L’industrie pharmaceutique gagne encore : interdiction des plantes médicinales par l’EU

L’Herbi MaG’  Publié le  30 décembre 2010

La médecine naturelle va laisser sa place à ces médicaments chimiques...

C’est devenu une habitude, mais ça n’en reste pas moins hallucinant. Les Lobbies de l’industrie pharmaceutique, qui brassent des sommes d’argent titanesque, vient d’arriver à ses fins pour éloigner ses concurrents…A compter du 1er avril 2011, la vente de tous les produits à base de plantes médicinales sera interdite sur le territoire de l’Union européenne…
L’Union Européenne vient en effet d’accepter les pressions imposées par l’industrie agro-alimentaire et pharmaceutique… Dans le soucis de faire le maximum d’argent, ces derniers ont décidé de se débarrasser de tous ces produits alternatifs que sont les plantes médicinales ou la phytothérapie.

Désormais, chaque produit naturel ou chaque plante médicinale mise sur le marché devront subir les mêmes tests et les mêmes protocoles que les médicaments chimiques. Une charge que beaucoup ne pourront pas suivre, effaçant ainsi de la liste des concurrents les petits fournisseurs et autres herboristes qui n’avaient que la prétention de proposer ce que la nature fait de mieux pour nous guérir.

L’entreprise doit désormais prouver, pour obtenir l’autorisation de mise en vente, la preuve que son produit a été utilisé depuis au moins 30 ans en toute sécurité et avec efficacité, dont 15 ans dans l’Union européenne. De quoi en dégouter plus d’un, et de quoi éloigner sinon voir disparaitre les produits d’origine étrangère. De plus, le coût de ces tests est loin d’égaler le chiffre d’affaire annuelle d’une entreprise modeste… par produit…

Ce que certains appellent « la mafia pharmaceutique » vient donc de gagner une nouvelle bataille, et décide ainsi quand elle veut de ce qui est bon pour nous, et de la façon dont on doit se soigner.

Il est triste de voir que l’EU est à la botte des entreprises faisant les plus gros bénéfices au monde…

Source : http://www.herbi-mag.com/2010/12/lindustrie-pharmaceutique-gagne-encore-interdiction-des-plantes-medicinales-par-leu/

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Le Wimax dans le collimateur des Robin des toits

 

Après les antennes relais de la téléphonie mobile, des associations dénoncent les dangers pour la santé du Wimax, l’Internet sans fil à haut débit qui emprunte les ondes hertziennes. Une première plainte a été déposée en Bourgogne. D’autres pourraient suivre.

Le Wimax dangereux pour la santé ? Une plainte collective contre X a en tous cas été déposée fin décembre auprès du procureur de la République de Dijon concernant cette technologie d’internet sans fil à haut débit développée en Bourgogne comme dans d’autres régions, indique l’association Robin des Toits sur son site.
Cette plainte, “la première de cette ampleur”, selon l’association, rassemble plusieurs dizaines de personnes et a été initiée par le “Collectif Pour la Vie”, une association locale.

Depuis la mise en service du Wimax, “les attaques de notre santé, déjà importantes du fait de la téléphonie mobile, se sont encore aggravées”, indique la plainte.

“Graves troubles du sommeil”
” Affaiblissement général, perturbations des fonctions physiologiques et cognitives, douleurs fréquentes et parfois continues, fortes et invalidantes, graves troubles du sommeil”, sont les maux dénoncés dans la plainte.

Robin des toits, qui lutte “pour la sécurité sanitaire des populations exposées aux nouvelles technologies de télécommunications sans fil”, a été le fer de lance d’actions en jutice contre l’installation d’antennes-relais de téléphonie mobile. Ses campagnes ont conduit à organiser un Grenelle des ondes, en 2009. Sur son site internet, l’association incite aujourd’hui les visiteurs “vivement, à monter la même action dans votre Région pour que la plainte [contre le wimax] devienne nationale”

Faire cesser les émissions Wimax
Les plaignants demandent “que toutes dispositions soient prises d’urgence pour en faire cesser la cause, c’est-à dire les émissions Wimax”, notamment par “le remplacement de la distribution aérienne par la distribution filaire”, déjà réalisée sur le territoire “à 98%”.

Comme le Wifi, le Wimax, qui fonctionne par voies hertziennes, garantit un accès sans fil à internet, mais à des débits plus élevés et avec une portée plus grande, de l’ordre de plusieurs kilomètres. Quasi absent dans les zones urbaines, le Wimax se répand néanmoins dans les régions rurales et enclavées, grâce au soutien des pouvoirs publics.

latribune.fr – 30/12/2010, 19:22  |

Source :   http://www.latribune.fr/technos-medias/20101230trib000587560/le-wimax-dans-le-collimateur-des-robin-des-toits.html

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‘Campagne « portables et santé » : Principe de précaution ou de Précuisson ?’ – Communiqué de Presse Robin des Toits – 23/12/2010

robin-copie-10.jpg   Communiqué Paris, le 23 Décembre 2010

Campagne « portables et santé » : Principe de précaution ou de
Précuisson ?

L’association nationale Robin des Toits s’élève contre la campagne lancée par l’INPES en décembre 2010 sur le thème « téléphone mobile et santé ».

Le contenu des « vignettes » composant la campagne proprement dite est gravement insuffisant, surtout pour une campagne qui s’intitule présomptueusement « tout savoir sur les bons usages du téléphone mobile » :

– Aucun conseil n’est donné aux femmes enceintes,
– S’agissant des enfants, on ne trouve qu’une vignette montrant un père éloignant le téléphone portable actif de la tête d’un bébé qu’il tient dans les bras.

Rien sur les enfants proprement dits ou sur les préadolescents et ados.
Le Gouvernement a oublié que l’article L5231-3 du code de la santé publique, issu de la loi Grenelle 2 (12 juillet 2010) prohibe la commercialisation de téléphones portables pour les moins de six ans et la publicité en faveur de l’usage des téléphones mobiles pour les moins de 14 ans.

Il serait donc cohérent de recommander de s’abstenir d’offrir un portable à un jeune en deçà de cet âge limite… mais de cela, silence radio.
A la veille de Noël, faut-il voir une coïncidence dans cet oubli, alors que les enfants et adolescents constituent une cible privilégiée pour les opérateurs à l’occasion des fêtes ?

– Aucun conseil ne vise enfin à la modération de l’usage, alors que la récente étude Interphone montre une surincidence des cancers du cerveau (+40%) dès 30 minutes d’utilisation par jour.
– Quant à la pollution électromagnétique intérieure, pas un mot alors que l’agence allemande de sécurité sanitaire déconseille depuis 2007 l’utilisation du WiFi pour la connexion Internet au domicile.

On pourrait au moins s’attendre à une recommandation visant à le débrancher la nuit. Cette discrétion est frappante au moment où les opérateurs s’apprêtent à intégrer les FemToCells (des antennes 3G individuelles) dans les boîtes d’accès Internet.

Là encore, coïncidence ?
– Il serait pourtant facile de recommander de conserver une ligne fixe et de la privilégier pour les appels passés du domicile.

Le contenu des deux vidéos conçues pour inciter les internautes à consulter le site de l’INPES tente de dénigrer Robin des Toits en laissant entendre que certaines associations diffusent des affirmations inutilement alarmistes. Une sévérité qui contraste de façon saisissante avec l’indulgence montrée pour le site de l’AFOM (Association Française des Opérateurs Mobiles) ou ceux même des opérateurs qui martèlent que l’utilisation du téléphone portable ne comporte aucun risque.

Pourquoi une telle asymétrie ? On se le demande…
Faut-il comprendre cette campagne de l’INPES comme une campagne de publicité supplémentaire au secours d’opérateurs nécessiteux ?

Le site de Robin des Toits, sur ces sujets, ne présente que les résultats d’études scientifiques indépendantes incontestables établissant les dangers sanitaires des technologies sans fil.

Contact Presse :
Etienne CENDRIER
Tél. : 01 40 18 02 81

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Gaillac. Un collectif face aux antennes de téléphonie mobile

LA-D-p-che-copie-1.png   PUBLIÉ LE 18/12/2010 03:54 | LADEPECHE.FR

Le maire de Rivières a été mis devant le fait accompli et ET n'a pu s'opposer à l'installation de l'antenne./Photo DDM.

Le maire de Rivières a été mis devant le fait accompli et ET n’a pu s’opposer à l’installation de l’antenne./Photo DDM.

Les habitants de Rivièress’attendent à la construction d’une antenne relais de téléphonie mobile d’une hauteur de 30 m. Elle doit être érigée entre le village de Rivières et la base d’Aiguelèze. Le début des travaux est imminent. Une part significative de la population ( la moitié des inscrits sur la liste électorale) avait signé une pétition contre cette implantation décidée par l’opérateur SFR sans aucune concertation avec la population, ni même avec la mairie.

Création d’un collectif Antennes 81
Un groupe de Riviérois a décidé de poursuivre la lutte en se coordonnant avec d’autres groupes tarnais qui ont les mêmes préoccupations de faire respecter la norme de 0,6V/m pour tout lieu de vie. « Cette puissance est retenue par les scientifiques indépendants comme une limite permettant de prévenir les dangers liés à l’exposition aux ondes électromagnétiques », indique le collectif Antenne 81 qui s’est créé. Il est épaulé dans son combat par le Collectif Antennes 31. Le collectif tarnais regroupe notamment des associations de Carmaux (CEGAÏA), de Rabastens (SEPRA), de Couffouleux, de Castres (CRAC), ainsi que Robin des Toits Tarn. L’objectif désormais est de sensibiliser la population et les élus. Des citoyens ont tout de même tenté des recours gracieux auprès de SFR mais qui sont restés, pour l’heure, lettre morte.

Source :  http://www.ladepeche.fr/article/2010/12/18/972785-Gaillac-Un-collectif-face-aux-antennes-de-telephonie-mobile.html

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"Il y aura d’autres Mediator"

La politique du soin : politique de santé publique ou politique industrielle ?

 

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Le scandale du Mediator, médicament inefficace et dangereux qui aurait coûté la vie à plus de 500 personnes et ruiné celle de milliers d’autres, résume bien les tares d’un système de santé soumis à bien d’autres intérêts que ceux des usagers.

Il y a eu, il y aura d’autres Mediator. Ce n’est pas jouer les Cassandre que l’annoncer, car les conditions qui ont permis ce scandale, et que le Formindep ne cesse de dénoncer, restent réunies. Et certaines ne font que s’accentuer.

A chaque étape de la vie du médicament et des soins en général, l’interférence d’intérêts étrangers à la santé des usagers se fait sentir. Une stratégie de lobbying discrète mais efficace contre laquelle les acteurs de santé semblent étonnamment peu se prémunir.

L’extinction de la recherche publique indépendante

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C’est sur la foi d’études cliniques exclusivement menées et financées par les firmes que s’évaluent aujourd’hui les traitements. Avec tous les biais que l’on peut craindre et que l’on a constatés a posteriori dans l’affaire du Vioxx par exemple : résultats négatifs occultés, pistes de recherche volontairement non explorées.

La recherche publique, à même d’apporter les analyses contradictoires nécessaires au débat et au progrès scientifique, et d’explorer les territoires laissés en friche par l’industrie, assure de moins en moins ce rôle. Et ce n’est pas -seulement- faute de moyens financiers. Le LEEM, lobby de l’industrie, siège désormais au conseil d’administration de l’INSERM, et c’est l’ensemble de la recherche biomédicale publique qui est priée de se mettre au service de l’industrie pharmaceutique, ainsi que le dénonce très clairement le collectif Sauvons la recherche.

Par la grâce des « partenariats public-privé », les firmes licencient aujourd’hui leurs propres chercheurs pour sous-traiter leur recherche à un secteur public paupérisé en quête désespérée de financements.

Une opération très rentable, car l’État subventionne cette sous-traitance à hauteur de 60 %, par un crédit Impôt Recherche majoré, mis en scène lors de grandes messes telles que celle du Conseil Stratégique des Industries de Santé en octobre 2009 à l’Élysée même [1] [2] .

La recherche en matière de santé est ainsi de plus en plus univoque, suivant les orientations de l’industrie : consacrée aux seules pathologies rentables, excluant les options thérapeutiques qui présenteraient un faible retour sur investissement, ignorant les questions gênantes. Le débat scientifique se réduit, le progrès médical s’essouffle.

Le manque d’indépendance des autorités chargées de l’évaluation

Le fait que l’AFSSAPS, agence chargée de délivrer les autorisations de mise sur le marché (AMM) aux médicaments, comme l’agence européenne, l’EMA, soit financée désormais dans sa quasi totalité par les firmes pharmaceutiques est dénoncé par la commission d’enquête du Sénat sur le médicament, comme par la Cour des Comptes, qui use de la litote : « le mode de financement retenu n’est pas de nature à assurer l’indépendance de l’agence ».

L’Agence rétorque que la majeure partie de ces redevances sont des taxes obligatoires. Certes, mais ce qu’omet l’Agence, c’est qu’en revanche rien n’oblige une firme à soumettre sa demande d’AMM à l’AFSSAPS, qui se trouve en concurrence sur ce « marché » avec l’Agence Européenne du Médicament, encore moins indépendante et surtout totalement opaque ; voire avec les Agences d’autres pays de l’Union Européenne, puisque des procédures de reconnaissance mutuelle d’AMM existent. L’Agence subit donc le dumping réglementaire de l’agence la plus conciliante, au risque de voir les demandes d’AMM, et les recettes afférentes, se détourner d’elle. Par ailleurs, la part de prestations de services à l’industrie est en hausse constante dans le budget de l’Agence, portant un autre coup à son indépendance.

Mais l’absence d’indépendance s’exerce encore -et surtout- à un autre niveau, qui constitue le cœur de l’action du Formindep : que penser de comités d’experts dont la plupart sont personnellement rémunérés comme consultants des firmes dont ils doivent juger les produits ? Ces liens sont maintenant pour beaucoup publiés, mais la transparence n’est pas l’indépendance, nous n’avons de cesse de le rappeler. D’autant que les montants de ces rémunérations, qui restent encore cachés, sont loin d’être anecdotiques. Comme l’a révélé l’Inspection Générale des Affaires Sociales il peut s’agir pour un leader d’opinion de 600 000 euros pour un seul contrat de consultant, bien plus que son traitement annuel d’hospitalo-universitaire [3].

Le Formindep est donc de retour devant le Conseil d’Etat pour obtenir que l’absence de respect des règles de gestion des conflits d’intérêts de deux groupes d’experts de la HAS soit sanctionnée par l’annulation des recommandations professionnelles qu’ils ont émises.

Quand bien même les agences de santé parviendraient à mener leurs travaux scientifiques de façon satisfaisante, les pressions qu’elles subissent pour autoriser, maintenir, rembourser ou recommander des médicaments et pratiques souvent sans grand intérêt et parfois dangereux, sont nombreuses. On se souviendra que Xavier Bertrand avait annoncé le remboursement du Gardasil en février 2007 avant même son évaluation par le Comité Technique des Vaccinations. Récemment, le Comité Économique des Produits de Santé (CEPS) a accordé au Multaq® (dronedarone) de Sanofi Aventis un prix 11 fois supérieur à la molécule de référence l’amiodarone, après que la Haute Autorité de Santé a été priée de revoir son évaluation « médiocre ». [4] Dans pas moins d’une évaluation sur quatre, la Commission de transparence de la HAS doit ainsi revenir sur un premier avis jugé trop sévère…

Une pharmacovigilance abandonnée aux firmes

Autorisés, les médicaments sont ensuite lâchés dans la nature. Même dans le cadre de Plans de gestion des risques, qui ne sont trop souvent que des cache-sexe pour des AMM au rabais, les médecins ne sont pas informés correctement des risques du médicament. Ainsi, le Thésaurus des interactions médicamenteuses de l’AFSSAPS, référence légale sur laquelle doivent s’aligner les logiciels de prescription, n’a pas été mis à jour depuis 18 mois. En cas d’effets indésirables observés, les prescripteurs, censés les signaler, ne le font que rarement, y compris dans les cas graves. La sous-notification est importante, notamment en raison des conflits d’intérêts des médecins dont beaucoup craignent de se voir reprocher une mauvaise prescription. On estime communément que moins d’un centième des accidents sont ainsi signalés. Ce n’est que depuis le retrait du Mediator que les valvulopathies apparaissent sur les radars. On ne trouve que ce que l’on cherche, et les agences s’accommodent trop bien de l’absence de données de pharmacovigilance, diligentant peu d’études, et se montrant par ailleurs fort peu curieuses des données que leurs homologues européennes ou américaines mettent à leur disposition.

Ainsi, le Vioxx aurait provoqué 160 000 accidents vasculaires et tué plus de 27 000 personnes aux États-Unis [5]. En France, l’AFSSAPS n’a publié aucune étude pour évaluer les dégâts et suivre les autres médicaments de la même classe des coxibs. Au contraire, elle a depuis mis sur le marché une molécule cousine, l’Arcoxia, que son homologue américaine la FDA a pour sa part rejetée par 20 voix sur 21. Les risques médicamenteux, comme les nuages radioactifs, s’arrêtent aux frontières de l’Hexagone.

De surcroît, les données de pharmacovigilance sont gérées en grande partie par les industriels eux-mêmes, depuis leur collecte chez les médecins jusqu’à leur codage dans les bases européennes. Il s’en est d’ailleurs fallu de peu qu’une directive européenne ne confie à l’industrie le soin d’autoréguler la pharmacovigilance

L’absence de transparence des autorités de santé

Quand les autorités détiennent malgré tout des informations pertinentes, elles en font trop souvent la rétention. Le Formindep a déjà pointé du doigt la conception très particulière de la transparence qu’avait l’Agence Européenne du Médicament, qui méprise ses obligations légales en la matière. Pour mémoire, rappelons ce rapport de pharmacovigilance que l’Agence Européenne du Médicament a remis à la revue Prescrire, pourtant après le retrait de l’Acomplia, autre médicament inefficace et dangereux. L’intégralité de 66 de ses 68 pages, et jusqu’à la date, sans doute trop révélatrice de l’inertie de l’Agence, en avaient été occultées

Une « formation » et une « information » médicales assurées par les firmes

La formation médicale continue et obligatoire des médecins est financée à 98% par les firmes [6]. Elle est assurée par des médecins leaders d’opinion soumis aux firmes, les mêmes qui siègent dans les commissions d’experts des autorités de santé, sont sollicités pour définir les politiques publiques, s’expriment dans les media. La neutralité de l’information dispensée est plus que mise à mal, ainsi que l’analysait récemment une adhérente du Formindep à l’écoute de radioIFM, site de podcast financé par Sanofi-Aventis.

L’éléphant est au milieu du cabinet de votre médecin, et chacun feint de ne pas l’apercevoir. C’est cette aberration qui a conduit à la création du collectif puis de l’association Formindep, pour une formation médicale indépendante.

Outre la formation continue, c’est l’information elle-même qui est en grande partie contrôlée par les firmes. La presse médicale est, à de trop rares exceptions près (Pratiques, et Prescrire dont le Dr Irène Frachon souhaite voir « exploser » le nombre d’abonnés) majoritairement financée par l’industrie, par le biais d’encarts publicitaires, abonnements en masse, tirés à part. Le Syndicat National de la Presse Médicale lui-même s’en félicite : « Le rôle de la presse médicale est ainsi essentiel : principal véhicule de l’effet de source en raison de la place qu’elle accorde aux leaders d’opinion ainsi qu’aux résultats des essais thérapeutiques et des travaux de recherche, elle est également le lien privilégié du soutien de la réputation du produit et de son image de marque par le relais que constitue la publicité. » La ligne éditoriale de cette presse quasi gratuite s’en ressent : lorsque le livre d’Irène Frachon sur le Mediator est paru, le Quotidien du Médecin, titre le plus lu, a fait l’impasse mais a publié une publicité de la firme Servier niant le lien entre son produit et les valvulopathies, alors même que l’EMA venait de le reconnaître officiellement ! Le reste de la presse médicale est resté lui aussi silencieux, pour ne pas incommoder un annonceur et financeur de premier plan.

Les médecins lecteurs de cette presse publicitaire sont tombés de l’armoire en apprenant le retrait du médicament. Prescrire en revanche avait alerté ses lecteurs dès 1997, et dès 2005 exprimé son souhait de voir le produit retiré du marché…

Des patients manipulés et complices

Si le Mediator est soupçonné d’autant de dommages, c’est aussi en raison de prescriptions à des personnes bien portantes, hors AMM. L’idée d’étendre le domaine de prescription des médicaments jusqu’à couvrir tous les aspects normaux de la vie, le disease mongering ou façonnage de maladies, est une tendance lourde, dont les media grand public et les patients se font les complices : médicaments pour perdre du poids, pour être plus performant sexuellement ou intellectuellement, surmonter sa timidité requalifiée “phobie sociale” ou calmer un enfant turbulent requalifié d’”hyperactif avec déficit de l’attention“, etc.

Selon une étude de l’Organisation Mondiale de la Santé, dans 12 % des consultations le patient demande une molécule précise, une fois sur deux parce qu’il en a entendu parler via une publicité. Et dans 79 % des demandes, les médecins ont accepté de prescrire le médicament en question, alors que sans demande particulière des patients, ils n’ont prescrit ce même médicament que dans 26 % des cas. Prescrites massivement, les molécules font statistiquement davantage de victimes.

Les associations de malades sont généralement peu actives sur le sujet des conflits d’intérêts en santé et des dangers qu’ils comportent, car elles sont pour la plupart dépendantes des subsides de l’industrie et conseillées par des comités scientifiques constitués pour beaucoup des mêmes leaders d’opinion qui assurent indifféremment expertise pour les autorités, marketing pour les firmes, lobbying via les associations. Les associations de patients sont d’ailleurs un des axes majeurs de la stratégie marketing des firmes, ainsi que le relève l’étude de veille stratégique Eurostaf. Les associations de patients, particulièrement au niveau européen, viennent ainsi souvent au soutien des lobbies industriels : pression pour une accélération des procédures d’AMM, pression pour une éducation thérapeutique financée par les firmes.

Enfin, le Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS), censé représenter les usagers du système de santé auprès des pouvoirs publics, réussit l’exploit d’être financé par ceux-là même, ainsi que par l’industrie. Coïncidence, il s’est distingué au cours de cette affaire par un silence assourdissant.

Des lanceurs d’alerte exposés

Les lanceurs d’alerte, ces empêcheurs de tourner en rond, subissent un traitement inouï, fait de pressions, chantages, licenciements, diffamations. La puissance publique, loin de les protéger, s’en fait parfois la complice et l’instrument, malgré les annonces récurrentes de création d’un statut protecteur des “lanceurs d’alerte”. Des échanges de courriels entre représentants de l’Afssaps et de Servier démontrent une incroyable convergence d’intérêts pour nuire au Dr Irène FRACHON.

Le Dr Bernard JUNOD, épidémiologiste et membre du Formindep, dont les travaux sur le surdiagnostic dans le dépistage du cancer du sein et son coût humain dérangent, a été mis à la retraite d’office par le directeur de l’Ecole des Hautes Etudes de Santé Publique où il était enseignant chercheur.

Dans de telles conditions, ces lanceurs d’alertes doivent être doublement salués, pour leur intégrité scientifique et morale, et pour leur courage.

Des soignants naïfs qui n’ont toujours pas choisi l’indépendance

Les quelques médecins qui ont choisi de se libérer des influences commerciales des firmes pour soigner ont pu protéger leurs patients du Mediator ainsi que d’autres produits inutiles et dangereux. Le Formindep se targue d’en regrouper un certain nombre.

Redisons le : il était possible dès le début de ne jamais prescrire de Mediator, d’abord du fait de son absence de preuve d’efficacité dans le traitement du diabète, puis, lorsque les effets indésirables ont été suspectés puis avérés, du fait de sa dangerosité. Les données fiables étaient connues et accessibles, principalement à travers la revue Prescrire.

Lors d’un drame sanitaire ou autre, un seul maillon de la chaîne est rarement en cause. La plupart du temps ce sont plusieurs maillons qui défaillent. Dans le système de soins responsable de la protection des patients, les soignants constituent l’ultime barrière de sécurité pour les patients en cas de défaillance des autres chaînons : firmes, autorités, expertise. Cette dernière sécurité, celle des médecins prescripteurs et des pharmaciens dispensateurs, elle aussi, n’a pas fonctionné. Elle a sa pleine responsabilité dans cette affaire et les patients ont raison de s’en émouvoir.

Les professionnels de santé, tant individuellement que collectivement ont une responsabilité éthique, renforcée par une obligation déontologique, de se former et de soigner selon les données actuelles de la science. A de trop rares exceptions ils ne l’ont pas fait pour le Mediator.

La formation à partir de données fiables et indépendantes, comme celles de la revue Prescrire par exemple, si elle s’avère nécessaire et indispensable, n’est pas suffisante. Il faut que les professionnels de santé décident une bonne fois pour toutes de rompre les liens néfastes, directs ou indirects, conscients ou inconscients, visibles ou invisibles, qui les soumettent aux intérêts des firmes. Se libérer des influences commerciales pour sa formation initiale et continue c’est soigner mieux à un moindre coût, c’est préserver des vies. C’est authentiquement prendre les moyens de “d’abord ne pas nuire”, en ne se contentant plus d’en parler.

Y a-t-il des raisons d’espérer ?

Au terme de ce tableau bien sombre, il est légitime de se demander à quoi servent les autorités sanitaires françaises et européennes. C’est la question que pose un groupe de sénateurs autour de François AUTAIN (CRC), qui a obtenu la création d’une mission d’information sénatoriale sur les conditions de délivrance et de suivi des autorisations de mise sur le marché des médicaments. Comme les autres missions et commissions initiées par François AUTAIN, elle aidera sans doute à faire la lumière et tirer les leçons de ce scandale.

Du côté de l’Europe, les signaux sont brouillés, ainsi que le rappelle fort à propos le Collectif Europe et Médicament dans un récent communiqué. Un pas en avant : les patients pourront désormais signaler eux-mêmes les effets indésirables médicamenteux. Deux pas en arrière : le financement de la pharmacovigilance de l’EMA par des fonds publics, qui était « sanctuarisé » par la loi, sera désormais lui aussi assuré par les firmes, qui pourront de surcroît classer elles-mêmes les rapports d’effets indésirables dans la base européenne, malgré le risque d’altération des données que cela comporte.

La vraie raison d’espérer ne pourra finalement venir que des patients et usagers eux-mêmes. Car ce sont eux qui paient ces erreurs au prix fort. Les 500 décès imputés au Mediator ne sont que la pointe de l’iceberg. Chaque année 130 000 hospitalisations sont dues aux effets indésirables des médicaments. Soit 3 % du total des hospitalisations, un chiffre à rapprocher du déficit des hôpitaux, qui représente 1 % de leur budget. Quelle proportion pourrait être évitée par un meilleur contrôle en amont, et une information scientifiquement validée ?

Les effets secondaires des médicaments tuent 18 000 personnes chaque année, deux fois plus que la route. Une grande part de ces décès sont évitables. Où sont les radars sur la route des médicaments ? Mais au-delà des médicaments, c’est toute la définition des soins et même des maladies qui est polluée par des intérêts qui ne sont pas ceux des patients. Combien d’hommes et de femmes qu’on aura littéralement maltraités pour un « cancer » de la prostate ou du sein qui n’était qu’un surdiagnostic dû à un dépistage intempestif lourd de conflits d’intérêts ?

Combien de personnes âgées utilisées comme des cobayes pour des traitements anti-Alzheimer recommandés bien que grevés de contre-indications et d’effets secondaires, pour peu de bénéfices ? Combien d’actes thérapeutiques inutiles, d’objectifs de santé irrationnels et néfastes qui ne soignent que le chiffre d’affaires des firmes et détournent des ressources précieuses du système de santé ?

Il est temps que les usagers et patients se saisissent du problème des conflits d’intérêts en médecine, car ses conséquences se chiffrent en vies humaines. Leur défense ne peut reposer sur quelques individus ou groupes héroïques. Tous comptes faits ce sont simplement les outils de la démocratie qui doivent être utilisés : contrôle citoyen et transparence, primauté de l’intérêt général, indépendance des décisions et des institutions qui les émettent, séparation des pouvoirs, etc.

« La guerre est une affaire trop sérieuse pour être laissée aux militaires » disait Clemenceau. Notre santé est une affaire trop sérieuse pour être laissée à ces autorités-là.

 

[1] Des vérités cachées ont été dévoilées lors de la réunion du CSIS à l’Elysée le 26 octobre 2009

[2] Compte rendu dans la revue Pharmaceutiques

[3] Rapport de l’IGAS sur la rémunération des médecins et chirurgiens hospitaliers-janvier 2009, voire le chapitre 4 du rapport concernant les rémunérations annexes, le tableau 31 de la page 73 en particulier

[4] Le panégyrique que dressent, dans la livraison de novembre 2010 de la revue Pharmaceutiques, les responsables des firmes françaises à Noël RENAUDIN après ses 12 ans de présidence du CEPS, n’est pas la moindre illustration de l’action bénéfique du CEPS aux yeux des firmes, organisme chargé de fixer les prix des médicaments. Les inquiétudes liées à son départ ne sont plus justifiées, puisque l’affaire Mediator a permis qu’il soit reconduit à la présidence de ce “comité des forges” pharmaceutiques. Lire également l’intéressante enquête de la Mutuelle Générale des Cheminots sur le secteur pharmaceutique.

[5] voir ici et

[6] page 42

 

SOURCE :  http://www.formindep.org/spip.php?article397

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Risques sanitaires : les Français pensent qu’on leur cache des choses

ROMANDIE NEWS

 

PARIS – Une majorité de Français pensent qu’on leur cache “beaucoup de choses” en matière de risques sanitaires et font très peu confiance au gouvernement, selon un sondage publié jeudi.

Selon la 4ème vague de l'”Observatoire des risques sanitaires”, réalisée par l’institut Opinionway, la “crise de confiance dans le politique s’aggrave” dans le domaine des crises sanitaires, comme le souligne le cabinet de conseil Vae Solis corporate.

En effet, 59% des Français pensent qu’on leur cache “beaucoup de choses”, et 26% qu’on ne leur donne “que les informations les plus rassurantes”.

Scientifiques (66%) et associations (51%, contre 35% en 2005) viennent loin devant l’administration (21%) ou le gouvernement (6%) quand on cite les deux acteurs à qui on fait le plus confiance pour dire la vérité sur une crise sanitaire.

La confiance des Français “s’appuie bien sûr sur la connaissance ou l’expertise, incarnée par les scientifiques, mais aussi sur le degré d’éthique”, ce qui “bénéficie aux associations”, note Vae Solis.

Parmi les organismes et ministères concernés, les personnes interrogées ne mettent le ministère de la Santé qu’au huitième rang des personnes les plus crédibles (7%), derrière l’Organisation mondiale de la santé (38%), l’Institut Pasteur (28%), le CNRS (27%), l’Inserm (23%)…

D’ailleurs 45% des Français estiment que le gouvernement “en a fait trop” face aux risques de santé publique, et 25% “pas assez”. 30% seulement estiment qu’il en a fait “juste assez”.

79% des personnes interrogées pensent enfin que le nombre de crises va plutôt aller en augmentant dans le domaine de la santé. Dans le classement des situations à risque pour la santé, les Français classent en tête les lignes à haute tension, les centrales nucléaires, les antennes relais et les zones à trafic routier dense.

Le sondage a été réalisé en ligne auprès de 1.000 personnes entre le 8 et le 15 septembre.

Source :  http://www.romandie.com/ats/news/101216161548.s7ha30a4.asp

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L’antenne relais installée malgré la pétition

LA-D-p-che-copie-1.png   PUBLIÉ LE 14/12/2010 15:56 | F. V.

Géraldine Castex, une des responsables du Cesa, a assisté, impuissante, à la mise en place de l'antenne. /Photo DDM, Thierry Bordas

Géraldine Castex, une des responsables du Cesa, a assisté, impuissante, à la mise en place de l’antenne. /Photo DDM, Thierry Bordas

Toulouse; Les responsables du collectif enfants sans antennes (Cesa) ont assisté hier, dans la plus grande impuissance, à la pose d’une antenne relais dans une fausse cheminée d’un particulier installé sur l’avenue Jean-Rieux à Toulouse. Ce dispositif va permettre au groupe de téléphonie mobile SFR de couvrir une très large partie du secteur.

Près de 1000 habitants ont signé, en septembre, une pétition dans laquelle ils faisaient part de leurs vives inquiétudes quant à cette antenne relais. Sans grand effet. Désormais, ils veulent engager une action judiciaire civile, devant le tribunal de grande instance, fondée sur « les troubles anormaux du voisinage ».

« Nous rameutons tout le monde pour qu’il y ait un maximum de participants », explique Géraldine Castex, une des responsables du Cesa.

Comme beaucoup, elle ne croit pas à l’innocuité de l’antenne de SFR. « Nous allons nous baser sur le principe de précaution. Il y a tous les riverains qui subiront les ondes, mais aussi une crèche à deux rues d’ici, une école où les parents sont particulièrement attentifs », détaille la jeune femme. En fin de journée, les ouvriers ont remballé leur grue et leur matériel utilisé pour camoufler l’antenne « par respect du code de l’urbanisme ».

Responsable de l’environnement au sein de SFR, Philippe Cometti explique : « Cette antenne, comme toutes celles posées en ville, respecte la réglementation ». Il poursuit : « Nous sommes prêts à faire réaliser des mesures par des organes indépendants et certifiés. La mairie en dispose déjà de plusieurs centaines menées aux abords d’autres antennes relais de Toulouse ». Quel que soit le résultat de ces mesures, elles auront du mal à convaincre les habitants de l’avenue Jean-Rieu qui regardent, avec angoisse, la fausse cheminée. En posant l’œil sur son propre jardin, l’un d’eux glisse : « On voulait faire une piscine, mais avec ça au-dessus de nos têtes, c’est pas la peine ». 

Source http://www.ladepeche.fr/article/2010/12/14/969741-L-antenne-relais-installee-malgre-la-petition.html

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PERPIGNAN Anne-Laure, électro-hypersensible : « Je n’ai pas droit à une vie normale »

Accueil Lindependant.com     Edition du 08 12 2010

Diagnostiquée électro-hypersensible, Anne-Laure, 23 ans, souffre de troubles liés à l’exposition aux champs électromagnétiques, notamment de la téléphonie mobile. A la tête de la coordination Antennes 66, la jeune femme milite contre les nuisances de la communication sans fil.

Vous êtes électro-hypersensible, qu’est-ce que ça signifie ?

  Contrairement à la majorité de la population, je perçois toutes les ondes électromagnétiques émises par les nouvelles technologies. L’exposition à ces ondes provoque chez moi de violents maux de tête, des brûlures intenses dans le crâne, à tel point que parfois je me balance des litres d’eau froide sur la tête. Et aussi des douleurs dans le dos, des crampes et même des nausées, des vertiges et des tremblements.

  Des symptômes très handicapants, n’est-ce pas ?

  Oui, ces douleurs fatiguent mon corps et créent une fatigue chronique avec des baisses de tension et des problèmes de concentration. Je n’ai que quelques heures de répit dans la journée. J’ai dû arrêter mes études et je ne peux pas travailler non plus. A 24 ans, je n’ai pas le droit à une vie normale.

  Quel est l’impact sur votre quotidien ?

  Ma vie s’est considérablement rétrécie. Je ne peux plus me rendre à la fac parce qu’il y a le WiFi et des téléphones portables partout. Il m’est également impossible d’aller où il y a beaucoup de monde. Je ne conduis plus depuis que j’ai eu une crise de tétanie au volant lorsque j’étais coincée dans les embouteillages, entre deux conducteurs qui utilisaient leurs portables.

  Comment avez-vous découvert votre électro-sensibilité ?

  C’était fin 2004, j’étais étudiante à Toulouse. Je vivais toute la semaine sur le campus à moins de 150 mètres de la première antenne 3G. J’avais des maux de tête, des problèmes de mémoire, de sommeil et quand je rentrais à Perpignan chez mes parents, tout allait bien. Ça a duré deux mois avant que je comprenne ce qui se passait. Depuis, la maladie n’a fait que se développer.

  Y-a-t-il des moyens de vous protéger des ondes ?

  Il existe des tissus spéciaux que je mets sur la tête, ce sont des maillages fins composés de fibres métalliques. Dans notre appartement de Saint-Assiscle, nous avons entrepris des travaux de blindage avec des peintures spéciales et des tissus. Ce sont des travaux qui coûtent cher mais indispensables.

  Ces travaux sont-ils remboursés par la sécurité sociale ?

  Non, car la maladie n’est pas reconnue. En Suède ou en Allemagne, par exemple, les travaux de blindage sont remboursés.

En France, ce n’est que depuis le Grenelle de l’Environnement que la ministre a reconnu la souffrance des EHS. Mais depuis, plus rien…

Alexandra Girard

Source : http://www.lindependant.com/articles/2010-12-08/anne-laure-electro-hypersensible-br-br-je-n-ai-pas-droit-br-br-a-une-vie-normale-br-br-i-diagnostiquee-electro-hypersensible-anne-laure-23-ans-souffre-297744.php

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