Revue de presse

Accès aux soins et risque numérique

Les Echos

LE CERCLE. L’objet sur la surface duquel nous faisons allègrement glisser notre doigt n’est plus du tout un simple téléphone amélioré. Nos cousins québécois l’ont compris depuis longtemps : ils les appellent “ordiphones” et non smartphones. La différence est subtile, mais d’importance : c’est un ordinateur qui présente la particularité de nous permettre de passer des appels téléphoniques.

Le tsunami numérique des applis de santé

Sans qu’il en ait conscience, l’ordiphone est devenu l’outil technologique le plus personnel qu’un utilisateur puisse avoir. Il regroupe déjà toute son identité numérique : contacts, courriels, photos, accès aux réseaux sociaux…

Les applications de santé sur téléphone mobile et tablettes (santé mobile ou mHealth) prolifèrent, on en compte actuellement plusieurs milliers. Elles permettent de gérer la maladie du patient ou le bien-être de tout un chacun et constituent une réponse à la carence des systèmes de santé dans le domaine de la prévention. Le marché est à l’aube d’une nouvelle ère avec d’un côté des priorités d’achats de professionnels qui se confirment en faveur des tablettes (un sur quatre prévoit d’en acheter une dans les douze prochains mois), et de l’autre, une demande en santé croissante. Il est ainsi prévu qu’en 2015 parmi les 1,4 milliard de terriens utilisant un ordiphone, 500 millions d’entre eux disposeront d’applications mobiles en santé. Cela fait de la santé la troisième industrie à avoir adopté l’iPad dans sa pratique professionnelle. 

Ces applis permettent aux patients de mieux communiquer avec leurs médecins tout en améliorant la qualité des soins et en contribuant à la réduction de leur coût. Ainsi, face à la motivation des patients et des médecins pour une utilisation de ces apps à des fins de suivi et de prévention, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont décidé de guider les utilisateurs. La Food and Drug Administration américaine étudie actuellement les modalités d’une possible prise en charge des applis de santé par l’assurance maladie. En Grande-Bretagne, le National Health Service va jusqu’à recommander aux médecins la prescription d’applis. La France, qui compte actuellement 24 millions d’utilisateurs de smartphones, n’échappe pas à ce boom mondial des applis de santé.

Or, le Bring Your Own Device (BYOD), le Cloud et le Near Field Communication (NFC) sont tous porteurs de risques potentiels. À l’instar des ordinateurs, les ordiphones reposent sur des systèmes d’exploitation. Alors que mettre à jour son ordinateur est une idée acceptée, actualiser son téléphone n’en est pas une. Ceci est un point important, car les mises à jour permettent avant même d’ajouter de nouvelles fonctionnalités, de corriger des bugs et des vulnérabilités.

En outre, l’utilisation de cette technologie dans le domaine de la santé soulève le problème de la protection des données médicales mobiles du patient. D’un côté, le dossier médical informatisé et la télémédecine sont strictement réglementés avec des obligations en termes de confidentialité, d’intégrité et d’accessibilité. Mais qu’en est-il de ces nouveaux services qui fonctionnent parfois sur la base d’informations collectées par des capteurs que l’individu porte ou renseigne sur un portail (rythme cardiaque, poids, taux de sucre…) ? Comment garantir le droit fondamental des personnes à la protection de leur vie privée et se prémunir contre un éventuel piratage ? Qui est propriétaire des données ainsi collectées ? Qui est responsable de la sécurité de ces informations ?

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La protection contre les ondes, nouvel argument marketing

liberation

La protection contre les ondes, nouvel argument marketing

20 juin 2013 à 12:15
Une antenne relais, dans le Finistère, en 2009.

Une antenne relais, dans le Finistère, en 2009. (Photo Fred Tanneau. AFP)Récit Du bandeau de grossesse au lit à baldaquin, plusieurs PME se positionnent sur les produits censés limiter les effets du wi-fi ou des portables, sur fond de réglementation quasi-inexistante.

Par MARIE PIQUEMAL

Avant, Philippe Jacquin travaillait dans la téléphonie mobile. Depuis peu, il s’est recyclé dans… la vente de «vêtements antiondes électromagnétiques» pour femmes enceintes. Et ça cartonne. Son chiffre d’affaires progresse de 30% chaque mois depuis son lancement en janvier 2012, avance-t-il. Ses bandeaux de grossesse directement importés des Etats-Unis se vendent 69 euros pièce sur Internet.

Il y a aussi cette start-up rouennaise, Ondelio, qui se présente comme professionnel de la gestion des risques électromagnétiques en tout genre : wi-fi, antennes relais, portables… Leur site internet ressemble à un catalogue de bricolage. On trouve de tout : rideaux, câbles, tapis, pots de peintures jusqu’au lit à baldaquin censé stopper net le champ électromagnétique (999 euros pièce, quand même).

Au départ, explique son dirigeant Jérôme Andreu, «on proposait seulement des produits aux entreprises souhaitant appliquer le principe de précaution pour leurs salariés». Puis, très vite, il s’est rendu compte que la demande existait aussi chez les particuliers. «Il y a les personnes électrosensibles, bien sûr. Mais plus seulement. Depuis un ou deux ans, le grand public est aussi en demande. Les risques liés aux ondes commencent à être connus, il y a une vraie prise de conscience.» Surtout depuis l’avis rendu par l’Organisation mondiale de la santé, en mai 2011 qui a jugé qu’en l’état actuel des connaissances, l’usage du téléphone portable était «peut-être cancérigène pour l’homme».

Peu de réglementation

Pour l’instant, la France, en matière réglementaire, n’a pas pris beaucoup de mesures de précaution. Le fameux Grenelle des ondes, de 2009, n’a abouti à quasiment rien – si ce n’est de promouvoir le kit main libre et d’interdire la publicité pour les portables visant les moins de 12 ans. La députée EE-LV Laurence Abeille, s’en désolait dans nos colonnes il y a peu. Elle a déposé au début de l’année une proposition de loi visant à interdire l’utilisation du wi-fi dans les maternités et les crèches. Le texte n’a même pas été débattu à l’Assemblée… «Un déni de démocratie et une nouvelle victoire du lobby des opérateurs de téléphonie mobile», dénonçait-elle. «C’était un texte a minima pourtant avec des mesures simples, de bon sens. Aussi étonnant que cela puisse paraître, rien n’est interdit aujourd’hui. Je ne comprends pas que l’on puisse tergiverser encore aujourd’hui en matière de risque sanitaire. On est donc incapable d’agir quand il est encore temps ?» En face, la ministre du numérique Fleur Pellerin parlait de «peurs irrationnelles» liées aux ondes, dont «la dangerosité n’est pas scientifiquement étayée».

Début janvier, le dernier rapport Bioinitiative, mené par 29 experts internationaux à partir de 1800 études, a apporté de nouvelles preuves de la nocivité des champs électromagnétiques et des technologies sans fil, notamment pour les jeunes enfants et les femmes enceintes. Dans ce contexte, les entreprises se positionnent. «Il y a un marché, c’est évident. L’offre est en train de se structurer, notamment pour les femmes enceintes et les enfants», assure Philippe Jacquin, qui commercialise la marque de vêtement de grossesse Belly Armor. En ce moment, il réfléchit à des écharpes de portage anti-ondes pour les bébés et des vêtements pour les femmes qui allaitent.

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Nouvel assaut contre les antennes relais

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Vendredi 7 Juin 2013

PHOTO/Photos Léo Clua

Hier matin, les habitants autour du château d’eau ont découvert avec stupeur de nouveaux travaux sur les antennes relais. C’est un double combat que mène Maryse Battle, présidente de l’association Un mât pour les ondes. Contre un double cancer d’abord et contre les antennes relais qui ont poussé comme des champignons sur le château d’eau qui surplombe sa maison sur les hauteurs du village ensuite. Un double combat qui demande une vigilance de tous les instants et dans lequel elle est soutenue par de nombreux riverains du quartier qui, comme elle, sont malades et surtout à bout de nerfs. Alors que l’implantation de deux mâts, dans la plaine et loin de toute habitation est actée, “dans l’objectif de répondre à un problème de santé publique vis-à-vis des habitants”, comme le stipule la révision allégée du plan local de l’urbanisme nécessaire avant l’autorisation de cette nouvelle construction (lire encadré), ces riverains ne comprennent toujours pas pourquoi les travaux continuent sur les antennes du château d’eau. Après une première manifestation le mercredi 15 mai pour protester contre des opérations de maintenance, ils ont eu la désagréable surprise, hier, de voir débarquer de nouveau des techniciens. Et surtout le sentiment d’avoir encore une fois été bernés. “Nous avons découvert ce matin qu’un arrêté municipal avait été pris le 29 mai dernier pour interdire le stationnement dans la rue du château d’eau et ainsi permettre aux camions de la société intervenant pour Orange de monter jusqu’aux antennes ! Il a été affiché dans la nuit ou même très tôt ce matin”. D’ailleurs hier matin, les gendarmes étaient sur place pour demander aux personnes stationnées dans la rue de déplacer leur véhicule. “Si l’arrêté avait été affiché avant, nous aurions été alertés !”, reprennent les riverains en colère qui, pour protester ont décidé de garer leurs propres véhicules dans les autres rues du village, empêchant ainsi le camion d’accéder au site. “On ne peut rien nous dire, il n’y pas d’arrêté pour ces autres rues”, continuent les opposants aux antennes relais.

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Peine durcie à 18 ans pour l’ex-propriétaire d’Eternit Suisse

Direct Matin

Créé le  03 juin 2013 à 18:54 | Dernière mise à jour le  03 juin 2013 à 19:08

Peine durcie à 18 ans pour l’ex-propriétaire d’Eternit Suisse

Peine durcie à 18 ans pour l'ex-propriétaire d'Eternit Suisse
Photo
ci-dessus
Un home passe devant des panneaux réclamant “Eternit: Justice” accrochés sur le tribunal de Turin, en décembre 2009

Un entrepreneur suisse a été condamné à 18 ans de prison lundi à Turin pour avoir provoqué la mort de près de 3.000 personnes, ouvriers ou riverains d’usines d’amiante d’Eternit en Italie, dans le plus grand procès au monde et premier au pénal sur la fibre tueuse.

La Cour d’appel de Turin a durci la peine de 16 ans de prison à laquelle Stephan Schmidheiny, ancien propriétaire d’Eternit Suisse et ancien actionnaire important d’Eternit Italie (de 1976 à 1986), avait été condamné en février 2012 en première instance, aux côtés du baron belge Louis de Cartier de Marchienne, ancien actionnaire et administrateur d’Eternit Italie au début des années 70.

M. Schmidheiny a été condamné pour “catastrophe sanitaire et environnementale permanente intentionnelle” et infraction aux règles de la sécurité au travail dans les usines de produits à base d’amiante-ciment (tubes, plaques, etc).

La Cour d’appel a en revanche abandonné les poursuites contre le baron Cartier, décédé le 21 mai à l’âge de 92 ans.

La défense de l’entrepreneur suisse a annoncé immédiatement un pourvoi devant la Cour de Cassation à Rome.

“Je suis indigné. Schmidheiny avait investi énormément dans la sécurité, 75 milliards (de lires, ndlr) à l’époque et n’en avait tiré aucun profit. Qui viendra investir en Italie dans ces conditions”, a réagi avec véhémence l’un de ses avocats, Astolfo Di Amato.

A l’inverse, le procureur Raffaele Guariniello, qui avait requis 20 ans en parlant de “carences structurelles résultant de politiques industrielles décidées au niveau mondial”, a qualifié le verdict d'”hymne à la vie”. “C’est un rêve qui devient réalité”, a-t-il ajouté à propos d’une condamnation qui a couronné cinq ans d’enquête.

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Mauvaises ondes et VRAIES MALADIES

Mauvaises ondes 28/05/2013 à 13h21 

Chez Sophie, électrosensible mais pas dérangée

Sophie Caillat | Journaliste Rue89


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Sophie chez elle, dans l’Essonne, le 23 mai 2013 (Audrey Cerdan/Rue89)

La vie de Sophie a commencé à se rétrécir en septembre 2010, peu après le retour des grandes vacances. Presque chaque nuit, vers 2 heures du matin, elle se réveille en sursaut, puis ne parvient que très péniblement à se rendormir.

Au bout d’un mois d’insomnies, l’ingénieure de 40 ans, en pleine ascension professionnelle, se trouve épuisée, fait de la tachycardie, a des troubles de la mémoire. Sophie consulte son généraliste, qui lui prescrit un bilan sanguin et du magnésium. Rien à signaler. Bonne nature, grosse dormeuse, elle n’a aucune raison particulière d’être stressée et ne voit pas ce qui peut lui arriver.

« Comme si un flux me traversait »

Elle tient malgré tout jusqu’à Noël, avec la trêve des confiseurs elle a « l’impression que [s]on cerveau se remet à fonctionner ». Puis, en janvier, ses troubles repartent de plus belle. Elle remarque que certaines douleurs à la nuque et à la tête sont plus aiguës lorsqu’on téléphone près d’elle.

Un soir, elle roupille sur le canapé, pendant que son mari essaie son tout nouveau mobile. Il fait un mouvement, et là, elle sursaute :

« Je me suis sentie comme irradiée, comme si un flux me traversait. C’est compliqué à expliquer. »

Circonspect à l’idée que ce puisse être une réaction aux ondes, son mari propose un grand tour en voiture. Il lui fait mettre un bonnet sur les yeux et observe ses réactions pendant une heure. Verdict :

« Dès que je ne me sentais pas bien, mon mari a constaté que c’était à proximité d’une antenne ou d’un transformateur électrique. »

En regardant les symptômes de l’électrosensibilité sur Internet, Sophie se dit : « Pourvu que ce ne soit pas ça. »

Dans l’attente d’une « vraie » étude clinique

Elle nous a reçues dans le pavillon en meulière où elle est installée avec son mari, au cœur d’un petit village tranquille de l’Essonne. Seuls quelques aménagements intérieurs laissent voir que sa vie est ponctuée par ce handicap.

Dans la chambre de Sophie, un rideau agrémenté d’aluminium, pour limiter l’entrée des ondes (Audey Cerdan/Rue89)

Pour beaucoup, l’hypersensibilité aux ondes, ce sont ces gens qui se réfugient dans des grottes, s’enferment dans des cages de Faraday, semblant rejeter la civilisation dans sa globalité. Une phobie de quelques dérangés qui n’arrivent pas à mettre un nom sur leur dépression, en somme.

Reconnaissance

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a lancé une expertise de long terme sur les effets des radiofréquences et conclut pour l’instant à l’« incertitude » quand à la relation de cause à effet entre l’exposition aux champs électromagnétiques d’extrêmement basses fréquences et les leucémies infantiles. Elle se penchera sur l’hypersensibilité l’an prochain.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a jugé [PDF] en 2011 que les ondes étaient peut-être cancérigènes.

« Je n’y crois pas », me répond-on régulièrement quand je dis enquêter sur le sujet… Les malades, eux, aimeraient bien que ce ne soit pas une affaire de croyance mais de science dure, que les médecins connaissent les symptômes et sachent diagnostiquer.

C’est pour faire comprendre que sa maladie n’est pas psychologique que Sophie a accepté de prêter son visage et de nous faire entrer dans sa maison. Elle attend une vraie recherche clinique permettant de mesurer la sensibilité aux ondes, et pas ce qu’est en train de faire le professeur Choudat à l’hôpital Cochin, à Paris. Son collègue du collectif des électrosensibles, Manuel, explique pourquoi il ne faut rien en attendre :

« Les patients qu’il suit tiennent un journal de bord, indiquent comment ils se sentent, et ensuite on regarde le dosimètre qui leur a été confié pour voir quand ils ont été exposés.

Mais comme on leur a confié un dosimètre qui ne mesure que certaines gammes de fréquences et n’est pas adapté aux émissions de faibles niveaux ou de courte durée qui impactent les électrosensibles, on conclura que leur mal est psychologique. Ce que pense le professeur Choudat depuis le départ. »

« Mon cerveau était en danger »

Les symptômes se développent et deviennent de plus en plus clairs : des douleurs aiguës dans la poitrine et la nuque apparaissent lorsqu’on téléphone près d’elle ou qu’elle passe à côté d’une antenne.

Elle pensait que 40 ans était « l’âge où la vie commence » et elle va devoir enchaîner les arrêts de travail, jusqu’à la reconnaissance de son handicap. Ses trois premières semaines d’arrêt maladie, elle les passe à dormir et récupère lentement. « Par moments, j’avais 80 ans et comme un début d’Alzheimer », résume-t-elle.

Voir le document

(Fichier PDF)

Grâce à des séances chez l’ostéopathe, elle parvient à reprendre le contrôle de son rythme cardiaque. Son entourage l’épaule et son généraliste l’oriente vers le professeur Dominique Belpomme, président de l’Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (Artac), l’un des rares à reconnaître les électrosensibles [voir le document ci-contre].

L’encéphalo-scan montre que le débit sanguin dans certaines zones du cerveau est insuffisant. Sur ses analyses sanguines et urinaires, le médecin observe un effondrement de la vitamine D et d’une protéine S100b, marqueur de souffrances cérébrales.

Sophie tente de retravailler, alternant arrêts maladie, télétravail, congés. Mais au retour des grandes vacances 2011, en à peine une semaine au bureau, les troubles repartent de plus belle.

« Comme on refusait d’aménager mon poste pour que je sois moins exposée, j’ai décidé d’arrêter les frais, mon cerveau était en danger. »

Sophie montre l’un de ses électroencéphalogrammes (Audrey Cerdan/Rue89)

Au bout de trois mois d’arrêt maladie, son traitement de fonctionnaire est divisé par deux, et elle touche actuellement le tiers de son salaire.

La maison départementale des personnes handicapés de l’Essonne où elle a déposé un dossier médical lui a reconnu fin 2012 le statut de travailleur handicapé, mais sans allocation.

Sophie demande à reprendre son emploi, à condition d’avoir un mi-temps thérapeutique, de pouvoir faire du télétravail, et de changer de bureau. Elle espère surtout que la justice admettra le statut de « maladie professionnelle ».

Des milliers d’euros de dépenses

Depuis deux ans, Sophie a aménagé sa vie en fonction de son électrosensibilité :

« Je vais mieux car je fais attention à moduler les périodes où je suis exposée avec des périodes de repos. »

Elle évite de se rendre plus de deux fois par semaine à Paris. Quand elle y va, par exemple pour chercher son extrait de papaye fermentée (un antioxydant) au meilleur prix, elle peine à monter les escaliers, a des rougeurs et mal à la poitrine.

Fini les concerts toutes les semaines et la vie à 100%, désormais son but quotidien est, dit-elle, de se « maintenir au-dessus de la ligne de flottaison ». Quand elle parle de son état, c’est comme s’il oscillait, à l’instar des ondes, entre des moments de bien-être, et d’autres où ça ne va pas du tout. Tout cela ne l’a pas rendue dépressive, mais un peu philosophe :

« La bonne nouvelle c’est qu’on peut aller mieux et devenir moins sensible en faisant attention, surtout si on se prend en charge dès le début. La mauvaise nouvelle c’est que l’organisme semble conserver une mémoire de ce à quoi il réagit et qu’il est prêt à repartir en vrille à la moindre occasion. »

Elle a dépensé quelques milliers d’euros dans l’aménagement de sa maison. Les huit premiers mois, elle a bricolé un baldaquin avec des couvertures de survie (dont la fine couche de métal atténue les ondes venues de l’extérieur) au-dessus du canapé-lit du salon.

A gauche, l’une des fenêtres de Sophie agrémentée d’un voilage métallique, pour limiter la pénétration des ondes ; à droite, Sophie montre un foulard tissé à base de fils métalliques, créé pour arrêter les ondes électromagnétiques (Audrey Cerdan/Rue89)

Puis, elle a fait installer un isolant spécifique dans la toiture, recouvert ses fenêtres de grillage type moustiquaire, remplacé les lampes fluo-compactes par des ampoules incandescentes, mis de l’aluminium sur le compteur électrique et la fenêtre près du lit…

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Radiofréquences: trois agences sanitaires font de la pédagogie

Le journal de l'environnement

Le 17 mai 2013 par Marine Jobert

Le portail de l'école Victor Hugo, à Rexpoëde (Nord).

Face au cancer de deux enfants d’un même village nordiste, les parents d’élèves ont saisi les agences sanitaires du pays pour déterminer si les trois antennes-relais à proximité de l’école pouvaient en être la cause. Tout en opposant une fin de non-recevoir à leur demande d’enquête sanitaire, les agences ont décidé pour la première fois de se déplacer pour (s’)expliquer. Exercice de transparence? Geste d’humanité? Besoin de partager leurs doutes? Réponses le 22 mai, à Rexpoëde.

C’est une première: trois agences sanitaires vont faire le déplacement jusqu’à Rexpoëde (Nord) pour tenir une réunion publique le 22 mai prochain dans ce village de 1.850 habitants. Qu’est-ce qui amène l’Institut de veille sanitaire (InVS), l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et l’Agence régionale de santé (ARS) du Nord-Pas-de-Calais à dépêcher ainsi des spécialistes des questions de santé-environnement, ainsi que des radiofréquences, dans ce village à l’extrême nord des Flandres françaises? L’histoire débute à la fin des années 2000, quand des cancers sont diagnostiqués chez deux enfants. Le 30 novembre 2010, les associations Rexpoëde Environnement et Priartem[1] saisissent la Direction générale de la santé pour qu’une enquête sanitaire soit mise en œuvre à l’école primaire Victor Hugo. Trois antennes-relais directionnelles, montées sur une ancienne cheminée industrielle, sont implantées à 86 mètres de l’école, ce qui inquiète les parents.

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Santé: comment les industriels nous manipulent

Un long article à lire dans l’EXPRESS. Un jour on rajoutera à cette longue liste les champs électro magnétiques (CEM) et on pourra constater que les cheminements sont identiques.

Par , publié le 17/05/2013 à 21:04

Tabac, OGM, réchauffement climatique, amiante, polluants… Depuis des dizaines d’années, les industriels manipulent l’opinon à travers des études tronquées, parfois même en achetant des scientifiques. Démonstration. 

Santé: comment les industriels nous manipulent

Etudes “bidon”, chiffres manipulés, paiements discrets de chercheurs: pour parvenir à leurs fins, les industriels rivalisent d’imagination.

Xin kun/IMAGINECHINA/AFP

285 pages bien tassées. 285 pages qui égrènent, un à un, les scandales sanitaires provoqués par les industriels, qu’il s’agisse de l’amiante, du tabac, des OGM ou encore du dérèglement climatique. Pendant des mois, Stéphane Foucart s’est plongé dans des documents officiels longtemps demeurés secrets. Des millions de pages à lire sur Internet, des centaines de rapports à éplucher, des dizaines d’interviews effectuées: le journaliste, spécialiste des questions d’environnement au Monde après être passé par L’Express, s’est livré à un travail de fourmi.  

Le résultat est impressionnant de rigueur. Il fait aussi froid dans le dos, à énumérer ainsi des travaux qui n’ont de scientifique que le nom. Sans parti pris, sans militantisme, Stéphane Foucart montre à quel point la science est aujourd’hui gangrénée par des enjeux économiques qui la dépassent parfois. Un livre bienvenu, que cette Fabrique du mensonge (Editions Denoël, 17 euros), à lire et à faire lire.

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Antennes relais : la réparation de trop

Dans L’INDÉPENDANT

 

Le 16 mai à 6h00 par Estelle Devic

PHOTO/Photo Harry Jordan

Tant qu’on aura un souffle de vie, on se battra”. Maryse Battle, présidente de l’association “Un mât pour les ondes” ne décolère pas. Hier, alors que des techniciens d’un opérateur téléphonique étaient sur place pour des opérations de maintenance, un groupe de riverains s’est rassemblé au pied du château d’eau pour protester et maintenir la pression. “Ils devraient quitter les lieux en ce moment, alors pourquoi en est-on encore à entretenir ce matériel ?”, s’interroge la présidente, instrument de mesure des ondes en main. 3,4V/m ; 4,5 V/m ; 5,2 V/m 5,5 V/m… Le compteur s’affole alors qu’elle s’avance vers le château d’eau et tandis que certaines antennes sont censées être éteintes. “Il monte parfois jusqu’à 11 V/m”, reprend cette dernière, désespérée. Le seuil de tolérance est fixé à 3 V/m dans de nombreux pays européens mais en France, les valeurs limites légales d’exposition oscillent entre 41 V/m et 65 V/m, ainsi que le préconise l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de la Commission européenne. À Villeneuve-de-la-Raho, les antennes devraient déménager ces prochains mois sur deux mâts implantés à 850 m et à 1 km des habitations. Les permis de construire sont en cours et Jacqueline Irles, maire de la commune, affirme attendre les autorisations de la préfecture pour lancer les travaux de construction des deux pylônes. “J’ai fait tout ce que j’avais à faire dans cette affaire”, estimait hier cette dernière en apprenant, hilare, que les riverains manifestaient “encore” une fois. En attendant la construction des deux pylônes, il est normal, selon elle, que “les travaux d’entretien du matériel” se poursuivent au-dessus du château d’eau. Et des riverains qui n’en peuvent plus. “Trois enfants de l’école sont gravement malades. Et trois adultes qui avaient déjà un cancer en ont un second maintenant”, continue Maryse Battle. “Tout le monde s’en fout de nous”. Les riverains restent vigilants face à la menace des antennes relais.

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Au cœur de la nuit, Free camoufle son antenne relais

Lorsqu’on dissimule une antenne de téléphonie mobile en plein centre ville au milieu de la nuit, avec une grue et un décor monumental, c’est qu’on cherche vraiment la discrétion. Mais que veut-on cacher exactement ?

20130506-222657.jpgMercredi 1er mai, un camion grue s’active au croisement des rues Beauvoisine et Jean Lecanuet. Il est 1 h du matin, la ville dort. L’opérateur Free mobile, lui, ne chôme pas. Ses équipes installent un mur factice de plusieurs mètres de long.

Un décor digne d’un studio de cinéma visant à dissimuler une antenne relais installée récemment par le géant de l’internet. La raison d’un tel « camouflage « ? Officiellement, une exigence posée par la ville de Rouen. « Nous sommes en secteur sauvegardé, il y a donc obligation de ne pas dénaturer le paysage », indique-t-on au service communication de la municipalité. Reste que l’heure et le jour choisi pour l’intervention peuvent surprendre. L’opérateur aurait voulu agir discrètement, il ne s’y serait pas pris autrement. Quid, par exemple, de l’horaire ? « C’est une de nos demandes, précise-t-on à la mairie pour justifier l’opération nocturne. Compte tenu des difficultés en matière de circulation à Rouen, nous avons exigé que ces travaux se passent la nuit. » Le secteur en question se situe pourtant en zone piétonnière. Comprenne qui pourra…

Une chose est sûre : désormais, les opérateurs de téléphonie mobile marchent sur des œufs. Même si les experts scientifiques restent divisés, de nombreuses associations écologistes dénoncent les risques du trop plein d’ondes pour la santé. Et les riverains n’hésitent plus à se rebeller. « Depuis cinq ans, la dissimulation est devenue une règle, décrypte Marc Cendrier, chargé de l’information scientifique à l’association Robin des Toits.
Les citoyens sont désormais au courant des risques pour la santé et ils se mobilisent de plus en plus. »

Cherchez l’antennes (photo de gauche avant photo de droite après)

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Un article de   sur Grand ROUEN

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Plaisance-du-Touch. Débat autour des champs électromagnétiques

Actualités

Plaisance-du-Touch. Débat autour des champs électromagnétiques

Publié le 03/05/2013 à 03:46, Mis à jour le 03/05/2013 à 09:25 | 3

politique

Raphaël Réquéna et Hervé Legay posent des questions au conseil municipal./Photo DDM C. C.

Raphaël Réquéna et Hervé Legay posent des questions au conseil municipal./Photo DDM C. C.  

Un appel au principe de précaution local par le «Collectif de gauche, alternatif et citoyen» Raphaël Réquéna demande que la population soit informée sur les lieux retenus pour les projets d’implantation des pylônes, sur les données fournies par l’opérateur et le dossier remis au maire, d’auditionner des spécialistes sur l’impact des ondes et les risques potentiels sur la population, d’organiser des débats publics et que la délivrance des permis de construire soit soumise à l’avis du conseil municipal. A toutes ces mesures Chris Thouzet, élu à l’aménagement du territoire, en charge du sujet répond «nous avons limité les implantations le plus longtemps possible. Maintenant ce n’est plus possible. Nous n’avons aucun pouvoir pour les empêcher. Les opérateurs doivent couvrir le territoire. Nous construisons ensemble une charte, respectant la réglementation et ferons des contrôles avant et après implantation». Le maire ajoute que «les zones choisies sont le plus éloignées possibles des habitations, des délégations d’élus et de citoyens pourraient accompagner les personnes qui font les mesures»

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La 4G, c’est pour le mois de mai

Actualités     

La 4G, c’est pour le mois de mai

Publié le 30/04/2013 à 08:04 | 6

Naviguer sur internet aussi rapidement sur son smartphone que sur son ordinateur, c'est ce que propose théoriquement la 4G.

Naviguer sur internet aussi rapidement sur son smartphone que sur son ordinateur, c’est ce que propose théoriquement la 4G.  

Distancée dans la course au réseau 4G par ses principaux concurrents que sont Orange, SFR et Free, l’entreprise anciennement spécialisée dans les travaux industriels et le bâtiment Bouygues Télecom ne rend pas les armes. Alors que son réseau 4G n’est prévu qu’à partir du 6 mai, Bouygues Télecom réalise un énorme coup en devenant le premier opérateur à proposer ce type de réseau dans la ville rose. «La 4G permet de multiplier par cinq la vitesse de débit internet sur des smartphones. Cela va leur permettre de faire face à la concurrence ardue», explique Julien, employé dans une boutique de téléphonie mobile. Alors que SFR, Orange ou Free ont déjà équipé les grandes villes françaises de ces réseaux next génération, ils ont relégué Toulouse au second plan. «Ce n’est pas forcément leur volonté, cela dépend de beaucoup de facteurs. Orange doit le lancer courant juillet, pour les autres non plus cela ne devrait pas tarder», explique encore le jeune homme. L’idée c’est d’utiliser un portable avec une qualité internet équivalente à celle qu’on trouve sur un ordinateur chez soit. Cela va révolutionner le quotidien des utilisateurs toulousains. Pour visiter à distance, télécharger, naviguer, tout va être extrêmement rapide. Dans un premier temps une seule partie de la ville va être équipée de ces réseaux très haut débit. Le 4 mai la partie ouest du centre-ville entre la Garonne et la rocade propose un débit équivalent à 2 600 mégahertz. La suite prendra effet début octobre. À ce moment le réseau 4G de Bouygues va couvrir la totalité du centre-ville de Toulouse. Concernant les tarifs, la 4G demande une valeur supplémentaire estimée à 5 euros. Les forfaits qui proposent ce service vont augmenter en conséquence.

Remi Buhagiar

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L’arrivée massive de la 4G inquiète les riverains

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L'arrivée massive de la 4G inquiète les riverains

L’installation d’une nouvelle antenne 4G rue des Fontaines a soulevé la colère de ses habitants qui n’étaient pas informés. Un manque de communication que la mairie déplore et compte bien changer.

Les antennes 4G se multiplient sur les toits des immeubles toulousains. Actuellement, 370 ont été installées dans la ville rose pour les quatre opérateurs confondus (Orange, Bouygues, SFR et Free Mobile). Pourtant, malgré les côtés positifs de cette nouvelle technologie (voir ci-contre), certains riverains ne cachent pas leur désarroi, comme Elodie, habitant la rue des Fontaines. «La semaine dernière, j’ai entendu du bruit sur le toit et comme je suis au dernier étage, ça m’a interpellée. Dans le couloir, j’ai croisé les installateurs qui m’ont informé». La jeune femme est d’autant plus désorientée qu’elle n’était pas au courant : «Les autres locataires étaient aussi choqués que moi. J’ai appris plus tard que les opérateurs n’étaient pas obligés de prévenir les propriétaires». Au-delà dumanque d’information, une telle proximité avec les antennes a de quoi inquiéter. «Je peux presque en toucher une depuis mon balcon ! Je ne sais pas quelles conséquences cela peut avoir sur la santé». Elodie a donc fait une demande de mesures d’onde dans son appartement, plus pour se rassurer qu’autres chose. «Même si les mesures dépassent la norme, la mairie ne peut pas contraindre l’opérateur de retirer les antennes. On se sent impuissant s».

Un règlement trop laxiste

La mairie a également constaté le comportement des opérateurs : «La réglementation actuelle leur laisse beaucoup de liberté. On constate une anomalie entre le rôle des élus et la place qui leur est accordée» explique Élisabeth Belaubre, adjointe à la santé et à l’environnement. Une commission de concertation sur antennes de la téléphonie mobile a donc été créée pour «changer ça. On veut s’entendre le mieux possible et favoriser la concertation».

Les opérateurs sont normalement censés informer les riverains. Cela dit, ce n’est pas obligatoire quand ils rajoutent seulement un élément sur une antenne déjà existante, ce qui est le cas avec l’installation de la 4G. «Dans ce cas-là, l’opérateur n’attend pas notre accord et ça, nous ne l’acceptons pas». Jean-Christophe Arguillère, délégué régional d’Orange, se défend : «Les prioritaires de l’immeuble ont été prévenus, à eux de transmettre à leurs locataires. Même si les émissions augmentent légèrement avec la 4G, nous respectons la réglementation et les recommandations de l’OMS». À Toulouse, les mesures réalisées régulièrement montrent qu’en moyenne, l’exposition aux champs électromagnétiques oscille entre 0,9 et 1 V/m, des chiffres tout à fait corrects.


Le chiffre : 370

antennes > à Toulouse. La mairie compte désormais 370 antennes, à Toulouse réparties entre les quatre opérateurs de téléphonie. Un chiffre qui stagne, puisque 348 fleurissaient déjà la ville en octobre.


Qu’est-ce que la 4G ?

La 4G (4e génération) propose exactement la même chose que la 3G mais avec un très haut débit. Les utilisateurs pourront échanger plus vite et tout partager à partir d’un téléphone, d’un ordinateur portable et même d’une tablette. L’accès à Internet, la transmission de vidéo et l’usage multimédia seront désormais cinq fois plus rapides qu’avant.

À titre d’exemple, le téléchargement d’un film en HD de 5Go durera 13 minutes et le partage d’une photo de 2 Mo, seulement une dizaine de secondes.

Si ces caractéristiques font rêver, il faudra encore patienter un peu, la 4G n’arrivera à Toulouse que d’ici cet été.

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Châteaulin. Antennes-relais à la gare : la Justice annule l’autorisation

Châteaulin. Antennes-relais à la gare : la Justice annule l’autorisation

Santé jeudi 21 mars 2013

Le tribunal administratif de Rennes vient d’annuler l’arrêté autorisant l’installation d’antennes de téléphonie mobile dans le quartier de la gare. Elles sont en service depuis juin 2011.

Les Robins des toits châteaulinois ont gagné une bataille. Le tribunal administratif de Rennes vient d’annuler l’arrêté par lequel le maire de Châteaulin autorisait l’installation de trois antennes de téléphonie mobile dans le quartier de la gare. La conséquence d’un recours déposé par le collectif, opposé à l’opérateur de téléphonie Orange depuis 2010.

Une surprise pour les Robin des Toits qui, depuis, n’espérait plus beaucoup. « Nous ne savions pas si le recours avait des chances d’aboutir », reconnaît la porte-parole du collectif.

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Antennes relais et avions ne font pas loi avec «Aussonne environnement»

   PUBLIÉ LE 06/03/2013 03:45 – MODIFIÉ LE 06/03/2013 À 08:18

Aussonne Environnement et responsables municipaux travaillent de concert./Photo DDM ()

Aussonne Environnement et responsables municipaux travaillent de concert./Photo DDM

Christian Masson, président de l’association «Aussonne Environnement» a accueilli la trentaine de personnes dont Lysiane Maurel, le maire et Francis Sanchez, 1er adjoint, qui étaient venus assister à l’assemblée générale ce 27 février.

L’association compte 19 ans d’existence et quatre-vingt adhérents. Après les votes à l’unanimité du rapport moral, du bilan financier et du montant de la cotisation, les onze membres du conseil d’administration ont été élus.

Christian Masson a communiqué les objectifs 2013 dont les principaux s’orientent vers l’assurance que les mesures prises pour l’installation du parc des expositions, limiteront l’impact sur l’environnement. L’association s’occupe également de rassembler les plaintes quant au bruit aérien et d’œuvrer pour le déplacement des antennes relais, situées sur le château d’eau. Yves Durand, membre du CA, a fait une présentation détaillée concernant les actions menées sur les antennes relais et leur déplacement sur un autre site.

La municipalité s’est exprimée sur ce sujet, en précisant qu’elle a aussi la volonté de déplacer ces antennes. Il y aura dénonciation des baux dont le premier prévis sera envoyé fin octobre 2013 pour un opérateur, et le second en mai 2014 pour le deuxième opérateur. En contrepartie, un terrain communal nécessaire est proposé pour l’euro symbolique aux opérateurs. Stanislas Warziniak, membre du CA, a donné une information concernant les indemnisations relatives au bruit aérien. La commune est très impactée par les nuisances aériennes. L’association poursuit ses actions sur le sujet de l’équilibrage des pistes. Une convergence de vue apparaît entre les membres d’Aussonne Environnement et les responsables de la mairie, sur l’insuffisance notoire de renforcement des liaisons routières vers le futur Parc des expositions, en particulier pour la circulation en provenance du Nord. Il faut manifester ce souci à toutes les opportunités qui se présentent dont l’Enquête publique qui est prévue au dernier trimestre 2013. Cette réunion s’est terminée par un pot amical.

Contact : www.aussonne.org, M.Masson tel : 05 61 06 12 65

La Dépêche du Mid

SOURCE : http://www.ladepeche.fr/article/2013/03/06/1576037-antennes-relais-et-avions-ne-font-pas-loi-avec-aussonne-environnement.html

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Les ondes sont-elles dangereuses pour la santé ?

   PUBLIÉ LE 27/02/2013 08:14

Une antenne de téléphonie mobile sur un toit de Toulouse./ Photo DDM. D. P. ()

Une antenne de téléphonie mobile sur un toit de Toulouse./ Photo DDM. D. P.

DONNÉES SCIENTIFIQUES

Concernant les ondes électromagnétiques et leurs effets sur la santé humaine, difficile de s’y retrouver tant les avis divergent. Une vaste étude réalisée sur 18 ans au Danemark, menée auprès de 360 000 personnes abonnées à un téléphone portable, affirme que «l’usage prolongé du mobile n’augmente pas le risque de cancer du cerveau». À noter que cette étude n’a pas tenu compte des abonnés à titre professionnel et de la durée quotidienne d’utilisation.

À l’inverse, le 31 mai 2011, le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) de l’OMS a classé les champs électromagnétiques de radiofréquences comme peut-être cancérogènes pour l’homme (Groupe 2B), sur la base d’un risque accru de gliome, un type de cancer très virulent du cerveau, associé à l’utilisation du téléphone sans fil.

«Étant donné les implications de cette classification et de ces résultats pour la santé publique, il est crucial que des recherches supplémentaires soient menées sur l’utilisation intensive à long terme des téléphones portables», a déclaré le directeur du CIRC, Christopher Wild.

UN RISQUE ACCRU POUR LES ADOS ?

Aujourd’hui, à 10 ans, un enfant sur quatre possède un téléphone portable, huit sur dix à l’adolescence. Et, d’après une enquête de l’Association santé environnement France (Asef), menée auprès de 600 élèves de 14 à 20 ans, 75 % d’entre eux déclarent dormir avec le téléphone allumé sous l’oreiller ou sur la table de chevet. «Pas question de rater un texto» témoignent la plupart. D’où le fil à la patte. Et, quand on leur parle risque sanitaire, 58 % répondent avoir entendu dire qu’il ne fallait pas garder son téléphone sur soi, 44 % qu’il ne fallait pas dormir avec, et à peine 15 % connaissent l’intérêt du kit main libre. Or le CIRC a observé une augmentation du risque de cancer quand les enfants sont exposés à de grandes quantités d’ondes électromagnétiques, leur rayonnement semblant retenir les métaux lourds dans les cellules et empêcher leur élimination.

QUE DIT LA LOI ?

Rien en France, la toute dernière proposition de loi déposée par la députée écologiste Laurence Abeille a été renvoyée en commission des affaires économiques le 31 janvier dernier par l’Assemblée nationale. En clair : jetée aux oubliettes. Un renvoi qualifié «d’inadmissible» par François de Rugy, le coprésident du groupe EELV à l’Assemblée. Pour Laurence Abeille réagissant aux propos de la ministre déléguée à l’Économie numérique, Fleur Pèlerin qui estime que la nocivité des ondes «n’est pas scientifiquement prouvée», le gouvernement a signifié «qu’il ne veut pas légiférer dans ce domaine, malgré les mises en gardes de la communauté scientifique».

SAVOIR SE SERVIR DE SON MOBILE

Les précautions à prendre ? La plupart des ados les connaissent notamment grâce aux conventions organisées dans les collèges sur les dangers de l’usage abusif du portable. On y conseille d’éviter de tenir le téléphone à trop courte distance du corps (cerveau, parties génitales) ; privilégier le mode haut-parleur, le kit piéton ou les oreillettes ; privilégier les SMS et réduire le nombre et la durée des appels en espaçant chacun d’entre eux d’au moins une heure.

SOURCE : http://www.ladepeche.fr/article/2013/02/27/1570970-les-ondes-sont-elles-dangereuses-pour-la-sante.html

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Nouvelles antennes-relais place des Carmes : « Même les pigeons ont quitté le quartier »

CARRE D’INFO   Xavier Lalu 22 février 2013

Les six antennes relais du parking des Carmes - Photo Carré d'info

Les commerçants et riverains de la place des Carmes se mobilisent contre l’implantation de trois nouvelles antennes relais. Sur une place qui en compte déjà neuf.

Au tour de Free

Depuis maintenant deux semaines, les feuilles de pétition fleurissent devant les caisses enregistreuses de la place des Carmes. L’explication est collée sur les vitrines : « Urgence place des Carmes, 3 nouvelles antennes relais supplémentaires vont être posées.»

Une affiche contre l'implantation de nouvelles antennes-relais place des Carmes - Photo Carré d'info, Kevin Figuier

Une affiche contre l’implantation de nouvelles antennes-relais place des Carmes – Photo Carré d’info, Kevin Figuier

Ces équipements, nécessaires au fonctionnement des appareils mobiles, fleurissent en effet sur les cimes du parking des Carmes et du bâtiment situé au numéro 3 de la place. Déjà neuf de ces antennes surplombent ainsi le quartier. Neuf, car trois de ces antennes sont nécessaires pour couvrir une zone à 360°. Et pas de mutualisation dans ce domaine. Chacun des opérateurs doit ainsi installer ses propres équipements pour garantir l’accès au réseau. Et si les trois principaux sont là depuis longtemps, le quartier voit aujourd’hui arriver trois nouvelles antennes estampillées « FREE ».

Nouvelles antennes à 100 mètres d’une école

Cette installation est celle de trop pour certains riverains, inquiets des possibles nuisances des ondes sur leur santé. Car si ces nuisances ne sont pas encore reconnues par la majeure partie des acteurs publics et de santé, le doute n’est plus permis parmi les riverains mécontents. Devant ses baguettes fraîchement sorties du four, le boulanger du « Farfadet » constate : « Depuis la prolifération de ces antennes, les pigeons ont quitté le quartier. Et je connais des personnes qui ont dû déménager car ils ne dormaient plus et ne supportaient plus les maux de têtes. » A côté, une cliente acquiesce avant de signer la pétition. « Nous en sommes à plus de 300 signatures », compte Muriel, l’une des membres du récent collectif des Carmes. « Les risques sont connus. Pourtant on n’hésite pas installer ces équipements à 100m d’une école. »

Antenne-relais au 3 place des Carmes. C'est ici que trois nouvelles vont être installées - Photo DR

Antenne-relais au 3 place des Carmes. C’est ici que trois nouvelles vont être installées – Photo DR

Maux de têtes, acouphènes, insomnies, troubles cardiaques et même risques de cancer peuvent être selon certaines études, les conséquences d’une très forte exposition aux ondes. « Cela dépend des heures car l’intensité des ondes est liée à l’utilisation des téléphones. Vers 11h, ce sera plutôt normal. Mais entre 18 et 20h, les gens téléphonent beaucoup et on constate des pics», détaille Muriel qui rappelle que tout un chacun peut appeler la mairie pour qu’un expert vienne effectuer des mesures.

Moratoire de la mairie

Cette dernière a d’ailleurs été sollicitée par le collectif des Carmes via une lettre de recours gracieux adressée par un avocat. Mais le champ d’action de la municipalité semble limité concernant les trois nouvelles antennes, l’immeuble les accueillant relevant du droit privé. Néanmoins, la ville de Toulouse a pris des mesures concernant son patrimoine : un moratoire a été décidé sur l’implantation de nouvelles antennes sur des bâtiments publics et une commission de concertation entre la ville et les opérateurs, devra être mise en place prochainement.

Capture d’écran du site Cartoradio, recensant les antennes - Photo DR

Capture d’écran du site Cartoradio, recensant les antennes – Photo DR

Voir le site Carto Radio

 Cependant, cette apparente progression de la réglementation ne convainc pas totalement riverains et militants. L’association « Antennes 31 » a pour but de sensibiliser aux risques générés par les ondes électromagnétiques. Mme Hébrard, membre de l’association explique : « D’une part, les intensités maximales tolérées par la loi sont tellement énormes qu’elles provoqueraient la mort (la norme maximale est de 61 volt/mètre contre 2 à 7 volt/mètre en réalité, ndlr). D’autre part, même avec la réglementation, il y a des abus. Rappelez-vous l’histoire du métro fou : tout cela aurait été provoqué par une antenne installée sans permis de construire alors dans ce cas-là, c’était obligatoire ».

 « On a rien contre la téléphonie mobile »

L’association plaide ainsi pour l’installation de mini-antennes à l’instar des antennes râteaux pour la télévision. Car Mme Hébrard, de l’association d’habitants, tient à rappeler : « On a rien contre la téléphonie vocale bien au contraire. Simplement on n’est plus trop d’accord concernant la 4G qui va provoquer une augmentation de l’intensité des ondes. A quoi ça sert de télécharger des films en 3D? »

  « Un gros scandale va sortir. »

 A ce sujet, un moratoire devait être discuté au Parlement mais le texte a été retiré de l’agenda au dernier moment. Sur le sujet, Fleur Pellerin, ministre déléguée à l’Economie numérique s’était contentée de qualifier les inquiétudes sur la santé de « peurs irrationnelles » avant de revenir sur ses propos. Un non-sens pour l’association Antenne 31 qui n’hésite pas à comparer les risques sur la santé à un nouveau scandale type amiante. « On a mis 30 ans à l’interdire alors que les risques étaient connus. On va vers la même chose : un gros scandale va sortir. »

source :  http://carredinfo.fr/nouvelles-antennes-relais-place-des-carmes-meme-les-pigeons-ont-quitte-le-quartier-21837/

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Montauban. L’antenne maudite de SFR trouve un nouveau point de chute

   PUBLIÉ LE 22/02/2013 03:50 – MODIFIÉ LE 22/02/2013 À 07:33

TÉLÉPHONIE MOBILE : UNE ANTENNE ENVISAGÉE FACE AU COLLÈGE INGRES

Montauban. L'antenne maudite de SFR trouve un nouveau point de chute ()

Montauban. L’antenne maudite de SFR trouve un nouveau point de chute

L’antenne relais de SFR installée faubourg du Moustier dont le bail est arrivé à expiration l’an dernier, a été démontée. Un nouveau point d’arrimage pressenti par l’opérateur avait, dans la foulée, été refusé par les riverains. Cette antenne sera finalement installée 8 rue Arago face au collège Ingres.

«Nous avons effectivement une rupture de couverture sur ce secteur, notamment pour la 3 G… C’est là toute la difficulté de ne pas avoir de point de remplacement avant le démontage d’une antenne»… Philippe Cometti, le responsable environnement déploiement des antennes pour le sud-ouest de SFR traîne comme un boulet une zone blanche sur Montauban résultant du démontage en avril 2012, d’une antenne relais jusqu’alors installée sur un immeuble au n° 20 du faubourg du Moustier. Ici, les co propriétaires n’avaient pas souhaité prolonger le bail de l’opérateur qui courait depuis 12 ans. SFR (qui compte déjà cinq antennes sur Montauban) avait alors jeté son dévolu sur un autre immeuble situé plus bas sur le faubourg, au n° 79. Mais là encore, les co propriétaires réunis en assemblée générale avaient voté contre l’installation de cette antenne. Depuis, l’opérateur (dont la dernière implantation rue de la Résistance avait occasionné une longue procédure finalement perdue par les riverains qui contestaient cette implantation) cherchait un nouveau point de chute pour irriguer le secteur.

L’antenne opérationnelle cet été

Depuis le 22 janvier dernier, date officielle de la déclaration préalable au service de l’urbanisme et de la remise du dossier d’information en mairie, rien ne s’oppose plus au lancement des travaux et à l’implantation de cette antenne UMTS (norme de radiotéléphonie de troisième génération) qui sera intégrée aux cheminées de l’immeuble sis au n° 8 de la rue Arago, à 14,50 m de hauteur. Le propriétaire de l’immeuble ayant donné son aval, les Bâtiments de France ayant été consultés, l’agence nationale des fréquences a donc donné son accord à l’exploitation de ce nouveau relais «qui permettra de nouvelles applications, telles que l’échange de photos, le téléchargement de vidéos ou encore la recherche d’informations sur Internet», insiste l’opérateur.

«Les travaux seront longs. On peut envisager une mise en service dans le courant de cet été», poursuit Phippe Cometti.

Les ondes au-dessus du collège…

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, ce projet d’implantation d’antenne de téléphonie suscite comme d’autres avant lui, l’inquiétude dans le quartier. Le n° 8 de la rue Arago voisine en effet directement avec le collège Ingres. Sur son site, l’opérateur explique pourtant que le faisceau des ondes émises par l’antenne est concentré horizontalement «comme un phare éclaire la mer» et diminue avec la distance. SFR rappelle encore que «les antennes de téléphonie ont une puissance d’émission de l’ordre de 20 Watts, soit en moyenne 1 000 fois inférieure à celle des émetteurs de radio et de télévision»

Cette pédagogie sera-t-elle à même de calmer les riverains qui tentent de s’organiser ? Rien n’est moins sûr même si ces riverains n’ont en réalité, vu les procédures en vigueur, pas vraiment voix au chapitre.


rue arago

La pétition qui dit «non»

Une pétition circule contre l’installation d’une antenne relais au 8 rue Arago. «Ce projet devant le Collège Ingres nous semble irresponsable faute d’études sérieuses faites sur les dangers des ondes électromagnétiques», soulignent les porteurs de cette pétition qui a recueilli 45 signatures à ce jour. «Je refuse que l’école que fréquente ma fille ait une antenne relais à moins de 500 mètres vu les cas de cancers déjà prouvés sur certains enfants ayant vécu ce phénomène», écrit Delphine sur le site des pétitionnaires (1). Alain est sur la même longueur d’ondes : «Jeune papa totalement contre ! nous vivons dans un brouillard électromagnétique de plus en plus épais»…». «L’antenne relais dirigera ses faisceaux directement sur des lieux de vie ainsi que sur de nombreux riverains», notent encore ces riverains.

(1) http://www.petitionpublique.fr/?pi=26aout19

Pierre Mazille

SOURCE : http://www.ladepeche.fr/article/2013/02/22/1566921-montauban-l-antenne-maudite-de-sfr-trouve-un-nouveau-point-de-chute.html

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Launac. Antennes : l’inquiétude de deux associations

   PUBLIÉ LE 19/02/2013 03:45

La rencontre des associations avec la députée, concernant le projet de loi Abeille./photo DDM, HB. ()

La rencontre des associations avec la députée, concernant le projet de loi Abeille./photo DDM, HB.

Les collectifs d’Aussonne et de Launac représentés par M. et Mme Durand, (Association Antenne 31) et Mlle Cabot (Association Robin des Toits) ont rencontré MadameFrançoise Imbert, députée de la 5ème circonscription. «Nos questionnements concernent l’exposition croissante du public aux champs électromagnétiques issus des technologies de communication sans fil et le développement de la 4G. Nous lui avons remis un document élaboré par Antenne 31 : «Impact sur le vivant des rayonnements électromagnétiques» ainsi que la synthèse de 25 questionnaires portant sur les installations d’antennes relais en Haute-Garonne» indiquent les membres des associations.

Trop proche de l’école ?

Le projet de loi Abeille relatif à l’application «du principe de précaution défini par la Charte de l’environnement aux risques résultant des ondes électromagnétiques» a été renvoyé en commission. «François Brottes, président de la commission du développement durable, veut avancer et légiférer», a certifié Françoise Imbert. L’association Robin des toits vient d’y suspendre sa participation, en précisant que la ministre de l’Ecologie, Delphine Batho à «l’intention de proposer un projet de loi en juin qui pourrait être bien plus favorable aux opérateurs, plutôt qu’à la santé publique».

Les collectifs veulent sensibiliser la députée aux points essentiels de cette proposition de loi, l’abaissement de l’exposition du public à 0,6 V/m, les effets athermiques, la typologie des scandales sanitaires.

Ils ont aussi évoqué les cas particuliers de Launac et d’Aussonne où le choix des différentes implantations est remis en question, notamment celle placée à proximité de l’école de Launac, trop proche des habitations.

La Dépêche du Midi

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2013/02/19/1564051-launac-antennes-l-inquietude-de-deux-associations.html

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Carmes. Antennes-relais : les riverains se mobilisent

   PUBLIÉ LE 16/02/2013 03:45 – MODIFIÉ LE 16/02/2013 À 08:20

Les projets d'installation de trois nouvelles antennes relais inquiètent les habitants des Carmes./Photo DDM. ()

Les projets d’installation de trois nouvelles antennes relais inquiètent les habitants des Carmes./Photo DDM.

Suite à l’annonce de l’installation de trois nouvelles antennes relais de téléphonie mobile sur la place des Carmes, des riverains se mobilisent. À l’image d’autres quartiers de la ville, ils ont créé un collectif, associé au Collectif Antennes 31, pour faire entendre leurs droits et leurs inquiétudes. Les habitants protestent contre la concentration de ces antennes et une exposition renforcée aux ondes électromagnétiques. La place compte actuellement neuf antennes, dont la puissance sera augmentée par le passage à la technologie 4G. «Ça suffit, on n’en veut pas plus ! Les ondes sont particulièrement dangereuses pour les enfants, et l’école maternelle Fabre se situe à moins de 100 m du n° 3, qui accueillera les nouvelles antennes.» Les études scientifiques sont encore divisées sur les effets de ces ondes (maux de tête, troubles cardiaques…), mais selon Nathalie, commerçante sur la place, «d’autres solutions existent pour limiter les risques, comme ne pas regrouper toutes les antennes au même endroit». Le recours d’un avocat a été engagé et une pétition circule chez les commerçants pour demander à la préfecture l’annulation de l’installation des antennes, prévue ce mercredi.

Herveline Guervilly

SOURCE :  http://www.ladepeche.fr/article/2013/02/16/1562269-toulouse-antennes-relais-les-riverains-se-mobilisent.html

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Antenne relais, téléphones portables, tablettes et wifi Des risques sanitaires réels

De nouvelles études montrent la dangerosité des ondes électromagnétiques. Le collectif Antennes 81 se bat pour l’abaissement de la puissance des antennes relais.

• La crèche municipale Andrieu à Albi
à quelques dizaines de mètres des antennes relais…

Le renvoi de la proposition de loi sur l’abaissement de l’exposition aux champs électromagnétiques (à l’Assemblée Nationale la semaine dernière) a de quoi refroidir ceux qui étudient les effets des portables et du wifi… Pourtant, les rapports (Bio Initiative 2012) et études comme les témoignages (voir ci-dessous) vont dans le même sens : les risques liés aux ondes électromagnétiques sont réels et le temps est peut-être venu d’agir…

“Le Collectif Antennes 81 s’est constitué pour fédérer les associations ou collectifs qui, dans le département se mobilisent pour une réglementation de l’implantation des antennes relais de téléphonie mobile et la réduction de l’exposition des personnes aux champs électro-magnétiques. Suite à nos démarches, en 2011-2012, six communes ont voté des motions demandant la limite d’exposition à 0,6 V/m : Rivières, Brens, Saint-Benoit de Carmaux, Giroussens, Briatexte et Gaillac…” Daniel Giessner, membre du collectif “Antennes 81”, comme diverses associations françaises (Robin des Toits, Priartem…), demande un abaissement de la puissance des antennes relais à 0,6 Volt par mètre. Le rapport du groupe Bio Initiative 2012 (paru en janvier) apporte de l’eau au moulin du collectif. Des chercheurs ont passé au crible 1 800 études internationales parues entre 2007 et 2012. Pour le Dr David Carpenter, de l’Université d’Albany (Etat de New York aux USA), co-éditeur du rapport, les preuves concernant les risques pour la santé liés aux ondes électromagnétiques et technologies sans fil ont augmenté… Par exemple, le risque de cancer est accru de 40 % chez les « gros utilisateurs » du téléphone mobile (plus de 20 mn par jour).
D’ici fin 2013, plus de 200 opérateurs de téléphonie mobile dans 75 pays auront lancé un réseau 4G (voir glossaire). Près de 300 appareils en 4G (smartphones, tablettes et clés de sécurité) devraient être disponibles d’ici la fin de l’année. En 2013, le nombre de smartphones commercialisés dans le monde dépassera un milliard d’unités. En France, les consommateurs achèteront en 2013, environ 22,5 millions de mobiles, 4,5  millions de tablettes… L’engorgement de la bande passante est pour bientôt. Un smartphone génère en effet 35 fois plus de trafic qu’un téléphone portable. Et d’ici 2016, le trafic sans fil sera 50 fois supérieur à celui de 2012, notamment pour regarder la télé sur une tablette ou un smartphone.

+ Publié le 8 février 2013

Source :

http://www.letarnlibre.com/dep.php

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Lorsque l’Europe étouffe les alertes sanitaires sur l’environnement

Le 4 février 2013 à 5:00 par

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L’Agence européenne de l’environnement (AEE) est sortie de langue de bois en accusant dans un rapport réquisitoire les instances européennes d’ignorer voire d’étouffer les alertes sanitaires liées à l’environnement et agisse trop tardivement  pour prendre les mesures qui devraient s’imposer en vertu du principe de précaution.

Dans ce rapport  de 750 pages intitulé « Signaux précoces et leçons tardives », l’Agence européenne de l’environnement, détaille « les signes avant-coureurs bien souvent étouffés ou ignorés » lors du développement de nouvelles technologies comme les téléphones mobiles ou de produits, chimiques (ou génétiquement modifiés. Ces alertes doivent être mieux prises en compte, selon le rapport de l’AEE publié il y a quelques jours et qui pointe « les failles de la régulation sanitaire européenne » et cite, entre autres, les pesticides, le perchloréthylène, le bisphénol A, Tchernobyl, le mercure, le plomb dans l’essence… Cette politique de l’autruche sur fond de lobbies tout puissants à Bruxelles et ailleurs, coûte cher, très cher, aussi bien en termes sanitaires, environnementaux que financiers, relève le rapport de cet organisme très officiel.

mieuxSelon Jacqueline Mc Glade, directrice exécutive de l’AEE, qui est basée à Copenhague, « les nouvelles technologies ont eu parfois des effets extrêmement nocifs, alors que le préjudice avait été identifié, et que les avertissements s’étaient multipliés ».  Le rapport cite « des cas spécifiques pour lesquels les alarmes ont été ignorées, provoquant dans certains cas la mort, la maladie ou une dégradation de l’environnement ».  « Il faut, ajoute la directrice de l’AEE, prendre en compte plus largement le principe de précaution afin de réduire les risques potentiels des technologies et produits chimiques  mises sur le marché et insuffisamment testés. Agir stimulera l’innovation pour rechercher les solutions les mieux adaptées. Tout retard dans l’action coûte cher à la société.»

MieuxvLe rapport indique ainsi que « les études de cas montrent que les avertissements ont été ignorés ou étouffés jusqu’à ce que les dommages pour la santé et l’environnement ne deviennent inéluctables. Dans certains cas, les entreprises ont privilégié les profits à court terme au détriment de la santé publique, dissimulant l’existence de risques potentiels. Dans d’autres cas, les scientifiques ont minimisé les risques, parfois sous la pression de groupes d’intérêts. Mais plusieurs montrent aussi  les avantages d’une réaction rapide en réponse aux alertes. »

Seulement 1% du financement public pour la recherche a porté sur les dangers potentiels des nouveaux produits, dans les domaines des nanotechnologies, de la biotechnologie et des technologies de le la communication.

Source : http://www.neo-planete.com/2013/02/04/lorsque-leurope-etouffe-alertes-sanitaires-environnement/

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"Les antennes-relais gagnent par K.O." – le Canard Enchaîné – 06/02/2013

"Les antennes-relais gagnent par K.O." - le Canard Enchaîné - 06/02/2013par ROBIN des toits.

Ce n’était pourtant pas un texte révolutionnaire, ça se saurait si les Verts (lire plus haut) se mettaient soudain à en écrire.
Non, il s’agissait simplement de limiter les risques dus à l’exposition aux ondes électromagnétiques.
C’est d’ailleurs ce à quoi, en 2009, l’Agence française de sécurité sanitaire environnementale avait invité les responsables
politiques. Bien que tout le monde s’en fiche, et que 99% de la population téléphone à coups de portable à tout-va, il n’est en effet pas exclu que des risques existent, à moins de considérer comme nul et non avenu le fait que la pourtant très prudente Organisation mondiale de la santé aie classé, en 2011, les radio-fréquences (venant des antennes relais, de la wifl ou des compteurs intelligents) comme possiblement cancérigènes pour l’homme. Vu cette incertitude scientifique, disent les Verts pas révolutionnaires, le fameux principe de précaution devrait s’appliquer un chouïa.

Leur proposition de loi consistait donc à faire en sorte, au moment où une nouvelle vague d’antennes s’apprête à déferler sur la France pour la 4G (plusieurs dizaines de milliers, au bas mot), que soit appliqué le principe Alara (As Low As Reasonably Achievable), lequel oblige les opérateurs à limiter leurs émissions à des niveaux aussi bas que possible. En prime : interdire la wifi dans les crèches, vu que les bébés n’ont pas encore un usage frénétique du portable. Lancer une étude d’impact avant le lancement de la 4G. Lancer une autre étude sur l’électrosensibilité, pour savoir si ces personnes qui se disent handicapées par les champs magnétiques sont des rigolos(ainsi qu’on le pense en France) ou de vrais malades dignes d’écoute et de soins
(comme on le dit en Suède).

Ce texte devait être examiné le jeudi 31 janvier à l’Assemblée. La veille, la ministre de l’Economie numérique, Fleur Pellerin, se pavanait devant les caméras dans les rues de Paris, une sonde dite « à large bande » à la main, vous voyez bien que les ondes électromagnétiques sont au-dessous de 1 volt par mètre et que, tout ça, c’est des « peurs irrationnelles » ! En bonne VRP, la ministre récitait par oæur l’argumentaire des opérateurs : Bouygues, SFR, Orange et Free pouvaient déboucher le champagne.
D’ailleurs, c’était cette même ministre, et pas celle de la Santé ni celle de l’Environnement, que le gouvernement avait envoyée à l’Assemblée ce jour-là : « Que, sur un dossier de santé publique, seul s’exprime le ministre qui représente les intérêts économiques et financiers, note Janine Rannou, de l’association Priartem, c’est choquant ! »

Fleur Pellerin a d’ailleurs commencé son discours sur la proposition Verte en félicitant Jean-Marc Ayrault d’avoir « décidé de faire de notre pays une grande puissance digitale » et continué en affirmant que cette loi « aurait eu de graves conséquences économiques ». Pas étonnant, dans ces conditions, que le texte soit directement passé à la poubelle.
Plus on parle de principe de précaution, moins on l’applique…

Jeon-Luc Porquet


Commentaire Robin des Toits :
On peut lire que Fleur Pellerin était la veille de l’examen du texte à l’Assemblée Nationale (le 30 Janvier 2013) aux Voeux de la Fédération Française des Télécoms (FFT) à Paris.
Voir : http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/14086.pdf
Voir également :

“L’AFSSET recommande de réduire les expositions du public” – Novethic – 16/10/2009

CANCER / précisions de l’OMS concernant la classification en “possiblement cancérigène” des radiofréquences – 16/04/2012

Communiqué de presse du CIRC sur les risques cancérogènes du téléphone portable pour l’homme – 31/05/2011

Proposition de loi : encadrement, abaissement des seuils et reconnaissance de l’électro-sensibilité (EHS) : Communiqué de presse du “Groupe écologiste” à l’Assemblée nationale – 17/12/2012
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Onde électromagnétique : Fleur Pellerin rassure pour protéger la 4G

Informatique et multimédia 

Pascal Samama 01netle 30/01/13 à 11h47

Avant l’examen de la loi sur l’exposition aux ondes, la ministre de l’Économie numérique veut rassurer sur le danger des ondes tout en rappelant que le déploiement de la 4G est un enjeu important pour les opérateurs et les usagers.

Les ondes électromagnétiques dégagées par les outils mobiles et les antennes relais représentent-elles un danger pour la santé ? En plein déploiement de la 4G en France le gouvernement a décidé d’adopter un angle économique. Alors que l’Assemblée Nationale doit étudier demain une proposition de loi sur l’exposition aux ondes, Fleur Pellerin, ministre délégué à l’Économie Numérique, a convié la presse dans le 12e arrondissement de Paris pour effectuer des tests et rassurer les citoyens.
Il s’agissait aussi de rassurer les opérateurs qui développent le réseau 4G en France. Appareil de mesure à la main, la ministre accompagnée de représentants de l’Agence Nationale des Fréquences (ANF) a montré que le niveau dégagé par les antennes était loin d’atteindre le seuil autorisé de 41 V/m. Les associations de riverains, parmi, lesquels les Robin des Toits, aimerait que ce seuil ne dépasse pas 0,6 V/m.

L’absence des ministères de la Santé et de l’Écologie

Concernant les différentes études qui mettent en garde contre l’exposition à ces ondes, Fleur Pellerin répond par le doute : « Elles sont contradictoires et il n’est pas question de jouer avec des peurs irrationnelles pour freiner le déploiement de la 4G. Il ne faut pas opposer l’économie et l’écologie. » Elle ajoute qu’il faut continuer à mener des recherches pour avoir plus de certitudes.
Sous la tutelle du ministère de l’Économie, Fleur Pellerin a défendu sa mission. Quant à l’absence de représentants des ministères de la Santé ou de l’Écologie lors de cette mâtinée de découverte, elle a rappelé qu’il n’était pas question de freiner le déploiement de la 4G. « C’est un enjeu important. Il représente un investissement de 3 milliards d’euros sur 5 ans et des dizaines de milliers d’emplois. »

Protéger le marché de la 4G

Consciente de l’inquiétude qui touche de nombreuses personnes et le développement de pathologies liées à l’hypersensibilité de certaines personnes, la ministre annonce une campagne d’information pour inciter les utilisateurs à se servir d’oreillettes et les fabricants à proposer des modèles adaptés aux enfants. Elle estime aussi que ce sont les téléphones qui génèrent des ondes, pas les antennes.
Faut-il protéger le marché de la 4G ? C’est la question. La loi qui sera examinée demain devait quelques précautions sur le danger potentiel des ondes. Une disposition devait même freiner le déploiement de la 4G avant d’avoir des études confirmant ou non son impact sur la santé. Pour Fleur Pellerin, le déploiement est avant tout un sujet économique qu’il ne faut surtout pas perturber.
Source : http://www.01net.com/editorial/585559/onde-electromagnetique-fleur-pellerin-rassure-pour-proteger-la-4g/

 

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Fleur Pellerin : "Il n’y a pas de consensus scientifique" sur la dangerosité des ondes

Clubic.com

La ministre déléguée à l’Economie numérique a présenté les points que le gouvernent mettra en avant lors du débat portant sur la proposition de loi sur les ondes électromagnétiques. Fleur Pellerin insiste sur le fait que l’implantation des antennes-relais ne doit pas être remise en cause et invite les utilisateurs à se protéger des impacts éventuels de ces ondes en se munissant de kits mains libres ou d’oreillettes Bluetooth.

Fleur Pellerin ANFR

« Au sujet de la dangerosité des ondes, il n’y a pas de consensus scientifique. A l’heure actuelle, la dangerosité n’est pas avérée ni contredite », explique Fleur Pellerin. A l’occasion d’une mesure des ondes à Paris, organisée conjointement avec l’Agence Nationale des Fréquences ce mercredi, la ministre a ainsi tenu à expliquer que l’attention des pouvoirs publics et des utilisateurs devait être portée non pas vers les antennes-relais mais vers les terminaux eux-mêmes.

L’objectif de la présentation était de faire suite aux réunions entamées en 2009 dans le cadre du Grenelle des ondes. Un comité d’expérimentation (Copic) a ainsi été mis sur pied pour mener des simulations sur l’exposition au public. Les observations de ce comité ont ensuite permis la rédaction d’une proposition de loi portant sur les ondes électromagnétiques, déposée par la député écologiste Laurence Abeille.

Fleur Pellerin précise : « Il ne faut pas se tromper de débat mais le plus gros point atypique est le téléphone dans votre sac. C’est pourquoi nous allons proposer la mise en place de campagnes de prévention afin que les utilisateurs se munissent de kits mains-libres ou d’oreillettes Bluetooth. Je note également que certains accessoires ne sont pas adaptés à la morphologie des plus jeunes ».

La ministre souhaite également que des bandeaux incitant à l’achat d’oreillettes Bluetooth figurent sous les publicités pour des téléphones mobiles. « Cette campagne de sensibilisation qui serait similaire au Manger-bouger en matière d’alimentation, ferait ainsi figurer des recommandations afin que les utilisateurs ne soient pas trop exposés aux ondes », ajoute-t-elle.

Vers de meilleurs consensus dans l’installation d’antennes-relais ?

Le ministère entend donc axer son travail sur les terminaux, plutôt que les antennes-relais elles-mêmes. Le gouvernement indique toutefois souhaiter introduire plus de concertation entre les collectivités locales et les opérateurs pour les nouveaux projets d’implantation d’antennes. Depuis une décision du Conseil d’Etat, les maires ont en effet été dépouillés de leur pouvoir de réglementer, sur le territoire de leur commune, ces nouvelles installations.

Désormais, seules les autorités comme le ministère chargé des communications électroniques, l’Arcep ou encore l’ANFR sont compétentes pour réglementer de façon générale l’implantation d’antennes.

La question de l’installation de nouvelles antennes ainsi que la puissance d’émission de ces dernières reste en effet centrale. Deux positions s’affrontent sur le sujet entre d’un côté, ceux qui souhaitent que les antennes soient moins nombreuses mais dotées d’une plus grande puissance et, de l’autre, ceux désirant que le nombre de ces émetteurs soit augmenté. Toutefois, chaque antenne ne couvrirait qu’une petite partie de territoire.

ANFR

Interrogée par nos soins à ce sujet, Fleur Pellerin précise que : « si on abaisse les seuils d’émission (la puissance d’émission d’une antenne, ndr), le nombre d’antennes va logiquement croître, ce qui mécaniquement va également augmenter les ondes produites par les terminaux ».

De son côté, Xavier Moussu, responsable auprès de l’ANFR précise : « le principal écueil dans le fait de réduire la puissance des antennes se situe au niveau de la réception à l’intérieur des bâtiments. Nous avons ainsi constaté des pertes significatives de couverture. De même, si le nombre d’antennes augmente, la facture risque d’être plus importante pour les clients et les opérateurs ».

Une position que ne partage pas l’association nationale pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil, Robin des Toits. En signe de mécontentement face aux conclusions du COPIC, le groupement a décidé de quitter ce comité d’expérimentation. Son porte-parole, Etienne Cendrier précise qu’il est, à ce jour, possible d’abaisser l’exposition du public à 0,6 V/m, à condition de multiplier le nombre d’antennes-relais par trois dans certains quartiers de Paris ou par 1,6 à Grenoble, par exemple.

Robin des Toits rappelle également que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé en mai 2011 les champs électromagnétiques de radiofréquences comme potentiellement cancérigènes (notamment pour le cerveau). Un point sur lequel Fleur Pellerin a tenu à préciser que ce risque restait « potentiel ».

Du principe de précaution à celui d’ALARA

Lors de l’examen de la proposition de loi sur les ondes électromagnétiques à l’Assemblée nationale dès ce jeudi, la ministre soutiendra donc une forme du principe de précaution. Fleur Pellerin milite en effet pour que soit pris en compte le principe d’ALARA (pour As Low As Reasonably Achievable) que l’on peut traduire par « Aussi bas que raisonnablement possible ».

Un amendement tentera ainsi d’introduire cette obligation de moyen précisant que les autorités ont pris et prendront à l’avenir des dispositions afin de réduire l’exposition des utilisateurs. Il n’est toutefois pas certain que l’inscription de ce principe dans la loi fasse taire les critiques.

Source :

http://www.clubic.com/mobilite-et-telephonie/actualite-538274-fleur-pellerin-antennes-relais-ondes-4g.html

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Ondes électromagnétiques : "Ne pas reproduire les erreurs de l’amiante"

Terrafemina

Proposition de loi des écologistes, campagne de sensibilisation à l’utilisation du kit mains libres, étude du comportement des ados face à leur téléphone portable : les ondes électromagnétiques inquiètent les professionnels de santé comme les politiques, qui cherchent des solutions. Le Dr Pierre Souvet, président de l’Association santé-environnement France (ASEF), apporte son analyse.

Ondes électromagnétiques : Ne pas reproduire les erreurs de l'amiante

Terrafemina : Est-il prouvé scientifiquement que les ondes électromagnétiques sont un danger pour la santé humaine ?

Dr Pierre Souvet : Il y a eu une évolution sur le sujet. Désormais elles sont considérées commecancérigènes puisque le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a prouvé que les ondes électromagnétiques multipliaient les risques de tumeurs du cerveau. Et puis il ne faut pas non plus oublier leur incidence sur l’électro-sensibilité des personnes : elles sont à l’origine d’acouphènes (bourdonnements ou sifflements persistants dans les oreilles qui ne sont pas dus à des bruits extérieurs), de troubles du sommeil ou de la concentration.

Tf : Laurence Abeille, une députée écologiste, a déposé une proposition de loi pour réduire la propagation de ces ondes électromagnétiques. Mais ces deux principales mesures, suppression du wifi dans les écoles et obligation pour les opérateurs d’installer des antennes à niveaux d’ondes les plus bas possibles, ont été retoquées. Pourquoi, selon vous ?

Dr P. Souvet : La puissance du lobby des opérateurs est un obstacle insurmontable pour la gauche comme pour la droite. En 2005, Nathalie Kosciusko-Morizet a été la première à déposer une proposition de loi en ce sens. Et depuis, il y en a eu plusieurs. Mais à chaque fois, elles ont été abandonnées. Lors de la conférence environnementale à laquelle j’ai assisté en septembre dernier, le Medef a clairement dit à la ministre de la Santé : on ne touche pas à la 4G. Et elle a acquiescé. 

Actuellement, alors qu’en Chine, la norme est à 6V/m et en Belgique à 3V/m, elle est toujours à 41V/m en France pour les GSM (norme numérique 2G). Et c’est pareil pour la 3G et la 4G. Elles sont obsolètes et devraient être revues. L’Union européenne se bat pour que la France abaisse ses limites. Mais c’est un long combat qui avance très doucement, voire trop doucement.Tf : Quelles sont les solutions pratiques pour réduire l’exposition aux ondes ?

Dr P. Souvet : Il faut d’abord s’appuyer sur une stratégie collective en réduisant au maximum l’exposition des populations. Il est impensable d’attendre et de reproduire ainsi les mêmes erreurs qu’avec l’amiante. Actuellement, le problème ne vient pas des appareils dont la norme de compatibilité électromagnétique est limitée à 3V/m, comme les pacemakers, mais bien des antennes. Leur puissance doit absolument être réduite puis il faudra les redéployer pour une couverture optimale du territoire.

Ensuite, la responsabilisation individuelle est très importante, surtout chez les jeunes sujets puisque chez eux, les ondes pénètrent plus profondément dans la boîte crânienne. Un code de bonne conduite du téléphone portable est indispensable : plus le portable est loin de la tête, moins le cerveau est exposé aux ondes. Il faut également, comme le préconise l’Association santé-environnement France (ASEF), favoriser le kit piéton, favoriser les SMS et se méfier des téléphones sans fil à la maison. En effet, l’étude de l’ASEF a conclu que seul un tiers des jeunes interrogés avait un téléphone filaire chez eux. Enfin, il ne faut plus que les jeunes dorment avec leur portable sous l’oreiller et qu’ils évitent de le ranger dans leurs poches ou leur soutien-gorge.

Source : http://www.terrafemina.com/vie-privee/sante/articles/22100-ondes-electromagnetiques-ne-pas-reproduire-les-erreurs-de-lamiante.html

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Ondes électromagnétiques : comment protéger sa maison ?

Réponse à Tout !   Le 25/01/2013 à 11:07:17

Classés cancérogènes possibles par l’OMS, les champs électromagnétiques de radiofréquences font l’objet de centaines d’études contradictoires

Au coeur d’une controverse sur leur nocivité, les ondes électromagnétiques sont partout. Certains y voient la source d’une nouvelle maladie : l’électrohypersensibilité. À tort ou raison. Reste qu’il est possible de limiter son exposition.

Les Anglo-Saxons appellent ça l’electrosmog, un brouillard d’ondes électromagnétiques dans lesquelles on baigne de manière plus ou moins continue. Celles des antennes relais ou du wi-fi en passant par celles des micro-ondes ou des lampes de chevet.

Les ondes électromagnétiques ? Ce sont les ondes électriques et magnétiques émanant de tout appareil ou câble électrique. Certaines sources dégagent davantage de champs électriques, et d’autres, davantage de champs magnétiques. Les premiers dépendent de la tension qui se mesure en volt par mètre (V/m), les seconds de l’intensité qui se mesure en milligauss (mG).

Si les champs électriques peuvent être modifiés et leurs rayonnements, diminués par les murs, les arbres ou toute autre cloison, les champs magnétiques, eux, traversent tous les corps, solides ou liquides. Simplement, plus on s’éloigne de la source, moins ils rayonnent.
L’électrohypersensibilité : c’est dans la tête ?

Classés cancérogènes possibles par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2011, les champs électromagnétiques de radiofréquences font l’objet de centaines d’études contradictoires qui inquiètent un certain nombre de personnes. En premier lieu, celles qui manifestent des troubles tels que de forts maux de tête, des problèmes de concentration ou de mémoire et qui se disent électrohypersensibles. Comment être sûr que leurs maux sont réellement liés aux ondes électromagnétiques ? Pour le Pr Belpomme, cancérologue à l’université Paris-Descartes (PARIS V) et président de l’Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (ARTAC), dans de nombreux cas cela fait peu de doutes, des modifications physiologiques étant observées.

Mais pour de nombreux médecins comme pour les agences sanitaires, il s’agit là d’un problème psychologique apparenté à une sorte de phobie. Les pouvoirs publics ont confié à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) le soin de procéder à une grande étude sur le sujet. Pilotée par le Pr Choudat, chef de l’unité Pathologies professionnelles de l’hôpital Cochin, elle doit rendre ses conclusions dans trois ans. Problème : le Pr Choudat pencherait a priori pour l’explication psychologique, ce qui, aux yeux des adeptes des causes électromagnétiques, suffit à discréditer l’enquête
CHOISIR LE BON ORDI

Écrans, unités centrales et autres périphériques émettent des champs électromagnétiques. Bonne nouvelle, la plupart des écrans d’ordinateur aujourd’hui sont labellisés du sigle TCO indiquant une plus faible émission de champs électromagnétiques que les anciens estampillés MPR. On vérifie donc que l’écran est bien TCO. On préfère l’écran plat à un tube cathodique.

Malgré cela, un ordinateur branché à une prise de courant dépourvue de borne de terre émet pas mal d’ondes, on installe donc l’unité centrale à 60 cm de l’utilisateur.

La mode est aux ordinateurs portables. Tant mieux. Leur écran plat ne pose pas de souci particulier, les claviers rayonnent de 5 à 20 cm… On évite juste d’utiliser son ordinateur portable directement sur les genoux pour ne pas exposer le bas-ventre.
SE TENIR À DISTANCE

L’intensité des champs électromagnétiques est maximale à faible distance. Plus on s’éloigne de la source d’émission, moins on s’expose. On écarte notamment du lit, où l’on passe plusieurs heures, les transformateurs en tout genre, la base du téléphone sans fil, le baby phone et autres appareils électriques. On se tient également à distance du wi-fi des voisins en tirant le lit de 20 cm
BIEN BRANCHER LES LAMPES

On l’ignore mais les lampes branchées sur la prise dans le mauvais sens dégagent, même éteintes, une vraie pollution électrique. À l’aide d’un testeur de phase électrique ou d’un tournevis testeur, on vérifie donc qu’elles sont branchées dans le bon sens. Si ce n’est pas le cas, le testeur s’allume. Il suffit alors de retourner la fiche dans la prise.

On peut aussi remplacer les interrupteurs classiques par un interrupteur bipolaire qui assure la coupure de courant même si le branchement à la prise est inversé. On évite aussi de poser les lampes sur un meuble doté de métal. Ce dernier, agissant comme une antenne, rayonne fortement, sauf s’il est relié à la terre.
ZAPPER LE SANS-FIL

La base des téléphones sans fil digitaux de type DECT rayonnerait autant que les téléphones mobiles, et serait nettement plus puissante que les antennes relais… On installe donc la base dans un lieu où l‘on ne vit pas, en évitant la chambre et le séjour.

Le mieux ? Se passer de sans-fil et renouer avec les bons vieux téléphones filaires. Autre chose, on connecte son ordinateur à Internet par un câble et non via le wi-fi, moins fort que le mobile, mais permanent ! Si votre box ne permet pas de désactiver le wi-fi en appuyant simplement sur un bouton, demandez à votre opérateur comment faire.
ÉVITER LES PLAQUES À INDUCTION

Les plaques à induction dégagent l’un des plus forts champs électromagnétiques parmi les équipements de la maison. Il est recommandé de se tenir à 1,50 mètre de distance de l’appareil… Pas pratique pour cuisiner. À l’occasion, on leur préférera donc des plaques vitrocéramiques ou de simples plaques électriques. On évite aussi de se tenir près des lampes basse consommation qui rayonnent autant que les plaques à induction.
INVESTIR DANS LE BLINDÉ

Il existe des fils, câbles et gaines blindés. Un fil blindé est composé, comme un fil traditionnel, d’un conducteur en cuivre recouvert d’un isolant qui protège du risque d’électrocution, mais aussi d’un drain de blindage, recouvert d’un deuxième isolant. Ce blindage permet d’éliminer les champs électriques. On peut remplacer le fil de ses équipements électriques par ces câbles blindés.

Certains vont plus loin : lorsqu’ils refont leur électricité, ils choisissent des fils électriques blindés, notamment pour les pièces où l’on séjourne comme les chambres.
OPTER POUR UN INTERRUPTEUR DE CHAMPS

L’interrupteur automatique de champs est un boîtier que l’on installe sur le tableau de répartition électrique sur le circuit des prises et éclairages.
À quoi ça sert ?

À interrompre automatiquement l’alimentation électrique d’une pièce dès lors qu’il n’y a plus de demande de courant, ce qui supprime les champs électriques sur l’ensemble du circuit concerné. Lorsque l’on allume un appareil électrique, l’interrupteur automatique de champs réenclenche l’arrivée du courant. Comptez 150 € minimum.

Par Alexandra Da Rocha

Source : http://www.reponseatout.com/pratique/maison-deco/ondes-electromagnetiques-comment-proteger-sa-maison-a109181



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Les antennes radios de Jolimont transférées cet été

   PUBLIÉ LE 22/01/2013 09:1

Un riverain du pylône de Bonhoure en 2005. / Photo archives DDM ()

Un riverain du pylône de Bonhoure en 2005. / Photo archives DDM

Les habitants de Jolimont satisfaits après l’annonce par la mairie du démantèlement des antennes radio des pylônes de Bonhoure et Château d’Eau.

«C’est une victoire.» L’association de quartier Bonhoure-Guilhemery-Moscou le claironne : «On est très content. ça a mis du temps, mais on y est arrivé.» Les antennes radio et télévision de Bonhoure et du Château d’Eau de Moscou vont être déplacées cet été à Pech-David et à Ramonville. Ainsi, elles ne seront plus collées aux habitations.

Élisabeth Belaubre, adjointe au maire de Toulouse en charge de l’environnement et de la santé, exprime également sa satisfaction. «Ces antennes représentent un grave problème de santé et d’environnement reconnus par tous. Il a fallu que le bras de fer aille jusqu’au procès contre TDF mais maintenant, soyons positifs, nous allons pouvoir rendre un service public sans sacrifier une partie de la population.»

En effet, selon les riverains, la concentration des émetteurs sur les hauteurs de la ville et leur puissance d’émission (80 kW à Bonhoure) sont très polluantes. Elles seraient à l’origine de dysfonctionnements d’appareils et des interférences diverses mais surtout des insomnies, fatigues, migraines, voire des maladies graves à long terme.

Par ailleurs, les radios associatives qui émettent depuis l’Observatoire, la rue d’Assalit et le Lycée Saint-Joseph, «se verront également proposer» une installation à Pech-David. La mairie de Toulouse précise que d’ici la fin 2013, plus d’une vingtaine d’émetteurs radios FM quitteront la colline Est de Jolimont. L’association Bonhoure-Guilhemery-Moscou s’interroge : «Qu’est-ce qui sera proposé aux stations de radio et quelles sont les dates précises ? En tout cas, nous restons mobilisés.»

Que va devenir «la Tour Eiffel de Jolimont ?»

Restent des incertitudes. «Les antennes vont être transférées, mais que va devenir le pylône de Bonhoure ? Cette structure de 60 mètres de haut, va-t-elle rester là ?», se demande l’association de quartier. «Je pense qu’elle va disparaître», estime pour sa part l’élue à l’environnement, sans plus de précision.

Parfois appelé la «Tour Eiffel de Jolimont», toujours décrié, le pylône est un véritable symbole… mais pas le seul problème en matière de champs électromagnétique.

Pour l’association environnementale Antenne 31, qui lutte contre la pollution électromagnétique, la présence d’un émetteur de téléphonie mobile sur le pylône constitue une ultime menace pour la santé des riverains.


Ramonville en colère

Une partie des antennes de Bonhoure va être transférée à Ramonville, près de 300 logements. La mairie, les associations et les habitants se mobilisent et vont écrire au CSA et aux élus. Ils demandent que le transfert ait lieu en totalité dans une zone peu habitée comme Pech David.

Camille Lavoix

SOURCE : http://www.ladepeche.fr/article/2013/01/22/1541968-les-antennes-radios-de-jolimont-transferees-cet-ete.html

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Rennes. Antennes-relais : trois arrêtés municipaux annulés

Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

Environnementlundi 14 janvier 2013

Le tribunal administratif de Rennes vient d’annuler trois arrêtés municipaux, qui ne s’opposaient pas à l’implantation d’antennes-relais à Rennes.

Le tribunal administratif avait été saisi par des riverains, les associations Mieux vivre à la Poterie et Bien vivre à la Binquenais, ainsi que par la crèche Les petits potes, également à la Binquenais, pour des projets d’implantation de pylônes et d’antennes-relais par les opérateurs Orange et SFR.

Un permis de construire obligatoire

Le tribunal administratif n’a pas statué sur le principe sur la dangerosité des antennes-relais, mais sur le non-respect du code de l’urbanisme. Les projets n’avaient pas fait l’objet d’un permis de construire, obligatoire pour les antennes-relais et pylônes mesurant plus de12 m de haut, notamment, depuis une jurisprudence du Conseil d’État datant du 20 juin 2012. Jurisprudence qui n’existait pas lorsque la Ville avait pris les arrêtés, en 2010 et en 2011.

SOURCE : http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Rennes.-Antennes-relais-trois-arretes-municipaux-annules_40771-2153195-pere-bre_filDMA.Htm

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Téléphones portables : des eurodéputées veulent avertir les utilisateurs des dangers

   PUBLIÉ LE 05/12/2012 15:01

Les téléphones portables et notre santé : incompatible ? ()

Les téléphones portables et notre santé : incompatible ?

Deux eurodéputées ont demandé ce mercredi une législation européenne obligeant les fabricants de téléphones portables à indiquer les risques encourus par les utilisateurs, comme cela se fait pour les cigarettes.

“Comme pour le tabac ou pour l’amiante, il faut de toute urgence légiférer sur les dangers de l’utilisation intensive du téléphone portable. (…) C’est une catastrophe sanitaire d’ampleur qui nous attend d’ici à quelques années si nous ne faisons rien”, a estimé Michèle Rivasi, députée européenne Europe Ecologie-Les Verts. “Combien d’années faudra-t-il pour qu’on réalise qu’il était temps d’agir”, a renchéri la Libérale belge Frédérique Ries.

Le cas Marcolini

Les deux élus ont cité en exemple le cas d’Innocento Marcolini, un cadre d’entrerpise italien déclaré invalide à 80% le 12 octobre dernier par la Cour de cassation de son pays en raison de son utilisation intensive du téléphone portable. L’homme vivait avec son téléphone collé à l’oreille, ce qu’il n’aurait pas fait s’il avait été averti des dangers, a estimé Michèle Rivasi. Selon elle, avec cette décision de justice, “le risque de tumeurs au cerveau a été démontré. Dorénavant, ce n’est plus le principe de précaution qui s’applique, mais le principe de prévention”. “Nous savons maintenant qu’il existe un risque élevé de tumeur des nerfs crâniens pour les utilisateurs intensifs de téléphone portable. Il faut que cela se sache, par le biais de campagnes d’information officielles émanant des responsables de santé publique de tous les Etats membres de l’Union européenne”, assure-t-elle.

Les deux élues ont donc réclamé à la Commission européenne qu’elle s’attache désormais sans délai à rédiger un projet de loi obligeant les fabricants de téléphones potables à placer sur leur emballage des avertissements sur les dangers potentiels des ondes émises par ces objets, à l’instar des messages que l’on retrouve sur les paquets de cigarettes. Pour le moment “la Commission est quasiment autiste sur cette question” dont “les enjeux financiers sont tels que les arguments de précaution ont extrêmement de mal à porter” face à des industriels et à des autorités sanitaires qui affirment que les portables ne sont pas nocifs, faute de preuve du contraire, a déploré Frédérique Ries.

SOURCE :

http://www.ladepeche.fr/article/2012/12/05/1506706-telephones-portables-des-eurodeputees-veulent-avertir-les-utilisateurs-des-dangers.html

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Communiqué de presse (29 octobre 2012) – Le RES soutient les revendications des grévistes de la faim de l’association E3M.

Lire le communiqué de presse au format pdf : http://www.electrosensible.org/documents/presse/Communique_de_presse_E3M_29112012.pdf


Certains vaccins seraient des promoteurs de la Myofasciite à Macrophages
– Témoignage d’une victime du vaccin hépatite B

Autre témoignage : http://lebiolavie.activebb.net/t1065-temoignage-sur-le-vaccin-de-l-hepatite-b

Voir le film d’initiative cytoyenne :  “H1N1 ou le réveil salutaire du citoyen”



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Fertilité masculine : les dangers avérés des perturbateurs endocriniens

lemondefr_pet-copie-4.gif   LE MONDE | 05.12.2012 à 14h50 • Mis à jour le 05.12.2012 à 15h12 
Par Stéphane Foucart

Du plastique manufacturé ne contenant pas de bisphénol A, dans l'usine Cereplast, aux Etats-Unis.

Du plastique manufacturé ne contenant pas de bisphénol A, dans l’usine Cereplast, aux Etats-Unis. | AFP/MARK RALSTON

La concentration du sperme des Français en spermatozoïdes a chuté d’environ 32 % entre 1989 et 2005. Les résultats des travaux conduits par l’épidémiologisteMatthieu Rolland, de l’Institut de veille sanitaire (InVS), et publiés mercredi 5 décembre dans la revue Human Reproduction, sont interprétés par leurs auteurs comme “pouvant être liés à des facteurs environnementaux, dont les perturbateurs endocriniens”.

L’altération de la fertilité masculine est l’un des effets attendus de l’exposition à ces molécules de synthèse, qui interfèrent avec le système hormonal. “Ce peut être des molécules qui miment l’action de certaines hormones ou qui au contraire en sont des antagonistes”, explique l’endocrinologue Ana Soto – de la Tufts University à Boston, aux Etats-Unis –, l’une des premières biologistes à avoir mis en évidence, dans les années 1990, les effets de ces molécules, qui entrent dans la composition de plastiques alimentaires (bisphénol A), d’insecticides, de retardateurs de flamme, de cosmétiques, etc. Un grand nombre d’autrespathologies leur sont associées.

En particulier, l’augmentation de l’incidence des cancers hormono-dépendants (prostate, sein, testicule, thyroïde) constatée depuis une trentaine d’années, est probablement, en partie au moins, liée à ces substances. Certaines – comme le bisphénol A – imprègnent l’ensemble de la population.

Selon les données de l’InVS, citées dans un récent rapport de l’Académie demédecine, l’incidence du cancer de la prostate en France a ainsi plus que quintuplé entre 1978 et 2008, avec un déplacement du pic d’incidence vers des catégories plus jeunes de la population. Au cours de la même période, les incidences des cancers du sein et du testicule ont doublé.

Dans ces tendances à la hausse, les effets de sur-diagnostic liés aux campagnes de dépistage sont impossibles à mesurer précisément. Mais, souligne Mme Soto,”les dégâts de perturbateurs endocriniens sur l’appareil reproducteur mâle ont été montrés sur l’animal, de longue date”.

Les premiers travaux en ce sens ont été publiés en 1998 par le biologiste américain Frederick vom Saal, de l’université du Missouri. Ils mettaient en évidence une altération du système reproducteur et une baisse de la production de sperme chez les rats qui avaient été exposés in utero à de faibles doses de bisphénol A.

AGE DE LA PUBERTÉ

La baisse de la fertilité, l’augmentation d’incidence des cancers hormono-dépendants ne sont pourtant pas tout. Depuis quelques années, le perturbateur endocrinien le plus étudié, le bisphénol A, est, par exemple, suspecté d’être impliqué dans un vaste registre d’effets délétères, désormais bien documentés sur l’animal, en laboratoire : obésité, troubles du comportement (hyperactivité, déficit d’attention, anxiété) et surtout avancement de l’âge de la puberté chez les femelles. Mais ils sont, dans la population humaine, moins facilement mesurables que la qualité du sperme. L’avancement de la puberté chez les filles devrait ainsifaire l’objet d’une attention particulière, en 2013, de l’Institut de veille sanitaire.

La régulation des perturbateurs endocriniens est au centre de nombreuses discussions au niveau européen depuis une décennie. En France, le bisphénol A doit être banni, dès 2015, des contenants alimentaires. Mais de nombreuses agences de sécurité sanitaire, comme la Food and Drug Administrationaméricaine ou encore l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) le considèrent toujours comme sans danger aux niveaux d’imprégnation mesurés dans la population générale.

Stéphane Foucart

Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/05/fertilite-masculine-les-dangers-averes-des-perturbateurs-endocriniens_1800127_3244.html


VOIR AUSSI : http://www.robindestoits.org/Pour-quelles-raisons-le-sperme-fait-il-grise-mine-FranceTvInfo-06-12-2012_a1849.html

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Castelmaurou. Deux pétitions contre les antennes relais

  PUBLIÉ LE 29/11/2012 08:20

Suite à un courrier de l’opérateur SFR, deux pétitions ont été lancées contre le projet d’une antenne relais sur le château d’eau, propriété du Syndicat des Eaux des cantons Centre et Nord de Toulouse. La municipalité n’a plus compétence pour refuser ce type d’installation dont la nuisance pour la santé relève de l’Etat.

La première liste a été initiée par l’association l’Observatoire de Castelmaurou.

La deuxième a été lancée par le collectif «Préservons Santé et Environnement» réactivé début juin et présidé par Viviane Bouquie.

SFR est déjà implanté chemin de Lourmet et route du Clos du loup et la mise en place de ses trois antennes supplémentaires viendront s’ajouter aux trois d’Orange existantes.

Les mesures effectuées avant installation du nouveau relais mettent en évidence une variation de 0.35 à 1.03 V/m alors que le Conseil de l’Europe préconise de tendre vers 0.2V/m.

La Dépêche du Midi

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/29/1501363-castelmaurou-deux-petitions-contre-les-antennes-relais.html

 

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Arbas. Téléphonie et champs magnétiques : premières mesures

   PUBLIÉ LE 13/11/2012 08:35

Les antennes du Mont Aragnouet ()

Les antennes du mont Aragnouet

Depuis le mois de septembre, des questions sont posées dans la vallée de l’Arbas sur le danger que représente pour la santé l’installation par Bouygues d’une nouvelle antenne relais,jouxtant celle de SFR. Dès le premier débat, François Arcangéli s’était engagé à faire prendre des mesures pour évaluer plus précisément les modifications et les risques apportés par un second émetteur.Après une première rencontre au Conseil Régional avec les associations Robin des Toits et Antenne 31, deux représentants de ces associations ont été reçues par la mairie d’Arbas afin de dresser l’étar des lieux de l’ensemble des champs électromagnétiques sur la commune.

Les mesures effectuées au mois d’octobre sont relativement rassurantes puisque sur la place de la mairie, on relève par exemple 0,006 V/m (Par mesure de précaution et le conseil de l’Europe préconise même de tendre vers le 0,2 V/m).En revanche, sur la même place et devant une maison , on a relevé 0,9V/m dûs soit à un Wifi actif, soit à un téléphone fixe sans fil. ( voir http://francois-arcangeli.com)/spip.php?article31)

Ces mesures seront renouvelées après la mise en fonctionnement du relais Bouygues.

Pour François Arcangeli, on peut dire qu’ «à Arbas, dans l’état actuel, et compte tenu du très grand éloignement du relais SFR (1,5 Km du centre du village), les champs électromagnétiques liés à la téléphonie mobile sont très faibles, puisque 100 fois inférieurs aux normes recommandées par les associations. Il restera à vérifier que la nouvelle implantation ne génère pas une augmentation significative lors de sa mise en service, l’impact d’une évolution vers la 4G n’étant pas à écarter».

Ce premier relevé a au moins une valeur pédagogique puisqu’il a mis en lumière la dangerosité des micro-ondes (38V/m)et des téléphones fixes sans fil (43V/m) et permet de réveiller la vigilance face à un danger invisible tel que les ondes électro-magnétiques .En attendant les prochaines mesures, chacun peut poursuivre la recherche dans son environnement et apprendre à limiter les risques dans son propre foyer.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2012/11/13/1487871-arbas-telephonie-et-champs-magnetiques-premieres-mesures.html

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"Une conférence sur les risques sanitaires des ondes des antennes relais de téléphonie a eu lieu hier" – La Montagne – 05/11/2012

Une conférence a eu lieu hier sur « les effets du rayonnement des antennes relais sur la santé » avec l’association Robin des toits.

"Une conférence sur les risques sanitaires des ondes des antennes relais de téléphonie a eu lieu hier" - La Montagne - 05/11/2012

«Téléphoner intensivement provoque le cancer. » Cette affirmation peut résumer le jugement prononcé le 18 octobre par une Cour suprême de cassation européenne, dans le cadre des poursuites entamées par une victime d’un cancer du cerveau suite à l’utilisation intensive du téléphone cellulaire. 

« La justice européenne reconnaît ainsi ce qui est scientifiquement prouvé depuis des années. C’est une véritable catastrophe pour les opérateurs de téléphonie mobile, mais c’est un grand pas pour la santé des citoyens », raconte Marc Cendrier, le chargé scientifique de l’association nationale Robin des toits, qui tenait hier une conférence dans la salle Marie-Laurent, sur invitation de la Société des lettres et du collectif Antennes 19. 

Un seuil de toxicité scientifiquement établit 

Il a commencé par présenter différents rapports établissant formellement des preuves scientifiques des risques liés à la surexposition aux ondes électromagnétiques émises par la téléphonie mobile. « Pour qu’une antenne relais communique avec différents téléphones, elle pulse ses ondes vers chaque téléphone à tour de rôle, très rapidement », a-t-il ensuite expliqué. « C’est principalement cette pulsation saccadée qui créé des dommages sur tous les organismes vivants. Car les ondes électromagnétiques sont naturellement présentes partout et régissent la physiologie des êtres vivants, mais toujours sous la forme d’ondes continues. C’est la surexposition à cette pulsation très rapide de paquets d’ondes qui est toxique. » 

Une toxicité qui s’exprime sur le corps à différents niveaux : La paroi filtrante entre le sang et cerveau est détruite, laissant ainsi passer des molécules toxiques pour le cerveau. La production de mélatonine est perturbée, cette hormone régissant les rythmes fondamentaux du corps humains et notamment celui du sommeil. Des dysfonctionnements apparaissent au niveau des parois cellulaires, modifiant les équilibres moléculaires dans tout le corps. Et enfin, et non des moindres, l’ADN présent dans les cellules est dégradé, entraînant des modifications génétiques qui perdurent lors de la reproduction cellulaire. 

« A haute dose, ces perturbations peuvent entraîner de nombreuses pathologies : maux de têtes, nausées, troubles de l’appétit et du sommeil, dépression, vertiges, chutes, pertes de concentration, maladies de peau… Mais aussi des pathologies plus lourdes, telles que les cancers du cerveau, de la thyroïde, et du pancréas, ainsi que des leucémies, lymphomes, diabète, épilepsie, interruptions de grossesses et malformations prénatales. Il a également été établi statistiquement que le taux de suicide à proximité des antennes relais est 3 à 4 fois supérieur à la normale ! » 

Une nouvelle maladie est aussi apparue : l’EHS, pour électro-hyper-sensibilté, qui après avoir été officiellement niée pendant des années a désormais obtenu un véritable statut médical. Elle toucherait près de 10 % de la population, et 1 à 2 % à un niveau aigu. 

Vers une limitation légale 

Pour limiter ces risques sanitaires, l’association Robin des toits préconise non pas de jeter tous les téléphones sans fils, mais simplement la limitation des intensités des antennes relais à 0,6Vm, un seuil de toxicité déterminé par diverses études scientifiques. « Dans le cas de l’amiante, il a fallu 90 ans après la découverte de sa toxicité pour que la justice l’emporte face aux lobbies. Pour la téléphonie mobile, la catastrophe sanitaire en cours continuera tant que le puissant lobby des opérateurs arrivera à faire taire ce qui est prouvé depuis longtemps… » 

En attendant, l’association soutien de nombreuses actions en justice, ayant permis de condamner les opérateurs sur plus d’une quinzaine de cas d’antenne relais en France au motif de « violation de du principe de précaution », les opérateurs ne pouvant pas garantir l’innocuité de leurs installations. 

Pratique. Collectif Antennes 19 : Mme Plas-Debecker, 05.55.20.11.86 

Joachim Chanliaud 

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Source : http://www.lamontagne.fr/limousin/actualite/departement/correze/tulle/2012/11/05/une-conference-sur-les-risques-sanitaires-des-ondes-des-antennes-relais-de-telephonie-a-eu-lieu-hier-1321678.html

Voir sur le site de Robin des toits :
http://www.robindestoits.org/Une-conference-sur-les-risques-sanitaires-des-ondes-des-antennes-relais-de-telephonie-a-eu-lieu-hier-La-Montagne-05-11_a1824.html

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Le documentaire inédit "OGM : vers une alerte mondiale" sera diffusé sur France 5 mardi 16 octobre.

Le nouvel Observateur    Créé le 19-09-2012 à 12h45 – Mis à jour à 13h15

ls doutaient de la fiabilité des études officielles. Leurs conclusions sont sans appel. Le Professeur Gilles-Eric Séralini et son équipe mènent depuis 2009 une étude indépendante sur l’éventuelle toxicité du mais OGM NK603 sur la santé des mammifères.

Publiés ce mercredi 19 septembre, les résultats de ces recherches, alarmants, pourraient bien agiter l’industrie agroalimentaire française. Car les tests sont sans équivoque : les rats ayant consommé des OGM présentent deux à trois fois plus de tumeurs que les rats “non OGM”. 

Chez les femelles, cela se manifeste par des explosions en chaine de tumeurs mammaires qui atteignent parfois jusqu’à 25% de leur poids. Chez les mâles, ce sont les organes dépurateurs, le foie et les reins, qui sont atteints d’anomalies marquées ou sévères. Avec une fréquence deux à cinq fois plus importante que pour les rongeurs nourris au maïs sans OGM.

“A ce niveau, il n’y a même plus besoin de statistiques, en biologie ou en médecine.” affirme le Professeur Séralini.

Pour plus d’informations sur les OGM cliquez ici
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ONDES ELECTROMAGNETIQUES : DIAGNOSTIC REM…

Effectuer un diagnostic immobilier en France : Pole Diagnostic

Les Français, veulent de plus en plus résider et respirer dans un milieu équilibré, où ils se sentent en sécurité. Cette constatation a bien été prise en compte par les professionnels de l’habitat, qui développent de plus en plus le nombre de diagnostics immobiliers disponibles, comme le diagnostic REM, qui est produit pour restreindre l’effet des ondes électromagnétiques sur les résidents d’un logement.

 

Les diagnostics immobiliers obligatoires, sont toujours au nombre de 9 et ne progressent pas, par contre les investigations secondaires continuent leur progression. Optionnelles, ces vérifications ne sont absolument pas indispensables pour sécuriser les occupants d’un logement, mais peuvent parfois sérieusement corriger leur vie de tous les jours.

 

Après la qualité de l’air et les performances numériques, les diagnostiqueurs, abordent maintenant le problème des ondes électromagnétiques, en suggérant la possibilité d’effectuer un diagnostic REM, en rapport avec l’accroissement des sources de rayonnement, comme le portable, la Wi-Fi, les antennes relais ou encore les fours micro-ondes. Tous ces paramètres peuvent avoir une inflexion, sur notre organisme, il y a un nombre accru de personnes sensibles et que l’on nomme électro-hypersensibles. Même si les études actuelles ne confirment rien pour le moment, les professionnels de l’habitat, profitent de la brèche en constituant un diagnostic immobilier adapté.

 

Actuellement le REM est optionnel, mais certains diagnostiqueurs le suggèrent. Il peut néanmoins aider à déterminer et à doser les radiations éventuellement présentes dans l’habitation, et le diagnostiqueur peut fournir des explications afin de faire diminuer la force des radiations, pour le bien être des occupants du lieu.  

10/10/2012

Source : http://www.pole-diagnostic.com/actualite/101012-174-ondes-electromagnetiques-diagnostic-rem

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Perpignan : Les policiers en ont "par-dessus la tête des antennes-relais"

   Le 4/10/2012 à 11h24 par Laure Moysset | Mis à jour à 11h30

Dans la lignée des associations, des divers collectifs et des particuliers, ce sont les fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) de Perpignan relayés par Unité SGP-FO police, qui reprennent le flambeau de la lutte contre ces antennes-relais « suspendues au-dessus de leur tête ». Huit émetteurs hérissent actuellement le toit du bâtiment abritant la PAF mais aussi à proximité immédiate des services d’information générale, du renseignement intérieur et de la police judiciaire, au numéro 19 de la route de Prades. Et hérissent aussi le poil des policiers. « C’est une violation délibérée du principe de précaution, pour les collègues, le voisinage et surtout les enfants de l’école Condorcet située à 100 mètres. C’est inacceptable », dénonce Marc Bianchini, secrétaire-départemental adjoint du syndicat.

« 15 malades pour 100 personnels »
Le sujet a été abordé en mars, lors d’un CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) et a rapidement brouillé le dialogue. Les délégués syndicaux ont réclamé que des mesures soient effectuées concernant l’exposition des personnels aux ondes électromagnétiques. Et ce, par un organisme indépendant, le CRIIREM, composé d’experts.
Le préfet a donné son accord pour ces relevés. Or, le SGAP (secrétariat général pour l’administration de la police) a mandaté deux expertises, l’une menée par la COFRAC, unique instance nationale publique d’accréditation, et une seconde par le biais de SFR qui a désigné une autre entreprise. « En fait, on a demandé à SFR de choisir la société pour s’auto-contrôler ! Utilise-t-on ces méthodes pour contrôler les routiers, les restaurateurs, les agriculteurs ou les déclarations d’impôts ? Et puis pourquoi ne pas utiliser des moyens moins dangereux comme la fibre optique ? Sur 100 personnels de la PAF, une quinzaine est atteinte de pathologies qui peuvent être dues à une exposition trop importante à ces ondes électromagnétiques. Cancers, problèmes d’oreille interne, d’irrigation du cerveau…». 

«Appliquer le principe de précaution »
En 2011, le conseil de l’Europe avait préconisé l’application du principe de précaution et avait ramené la limite d’exposition à 0,6 volt/mètre qui devrait être abaissée à 0, 2 volt/mètre dans le futur. Sachant que la même année, l’OMS (organisation mondiale de la santé) et le centre international de la recherche contre le cancer ont classé les radiofréquences en catégorie 2B, autrement dit potentiellement cancérigène.
« Or, on est largement au-dessus de cette limite. A Nancy, les représentants du personnel SGP-FO police ont obtenu du CHSCT l’annulation d’un projet d’implantation d’antennes-relais sur les toits du commissariat central. Pourquoi pas faire de même à Perpignan ? Surtout que Free a fait une demande pour implanter trois antennes de plus sur notre toit (lire ci-contre) ? Pourquoi des enfants, et des policiers, feraient-ils les frais de spéculations financières ? Parce que les locaux loués par l’administration appartiennent à une société privée  ? Nous demandons à l’ensemble des élus et des représentants de l’administration que cette situation soit réellement prise en compte et que le principe constitutionnel de précaution passe avant toute autre considération ».
Laure Moysset

SOURCE : http://www.lindependant.fr/2012/10/04/les-policiens-en-ont-par-dessus-la-tete-des-antennes-relais,169506.php

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Mediator : « Ça va péter à la gueule du gouvernement »

Le Républicain Lorrain

La très grande majorité des premières demandes d’indemnisation des victimes présumées du Mediator ont été rejetées par les experts, suscitant un début de polémique autour des critères restrictifs qu’ils appliquent.

« Il faut que le doute bénéficie à la victime, alors qu’il bénéficie à Servier », dénonce la pneumologue Irène Frachon, qui avait mis en cause le Mediator dès 2007. Photo AFP

« Il faut que le doute bénéficie à la victime, alors qu’il bénéficie à Servier », dénonce la pneumologue Irène Frachon, qui avait mis en cause le Mediator dès 2007. Photo AFP

Plus de 80 % des dossiers d’indemnisation présentés par les patients qui attribuent leur maladie cardiaque au médicament des laboratoires Servier ont été déboutés, jusqu’à présent, par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam). Selon le Dr Dominique-Michel Courtois, président de l’Association des victimes du Mediator (Avim), cinq cents des cinq mille dossiers déposés par l’association ont déjà été examinés, avec un écrasant taux de rejet. Les refus concernent les petites valvulopathies (fuites cardiaques) qui sont les plus nombreuses.

La pneumologue Irène Frachon, qui a mis en cause dès 2007 le Mediator dans ces affections cardiaques, attribue les rejets à « la frilosité » des experts de l’Oniam. « C’est le reflet des difficultés inhérentes à la législation, qui réclame un lien de causalité direct et certain », explique Irène Frachon, qui ajoute : « On ne peut pas prouver à 100 % ce lien de causalité, mais il faut que le doute bénéficie à la victime, alors qu’il bénéficie à Servier ». Et de souligner qu’il « ne faut pas oublier le préjudice d’angoisse ». Selon Charles-Joseph Oudin, avocat de plus d’une centaine de malades, il s’agit d’une « décision idéologique et stratégique parce qu’il y a trop de dossiers », et « l’Oniam sort de sa mission ». Le Dr Courtois, lui, se dit « très en colère ».

« Distorsion »

Gérard Bapt, député PS de la Haute-Garonne, qui a été en pointe dans l’affaire du Mediator, ironise : « Les cardiologues, médecins ou chirurgiens, ont du mal à reconnaître la réalité des dommages sur une chose à côté de laquelle ils sont passés pendant plus de vingt ans ». Et il dénonce : « La façon dont travaillent les experts de l’Oniam ne correspond pas à l’esprit de la loi. Il y a une distorsion entre la volonté du législateur et du précédent ministre, qui était Xavier Bertrand, et l’indemnisation des petites valvulopathies ». Gérard Bapt se propose de rencontrer le directeur général de la Santé pour en parler, « car à l’évidence, cela va créer un trouble ». L’avocat Charles-Joseph Oudin partage cet avis : « Ça risque de péter à la gueule du gouvernement », dit-il.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, s’est dite « très attentive à ce que les victimes puissent être indemnisées correctement ». Pour elle, le laboratoire Servier « devra assumer ses responsabilités ». Une attitude critiquée en creux par le député Arnaud Robinet (UMP, Marne), ancien rapporteur de la loi sur le médicament adoptée fin 2011, qui demande au gouvernement de prendre « des décisions très fermes ». « En créant le fonds d’indemnisation des victimes du Mediator, écrit Arnaud Robinet, Xavier Bertrand avait demandé une indemnisation juste et rapide […] Il en va de la crédibilité et de la confiance des Français en notre système de soins, de notre sécurité sanitaire et de nos industries pharmaceutiques. »

Patrick FLUCKIGER.  

SOURCE : http://www.republicain-lorrain.fr/france-monde/2012/10/04/mediator-ca-va-peter-a-la-gueule-du-gouvernement


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