-de-medecine

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Rennes. Antennes-relais : trois arrêtés municipaux annulés

Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

Environnementlundi 14 janvier 2013

Le tribunal administratif de Rennes vient d’annuler trois arrêtés municipaux, qui ne s’opposaient pas à l’implantation d’antennes-relais à Rennes.

Le tribunal administratif avait été saisi par des riverains, les associations Mieux vivre à la Poterie et Bien vivre à la Binquenais, ainsi que par la crèche Les petits potes, également à la Binquenais, pour des projets d’implantation de pylônes et d’antennes-relais par les opérateurs Orange et SFR.

Un permis de construire obligatoire

Le tribunal administratif n’a pas statué sur le principe sur la dangerosité des antennes-relais, mais sur le non-respect du code de l’urbanisme. Les projets n’avaient pas fait l’objet d’un permis de construire, obligatoire pour les antennes-relais et pylônes mesurant plus de12 m de haut, notamment, depuis une jurisprudence du Conseil d’État datant du 20 juin 2012. Jurisprudence qui n’existait pas lorsque la Ville avait pris les arrêtés, en 2010 et en 2011.

SOURCE : http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Rennes.-Antennes-relais-trois-arretes-municipaux-annules_40771-2153195-pere-bre_filDMA.Htm

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Enquête judiciaire sur le bug du métro

PUBLIÉ LE 10/01/2013 07:45

Next-up affirme que l'émetteur occupe 9m2 et non 6 comme inscrit sur la demande d'autorisation de travaux . /Photo Next-up ()

Next-up affirme que l’émetteur occupe 9m2 et non 6 comme inscrit sur la demande d’autorisation de travaux . /Photo Next-up

Après le bug dont a été victime le métro le 21 décembre 2012, Next-up Organisation obtient l’ouverture d’une procédure en recherche de vérité, sur ordonnance du président du TGI. Il s’agit de savoir si le champ électromagnétique produit par un émetteur de téléphonie a pu provoquer le bug.

L’incident qui s’est produit le vendredi 21 décembre n’en finit pas de provoquer des ondes, cette fois dans le domaine judiciaire. L’association Next-up organisation estime que le bug qui a provoqué un double freinage d’urgence sur une rame qui circulait dans la partie aérienne de la ligne A du métro, entre le terminus Balma-Gramont et la station Argoulets, et le non-arrêt de cette rame aux stations Argoulets et Roseraie, est dû à l’émission d’un champ électromagnétique perturbateur par un émetteur de téléphonie mobile de l’opérateur Orange. Ce dernier ainsi que Tisséo contestent cette affirmation.

L’association, dont le but est de faire baisser l’exposition de la population aux champs électromagnétiques, vient d’obtenir, mardi, l’ouverture d’une procédure judiciaire «en recherche de vérité» : «Il s’agit surtout de faire constater certaines preuves, au besoin par voie d’huissier ou intervention de la force publique, sur réquisition du juge du tribunal de grande instance», indique Serge Sargentini, porte-parole de Next-up.

«Le président du tribunal de grande instance de Toulouse vient de délivrer ce 8 janvier 2013 une ordonnance exécutoire par les huissiers requis, voire avec l’aide de la force publique», peut-on lire dans un communiqué de Next-up organisation : «Cette première ordonnance concerne les antennes relais Argoulets d’Orange à Toulouse, en vue des constatations, de la production et de l’obtention des pièces nécessaires à l’instruction des procédures en cours d’instances».

«Parallèlement les constatations d’huissiers vont permettre d’instruire le volet urbanisme concernant la conformité de l’existant et l’autorisation de construire accordée à Orange par la mairie de Toulouse validée par le préfet de la Haute-Garonne», poursuit l’association. Celle-ci conteste en effet la légalité de la déclaration de travaux délivrée par la Ville à l’opérateur au motif que la taille et la puissance de l’émetteur installé nécessitait l’octroi d’un permis de construire. Next-up a aussi sollicité le président du TGI pour une ordonnance d’expertise de la compatibilité électromagnétique des systèmes utilisés par le métro de Toulouse.


Un appel à témoignages des usagers victimes

Next-up Organsiation a monté tout un dossier sur le big bug du 21 décembre et entend bien intenter tous les recours, auprès de la justice administrative voire pénale, notamment sur la légalité de la déclaration municipale de travaux donnée par la Ville à Orange (l’association estime qu’il fallait un permis de construire et conteste la réalité des chiffres de superficie de l’émetteur donnés par l’opérateur). L’association recherche des témoignages (sous anonymat) d’usagers se trouvant dans la rame, le 21 décembre dernier vers midi, entre Balma-Gramont et Roseraie, et victimes de l’incident, afin d’ester en justice.

source : http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/10/1532649-enquete-judiciaire-sur-le-bug-du-metro.html

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Un rapport scientifique alerte sur les risques de santé liés aux ondes

Informatique et multimédia 

Gilbert Kallenborn 01netle 08/01/13 à 18h59

Un groupe de scientifiques vient de publier, hier 7 janvier, un nouveau rapport baptisé BioInitiative 2012 sur l’impact sanitaire des ondes électromagnétiques de la vie courante : téléphones portables, combinés DECT, réseaux Wifi, réseaux Wimax, ordinateurs portables, téléviseurs, lignes à haute tension, etc. Ce document compile les résultats de 1 800 études scientifiques réalisées durant les cinq dernières années. Conclusion : « les preuves de risques sanitaires se sont considérablement multipliés depuis 2007 », année de publication du précédent rapport BioInitiative.

Preuve ou pas preuve ?

Ainsi, selon ce document, les ondes électromagnétiques – micro-ondes et ondes radio  – devraient être classés cancérigènes et les seuils d’exposition être globalement revus. Les risques biologiques sont multiples et à tous les niveaux. Ces technologies de transmission favoriseraient le développement de tumeurs cérébrales malignes (gliomes), de leucémies et de cancers du sein. Elles altèreraient le développement cérébral des fœtus et des nouveau-nés et favoriserait le syndrome d’Alzheimer.  
Les ondes électromagnétiques provoqueraient, par ailleurs, un abaissement de la fertilité masculine, en altérant l’ADN des spermatozoïdes – par le biais par exemple de téléphones portables enfouis dans une poche de pantalon ou d’ordinateurs portables posés sur les genoux. Elles auraient même un impact néfaste sur le développement de l’autisme. « Ce rapport confirme les risques. Il n’y a désormais plus de doute possible. Il devient urgent que les pouvoirs publics agissent », estime Etienne Cendrier, porte-parole de l’association Robin des toits, qui milite contre l’exposition aux technologies sans fil.  
De son côté, la Fédération française des télécoms (FFT) – qui représente l’industrie des télécoms en France –  souligne que tous les récents rapports des agences de sécurité sanitaire nationales s’appuient sur les mêmes études scientifiques et tirent la même conclusion, à savoir qu’il n’y a pas de preuve d’un risque sanitaire. En France, un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES, ex-AFSSET) estimait en 2009 que « les données issues de la recherche expérimentale disponibles n’indiquent pas d’effets sanitaires à court terme, ni à long terme de l’exposition aux radiofréquences ».

Une proposition de loi à l’Assemblée nationale

Dans ce même rapport, l’ANSES trouvait d’ailleurs que le rapport BioInitiative 2007 devait être lu avec prudence : « Il ne correspond pas à une expertise collective, est de qualité inégale selon les chapitres et est écrit sur un registre militant ». L’agence nationale devrait publier un nouveau bilan sur le risque sanitaire des ondes électromagnétique d’ici à juin 2013.
Néanmoins, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) avait classé, en mai 2011, toutes les ondes radiofréquences comme « peut-être cancérogènes », soit en troisième position sur une échelle de cinq. De son côté, le gouvernement a également préféré adopter une attitude prudente. Dans un dépliant diffusé en juillet 2012, il recommande d’adopter certains « gestes simples » pour réduire son exposition, comme l’utilisation d’un kit oreillette par exemple.
Par ailleurs, le groupe écologiste à l’Assemblée nationale a déposé le 12 décembre 2012 uneproposition de loi visant à réduire les risques liés aux ondes électromagnétiques. Elle sera examinée à la fin du mois. Elle propose, entre autres, un encadrement plus strict du Wifi, une réglementation plus contraignante sur l’implantation des antennes-relais dont la puissance serait globalement abaissée, la reconnaissance de l’électro-sensibilité et le lancement d’une campagne de prévention.
Le débat est donc loin d’être terminé. 
source : http://www.01net.com/editorial/583735/un-rapport-scientifique-alerte-sur-les-risques-de-sante-lies-aux-ondes/
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Proposition de loi : encadrement, abaissement des seuils et reconnaissance de l’électro-sensibilité (EHS) : Communiqué de presse du "Groupe écologiste" à l’Assemblée nationale – 17/12/2012

Association Robin des Toits

Proposition de loi : encadrement, abaissement des seuils et reconnaissance de l'électro-sensibilité (EHS) : Communiqué de presse du "Groupe écologiste" à l’Assemblée nationale - 17/12/2012Le 31 janvier 2013, l’Assemblée nationale examinera une proposition de loi sur les ondes électromagnétiques déposée par le groupe écologiste 

Le groupe écologiste à l’Assemblée nationale a déposé une proposition de loi relative à l’application du principe de précaution défini par la charte de l’environnement aux risques résultant des ondes électromagnétiques. 

Cette proposition de loi portée par la Députée du Val-de-Marne Laurence Abeille sera examinée en séance publique le 31 janvier dans le cadre de la journée d’initiative parlementaire du groupe écologiste. C’est la première fois qu’un texte sur ce sujet est examiné par l’Assemblée nationale. 

Considérant l’absence totale de législation relative à la protection sanitaire des populations aux risques résultant d’une exposition continue aux ondes électromagnétiques, elle vise à prendre en compte l’ensemble des sources d’émissions électromagnétiques, avec comme principe celui de la sobriété : s’il est possible de ne pas émettre d’ondes électromagnétiques, il convient de le faire. 

La proposition s’articule autour de cinq points : 

· Un encadrement plus strict du Wifi, en privilégiant les réseaux filaires ; 
· Un abaissement de la puissance d’antennes-relais, fondé sur le principe « ALARA », c’est-à-dire aussi bas que raisonnablement possible ; 
· Une réglementation plus stricte de l’implantation des antennes-relais, avec permis de construire obligatoire, transparence dans l’implantation et préfiguration d’un « cadastre électromagnétique » ; 
· Le lancement d’une campagne de prévention sur la dangerosité des ondes électromagnétiques ; 
· La reconnaissance de l’électro-hypersensibilité, définie comme l’intolérance aux champs électromagnétiques. 


Le groupe écologiste défendra avec détermination cette proposition de loi, élaborée en lien avec des député-e-s socialistes, afin qu’elle soit adoptée et serve de fondement à un encadrement plus strict de toutes les sources de pollution électromagnétique. 


Dossier de la proposition de loi : 
http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/principe_precaution_ondes_electromagnetiques.asp 
Source : http://www.robindestoits.org/Proposition-de-loi-encadrement-abaissement-des-seuils-et-reconnaissance-de-l-electro-sensibilite-EHS-Communique-de_a1868.html

Contact presse : Charlotte Pauron 06 82 21 33 33

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ETUDE : LES GAZ DE SCHISTE PLUS POLLUANTS QUE LE CHARBON !

Association Santé Environnement France 
Écrit par J.Maherou Créé le lundi 7 janvier 2013 11:22

L’exploitation des gaz de schiste serait plus polluante que celle du charbon en raison des fuites de méthane (CH4). C’est ce que vient de démontrer une nouvelle étude américaine qui relance le débat sur ces gaz non conventionnels en ce début d’année.

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 Des chercheurs de l’agence américaine responsable des océans et de l’atmosphère – la National Oceanic and Atmospheric gaz-de-schiste2Administration (NOAA) – et de l’Université du Colorado ont mesuré les concentrations de différents polluants dans l’atmosphère, aux abords des puits des champs gaziers et pétroliers du bassin d’Uintah, en Utah. A partir de modèles atmosphériques et des données de rejets des industries, ils ont pu déduire la quantité d’émissions de ces puits. Ils ont alors estimé que les puits de gaz de schiste laisseraient fuir 9 % de méthane, pendant leur durée d’exploitation.

Ces résultats sont très supérieurs aux dernières estimations : la NOAA suggérait en février 2012 que les fuites de méthane liées à l’exploitation des gaz de schiste étaient de 4 % tandis que l’Agence américaine de l’environnement (EPA), estimait ce chiffre à 2,4% en 2009.

D’où proviennent ces fuites de méthane ?

Le méthane peut être émis dans l’atmosphère par différents moyens. Tout d’abord, lorsque l’eau injectée dans le sol pour fracturer la roche, est remontée à la surface, elle peut ramener avec elle des bulles de gaz naturel qui vont se disperser dans l’atmosphère. La remontée du gaz à l’ouverture du puits peut également se traduire pendant quelque temps par une fuite supplémentaire de méthane. Autre source de fuite : les gazoducs ne sont pas totalement étanches.

Pourquoi le méthane est-il dangereux pour la planète ?

rechauffement-climatiqueLe méthane est l’une des principales composantes du gaz naturel mais aussi un gaz à effet de serre puissant qui contribue au réchauffement climatique. Il possède un coefficient de réchauffement 25 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2). En rejetant du méthane, la production de gaz de schiste par fracturation hydraulique pourrait donc avoir un bilan en gaz à effet de serre équivalent, voire supérieur, à celui du charbon.


Une étude critiquée

Cette étude est toutefois critiquée par l’industrie et par d’autres chercheurs qui mettent en doute la méthode de calcul des fuites utilisée. De plus, on ignore si les données recueillies en Utah correspondent à la moyenne américaine. De nouveaux travaux sur les émissions de méthane liées au forage des gaz de schistes ont été entrepris par la NOAA, mais aussi par l’Université du Texas, avec des partenaires industriels. Leurs résultats doivent être publiés cette année.

Source : http://www.asef-asso.fr/ma-planete/l-actu-de-la-planete/1597-etude-les-gaz-de-schiste-plus-polluants-que-le-charbon

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France Télécom : un risque radioactif occulté malgré plusieurs alertes

Rue89   Isabelle Mahiou | Journaliste

Au centre de répartition téléphonique de France Télécom de Brune, en 2007 (CAPMAN VINCENT/SIPA)

Combien d’appareils contenants des éléments radioactifs ont-ils été installés dans le réseau et les centraux téléphoniques de France Télécom ? 20 millions ? 80 millions ? Et combien en reste-t-il ? Mystère.

Une chose est sûre, en revanche : l’opérateur n’a jamais vraiment pris la mesure du risque que pouvaient présenter ces petits appareils, les parasurtenseurs, destinés à éviter les surtensions sur les lignes, pas plus qu’il n’en a informé ses agents et n’a dispensé des consignes de protection.

Or, à plusieurs reprises ces vingt dernières années, des alertes ont été lancées en divers sites de l’entreprise sur un nombre paraissant anormal de salariés atteints d’un cancer.

Quatre agents décèdent à Saint-Nazaire

Au centre de construction des lignes de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) tout d’abord. Entre 1989 et 1995, quatre agents décèdent d’un cancer, deux autres sont atteints.

La CFDT PTT de Loire-Atlantique dépose plainte contre X pour empoisonnement. Elle met aussi en cause la politique de sécurité de l’entreprise sur la gestion des parasurtenseurs radioactifs, « jetés sur des tas de ferraille ».

La une de Santé & Travail de janvier 2013 

Le groupe confiera en 1995 une étude épidémiologique à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dont les résultats seront publiés en… 2003.

En 1998, à Lyon, un médecin de prévention, qui enquête sur une « épidémie » de cancers du sein dans un service d’accueil, découvre « fortuitement » que les salariées ont travaillé dans des centraux où elles manipulaient des parasurtenseurs radioactifs, qu’elles portaient dans leur poche de poitrine.

Il réalise une étude qui relève un risque de contamination par du radium 226 et préconise un recensement exhaustif, une évaluation et un retrait des matériels. Sans effet.

Cinq techniciens atteints de tumeur à Riom

La question ressurgit en Auvergne, à Riom-ès-Montagnes : en 2006-2007, sur les six techniciens ayant travaillé sur ce site, cinq présentent des tumeurs.

Après enquête, le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) fait jouer son droit à expertise.

Via la CGT, il sollicite aussi la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) pour analyser des parasurtenseurs qu’il a repérés. L’étude fait état de risques non négligeables.

Des substances radioactives

Ce faisant, le CHSCT Auvergne a ouvert une brèche. Celui de l’Hérault découvre ainsi l’existence des substances radioactives et vote en 2010 une expertise, sur le même modèle, après avoir constaté de nombreux cancers sur deux sites, à Béziers et Bédarieux.

Les expertises, menées par le cabinet Secafi, pointent un cumul d’expositions à des cancérogènes, dont les rayonnements ionisants.

Les premiers concernés sont les techniciens intervenant dans les centraux et les agents des lignes. Ils ont manipulé pendant des années ces parasurtenseurs, électrodes enfermées dans une enveloppe étanche contenant un gaz et des éléments radioactifs.

Jusqu’en 1978, année où ils sont interdits, les modèles en verre au radium 226, connu pour sa grande toxicité, ont été massivement utilisés. Puis ont dominé ceux au tritium, remplacés à leur tour par des appareils non radioactifs. Mais les différents modèles ont coexisté, puisqu’on trouve encore d’anciennes ampoules dans les boîtes de raccordement sur les lignes ou en stock, ou sous l’arrivée des câbles.

Dans les poches, entre les lèvres..

Dans les centraux, les techniciens travaillaient à proximité et au contact de ces composants sur les répartiteurs, murs de têtes de câbles d’où partent les lignes d’abonnés, chacune dotée de deux parasurtenseurs. Yves Le Dain, membre CGT du CHSCT de l’Hérault, explique :

« Un petit central à 5 000 abonnés contient 10 000 parasurtenseurs, mais en zone urbaine, certains en comptent 50 000, signale. Chaque intervention sur une ligne implique d’en manipuler, toujours de très près, les plus petits mesurant 15 millimètres. Le changement des modèles en verre se faisait à la pince, mais se terminait souvent à la main parce qu’ils se cassaient.

On en avait toujours à proximité : dans des bocaux sur les bureaux, sur des étagères, dans les poches, ainsi qu’entre les lèvres quand il fallait les changer juché sur une échelle. »

« Ils provoquent de la friture »…

Dominique Enjalbert, ancienne secrétaire CGT du CHSCT de l’Hérault, se souvient aussi de pics d’activité lors d’une campagne d’enlèvement des modèles en verre dans la décennie 1990, « sans autre information que “ils provoquent de la friture”. »

Sur le réseau, à l’extérieur, les parasurtenseurs se trouvent dans des boîtes, sur les poteaux, à l’arrivée chez l’abonné. Les agents en ont toujours un stock dans la voiture et quelques-uns dans les poches. Ils les manipulent fréquemment. Franck Refouvelet, membre CGT du CHSCT Auvergne précise :

« Tout incident sur une ligne demande de les tester. Il y a également des campagnes de contrôle systématique. »

Là aussi :

« Souvent les modèles en verre se cassaient quand on les retirait à cause de la corrosion. »

…et des contaminations internes ?

Entre contact direct avec des objets radioactifs, qui peuvent fuir ou se casser, et présence dans des locaux où des dizaines de milliers de parasurtenseurs sont susceptibles d’émettre des quantités significatives de rayonnements, les contaminations ne peuvent être exclues.

Pour Jean-Claude Zerbib, ancien ingénieur en radioprotection :

« L’absence de toute formation des agents aux risques présentés par les rayonnements ionisants a pu conduire à des contaminations au radium 226 par des dispositifs fuyards ou brisés. Ces fuites ont été mises en évidence lors d’une expertise de la Criirad.

On ne peut exclure l’existence de contaminations internes : si la main est souillée, tout ce qu’elle touche ensuite est contaminé et peut passer dans l’organisme. Sans compter l’inhalation de tritium ou de radon généré par le radium. »

L’hypothèse d’une irradiation n’est pas non plus à rejeter dans les centraux, pour les périodes antérieures aux campagnes d’enlèvement des années 80-90.

Il existe bien un lien avec les cancers

Mais pour évaluer le niveau d’exposition des salariés, il faut pouvoir préciser la façon dont ils ont manipulé les parasurtenseurs, la fréquence, la durée et les conditions d’utilisation…

Les reconstitutions de parcours d’expositions de salariés atteints d’un cancer, effectuées par le Giscop 93 dans le cadre des expertises de Secafi, éclairent cet aspect. Sur douze techniciens et neuf agents des lignes de l’Hérault, l’expertise conclut que :

  • une majorité de cancers peut être associée à des rayonnements ionisants ;
  • les autres à une polyexposition (amiante, hydrocarbures polycycliques aromatiques, arsenic, acides forts, trichloréthylène).

Il reste que, faute de traces dans l’entreprise des différentes activités et expositions, « si l’un de nous tombait malade, il n’aurait aucune possibilité de faire le lien avec son parcours professionnel », constate Yves Le Dain, qui réclame des fiches d’exposition et des attestations d’exposition aux rayonnements ionisants.

Mais pour l’entreprise, le risque n’existe pas

Mais pourquoi France Télécom fournirait-il de tels documents, puisque pour l’entreprise le risque n’existe pas ?

Une note de 1974, qui prescrit d’enterrer les ampoules fuyantes avant expédition à un organisme habilité à les détruire, dit que :

« La radioactivité dégagée par les parafoudres contenant du radium est inférieure à celle constatée sur les montres-bracelets à écran lumineux. »

Une autre, de 1999, en référence à une analyse de l’Office de protection contre les rayonnements ionisants (Opri), évoque la possibilité d’une exposition par inhalation en cas de bris et conseille le port de gants et d’un masque, mais envisage une élimination des matériels « au fil de l’eau ».

Enfin, en 2001, une note suggère des analyses pour évaluer le risque et l’élaboration d’une procédure de démontage-entreposage avec l’Opri et l’Andra(Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Tout en soulignant que :

« Le risque sanitaire est négligeable pour les personnels susceptibles de séjourner à proximité. »

L’entreprise choisit ses études

Il faut dire que les études commanditées par France Télécom ne sont pas alarmantes. Celle de l’Inserm, présentée au CNHSCT en 2003 et portant sur plus de 100 000 hommes ayant travaillé entre 1978 et 1994, ne retient pas l’hypothèse d’une origine professionnelle des cancers.

Même si elle montre qu’il existe un risque élevé de décès chez des agents de lignes pour les cancers de l’os et des cartilages – typiques des contaminations internes par le radium 226 – et significatif pour des cancers de l’appareil digestif et des poumons, organes radiosensibles !

En 2010, un rapport d’évaluation de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) conclut à l’absence de risque de cancers radio-induits. Les doses reçues par contamination seraient très faibles.

La direction du groupe par la voix de Jean-Marie Montel, délégué régional Auvergne, estime que :

« Les études de l’Inserm et de l’IRSN ont conclu qu’il n’y avait pas de danger. Il n’y avait pas de raison d’engager une démarche volontariste de retrait. »

Ce faisant, France Télécom ne tient visiblement pas compte d’autres études, telle celle faite en interne à Lyon en 1998, ou des mesures de la Criirad et de l’Institut de physique nucléaire de Lyon (IPNL) arrivant à des conclusions contraires sur la réalité du risque.

Les éléments radioactifs circulent toujours

Cela n’a pas empêché l’inspection du travail de la Haute-Loire de dénoncer les manquements de France Télécom à ses obligations.

Fin 2010, elle a mis en demeure l’unité d’intervention Auvergne de procéder à une évaluation des risques liés aux parasurtenseurs radioactifs, de prendre des mesures de prévention et de retirer les matériels. La direction a engagé un travail de recensement et d’enlèvement, non sans avoir contesté la décision.

Le département est pilote pour cette opération. Et il n’est pas sûr qu’elle se reproduise à l’identique dans toutes les régions, car elle est lourde. En 2012, une équipe a passé au crible les centraux et le réseau, établi des relevés caractérisant les boîtes, préalable au démontage et à l’évacuation vers des sites sécurisés avant tri par l’IRSN et acheminement vers l’Andra.

Au total, 1 600 boîtes et 32 000 parasurtenseurs devaient être récupérés, « soit environ 250 000 pour la région », indique Yves Colombat, membre du CHSCT Auvergne. Il y aurait donc bien plus de parasurtenseurs radioactifs dans l’Hexagone que le petit million avancé par le groupe :

« En s’appuyant sur d’anciens plans, on peut déduire qu’il y en avait dix fois plus dans les années 70 et 80, rien que pour le réseau ! »

Où sont-ils passés ? L’accord avec l’IRSN d’assistance à la gestion des parasurtenseurs à éliminer date de 2009. Pour Jean-Marie Montel :

« Le dossier est connu depuis 1999. Il y a eu des débuts de collecte, des stockages sans vraie maîtrise, mais l’absence de filière avec l’Andra pour ces objets nous a bloqués pendant plusieurs années. »

Les consignes antérieures d’élimination ont été inégalement appliquées : en Languedoc-Roussillon, aucun historique d’installation et de retrait n’a pu être fourni à l’expert. D’autre part, les témoignages des pratiques longtemps en vigueur font craindre que beaucoup ne soient partis à la poubelle. Si c’était le cas, plusieurs millions de ces objets auraient ainsi été disséminés dans la nature.

Source : http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/01/08/france-telecom-un-risque-radioactif-occulte-malgre-plusieurs-alertes-238359

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