Electrosensibilité

La Justice fait droit à une personne électro-hypersensible et reconnaît son handicap

Le Tribunal du Contentieux de l’incapacité de Toulouse vient de rendre un jugement reconnaissant le droit à une allocation pour le handicap d’électrosensibilité.

Le jugement fait état du “syndrome d’hyper sensibilité aux ondes électromagnétiques” précisant que “la description des signes cliniques est irréfutable”.

La déficience fonctionnelle de Marine Richard est évaluée à 85%. Une allocation pour adulte handicapé lui est donc attribuée par décision de justice pour trois ans renouvelables en fonction de l’évolution de son handicap.

Marine Richard a récemment publié “Sans Mobile” aux éditions “Le Square”. Elle a été journaliste, poète et auteure dramatique ; elle a été deux fois primée par le Centre National du Théâtre.

Atteinte d’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques depuis 2010, elle a dû renoncer à toute activité sociale et vit retirée à l’abri des champs électromagnétiques artificiels dans les montagnes ariégeoises.

“Il s’agit d’un grand pas en avant pour la reconnaissance de ce Syndrome d’Électro-hypersensibilité; la Justice – comme souvent – est en avance sur les politiques.”

 

Etienne Cendrier, porte-parole national de Robin des Toits

A lire également sur le site de Robin des Toits:

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Toulouse : le chemin de croix de Mélody, électro-hypersensible, pour passer le bac – France 3 Midi-Pyrénées

C’est une histoire peu commune : Mélody, 18 ans, diagnostiquée électro-hypersensible, souffre terriblement des ondes électromagnétiques. Elle suit des cours à distance et passe le bac L cette année. Pas toujours facile.

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/haute-garonne/toulouse/toulouse-le-chemin-de-croix-de-melody-electro-hypersensible-pour-passer-le-bac-756381.html

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L’Anses fait de l’électro-sensibilité aux ondes magnétiques une priorité

Rédigé par | Le 05 juillet 2013 à 12:03

électro-sensibilité ondes magnétiques Anses Radiofréquences et santé

L’Agence de sécurité sanitaire (Anses) travaille actuellement sur le programme national de recherche Environnement-Santé-Travail (PNR EST) destiné à acquérir de nouvelles connaissances sur les risques sanitaires. Cette année, le programme sera orienté vers l’électro-sensibilité due aux ondes électromagnétiques.

Quelles sont les conséquences d’une exposition régulière aux ondes électromagnétiques émises en particulier par les téléphones mobiles, le wifi, ou encore par les antennes radio? L’Anses sera chargée de répondre à cette question dans le cadre du lancement, le 3 juillet dernier, de son programme national de recherche Environnement-Santé-Travail dédié à l’électro-sensibilité.

L’Anses crée le groupe « Radiofréquences et santé »

Elle s’aidera notamment de son Think-tank « Radiofréquences et santé », un groupe de travail mis en place en 2011 et composé d’une douzaine de scientifiques.

Il sera chargé d’actualiser ses connaissances sur l’électro-sensibilité en consultant les dernières publications scientifiques y faisant référence. Il devra également instaurer un comité de dialogue pour discuter de ce qui aura été vu dans ces publications.

2 millions d’euros seront débloqués pour financer l’appel à projets devant porter sur trois thèmes principaux, à savoir, les approches novatrices de l’hypersensibilité électromagnétique, la métrologie des champs électromagnétiques et la caractérisation des expositions.

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Communiqué de presse des EHS de france

Radiofréquences et santé

L’OMS aux ordres de l’industrie ?

Communiqué de presse réunion OMS du 5 juin 2013

Merci d’ouvrir ce lien pour voir le communiqué complet et les signataires:

http://www.electrosensible.org/b2/index.php/communiques-presse/communique-oms-anses-040613

Opacité, scientifiques sous influence industrielle, rôle minime de la société civile, perspective sanitaire perdue…. les éléments ne manquent pas pour dénoncer le groupe de projet sur les ondes électromagnétiques de l’OMS et réclamer sa destitution. Ce groupe organise un séminaire, dans les locaux de l’ANSES, le 5 juin. Le programme dévoile une domination écrasante d’orateurs fervents défenseurs de la pensée unique pro-industrielle.
Sans l’ANSES et la pratique de dialogue avec les acteurs de la société civile qu’elle a mise en place, les ONG ignoreraient encore que l’OMS a entrepris une nouvelle expertise sur les radiofréquences. Nous saluons donc l’initiative qu’a prise l’ANSES d’inviter l’ensemble des membres du comité de dialogue Radiofréquences qui le souhaitaient à séminaire qu’elle accueille dans ses locaux.

Il faut dire que la composition du comité de pilotage du groupe de l’OMS, le choix des intervenants chargés de parler de la santé, le choix du thème retenu ne correspondent en aucun cas aux exigences de pluralité, d’indépendance, d’avancées des connaissances que les ONG attendent d’une agence dont l’autorité dans le domaine de la santé se situe au sein du système des Nations Unies.

• Le comité de pilotage tout d’abord, mis en place sous l’égide d’Emilie Van Deventer, composé de 6 membres seulement, il est le triste reflet de la dépendance de l’OMS vis-à-vis de l’ICNIRP puisque 4 sur 6 de ses membres ont des liens avec cette organisation opaque qui n’a eu de cesse de défendre les intérêts des opérateurs. Leurs travaux ont été, pour la plupart, de façon répétée, financés ou co-financés par les opérateurs. La pluralité des positions, nécessaire sur un sujet où règne une forte controverse n’est donc absolument pas assurée ;

• Le séminaire ensuite s’intitule “Séminaire international d’échanges entre les parties prenantes sur les radiofréquences” mais il n’est pas prévu que les “parties prenantes” interviennent au cours de ce séminaire. Au mieux leur a-t-on laissé espérer une prise de parole globale minutée. Drôle de façon de concevoir un “échange” ;

• Un des thèmes principaux est celui de la “perception du risque” avec ce que cette approche sous-entend de “peurs irrationnelles” au moment où le problème essentiel en termes de santé publique est celui de la diffusion massive et de plus en plus précoce des “objets” électromagnétiques, de ses conséquences sur nos organismes et donc des moyens à mettre en oeuvre pour les réduire.

A tout ceci il convient d’ajouter que les médias ne sont pas conviés lorsque l’OMS invite les acteurs internationaux à un séminaire sur l’électropollution. The EMF Project, EMFP (le projet sur les ondes électromagnétiques de l’OMS), pendant longtemps financé par l’industrie de télécommunications, préfère la discrétion. Les associations, elles, dénoncent ces pratiques douteuses et lourdes en conséquence pour la santé publique. Elles en appellent à l’OMS pour plus transparence et d’indépendance.

IEMFA (the International EMF Alliance), Priartem, le Collectif des Electrosensibles de France, la Fondation Suédoise de Protection contre les Rayonnements, Folkets Stralevern et the Radiation Research Trust tiendront un point-presse le 5 juin devant les locaux de l’ANSES.

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L’équipe du Collectif des Electrosensibles de France
www.electrosensible.org – Téléphone sur demande.

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Verfeil. Françoise : victime des ondes électromagnétiques

   PUBLIÉ LE 22/02/2013 03:48 – MODIFIÉ LE 22/02/2013 À 09:32

Devant la cage de Faraday, Jean-Paul mesure l'impact des rayonnements dans la chambre de Françoise./Photo DDM, Emmanuel Vaksmann ()

Devant la cage de Faraday, Jean-Paul mesure l’impact des rayonnements dans la chambre de Françoise./Photo DDM, Emmanuel Vaksmann

La semaine dernière, une espèce de grande moustiquaire en métal s’est invitée dans la chambre de Françoise. «Voici la cage de faraday», annonce-t-elle, en pointant du doigt l’équipement qui, au-dessus de son lit, va peut-être l’aider à trouver un remède au mal dont elle souffre. Car, Françoise est électrosensible.

L’Organisation non gouvernementale «Next-up», en coordination avec le collectif «Antennes 31» et l’association «Robin des toits», mène l’opération «cage de Faraday». Cette installation, qui permet d’isoler le lit des champs électromagnétiques extérieurs, est déplacée de maison en maison dans toute la région afin de mesurer son impact sur des personnes électrosensibles. Où l’on découvre que chacun est perpétuellement bombardé de rayonnements aux noms aussi poétiques que Wifi, Wimax, UMTS, Bluetooth, micro-ondes, 3G, 4G…

En pleine campagne verfeilloise, Françoise aurait pu se croire à l’abri. Jean-Paul, membre d’«Antenne 31», perçoit les choses différemment : «pour les téléphones cellulaires, dans les grandes villes les antennes rayonnent sur 300 m. Dans les régions moins habitées, les antennes couvrent 5 km. À la campagne, certaines antennes émettent jusqu’à 15 km». Dans les faits, plus l’antenne diffuse loin et plus sa puissance est importante. Et les habitants d’autant plus exposés.

Les maux de Françoise sont récents. «Cela fait deux ans que ma santé se dégrade. Ça a commencé en 2011. Puis, ça s’est aggravé en 2012, avec des problèmes d’hypersensibilité à la lumière. En plus, je subis une hyperacousie. Du coup, quand on me parle, j’ai l’impression d’entendre une voix métallique. J’ai aussi des acouphènes et des mots de tête réguliers. Tous les jours, des paresthésies me donnent des sensations de picotement et de fourmillement dans les jambes», explique-t-elle.

Chez chaque participant à l’expérience, la cage de Faraday est installée pendant 4 à 5 jours. Pas suffisant pour tirer des conclusions, mais assez pour réfléchir à la meilleure façon de soulager pendant leur sommeil ceux qui, comme Françoise, subissent les nouvelles technologies plus qu’ils n’en profitent.

La Dépêche du Midi

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2013/02/22/1567153-verfeil-francoise-victime-des-ondes-electromagnetiques.html

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LETTRE OUVERTE d’une EHS à François Hollande, Président de la République Française – 11/10/2012

Association Robin des Toits

« Urgence d’une protection des personnes hypersensibles aux champs électromagnétiques et prise en charge du Syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques »

Le 8 octobre 2012 

Monsieur le Président de la République, 
Je viens par ce courrier vous informer du fait que des milliers de vos concitoyens sont en danger de mort – je pèse mes mots –, et vous implorer de leur venir en aide. 

M’étant adressée en mon nom propre et en tant que responsable associative à toutes les autorités compétentes sans résultat (Ministère de la Santé, Direction Générale de la Santé, Préfectures, Députés, Sénateurs, Députés Européens, Conseils Régionaux, Conseils Généraux, Municipalités…) je ne vois plus d’autre recours que d’en appeler directement à vous. 

Monsieur le Président, des milliers de personnes en France sont porteuses d’une hypersensibilité électromagnétique (aussi appelée électrohypersensibilité, EHS). Dans le contexte actuel de développement irraisonné des technologies sans fil, si cette particularité biologique de certains individus n’est pas repérée à temps et si les personne qui en sont porteuses ne peuvent se mettre à l’abri des micro-ondes, elle dégénère en syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques artificiels (SICEM), aussi appelé syndrome des micro-ondes par l’armée depuis les années 60. 

Les atteintes à la santé que ce syndrome induit sont sévères. Dysfonctionnements cardiaques, neurologiques, céphalées violentes, désorientation spatiale, diminution des capacités cognitives, pertes de conscience, perte de la mémoire de fixation, développement de maladies psychiatriques, maladies neurodégénératives, cancers… Tout cela est attesté par des tests sanguins et cardiaques et par imagerie cérébrale (protocole du Pr Belpomme par exemple) ainsi que par plusieurs études récentes publiées dans des revues à comité de lecture. 

Dans des tentatives de survie désespérées, les personnes touchées quittent tout pour se réfugier dans des forêts, des grottes, des fonds de gorges glacials, des caves. En raison de la non-reconnaissance de leur pathologie, on les traite d’hypocondriaques, elles perdent souvent leurs proches, leur travail, leur logement et survivent tant bien que mal complètement désocialisées et sans ressources dans l’isolement le plus complet, quand elles ne succombent pas à une pathologie induite par leur syndrome ou qu’elles ne mettent pas fin à leurs jours. 

A l’heure actuelle, et en dépit de toutes les démarches des associations et collectifs (Une terre pour les EHS, collectif des électrosensibles de France, PRIARTEM, Robin des Toits, CRIIREM, Réseau Environnement Santé…), accompagnées par de nombreux élus, des chercheurs de renommée internationale et des médecins, aucune mesure de protection des personnes électrosensibles n’a été prise. 

Monsieur le Président, il s’agit là de non-assistance à personnes en danger. Il ne fait aucun doute que l’Etat et ses représentants auront dans l’avenir à rendre des comptes et que l’inaction des pouvoirs publics, si elle se prolonge, apparaîtra bientôt scandaleuse à l’opinion publique. 

C’est en connaissance de cause que les représentants de l’Etat laissent se développer des technologies sans fil dont l’immense majorité de la littérature scientifique internationale indépendante montre la toxicité. Ce laisser-faire bafoue le plus élémentaire principe de précaution. 

Monsieur le Président, savez-vous que de plus en plus d’enfants sont atteints par le syndrome des micro-ondes ? Leurs parents n’ont d’autre recours que de les retirer de l’école. Et c’est enfermés dans des caves qu’ils apprennent à lire, inscrits à des cours par correspondance. (Je peux vous en présenter.) Cette discrimination n’est-elle pas indigne ? Quel avenir la France réserve-t-elle à ces enfants ? 

Un avenir qui ressemble à la vie de Corinne ? Après un hiver glacial dans une caravane au fond d’une vallée de montagne encore préservée des ondes, elle avait fini par trouver une maison à l’abri des champs électromagnétiques. A bout de forces, sans ressources, elle a demandé à son frère de l’acquérir. Ce monsieur s’est largement endetté pour rendre la survie de sa sœur possible. Mais voilà qu’après quelques mois, la puissance des antennes-relais a augmenté. Corinne ne parvient plus à vivre dans sa maison, et le seul endroit où elle est à l’abri, c’est un réduit de moins de deux mètres carrés sans lumière logé sous l’escalier. Elle y a installé un tout petit matelas, et c’est là qu’elle passe le plus clair de son temps, éclairée à la bougie. 
Un avenir qui ressemble à la vie de Chantal ? Voilà plusieurs années que cette dame survit péniblement dans une chambre blindée, dans l’obscurité totale. Car, sa pathologie n’ayant pas été prise à temps, elle a développé une intolérance aux produits chimiques et à la lumière, en sus de l’intolérance aux champs électromagnétiques. 

Un avenir qui ressemble à ma vie ? Alors que je menais une existence épanouie et que mon travail d’auteur dramatique commençait à trouver une certaine reconnaissance, j’ai dû tout quitter du jour au lendemain pour me réfugier dans une roulotte sur un terrain que des amis ont eu la gentillesse de mettre à ma disposition. Un espace vital de huit mètres carrés. J’ai dû vendre mon appartement pour financer ma survie. Aujourd’hui, je suis réfugiée dans la montagne, dans une grange sans électricité et sans téléphone, accessible à pied, où je dois tronçonner moi-même des arbres si je veux me chauffer. (Faut-il préciser que je suis une femme d’un mètre soixante affaiblie par la maladie ?). Je suis loin des gens que j’aime et à la merci d’une augmentation de puissance des antennes-relais du secteur. J’ai dépensé toutes mes économies en soins, non-remboursés évidemment. Et je n’ai plus aucune ressource hormis le RSA, qui ne couvre même pas la moitié du coût de mes soins. 

Ce ne sont que quelques exemples. Mais à titre indicatif, le professeur Belpomme a déjà diagnostiqué plusieurs centaines de patients. Et, quand nous avons créé l’association Une terre pour les EHS, en quelques semaines, nous avons recueilli plus de six cents adhésions. De plus, il faut bien comprendre que dans leur situation de dénuement extrême et dans l’impossibilité d’accéder aux moyens de communication modernes où elles sont, les personnes électrosensibles ne peuvent pas se faire entendre dans l’espace public. 

Monsieur le Président, j’en appelle à votre conscience et à votre humanité. Laisser dépérir dans l’indigence et le mépris des milliers de vos concitoyens n’est pas à la hauteur des aspirations d’un pays comme la France. Il me semble que la Constitution de notre pays met fièrement en avant l’égalité de tous et le droit de vivre dignement pour chacun. 

Une fois informé, vous ne pouvez que vous indigner d’une situation pareille et prendre des mesures. 
Pour avoir entendu le témoignage de centaines de personnes et être moi-même atteinte du SICEM, voici les mesures qu’il me semble impératif de prendre immédiatement. 

– la première, dont l’urgence est vitale pour les cas désespérés (j’en connais personnellement au moins une dizaine) est la création de zones protégées, garanties sans micro-ondes, où mettre à l’abri ces personnes, en attendant des mesures plus élaborées. 
– la deuxième est la reconnaissance du Syndrome d’Intolérance aux Champs Electromagnétiques Artificiels (SICEM), afin que les malades puissent être pris en charge par le système de santé. 
– la troisième est la reconnaissance de l’hypersensibilité électromagnétique en tant que handicap fonctionnel, comme c’est le cas en Suède. Je rappelle que la notion de handicap exclut que la cause de la souffrance soit inhérente à la personne (ce n’est pas une maladie) mais bien qu’il s’agit d’un problème social : c’est la société qui n’est pas (ou plus) adaptées à ces personnes ayant une caractéristique particulière non-prise en compte par elle. C’est cette situation qui rend impossible à ces personnes une vie normale et qui les expose à développer le SICEM. 
En parallèle, il me semble important de réévaluer les seuils de protection de la population générale, qui, selon le Professeur Franz Adlkofer, qui a dirigé l’étude européenne REFLEX, ne sont pas du tout adaptés à la réalité biologique des êtres vivants. 

Monsieur le Président, vous ne pouvez pas en conscience prolonger la situation dramatique que le gouvernement précédent a laissé s’installer. 

Je vous supplie de nous aider. 
Marine R

Source : http://www.robindestoits.org/LETTRE-OUVERTE-d-une-EHS-a-Francois-Hollande-President-de-la-Republique-Francaise-11-10-2012_a1785.html

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"L’intolérance électromagnétique élucidée" – 21esiecle.ca – 15/03/2012

robindestoits   

"L’intolérance électromagnétique élucidée" - 21esiecle.ca - 15/03/2012

Des Chercheurs français viennent de démontrer que les champs électromagnétiques (CEM) modifient sensiblement la physiologie du sang et du cerveau des personnes électrosensibles et que l’impact sur ces marqueurs biologiques augmente et diminue selon l’intensité de l’exposition. «Nous savons avec certitude que l’hypersensibilité électromagnétique n’est pas psychosomatique», nous a confirmé l’oncologue Dominique Belpomme en entrevue téléphonique. « Les CEM provoquent des effets majeurs dans le cerveau. Le plus important d’entre eux est l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique. Cela permet au mercure, aux organochlorés et à d’autres polluants de pénétrer dans le cerveau, où ils causent diverses maladies neuro-dégénératives.» 20 nouveaux patients par semaine

Professeur d’oncologie à l’Université Paris Descartes, le Dr Belpomme est président de l’Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (artac.info), qui s’est réorientée dans la prévention à partir de 2004. Depuis mai 2008, son équipe étudie ce qu’il a nommé le syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM). « J’ai 450 malades et je vois jusqu’à 20 nouveaux cas chaque semaine, y compris des enfants qui ont des maux de tête, des troubles de la mémoire, de la concentration ou du langage. Nous avons la plus grande série européenne de malades électrosensibles. C’est un enjeu majeur de santé publique.»

Le SICEM est une réaction extrême à de faibles niveaux d’exposition aux champs électriques et magnétiques d’extrêmement basses fréquences (50-60 Hertz) émis par les câbles et les appareils électriques ainsi qu’aux radiofréquences (10 megaHertz à 300 gigaHertz incluant les micro-ondes) des appareils sans fil et leurs antennes. Ce syndrome est reconnu en Suède comme un handicap donnant droit à diverses modifications de l’environnement subventionnées par l’État afin de réduire l’exposition aux CEM.

Les gens les plus sensibles sont souvent référés, à tort, en psychiatrie : leurs symptômes (notamment cardiovasculaires, dermatologiques, neurologiques et musculaires) sont si graves qu’ils doivent se protéger des ondes à l’aide de vêtements, rideaux, peintures et pare-vapeurs métalliques idéalement mis à la terre. D’autres déménagent carrément dans des forêts, grottes et autres endroits reculés, loin de toute émission de CEM.

L’équipe du Dr Belpomme a mis au point une méthode diagnostique basée sur des tests sanguins et un électroencéphalogramme spécial (échographie Doppler pulsée) qui permet de visualiser les flux sanguins. «Ces patients ont avec certitude des troubles de vascularisation cérébrale, affirme l’oncologue.

En outre, les tests biologiques réalisés démontrent que 30% d’entre eux ont des taux élevés d’histamine, 50% ont trop de protéines de stress, la plupart ont un taux de mélatonine (hormone anticancer) trop bas, et 30% ont des niveaux d’anticorps et de protéines qui indiquent un choc thermique et témoignent d’une souffrance cérébrale.» Il ajoute que la moitié de ses patients sont également hypersensibles aux produits chimiques, les deux syndromes partageant les mêmes anomalies cérébrales.

L’oncologue nous a expliqué qu’il existe trois niveaux distincts de sensibilité aux polluants. D’abord, il y a l’intolérance, engendrée par le polymorphisme. «Cela signifie que nous sommes tous différents. Par exemple, 30 % de la population est plus à risque de contracter un cancer», dit-il. Ensuite, il y a la susceptibilité, facteur démontré par son collaborateur l’oncologue suédois Lennart Hardell qui a observé 16 familles plus électrosensibles en raison de leur hérédité génétique. Il y a également des facteurs de susceptibilité actifs, « comme les amalgames dentaires qui se comportent comme des antennes» captant les ondes. Enfin, l’hypersensibilité électromagnétique qui se manifeste en deux temps. « La première phase est celle de l’induction par surexposition à une fréquence spécifique de CEM, soit de façon aigüe ou sinon chronique comme le fait de parler sur un téléphone mobile vingt minutes par jour, indique Dr Belpomme. Les premiers signes d’hypersensibilité sont la douleur et une sensation de chaleur dans l’oreille. La deuxième phase est celle de la constitution de la maladie. On devient alors intolérant à toutes les fréquences.»

Des chercheurs chevronnés
Le conseil scientifique de l’Artac est présidé par le Dr Luc Montagnier, corécipiendaire en 2008 du prix Nobel de médecine comme codécouvreur du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) à l’origine du sida. Et le coordonnateur des recherches de l’Artac, le docteur en nutrition Philippe Irigaray, est l’un des cinq experts internationaux récemment invités par le Fonds de recherche en santé du Québec à sélectionner les meilleurs projets de recherche en prévention des cancers environnementaux. Philippe Irigaray souligne que le cerveau humain contient des magnétosomes, des oxydes de fer qui se comportent comme des aimants. L’électrosensibilité pourrait dépendre de leur quantité, qui varie d’un individu à l’autre.

Ces chercheurs préparent actuellement cinq articles scientifiques sur l’électrosensibilité. «Ça demande beaucoup de temps, dit Dominique Belpomme. Ils seront publiés dans un an ou deux.» Mais une action immédiate est nécessaire pour réduire la surexposition des gens aux CEM, a-t-il ajouté. En France, on estime déjà que 5 % des gens sont électrosensibles, et la proportion augmente avec la popularité croissante des technologies sans fil. « Les études démontrent que de 10 à 50 % de la population risque de devenir très intolérantes aux champs électromagnétiques au cours des 25 à 50 prochaines années. J’ai deux cas de sclérose en plaques déclenchée après l’utilisation prolongée du téléphone cellulaire, trois cas de cancer du sein — deux récidives après surexposition à des champs électromagnétiques et un cas lié à l’utilisation d’ordinateurs — et des preuves anecdotiques également concernant l’autisme et la maladie d’Alzheimer dont le risque est beaucoup plus élevé que le cancer. Les liens de causalité avec les champs électromagnétiques sont très possibles

Heureusement, ce médecin arrive à soulager certains patients en administrant des tonifiants du système nerveux et en fermant la barrière hémato-encéphalique à l’aide de médicaments antihistaminiques.
Aucun lien établi, selon l’oms En 2005, l’Organisation mondiale de la santé affirmait que les symptômes éprouvés par les personnes qui se disent atteintes d’hypersensibilité électromagnétique (HSEM) pourraient être d’ordre psychosomatique ou reliés à diverses autres causes (problèmes visuels, mauvaise qualité de l’air, problèmes ergonomiques, etc.). «Il n’existe ni critères diagnostiques clairs pour ce problème sanitaire, ni base scientifique permettant de relier les symptômes de la HSEM à une exposition aux CEM…

Des études bien contrôlées et menées en double aveugle ont montré que ces symptômes n’étaient pas corrélés avec l’exposition aux CEM.» Selon le Dr Dominique Belpomme, c’est de la bouillie pour les chats. «C’est un recul permanent de nature politique qui n’a rien de scientifique. L’OMS sera obligée de réviser son jugement dans les mois qui viennent. C’est un déni sociétal qui ne tient pas compte des connaissances actuelles qui évoluent en permanence.»

Selon cet oncologue, le lien de cause à effet entre l’exposition aux champs magnétiques et la leucémie ne fait plus de doute. «Quand on augmente la dose, on augmente le taux de leucémie. Des dizaines d’études toxicologiques en laboratoire le démontrent de la façon la plus évidente, tant in vitro que chez l’animal.»

Pour sa part, la chercheure ontarienne Magda Havas, de l’Université Trent, affirme que les études aux résultats négatifs concernant l’électrosensibilité comportaient des failles majeures. « Les chercheurs présumaient que les réactions sont instantanées alors que souvent il y a un délai entre l’exposition et la réponse. Les gens ne sont pas des interrupteurs qu’on peut allumer et éteindre.

Ces études insinuent erronément que si l’on ne peut pas sentir quelque chose, cela ne peut nous nuire. Or, on sait très bien que l’on ne peut pas détecter le goût de l’arsenic, du plomb, du DDT ni de l’amiante, mais ils sont tous toxiques.»


Source : http://sortirduchaos.wordpress.com/2012/03/15/lintolerance-electromagnetique-elucidee/

Robin des toits : http://www.robindestoits.org/L-intolerance-electromagnetique-elucidee-21esiecle-ca-15-03-2012_a1642.html

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Communiqué de presse (30 mars 2012) – Hypersensibilité électromagnétique : Pour une garantie de la déontologie dans l’étude et la prise en charge

Hypersensibilité électromagnétique :

Pour une garantie de la déontologie dans l’étude et la prise en charge

Le quotidien du médecin du 27 mars nous apprend que l’Académie nationale de médecine, par la voix du Professeur André Aurengo, apporte son soutien aux orientations de l’étude Cochin de prise en charge de l’hypersensibilité électromagnétique, lancée par l’AP-HP et pilotée par le Professeur Choudat.

Ce soutien inconditionnel – en contradiction apparente avec les missions de l’Académie de médecine et ses critères de multidisciplinarité et d’indépendance – pose effectivement de graves questions d’un point de vue scientifique et médical.

Comment l’Académie de médecine, se basant sur une fausse citation du rapport de l’AFFSET 2009[1], peut-elle soutenir qu’il n’existe aucun argument pour retenir d’autre hypothèse que l’origine psychologique de cette hypersensibilité, ignorant l’existence de travaux indiquant le contraire ? Peut-elle encore méconnaître l’existence de signaux d’alerte observables dans les études de cas, les enquêtes citoyennes et les témoignages convergents dans le monde entier ? Peut-elle ignorer les changements de paradigmes en cours dans des pays comme le Canada ou les Etats-Unis en matière de maladies émergentes liées à des hypersensibilités environnementales ?

Comment l’Académie de médecine peut-elle soutenir un seul traitement symptomatique et soutien psychothérapique alors que des travaux  d’objectivation des troubles ont été initiés, que des mécanismes biologiques sont évoqués et que l’on sait, dans le cas des hypersensibilités environnementales, que plus la mise à l’abri et la prise en charge globale sont précoces, meilleures sont les chances d’amélioration de l’état des personnes sensibles et qu’à l’inverse, une éviction tardive augmente les risques d’atteintes irréversibles ?

Comment se fait-il que l’Académie de médecine se saisisse de cette question alors que l’ANSES[2], dans sa mission de mise à jour de l’expertise scientifique, en a fait une question prioritaire ? Que ce thème est régulièrement abordé dans le cadre du comité de dialogue « Radiofréquences et santé » auquel plusieurs d’entre nous participent activement et que les approches novatrices de l’hypersensibilité électromagnétique font partie des questions posées à la recherche ?

Refuser de prendre en compte ces signaux d’alerte serait prendre de graves responsabilités quant à l’apparition de nouveaux cas qui n’auraient pu en conséquence, bénéficier d’une prévention adaptée et quant à l’aggravation de l’état de santé des personnes déjà hypersensibles.

Nous réitérons nos demandes au Ministre de la Santé de réorienter l’étude de manière constructive, de sortir de l’opacité du protocole de prise en charge et d’assurer une information objective du corps médical (voir communiqué du 16 février 2012 Etude Cochin sur l’électrosensibilité ou chronique d’un résultat annoncé ).

Dans ce contexte et dans l’attente des clarifications nécessaires, nous ne pouvons recommander à l’heure actuelle aux électrosensibles de s’engager dans l’étude Cochin. Nous serons particulièrement vigilants quant à la déontologie de cette étude et n’hésiterons pas à en dénoncer les carences.

Enfin, afin d’alerter les autorités de santé sur les réalités du terrain, nous appelons à témoigner dans le cadre notreopération VISIBILITÉ toute personne qui expérimente des troubles, légers ou graves, en relation avec les champs électromagnétiques : hypersensibles, riverains d’antennes, de lignes électriques, usagers de technologie sans fil…

[1] Rapport AFFSET 2009http://www.anses.fr/ET/DocumentsET/Rapport_RF_final_25_091109_web.pdf

[2] Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail

Plus d’informations :

www.priartem.fr/

www.electrosensible.org

lelien-association.fr/

reseau-environnement-sante.fr/

SOURCE : http://reseau-environnement-sante.fr/2012/03/30/dossiers-par-themes/communique-de-presse-30-mars-2012-hypersensibilite-electromagnetique-pour-une-garantie-de-la-deontologie-dans-letude-et-la-prise-en-charge/

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L’étude Cochin-Choudat sur les EHS : revoilà le négationnisme institutionnel

Puissance Plume  mercredi 29 février 2012, par Frédéric Boutet

Lettre au Pr Dominique Choudat

L’étude dite “Cochin”, dirigée par le Pr Choudat, dont on a appris qu’elle débutait ce mois de février 2012, était, au départ en 2009, censée étudier le lien entre EHS (personnes dites Electro Hyper Sensibles) et l’exposition aux ondes électro-magnétiques. Et bien nous revoici ramenés soixante ans en arrière, lorsque pour l’OMS, des “experts” internationaux dont Maurice Tubiana pour la France, déclaraient que les symptômes constatés de l’exposition aux radiations nucléaires relevaient de la psychiatrie.

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"La maladie des ondes, c’est dans la tête" – Le Canard Enchaîné – 21/03/2012

"La maladie des ondes, c'est dans la tête" - Le Canard Enchaîné - 21/03/2012  par  robindestoits

Ils sont fous, forcément, ces« électrosensibles », qui se disent allergiques au wiFi, au téléphone portable. Et parfois même au courant électrique. Ils se plaignent de céphalées, d’étourdissements. « Au début c’est léger, puis après ça s’aggrave, on ne supporte plus », raconte l’un d’entre eux. « Les médecins ? Ils nous disent : “On ne eut rien pour vous.” » Et puis ? Rien. En France, la maladie des ondes, ça n’existe pas. 
L’étude lancée le 14 février par l’hôpital Cochin prouvera-t-elle le contraire ? 

Dès les années 80, en Suisse, en Suède, des études sont menées pour évaluer l’impact des ondes sur le biologique. Certaines d’entre elles prouvent un impact des radiofréquences sur le vivant. 

En 2005, l’OMS reconnait l’existence de l’hypersensibilité électromagnétique, ses symptômes (rougeurs, céphalées, troubles du sommeil), sans se prononcer sur son origine. Suffisant pour que certains pays, comme en Allemagne, la maladie soit reconnue. Mais pas en France. L’Agence française de sécurité sanitaire estime pourtant la prévalence de cette maladie à 1 à 2% de la population. Que fait-on pour eux ? « Certains d’entre nous se sont fait enfermer en hôpital psy », dénonce un membre du Collectif des électrosensibles de France. C’est dans la tête, on vous dit… 

En 2009, la ministre Roselyne Bachelot promet une « grande étude » sur l’électrosensibilité. Laquelle vient d’être présentée par le professeur Dominique Choudat, chef du service de pathologie professionnelle de l’hôpital Cochin, lors d’une conférence portant sur l’intolérance aux champs magnétiques. Pendant un an, des électrosensibles seront accueillis dans 24 centres de soins, où ils seront « écoutés », et où on leur demandera de se balader avec un dosimètre pour mesurer les ondes durant une semaine. Présents à la conférence, certains électrosensibles se disent « contents d’être entendus ». 

Sauf que, très vite, ils vont déchanter. D’abord parce qu’il n’y aura ni analyses biologiques ni relevés d’IRM. Embêtant, disent-ils, pour une étude épidémiologique.Ensuite, parce qu’aucun groupe témoin contradictoire n’est prévu, ce qui rend impossible toute validation scientifique. Enfin parce que le professeur Choudat, par ailleurs consulté dans le cadre d’un rapport parlementaire où il assimile l’électrosensibilité à une réaction de « défense » mentale sans relation avec les ondes reçues (!), ne s’est pas contenté de présenter l’étude. Il a ensuite donné la parole à un sociologue, Gérald Bronner, qui a insisté sur la dimension « mythique » de la maladie des ondes. Puis une psychiatre a présenté la thérapie comportementale comme une réponse médicale à cette « déviance » psychique. Enfin, une journaliste a conclu en dénonçant la « mode » de l’électrosensibilité dans les médias… 

Et le professeur Choudat d’applaudir, sous les yeux d’un ancien membre du conseil d’administration de Bouygues (tiens !), assis au premier rang, le professeur Aurengo. 

Lequel, pur hasard, est membre, tout comme le sociologue Bronner, de l’Association française pour l’information scientifique (Afis). Laquelle milite pour dénoncer certaines « contre-vérités scientifiques », comme l’utilité de l’agriculture biologique, la psychanalyse, le présupposé danger des OGM et du nucléaire… et l’électrosensibilité. 

Pour le collectif de électrosensibles, c’est clair : cette étude, attendue, a « déjà écrit son résultat ». A savoir que les électrosensibles sont bons pour l’asile. « Pas mal d’entre nous ont peur de participer à l’étude de peur de se retrouver en psychiatrie », témoigne l’un d’entre eux, que l’on appellera Martin. Avant de se retrouver en invalidité, Martin était ingénieur dans le nucléaire. Il gagnait bien sa vie, ne se posait pas de questions. 

Aujourd’hui, il est furieux : « Tout ce qu’on veut, c’est juste comprendre. Le job des scientifiques, c’est de faire des analyses, pas d’obéir à des lobbys, non ? » 

Ah, ces électrosensibles, de vrais paranos… 

J.C 

— 
NB : le Pr Aurengo était conseillr scientifique de Bouygues Télécom et non administrateur. Il est en revanche administrateur d’EDF. 
Voir : Les experts en innocuité

Source : http://www.robindestoits.org/La-maladie-des-ondes-c-est-dans-la-tete-Le-Canard-Enchaine-21-03-2012_a1522.html

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Sensibilité aux champs électromagnétiques. Les avis des scientifiques divergent

Le Télégramme.com   16 mars 2012 à 14h28

Une étude clinique nationale sur le phénomène controversé de la sensibilité aux champs électromagnétiques sème la zizanie entre des scientifiques sceptiques et des “électrosensibles” qui se sentent plus que jamais incompris et rejetés.

Maux de tête, picotements, troubles du sommeil : les symptômes de “l’hypersensibilité” aux champs électromagnétiques sont “divers”, “transitoires” et “communs à de nombreuses autres maladies”, souligneDr Lynda Bensefa-Colas qui a participé à la mise au point de l’étude. Ceux qui se déclarent “hypersensibles” citent souvent les antennes-relais, les portables, les téléphones sans fil ou le wifi comme causes directes de leurs maux, explique cette praticienne de l’hôpital Cochin à Paris. 

“Notre objectif est d’étudier la survenue et l’évolution des symptômes et voir s’il y a corrélation entre symptômes et expositions aux champs électromagnétiques” avec un relevé pendant une semaine des ondes reçues par les sujets avec un appareil spécial, dit le Pr Dominique Choudat dont le service à Cochin pilote l’étude clinique. 

Etude boycottée
Manuel fait partie des “électrosensibles” qui ne participeront pas à l’étude, pourtant la toute première en France et l’un des engagements forts pris par le gouvernement lors d’une conférence interministérielle sur le sujet en mai 2009. “Je ne vois pas l’intérêt de participer à une étude commandée par le ministère de la Santé qui part du postulat que c’est un trouble psychologique”, déclare à l’AFP cet ex-ingénieur en informatique de 32 ans.

Lire la suite sur le site du télégramme.com

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Opinion du Pr Dominique Belpomme de l’étude Française sur les EHS.

NEXT-UP.ORG

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“L’étude clinique proposée par le Pr. Choudat en France n’a aucun intérêt car le point de départ est qu’il n’y aà priori aucun lien causal entre “l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques” telle qu’on l’observe cliniquement et les champs électromagnétiques.
Autrement dit, il est affirmé que les malades sont hypocondriaques et relèvent de la psychiatrie. 

En tant que médecin du travail, le responsable de cette étude n’a d’ailleurs aucune expérience clinique concernant la prise en charge de tels malades ni les connaissances scientifiques nécessaires à la compréhension biologique du phénomène d’hypersensibilité.

L’étude clinique projetée a été commanditée par les pouvoirs publics et est aujourd’hui promue par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, avec l’objectif de démontrer l’innocuité des champs électromagnétiques sur la santé. 
Il est probable que cette étude n’arrive pas à son terme, car ce que demandent les malades, c’est qu’on les prenne en charge concrètement. 
En outre, même négative, cette étude n’apportera rien de nouveau, compte tenu de l’abondante littérature scientifique internationale démontrant le rôle nocif des champs électromagnétiques sur la santé.

Naturellement, vous pouvez partager cet avis”.

Pr. Dominique Belpomme

Thanks to Sue Ann (informant)

 

SOURCE : http://www.next-up.org/Newsoftheworld/EHS_Zone_Refuge.php#1

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Etude nationale en cours sur l’hypersensibilité aux ondes

RTL.fr   Créé le 15/02/2012 à 13h15

Mieux évaluer les symptômes attribués par certains aux ondes : c’est l’objectif de la première étude clinique nationale sur l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques (CEM) qui a été lancée en France au début du mois de février. Cette étude “indépendante” et financée par des fonds publics, a pour but de “recueillir les symptômes, de caractériser et mesurer les expositions aux CEM pendant une semaine et d’évaluer le retentissement des souffrances notamment au niveau psychologique et social”. L’étude était l’un des engagements pris par le gouvernement lors d’une table ronde interministérielle, organisée en mai 2009 sur cette question.ECOUTER  Elizabeth Martichoux et Laurent Bazin | 15/02/2012 – 13h30

écouterLe Pr Dominique Choudat, chef de service des pathologies professionneles de l’Hôpital Cochin, était l’invité de “RTL Midi” mercredi

“Une étude visant à évaluer un protocole de prise en charge spécialisée des patients atteints d’hypersensibilité attribuée aux champs électromagnétiques a débuté au mois de février 2012”, indique le portail internet spécialisé du gouvernement “radiofréquences-santé-environnement”.

“Cette étude nationale multicentrique étudiera la sensibilité des patients vis-à-vis de leur exposition aux champs électromagnétiques ainsi que leur état de santé et leur qualité de vie”, précise le gouvernement.

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les symptômes les plus fréquemment présentés sont des symptômes dermatologiques(rougeurs, picotements et sensations de brûlure) ainsi queneurasthéniques et végétatifs (fatigue, lassitude, difficultés de concentration, étourdissements, nausées, palpitations cardiaques et troubles digestifs). 

Les “symptômes” seront suivis pendant un an à travers un réseau de 24 centres de consultation hospitaliers et les participants adhéreront de manière “libre et volontaire” à cette recherche. 

L’association Next-up qui milite pour la “défense de l’environnement naturel” et contre les “irradiations des champs électromagnétiques”, a vivement critiqué le lancement de l’étude qualifiée de “vaste manipulation gouvernementale pseudo-scientifique”. Cette étude procède d’une “stratégie négationniste” et a simplement “comme finalité la prise en charge psy” des personnes concernées, critique encore l’association.

(Avec AFP)

SOURCE : http://www.rtl.fr/actualites/sante/article/etude-nationale-en-cours-sur-l-hypersensibilite-aux-ondes-7743804883

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Etude de Cochin sur l’électrosensibilité ou chronique d’un résultat annoncé

PRIARTEM - Pour une réglementation des antennes relais de téléphonie mobile  16 février 2012 – par PriartemCollectif

Communiqué de presse

Priartem, Le Lien et le collectif des électrosensibles de France dénoncent les orientations retenues dans l’étude de prise en charge des hypersensibles aux champs électromagnétiques et demande instamment au Ministère de la Santé d’y remédier.

Etude de Cochin sur l’électrosensibilité ou chronique d’un résultat annoncé

A l’issue du Grenelle des ondes en 2009 – oui, vous avez bien lu, 2009 – Roselyne Bachelot à l’époque Ministre de la santé et pilote de l’opération- avait annoncé le lancement d’une étude sur l’électrosensibilité qu’elle avait confiée à une équipe de l’hôpital Cochin dirigée par le Professeur Choudat. L’affaire prenait déjà des allures un peu particulières puisque, plutôt que de demander à l’AFSSET-ANSES d’inscrire l’EHS dans les priorités de recherche, plutôt que de lancer un appel à projet comme il est coutume dans le milieu de la recherche, plutôt que de créer un comité scientifique chargé de choisir le projet le plus pertinent et de suivre le déroulement de la recherche, la Ministre a choisi, dans le secret de son cabinet, manifestement bien conseillée, l’équipe ad hoc pour des résultats ad hoc.

Les contacts qu’essaient de prendre alors quelques EHS à Cochin se soldent pas un échec : personne ne peut dire où en est ce projet. Jusqu’à un comité de suivi Grenelle, en 2010, où le Professeur Choudat vient le présenter. Et là, tout devient clair. Alors que l’AFSSET-ANSES – dans le rendu de son rapport recommande d’arrêter de partir du postulat de principe que tout cela relève du psychosomatique, il apparaît clairement que le seul objectif de l’étude est, au contraire, de conforter cette thèse : il s’agit d’écouter les électrosensibles et de voir quels types de thérapies on peut leur proposer. Il est clair que l’on ne se situe donc pas vraiment dans une perspective de recherche.

Lors de cette réunion, avec d’autres associations, nous contestons vigoureusement cette étude, sa démarche et l’opacité qui l’entoure. Nous demandons à ce que soient introduits des éléments « objectivants » tels que des analyses biologiques et nous réaffirmons notre volonté d’être informés de l’avancée du projet.

A partir de là, silence-radio jusqu’à la réunion du comité de dialogue de l’ANSES du 31 janvier 2012 où il nous est annoncé que, trois ans après le début de sa gestation, la fameuse étude allait pouvoir commencer. Les responsables de l’équipe sont là. Rien n’a bougé depuis 2010 et rien ne bougera tant cette équipe semble totalement hermétique au dialogue avec la société civile.

L’objectif affiché est la description clinique de ce syndrome. L’établissement du lien de causalité ? Point n’est besoin puisque le postulat de base est qu’il n’y a pas de lien. D’ailleurs, à quoi bon faire cette étude puisque les résultats en sont déjà connus comme en atteste le programme du séminaire organisé, le 14 février 2012, pour les étudiants d’un diplôme interuniversitaire et intitulé « L’intolérance aux champs » auquel participent, en tout premier lieu, les responsables de cette étude. Le titre de l’une de leurs interventions est éclairant sur ce point : « L’intolérance aux champs électromagnétiques d’intolérance environnementale aux CEM : aspects cliniques. » Tiens ! Mais ne s’agissait-il pas justement de l’objectif de cette étude, pas encore lancée à ce jour ?

Il ne s’agit d’ailleurs pas de la seule « curiosité » de ce projet. Selon le site « radiofréquences.gouv », l’étude est lancée sous la responsabilité de l’APHP (Assistance Publique des Hôpitaux de Paris). Or, la Directrice générale de l’APHP est l’un des 6 administrateurs d’EDF nommés par l’Assemblée générale des actionnaires. Ceci crée des liens peu conformes aux les objectifs d’indépendance et de transparence requis.

Donc, n’attendons rien de cette étude. Continuons à nous battre pour que des recherches soient lancées qui puissent réellement permettre de mieux appréhender cette pathologie et trouver les moyens de soulager les personnes qui en souffrent si douloureusement. Mais parallèlement exigeons, sans attendre, une prise en charge spécifique de celles-ci afin de leur permettre de continuer à vivre dans un milieu socialisé.

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Communiqué de presse
SOURCE : http://www.priartem.fr/Etude-de-Cochin-sur-l.html
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France Inter – Robin des Toits envisage de boycotter l’étude sanitaire gouvernementale sur les EHS – 14/02/2012

Association Robin des Toits

Robin des Toits dénonce la très grave manipulation que représente l’étude clinique nationale sur les personnes électrohypersensibles (EHS) lancée par le gouvernement français, au motif que cette étude prend pour postulat que l’électrohypersensibilité serait une purement maladie psychosomatique. Et car un tel postulat n’est tout simplement pas crédible au plan scientifique.

France Inter - Robin des Toits envisage de boycotter l'étude sanitaire gouvernementale sur les EHS - 14/02/2012   14_fev_2012_france_inter_jouranl_etude_clinique.wav 14_FEV_2012_france_inter_jouranl_etude_clinique.wav  (1.23 Mo)

SOURCE : http://www.robindestoits.org/France-Inter-Robin-des-Toits-envisage-de-boycotter-l-etude-sanitaire-gouvernementale-sur-les-EHS-14-02-2012_a1432.html

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PROGRAMME DE RECHERCHE DE L’ARTAC CONCERNANT L’INTOLERANCE AUX CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES ET L’ELECTROSENSIBILITE – Année 2011-2012

 

ARTAC1

A. Moyens mis en oeuvre par l’ARTAC

L’ARTAC est un organisme de recherche scientifique à but non lucratif, regroupant des médecins et des chercheurs oeuvrant au nom du Serment d’Hippocrate. Par conséquent, l’ARTAC est à l’écart de toute pression sociale, économique ou politique.

Bien que collaborant sur certains points pratiques de santé publique avec des ONGs, l’ARTAC est un organisme de recherche totalement indépendant. Sa priorité est de rendre service aux malades et de les protéger contre toute forme de nuisance environnementale.

Les moyens mis à disposition pour la réalisation de ces études se font au plan international, dans le cadre de collaborations scientifiques. En matière de pollution électromagnétique, ces collaborations ont été établies avec la Suède, l’Allemagne, l’Italie et les Etats-Unis. Au plan national, l’ARTAC effectue ses propres études grâce à la constitution d’une équipe spécialisée regroupant médecins, pharmaciens, biologistes et spécialistes de l’imagerie médicale.

Pour que l’ARTAC puisse oeuvrer en toute indépendance, les financements ne peuvent provenir que des adhérents, de généreux donateurs, de subventions octroyées par l’Etat, par les collectivités territoriales sans bénéfice direct. L’ARTAC bénéficie également de collaborations bénévoles avec se nombreux chercheurs. Afin que l’ARTAC puisse conclure rapidement les travaux en cours, nous appelons tous ceux concernés par les problèmes des champs électromagnétiques à nous soutenir financièrement.

 

B. Premier bilan des sept thématiques de recherche en cours

1. Constitution d’une base de données anonyme concernant des malades se disant être « électrohypersensibles »

Plus de cinq cents malades sont actuellement répertoriés de façon anonyme à la date du 15 octobre 2011, la plupart de ces malades ayant été examinés en consultation de médecine environnementale par le Pr. Belpomme.

2. Analyse clinique d’une cohorte de malades à partir de la base de données susmentionnée A partir de cette base de données, l’équipe de recherche de l’ARTAC a pu réaliser la description symptomatique du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques ; trois phases cliniques sont individualisées. La confirmation de ces résultats préliminaires est en cours grâce à une enquête nationale.

Celle-ci a été mise en place en 2010 sous la forme d’un questionnaire simplifié. Les premiers résultats ont été analysés dans le cadre d’un master, par une étudiante en pharmacie. Ils devront être confirmés par une étude complémentaire.

3. Mise au point de tests diagnostics objectifs de l’intolérance aux champs électromagnétiques Un examen d’imagerie médicale (echodoppler cérébral pulsé) a été utilisé, appliqué pour le dépistage de lésions cérébrales fonctionnelles liées aux champs électromagnétiques ainsi que plusieurs tests biologiques sanguins et urinaires ont par ailleurs été mis au point. Les résultats de ces examens confirment l’ouverture de la barrière hémato encéphalique.

Plusieurs centaines de malades ont ainsi été explorés avec des résultats objectifs. Ceux-ci permettent de conclure à la réalité clinique et biologique du Syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM).

Ces premiers résultats ont donné lieu à plusieurs communications dont une à Berne le 30 avril et une autre en Italie le 14 juin de cette année. Une première publication dans un journal à comité de lecture devrait apparaître courant 2012, concernant les troubles de vascularisation cérébrale mis en évidence à l’echodoppler cérébral pulsé. En outre, plusieurs anomalies biologiques ont été mises en évidence, qui donneront également lieu à plusieurs publications.

4. Etude d’un test de stimulation électromagnétique

Ce test consiste à effectuer des mesures cliniques biologiques, électriques et avant et après mise en présence de champs électromagnétiques calibrés au préalable. Le traitement informatique des données se fait grâce à l’utilisation d’un logiciel spécifique. Quatorze malades ont déjà été testés. L’étude se poursuit en collaboration notamment avec des chercheurs d’Instituts privés. Les premiers résultats sont encourageants. Ils devront être confirmés de façon extensive.

5. Distinction entre syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM) et électrohypersensibilité Des facteurs génétiques d’électrohypersensibilité (familiaux) sont possibles, Les facteurs acquis sont actuellement répertoriés. Une collaboration avec des chercheurs suédois est en cours dans ce domaine. D’autres contacts ont par ailleurs été pris pour l’étude des magnétosomes cérébraux et méningés.

6. Recherche thérapeutique : mise au point d’une feuille de route thérapeutique pour le traitement du SICEM Les recherches sus-mentionnées ont permis la mise au point d’un traitement à visée curatrice du SICEM. Le traitement actuel ne peut être mis en oeuvre qu’après la réalisation des tests objectifs.

Il comprend :

a) la correction des déficits biologiques mis en évidence par les explorations précédentes,

b) la prescription de tonifiants des cellules nerveuses, en particulier des cellules de la névroglie (astrocytes),

c) la prescription d’antihistaminiques en cas d’hyperhistaminémie,

d) la prescription au long cours d’antioxydants.

Les recherches se poursuivent dans plusieurs directions :

a) La détermination des antihistaminiques et antioxydants les plus actifs ; à cet effet, une étude de faisabilité testant l’efficacité de la papaye fermentée, est en cours avec des résultats apparemment positifs.

b) L’étude de l’effet de certains facteurs de croissance neurologiques, afin d’accélérer les dégâts apoptotiques (la gliose cérébrale) induits par les champs électromagnétiques ;

c) La confirmation de l’effet nocif de la prescription de médicaments psychotropes ;

d) La détoxification des malades en cas d’intoxication associée à certains métaux lourds tels que le mercure.

7. Exploration approfondie des modifications cérébrales induites par les champs électromagnétiques

Des contacts ont été pris auprès du Pr. Chiraz, Hôpital Pitié-Salpêtrière, pour l’exploration d’un nombre limité de malades atteints de SICEM.

 

C. Autres actions

1. Une consultation de médecine environnementale (la première en France) sous la responsabilité du Pr. Belpomme, pour la prise en charge des malades présentant une intolérance à toute forme de pollution, a été ouverte le 1er septembre 2009 à la clinique Alleray-Labrouste – 66 rue Labrouste – 75015 PARIS – France.

2. Un document médicoscientifique visant à informer le corps médical et la sécurité sociale, sur le syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et sur le syndrome d’hypersensibilité multiple aux produits chimiques qui lui est très proche (dans les deux cas, nous suspectons une atteinte du système limbique) est disponible sur le site de l’ARTAC

3. Compte tenu d’un nombre croissant de malades anglophones venant consulter et se faire soigner en France, les documents sont en cours de traduction. Ils seront également disponibles sur le site très prochaiment.

4. Les premières publications scientifiques concernant les travaux de recherche de l’ARTAC devraient voir le jour début 2012 dans des journaux scientifiques internationaux à comité de lecture.

5. Le document de protection des personnes contre les champs électromagnétiques est en cours d’actualisation. Destiné aux malades, il leur sera remis au moment de la consultation une fois le diagnostic de syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM) et d’hypersensibilité aux champs électromagnétiques établi objectivement.

6. Un chapitre entier du prochain livre du Pr. Belpomme sur l’origine des maladies sera consacré à l’intolérance aux champs électromagnétiques.

Source : http://www.artac.info/images/telechargement/SICEM/111102programmerecherchesartacsursicem.pdf

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Elles se réfugient dans une grotte pour fuir les antennes relais

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Deux femmes souffrant d’électro-hypersensibilité s’apprêtent à passer l’hiver sans chauffage ni électricité, dans une grotte reculée des Hautes-Alpes, afin d’échapper aux ondes des téléphones portables et d’internet. ( © AFP Jean-Pierre Clatot)

SAINT-JULIEN-EN-BEAUCHÊNE (Hautes-Alpes) (AFP) – Deux femmes souffrant d’électro-hypersensibilité s’apprêtent à passer l’hiver sans chauffage ni électricité, dans une grotte reculée des Hautes-Alpes, afin d’échapper aux ondes des téléphones portables et d’internet.

Au fond de la cavité à laquelle on n’accède que par une échelle, Anne Cautain et Bernadette Touloumond ont installé sur un parquet de fortune deux lits, une petite table sur laquelle ont été déposées des bougies rapidement consumées et un réveil mécanique, pour “ne pas se laisser aller”.

“Cela fera bientôt mon troisième hiver ici, pourtant croyez-moi, je préférerais être dans une maison au coin du feu”, affirme dépitée Anne Cautain, blottie sous plusieurs couches de pulls, alors que la température dans la grotte ne dépasse guère les 10°C.

Souffrant de “brûlures dans le crâne et sur la peau”, cette femme de 55 ans explique avec détails comment un jour de janvier 2009, alors qu’elle était agent technique dans une université de Nice, sa vie s’est transformée en celle d’un “animal traqué”.

Tout était bon pour tenter de se protéger des radiofréquences, sources de “maux de tête insupportables”, qui la conduisent à dormir dans le coffre d’une voiture, une cave de restaurant, en passant par des parkings souterrains et les champs de la campagne bourguignonne.

L’association Robin des Toits, qui milite pour la reconnaissance de la maladie, estime à quelques dizaines les cas extrêmes “d’intolérance” dont souffrent les deux femmes, mais affirme qu’environ 3% de la population française souffrirait d’électro-hypersensibilité (EHS).

“Aucune preuve scientifique d’une relation de causalité entre l’exposition aux radiofréquences et l’hypersensibilité électromagnétique n’a pu être apportée”, objecte l’Agence nationale de sécurité sanitaire dans un rapport de 2009, qui ne conteste cependant pas “la réalité du vécu de ces personnes”.

Professeur en cancérologie à l’université Paris-Descartes, Dominique Belpomme assure au contraire que des études cliniques ont prouvé les effets des champs électromagnétiques sur la santé. Il regrette toutefois l’attitude “marginale” adoptée par Anne Cautain et Bernadette Touloumond.

“Je ne doute pas de leur souffrance, mais il existe des traitements comme les antihistaminiques pour les soulager. Encore faudrait-il qu’elles viennent me consulter”, déclare le médecin.

“Je me suis déjà rendue à Paris, mais je ne m’en suis jamais remise à cause des innombrables antennes relais qui jalonnaient le parcours”, avance Anne Cautain, préférant aujourd’hui se soigner avec des méthodes naturelles.

Entreposées dans des cagettes soigneusement rangées à l’entrée de la grotte, les courges, pommes et poires issues de la culture biologique sont “érigées comme une thérapie destinée à nous aider à tenir le coup”, affirment les deux femmes, qui refusent d’être considérées comme des marginales.

“Quand je me suis trouvée dans cette grotte, je me suis demandé ce que j’avais fait pour en arriver là, je n’arrivais pas à y croire”, relate Bernadette Touloumond, hôtesse de l’air pendant 25 ans à Paris, réfugiée depuis quelques mois dans la grotte de Beaumugne.

“On m’a traitée de folle, j’ai perdu la plupart de mes amis, ma famille a du mal à comprendre et je sais aujourd’hui que je ne pourrai pas retourner dans des musées”, regrette la sexagénaire aux cheveux soigneusement tirés en arrière.

Les deux femmes réclament la création en urgence de “zones blanches”, même si elles savent que leur demande va à l’inverse de la tendance visant à couvrir l’intégralité du territoire français par les réseaux de téléphonie mobile.

© 2011 AFP

SOURCE : http://www.liberation.fr/depeches/01012368566-elles-se-refugient-dans-une-grotte-pour-fuir-les-antennes-relais


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VIDEO : Anne-Laure, une jeune femme électrosensible (EHS) – Tellement vrai – NRJ12 – 21/10/2011

VIDEO : Anne-Laure, une jeune femme électrosensible (EHS) - Tellement vrai - NRJ12 - 21/10/2011 Par robindestoits  

Anne-Laure est une jeune femme qui a du arrêter ses études et n’a quasiment plus de vie sociale pour cause d’électrosensibilité très prononcée. Elle habite à proximité d’une antenne-relais 3G et doit sortir de chez elle couverte de protection militaire (protection contre le même type d’ondes radar).

source : http://www.nrj12.fr/nrj12-replay-3276/media/video/447125-mes-angoisses-me-gachent-la-vie.html

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Première mondiale scientifique avec les EHS de France: La preuve des encéphaloscans comparatifs.

Les EHS ont le droit de vivre, mais en France face à la pression des lobbies c’est une absence de toute reconnaissance, ce droit inaliénable ne leur est pas à ce jour octroyé.
Pour survivre ils n’ont pas le choix, il est donc légitime qu’ils prennent leur devenir en main comme d’autres l’ont fait en 1940 face à un gouvernement “légitime” qui était totalement inféodé à un pouvoir illégitime.
L’ignorance sur les notions de bases de l’électromagnétisme est savamment entretenue par les lobbies : C’est l’énergie électromagnétique naturelle qui est à l’origine de la théorie du créationnisme de la vie sur terre, celui-ci se calque en complément de la théorie de l’évolutionnisme de Darwin.
Pour faire simple, nous naissons tous EHS, car l’humain est totalement bioélectromagnétique, tous nos échanges cellulaires sont ÉlectroMagnétiques, nous perdons cet état à notre mort lorsque ces échanges cessent, notre électroencéphalogramme devient plat, problème : La majorité de la population est totalement ignorante de cette réalité, en d’autre terme l’état d’EHS est génétique, son degré de perception (sensibilité) est variable suivant les personnes et l’environnement.
Le principal facteur de perturbation de cet état est la nouvelle pollution électromagnétique artificielle qui n’a jamais existé sur terre jusqu’à présent, la pire de toute étant celle non confinée (sauf dans les fours) des rayonnements des communications mobiles issus du spectre de Hautes Fréquences microondes.
Pour les fréquences électromagnétiques artificielles plus courtes, cette pollution est confinée dans les … réacteurs nucléaires, c’est exactement pareil mais à une autre échelle, qui le sait ? En effet, plus la longueur d’ondes est courte, plus l’énergie dégagée est importante, c’est pour cela qu’il a des zones dites de sécurité pour les antennes relais et les téléphones mobiles [Nokia : manuel utilisateur].
Plus la longueur d’onde diminue (ex. GHz) comme pour les Répéteurs Hertziens de la TM, cela engendre une stricte interdiction de stationner dans les faisceaux d’irradiation, ceci quelque soit la distance de la source, même à des kms : l’irradiation étant létale dans un laps de temps très court.
L’interaction des CEM artificiels avec le métabolisme bioélectromagnétique humain génère des pathologies décrites dans Le Syndrome des Micro-Ondes [Dr C.Monnet  et P. le Ruz avec vidéo].
Dans la littérature scientifique c’est le Dr Richard Gauthier qui a transcrit [dossier scientifique] les mécanismes d’interactions liés à l’exposition aux Champs ÉlectroMagnétiques artificiels des HF micro-ondes dans les protéines de la membrane cellulaire ce qui déclenche des modifications en chaines, notamment les taux de calcium, l’activation d’enzymes et la fabrication des protéines de stress. Les enzymes vont d’abord activer des réactions en chaînes, puis, si le signal persiste, les protéines de stress vont bloquer diverses fabrications au sein même de la cellule dont par exemple les messagers entre les cellules du cerveau appelés neuromédiateurs, ce qui a pour conséquence
une modification de l’activité du cerveau.
Première mondiale scientifique avec les EHS de la forêt de Saoû : Encéphaloscans comparatifs.
Pourquoi avoir choisi la forêt de Saoû ? [Dossier 1 – 2]:
Il existe maintenant  en France très peu de Zones Blanches ou de lieux à faibles rayonnements EM artificiels (EHS Zones Refuges). Ces lieux, bien évidemment ne peuvent qu’être principalement des sourcement, les EHS n’ont que peu de choix de zones foncières de vie.
La forêt de Saoû dans la Drôme est un de ces lieux où les EHS peuvent survivre, néanmoins pour valider cet espace naturel sensible et inhabité une expérience a été réaliseé depuis plusieurs mois in situ C’est une première mondiale qui a demandé beaucoup de courage à Philippe, EHS, membre du collectif “Une terre pour les EHS” qui a servi de cobaye en résidant seul pendant plusieurs mois dans l’environnement particulièrement hostile de l’hiver 2009-2010 à la forêt de Saoû.
Son seul contact étant celui contemplatif des écogardes présents dans la journée à la forêt de Saoû.
La présence de Philippe, “le cobaye ermite” avec son camping-car à la forêt de Saoû n’était pas anodine, en effet il était suivi médicalement par l’ARTAC qui regroupe des scientifiques donc les recherches sont axées sur les cancers et à ce titre un groupe ayant à sa tête le Pr Dominique Belpomme travaille sur l’Électro Hyper-Sensibilité et une cohorte d’EHS.
Un État des lieux des recherches de l’ARTAC sur les CEM a été publié au 18 12 2009.
Philippe a subi divers examens médicaux conservatoires avant son séjour à la forêt de Saoû, dont un encéphaloscan dans les services du Centre d’Exploration de la Fonction Cérébrale du Dr Ph Lebar.
L’encéphaloscan est actuellement le meilleur marqueur (diagnostic) des signes de la “souffrance” cérébrale chez les personnes souffrant d’Électro Hyper-Sensibilité.
C’est une preuve scientifique de l’état d’EHS.
Cet examen donne une image de l’irrigation artérielle des zones des deux hémisphères du cerveau.
Les analyses des résultats des encéphaloscans sont basées par rapport à des écarts types de références.
Sur le diagramme en barres verticales, apparait en couleur rouge et en orange les zones correctement irriguées ; en jaune ou en bleu les zones qui souffrent d’un débit (vascularisation) insuffisant.

Diagramme 1

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Le diagramme 1 représente l’encéphaloscan de Philippe EHS avant son arrivée à la forêt de Saoû, on constate que rester exposé depuis plusieurs années à la pollution électromagnétique artificielle micro-ondes d’une ville moyenne, il est en état de faiblesse : Sur ce 1er diagramme, les valeurs des débits des diverses zones des deux hémisphères du cerveau sont très altérées.

Diagramme 2
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Le diagramme 2 représente l’encéphaloscan de Philippe EHS après trois mois de séjour dans la forêt de Saoû (zone à très faible rayonnement EM artificiel), on constate une amélioration spectaculaire des débits artériels cérébraux dans les deux hémisphères du cerveau, conséquence physique concrète : Philippe n’était plus en état d’affaiblissement.
(extrait de la feuille d’analyse médicale : L’exemple de la 5ème barre (tranche) correspondant à la zone capsulo-thalamique de l’hémisphère droit où l’on est passé d’un débit d’irrigation anormalement faible à une zone correctement irriguée).
Cette expérience scientifique est une preuve qui devrait ouvrir les yeux des autorités sanitaires sur l’impérieuse nécessité de légiférer immédiatement sur l’abaissement drastiques des seuils d’irradiation EM, la création de Zones Refuges pour les EHS dans chaque département, avec en parallèle l’instauration d’un cadastre Hertzien dans chaque commune afin que les citoyens puissent savoir les taux d’irradiation des zones d’habitat.
Pareillement tous les panneaux d’informations électroniques municipaux de France devraient comporter au même titre que l’affichage de la date ou de la température, une sonde intégrée destinée à l’affichage de la valeur de l’irradiation ambiante, cette information étant cruciale pour les personnes âgées, les femmes enceintes et toutes les personnes en état de faiblesse (malade) se trouvant in situ. 
Dans l’immédiat, les rares zones encore préservées de la pollution électromagnétique artificielle sont plus que précieuses, ce sont les seuls endroits où les EHS peuvent aller pour pouvoir améliorer leur état de santé, voire pour certains EHS cloitrés, souvent en état de faiblesse extrême, les seuls lieux où ils peuvent encore survivre. 

Source : http://www.next-up.org/pdf/EHS_Premiere_mondiale_scientifique_Encephaloscans_comparatifs_23_08_2010.pdf


Ci-dessous 2 Encéphaloscans de membres du collectif Antennes 31 exposés aux champs électromagnétiques, où l’on retrouve les mêmes caractéristiques que ci-dessus. Le second est celui d’une enfant de 11 ans déscolarisée parce qu’elle est électrohypersensible.

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Explication du Syndrome d’Intolérance aux Champs Electromagnétiques (SICEM) par l’ARTAC

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Côte d’Or : La fille de deux Talantais, Anne, électrohypersensible vit recluse à cause des ondes. Le calvaire d’Anne finira-t-il ?

le 16/06/2011 à 05:00 par anne-françoise bailly

Les Talantais Robert et Michèle Cautain, parents d'une fille électrohypersensible, dénoncent un scandale sanitaire. Photo A.-F. B.

Les Talantais Robert et Michèle Cautain, parents d’une fille électrohypersensible, dénoncent un scandale sanitaire. Photo A.-F. B.

Un formidable espoir pour leur fille Anne ! Voilà comment les Talantais Robert et Michèle Cautain perçoivent les récentes évolutions, en matière de reconnaissance de l’électrohypersensibilité. Le 31 mai, 31 experts internationaux, rassemblés à Lyon sous l’égide du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ont conclu que les ondes émises par les téléphones portables, jusqu’ici décrites comme sans danger, devaient être classées en « peut-être cancérogènes pour l’homme. » Des études épidémiologiques associent un risque accru de gliome, tumeur du cerveau, à l’usage soutenu du téléphone portable…
Un exil forcé

Pour les parents d’Anne. c’est un pas important vers la compréhension du calvaire de leur fille, dont le syndrome d’électrohypersensibilté a été attesté par le professeur Dominique Belpomme, président de l’association de recherche thérapeutique anticancéreuse « Avec le Wimax, elle a été obligée de se sauver, comme d’autres électrohypersensibles (EHS) qui trouvent refuge dans des caves ou des parkings sous-terrains », dénonce sa mère Michèle. « Pour échapper à ses vertiges, ses gonflements, ses brûlures et ses maux de tête, Anne s’est réfugiée dans la grotte du hameau de Baumugnes, à Saint-Julien-en-Beauchênes, dans les Hautes-Alpes », précise-t-elle. « Elle n’a pas de chauffage et vit avec un anorak… Elle va finir par manquer de lumière solaire ! », se désole son père Robert, évoquant une situation dramatique. L’espoir ? Il vient aussi de la résolution de l’assemblée parlementaire du conseil de l’Europe ; adoptée à l’unanimité le 11 mai dernier. Elle recommande aux états membres de « porter une attention particulière aux personnes électrosensibles atteintes du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et de prendre des mesures spéciales pour les protéger, en créant par exemple des “zones blanches” non couverte par les réseaux sans fil. »

A ce titre, Anne Cautain, ravitaillée de l’extérieur, se bagarre du fond de sa grotte qu’elle partage avec une hôtesse de l’air parisienne, elle aussi électrosensible. Avec sa fille Laure Birgy, elle œuvre comme présidente d’honneur de l’association « Une terre pour les EHS » créée le 22 mars dernier. Ce projet, auquel un autre Côte-d’Orien électrohypersensible actuellement réfugié à dans la Drôme est associé, concerne la création d’une zone préservée des champs électromagnétiques artificiels sur la commune de Boulc, dans le même département ; 15 à 20 places seraient prévues pour l’accueil permanent, et 5 à 10 pour l’accueil d’urgence…

« Le seul remède pour les malades, ce sont les zones blanches », soulignent les parents d’Anne, militant pour la suppression du système hertzien au profit du système filaire comme la fibre optique, et pour la réduction des puissances…

« J’espère qu’on mettra moins de temps que pour l’amiante ! », s’exclament les parents d’Anne, associés à la plainte contre X visant le Wimax, déposée en décembre à Dijon auprès du procureur de la république par le collectif Pour la Vie-Bourgogne.
Source : http://www.bienpublic.com/cote-d-or/2011/06/16/le-calvaire-d-anne-finira-t-il

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Limoux. Éliane Dreuil part en guerre contre l’antenne relais

   PUBLIÉ LE 15/06/2011 08:04 | F.P.

Éliane Dreuil dort dans sa cage de faraday pour éviter les ondes électromagnétiques. /Photo DDM D.D.

Éliane Dreuil dort dans sa cage de faraday pour éviter les ondes électromagnétiques. /Photo DDM D.D.

Après le décès de son époux d’un cancer du pancréas Éliane Dreuil part en guerre contre l’antenne relais de téléphonie mobile plantée contre la clôture de son jardin.

Éliane Dreuil vient de perdre son époux d’un cancer du pancréas, elle n’en finit pas de se repasser le film de sa vie, dans un mélange d’amertume et de colère. Native de Castelreng comme son mari, ils avaient décidé à la retraite après une vie professionnelle bien remplie à Toulouse, de se retirer dans le village de leur enfance entre les rangées de vignes et le joli clocher en pierres. Ils ont construit eux-mêmes leur maison il y a une trentaine d’années, bien avant qu’une antenne de télévision de 17 mètres de haut ne soit installée quasiment dans leur jardin. La famille Dreuil ne s’inquiète pas jusqu’à ce jour ou Éliane et Jean-Marie, retraités énergiques, ressentent une multitude de malaises qu’ils prennent très au sérieux : fatigue chronique, insomnies, fourmillements, palpitations, nausées. Des symptômes qui s’estompent lorsqu’ils quittent leur domicile de Castelreng. Le constat tombe comme un couperet, l’antenne de télévision devenue relais de téléphonie mobile serait à l’origine de tous leurs maux. Ils écrivent aux opérateurs en 2008, proposent gratuitement un terrain qui leur appartient, à plus de 300 mètres des habitations pour déménager l’antenne. Tous répondent (Orange, SFR, Bouigues) d’une seule voix que les mesures faites ne dépassent pas les normes d’intensité en vigueur. Les époux Dreuil ont des doutes, ils lancent une pétition et recueillent plus de 250 signatures. Jean -Marie ancien professeur de physique décide de construire une cage de faraday dans leur chambre et de la mettre à la terre, d’isoler les combles, les volets, de tenir à distance les ondes électromagnétiques. Pendant que son épouse entreprend une batterie d’examens à l’hôpital Georges Pompidou à Paris chez un spécialiste du genre le professeur en cancérologie Dominique Belpomme qui constate l’hyper sensibilité de sa patiente aux ondes électromagnétiques du fait d’une proximité. En même temps un terrible diagnostic tombe pour Jean-Marie, il est atteint d’un cancer du pancréas qui va le foudroyer en quelques mois. Un décès qui interrompt momentanément le combat d’Éliane Dreuil. Aujourd’hui elle veut faire toute la lumière sur l’impact de cette antenne relais de téléphonie mobile sur sa santé et celle des habitants qui vivent à proximité dans le village. Elle a pris un avocat et va faire faire des analyses par un laboratoire indépendant, écrire à nouveau aux opérateurs, en attendant elle dort dans sa cage de faraday.

SOURCE : http://www.ladepeche.fr/article/2011/06/15/1107233-eliane-dreuil-part-en-guerre-contre-l-antenne-relais.html

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PERPIGNAN Anne-Laure, électro-hypersensible : « Je n’ai pas droit à une vie normale »

Accueil Lindependant.com     Edition du 08 12 2010

Diagnostiquée électro-hypersensible, Anne-Laure, 23 ans, souffre de troubles liés à l’exposition aux champs électromagnétiques, notamment de la téléphonie mobile. A la tête de la coordination Antennes 66, la jeune femme milite contre les nuisances de la communication sans fil.

Vous êtes électro-hypersensible, qu’est-ce que ça signifie ?

  Contrairement à la majorité de la population, je perçois toutes les ondes électromagnétiques émises par les nouvelles technologies. L’exposition à ces ondes provoque chez moi de violents maux de tête, des brûlures intenses dans le crâne, à tel point que parfois je me balance des litres d’eau froide sur la tête. Et aussi des douleurs dans le dos, des crampes et même des nausées, des vertiges et des tremblements.

  Des symptômes très handicapants, n’est-ce pas ?

  Oui, ces douleurs fatiguent mon corps et créent une fatigue chronique avec des baisses de tension et des problèmes de concentration. Je n’ai que quelques heures de répit dans la journée. J’ai dû arrêter mes études et je ne peux pas travailler non plus. A 24 ans, je n’ai pas le droit à une vie normale.

  Quel est l’impact sur votre quotidien ?

  Ma vie s’est considérablement rétrécie. Je ne peux plus me rendre à la fac parce qu’il y a le WiFi et des téléphones portables partout. Il m’est également impossible d’aller où il y a beaucoup de monde. Je ne conduis plus depuis que j’ai eu une crise de tétanie au volant lorsque j’étais coincée dans les embouteillages, entre deux conducteurs qui utilisaient leurs portables.

  Comment avez-vous découvert votre électro-sensibilité ?

  C’était fin 2004, j’étais étudiante à Toulouse. Je vivais toute la semaine sur le campus à moins de 150 mètres de la première antenne 3G. J’avais des maux de tête, des problèmes de mémoire, de sommeil et quand je rentrais à Perpignan chez mes parents, tout allait bien. Ça a duré deux mois avant que je comprenne ce qui se passait. Depuis, la maladie n’a fait que se développer.

  Y-a-t-il des moyens de vous protéger des ondes ?

  Il existe des tissus spéciaux que je mets sur la tête, ce sont des maillages fins composés de fibres métalliques. Dans notre appartement de Saint-Assiscle, nous avons entrepris des travaux de blindage avec des peintures spéciales et des tissus. Ce sont des travaux qui coûtent cher mais indispensables.

  Ces travaux sont-ils remboursés par la sécurité sociale ?

  Non, car la maladie n’est pas reconnue. En Suède ou en Allemagne, par exemple, les travaux de blindage sont remboursés.

En France, ce n’est que depuis le Grenelle de l’Environnement que la ministre a reconnu la souffrance des EHS. Mais depuis, plus rien…

Alexandra Girard

Source : http://www.lindependant.com/articles/2010-12-08/anne-laure-electro-hypersensible-br-br-je-n-ai-pas-droit-br-br-a-une-vie-normale-br-br-i-diagnostiquee-electro-hypersensible-anne-laure-23-ans-souffre-297744.php

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Electro-hypersensibles, ils sont condamnés à fuir les ondes

Les inrocks

  

Crédits photo:  Une antenne-relais à Nice. (Reuters/Eric Gaillard)

“Electro-hypersensibles”, ils ne supportent plus les ondes émises par les portables ou les antennes relais. Réfugiés dans des bois ou en montagne, ils réclament d’urgence l’instauration de “zones blanches”.

Philippe Tribaudeau a garé son camping-car dans le vallon de Combeau, dans le Vercors, à 1400 mètres d’altitude. Le décor est grandiose. Ici, pas une antenne relais ni une borne wifi à des kilomètres à la ronde. “Je ne sais pas combien de temps je vais tenir, j’ai déjà été coincé une fois par la neige”,raconte-t-il. Il a passé l’hiver dernier dans la forêt de Saoû, dans la Drôme. A l’abri des ondes. Cet été, une vingtaine d’autres personnes “électro-hypersensibles” (EHS) l’y ont rejoint. Mi-octobre, le conseil général de la Drôme, propriétaire de la forêt, a ordonné leur expulsion.

Professeur de technologie en Bourgogne, Philippe Tribaudeau s’est mis à“brûler” en mars 2008.

“Il y avait vingt ordinateurs dans la salle. Au début, je cuisais au bout d’une journée, puis au bout de quatre heures, deux heures.”

Peu à peu, les symptômes s’aggravent. Sensations de brûlure mais aussi de paralysie, nausées, douleurs, insomnies, troubles de la concentration… “Un jour, vous réalisez que vous n’allez plus pouvoir vivre comme avant, explique-t-il. Vous sombrez, c’est un trou sans fond.” L’Education nationale le met en disponibilité sans solde. Mais en janvier dernier, il doit tout quitter. Maison, famille, amis. Depuis, il vit dans des bois, des combes… Sa femme le ravitaille lors de ses congés.

“Je suis à nouveau heureux, dit Philippe Tribaudeau. Je suis libre, dehors. Quand on se découvre EHS, soit on se tire une balle dans la tête, soit on essaie de refaire sa vie.”

Ce lundi de novembre, il a quitté le Vercors pour la seule “zone refuge” de France, dans la Drôme. Quelques mètres carrés et une caravane protégés des champs électromagnétiques artificiels, où ceux qui le souhaitent peuvent séjourner.

“Loin des ondes, je suis en pleine forme, mais ma vie sociale est réduite à zéro”

Béatrice Merle a atterri ici après l’expulsion de la forêt de Saoû. Il y a quelques mois, elle pouvait encore vivre dans sa caravane, dans le pré de son compagnon. Depuis l’installation d’une antenne 3G à proximité, c’est impossible. “J’étais taxi ambulancière, raconte-t-elle, j’avais mon portable avec moi toute la journée. A partir de 2007, j’ai été très perturbée. J’avais peur de conduire, je pleurais tout le temps…” On la décrète dépressive jusqu’à ce qu’elle fasse le lien, par hasard, lors de balades, entre les ondes et ses “400 symptômes”.

Suivie par un psychiatre, Béatrice Merle a d’abord touché des indemnités de la Sécurité sociale. Aujourd’hui, les médecins assurent que son état est stabilisé ; ses indemnités vont cesser.

“Quand je suis loin des ondes, je suis en pleine forme, explique-t-elle. Mais ma vie sociale est réduite à zéro.”

Quelques milliers d’EHS en France

Considérée comme un handicap en Suède, l’électrosensibilité n’est pas reconnue en France. Lors du Grenelle des ondes, en mai 2009, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a simplement appelé au principe de précaution, recommandant un “usage modéré” du portable pour les enfants.

Selon les associations, les EHS seraient déjà quelques milliers en France. Parmi eux, Isabelle qui survit dans sa cave, Olivier qui dort dans sa voiture dans son parking souterrain, trois femmes qui vivent dans une grotte…

“Nous menons un combat, insiste Philippe Tribaudeau. Nous, EHS, ne sommes rien. Des SDF, des bêtes au fond des bois… Nous voulons juste quelques hectares pour pouvoir vivre normalement. Mais face aux milliards de bénéfices des opérateurs de téléphonie, quel poids avons-nous ? Combien faudra-t-il d’EHS, combien de cancers dus aux ondes, pour que l’on dise stop ?”

Source : http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/54769/date/2010-11-21/article/electro-hypersensibles-ils-sont-condamnes-a-fuir-les-ondes/

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Les hypersensibles 2 – France Inter – Nous autres – 12/11/2010

Les hypersensibles 2 - France Inter - Nous autres - 12/11/2010Repris par robin-copie-10.jpg

Electrosensibilité et MCS – Hypersensibilité chimique multiple



Cliquer ici pour écouter l’émission 


Il n’a pas été facile de trouver un coin où s’asseoir avec Olivier. 

Olivier est ce qu’on appelle un électro-hypersensible. Il ne supporte pas les ondes électro-magnétiques. Avec Inés Léraud, ils ont dû chercher un endroit où les ondes ne sont pas trop fortes, Olivier se promène toujours avec son détecteur d’ondes, ils ont testé plusieurs lieux avant de s’installer sur un banc au milieu du parc du Morbras. C’est un des rares endroits où Olivier ne souffre pas. 

L’histoire de l’hypersensibilité d’Olivier a commencé en 2002. C’est une histoire intéressante et différente de celle de la semaine dernière parce qu’elle est, d’une certaine façon, exemplaire. Elle montre qu’électro et chimico hypersensibilité sont souvent associées. 

Olivier a d’abord été intolérant aux produits chimiques avant de devenir allergique aux ondes électro-magnétiques. Voilà le début de son histoire. Au printemps 2002 Olivier vitrifie l’escalier de sa maison, et dort dans la pièce d’à côté toutes portes fermées. Le lendemain matin, il est réveillé par des brûlures, ses yeux, ses narines, sa bouche, sa gorge en feu, il était en train de suffoquer. Passés deux trois jours les symptômes disparaissent, Olivier ne consulte pas de médecin et il reprend le cours de sa vie. 

Ce n’est qu’un an plus tard, en mai 2003, alors qu’il doit intégrer de nouveaux locaux à son travail qu’Olivier a compris qu’il était malade. A cette époque, Olivier travaillait dans une banque, sur cette nouvelle plateforme, tout avait été refait à neuf, du sol au plafond, peintures, moquette, mobilier. Olivier n’a pas supporté. 

C’est un reportage d’Inés Léraud, avec Olivier et le Professeur Belpomme. 

 
Source : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/nousautres/index.php?id=96828

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Les électrosensibles – France Inter – Nous autres – 05/11/2010

Les électrosensibles - France Inter - Nous autres - 05/11/2010 repris par robin-copie-10.jpg

vendredi 5 novembre 2010

Les Hypersensibles 1

Eléonore est ce qu’on appelle une électro-hyper sensible. Elle a développé en déménageant dans son nouvel appartement du 6ème arrondissement de Paris une hypersensibilité aux ondes électro-magnétiques.

EHS: électro-hyper sensibilité ou hypersensibilité électromagnétique.

C’est une pathologie reconnue et décrite depuis peu par l’OMS. Et ça pourrait être un des scandales sanitaires du 21ème siècle. Selon l’association Robin des Toits, 2,5 à 5% de la

population française serait atteinte de EHS, soit 1,6 à 3,2 millions d’individus souffriraient de troubles dus à l’exposition aux champs électro-magnétiques.

Pression dans les tempes, fatigue, maux de tête, troubles de la mémoire, troubles de la concentration, troubles du sommeil, au début Eléonore ne comprenait pas ce qui lui arrivait.

Son mari souffrait aussi des mêmes symptômes et sa fille d’à peine 2 ans a commencé elle aussi a changer de comportement quand ils se sont installés dans leur nouvel appartement. Au début, Eléonore a cru que c’était les peintures, le parquet qui les rendaient malades mais quand elle s’est rendue compte que ses voisins d’immeuble souffraient des mêmes symptômes, elle a compris que ce n’étaient pas les travaux qui étaient en cause et elle a décidé de mener sa propre enquête.

Une enquête à la Erin Brokovitch comme elle dit, pour essayer de comprendre ce qui pouvait bien se passer. En même temps qu’elle joue les détectives, Eléonore s’est rendue compte qu’elle était devenue détecteur des champs électro-magnétiques, elle s’est mise à sentir les antennes relais, la wifi des amis, les téléphones portables ouverts, elle s’est mise à réagir aussi aux ampoules à basse tension, aux néons. Et puis à force de recherche, elle a découvert une antenne relais cachée sur un toit en face de chez elle.

C’est un reportage d’Inés Léraud, avec Eléonore, et avec Francis Chateauraynaud, sociologue des alertes et des controverses.

Source : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/nousautres/index.php

A voir sur le site de robin des toits

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SAOU Des électrosensibles investissent la forêt pour une reconnaissance de leurs souffrances

Le Dauphiné.com   par La rédaction du DL | le 25/06/10 à 05h0

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« Les politiques doivent se rendre compte que si on nous chasse, on meurt ». Ils en sont là, ces hommes et ces femmes qu’on désigne par le sigle EHS, pour électro-hypersensibles (lire en “Repères”). Forcés d’occuper la forêt de Saoû, autrefois refuge pour les Huguenots ou les Maquisards et désormais asile pour ceux qui fuient les ondes électromagnétiques.

Depuis mardi soir, une dizaine d’EHS, donc, venus de toute la France, ont installé un camp en pleine verdure, là où Wifi, Wimax et autres antennes relais les laissent enfin en paix. Ici, la puissance des ondes ne dépasse pas 1mV/m, soit bien en deçà des 61 V/m autorisés en France. De quoi se ménager un espace où vivre presque normalement.

Car leur quotidien d’EHS se décline – selon les cas – en arythmie cardiaque, douleurs dans tout le corps, insomnies. Avec au bout, pour certains, « la mort », avance Rodger Crot, à l’origine du rassemblement. Impossible pour les EHS de vivre au contact des ondes, en ville comme à la campagne. Ordinairement, ils « survivent » reclus, dans des grottes ou des caves, « terrés comme des bêtes », selon Philippe Tribaudeau, co-organisateur venu de Bourgogne.

« Le problème est que ce mal dont nous souffrons n’est pas reconnu comme une pathologie par la sécurité sociale. » Alors qu’en Suède, cette hypersensibilité est officiellement un handicap, la France tarde à légiférer. Pendant ce temps, les EHS perdent leur travail, s’isolent de leur famille, sont privés de toute aide et parfois pris pour des fous par des médecins dépassés. Se rendre à l’hôpital leur est même impossible, à cause des réseaux Wifi présents. Se déplacer devient un calvaire, un portable les effraie, bref, « l’extérieur est une torture », assène Philippe Tribaudeau.

Dans la forêt de Saoû – interdite au camping -, d’autres EHS sont attendus. Pour une occupation à durée indéterminée, le temps qu’ils soient « enfin entendus ».

Ce soir à 18 heures, Michèle Rivasi donnera une conférence de presse depuis leur campement. Didier Guillaume, Hervé Mariton et Daniel Gilles (maire de Saoû) ont été conviés. La balle est dans le camp des politiques.

Source : http://www.ledauphine.com/sao-des-electrosensibles-investissent-la-for-t-pour-une-reconnaissance-de-leurs-souffrances-l-exterieur-est-une-torture–@/index.jspz?chaine=22&article=319209

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Electrosensibilité : avancée des travaux de l’ARTAC – 21/04/2010

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Intervention du Pr. Belpomme lors du colloque “les maladies de l’hypersensibilité” organisé par le RES le 21 avril 2010.

Le Pr Belpomme expose les dernières avancées de l’ARTAC sur le syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM) et sur l’électro hypersensibilité (EHS) sur lequel l’ARTAC travaille depuis deux ans.

Lire la suite et voir la vidéo sur le site de Robin des Toits.

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‘La sensibilité aux ondes électro-magnétiques’ – JT France3 – 29/04/2010

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C’est le thème d’une exposition présentée à Angers

Elle tente de démontrer que les ondes électro-magnétiques sont dangereuses pour la santé… que les technologies sans fil comme le téléphone portable et les connexions wifi peuvent provoquer des maladies et faire dégénérer le système nerveux.

Notre invité ce soir à 19 h dans notre édtion régionale : Pierre Le Ruz, président du CRIIREM (Centre de Recherche et d’Information Indépendante sur les Champs Electromagnétiques

Source : http://ouest.france3.fr/info/pays-de-la-loire/la-sensibilite-aux-ondes-electro-magnetiques-62798168.html

Lire la suite sur le site de Robin des Toits

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L’hypersensibilité, un mal méconnu

lemondefr_pet-copie-1.gif   22.04.10 | 17h00  •  Mis à jour le 22.04.10 | 20h14

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Colloque : Maladies de l’Hypersensibilité : du déni à l’action

contaminations-chimiques.info    mercredi 10 mars 2010 Par Denis Lebioda

Le Réseau Environnement Santé (RES) organise avec 3 associations de malades (SOS MCS, REHS (Robin des Toits) et Fibromyalgie France) et la Coordination Nationale Médicale Santé Environnement (CNMSE) une journée sur les pathologies de l’hypersensibilité.
C’est à Paris, le 21 avril 2010…

Le RES organise avec 3 associations de malades (SOS MCS, REHS (Robin des Toits) et Fibromyalgie France) et la Coordination Nationale Médicale Santé Environnement (CNMSE) une journée sur les pathologies de l’hypersensibilité.

Les pathologies de l’hypersensibilité liées aux substances chimiques et/ou aux champs électromagnétiques (hypersensibilité chimique multiple (MCS), électro-sensibilité, syndrome de fatigue chronique (CFS), fibromyalgie…) sont actuellement encore largement ignorées des professionnels de santé et des institutions.

La plupart du temps, elles sont considérées comme relevant de problèmes individuels purement psychologiques.

Or, si les mécanismes et la caractérisation clinique ne sont pas encore totalement clairement établis, la réalité de ces pathologies apparaît pourtant indiscutable au vu de l’avancée des connaissances scientifiques et surtout du nombre de personnes de plus en grand qui en sont atteintes dans plusieurs pays.
En savoir plus sur les objectifs de cette journée en accédant au site :   http://www.contaminations-chimiques.info/?2010/03/10/715-colloque-maladies-de-l-hypersensibilite-du-deni-a-laction

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APPEL A VOLONTAIRES POUR ETUDE MEDICALE SUR L’ELECTROSENSIBILITE DANS LE SUD DE LA FRANCE

La question des effets des ondes électromagnétiques sur la santé est au centre de tous les débats qui existent sur ce sujet. La reconnaissance officielle des pouvoirs publics et de l’ensemble du corps médical n’est pas encore prononcée.
C’est pourquoi, nous pensons qu’il est important que les études médicales se poursuivent.
En France, l’équipe du professeur Belpomme réalise à Paris des études cliniques qui ont permis notamment de décrire le SICEM (Syndrome d’Intolérance aux Champs Electromagnétiques) et qui contribuent à la reconnaissance des effets délétères sur notre santé.
Les travaux de l’Artac sur Paris se poursuivent avec une enquête en cours sur l’électrosensibilité. Les consultations de l’Artac ne sont cependant pas facilement accessibles à tous à cause de la distance. En région toulousaine, un médecin généraliste habilité à diriger des recherches serait prêt à proposer un sujet sur ce thème à ses étudiants.
C’est dans ce cadre, qu’Antennes 31 vous sollicite aujourd’hui. Pour que ce projet puisse aboutir, il faut que cet interne soit sûr d’avoir suffisamment de patients auprès desquels mener son étude. Le thème précis doit encore être défini et pourrait dépendre du type d’informations auxquelles il aurait accès. L’Artac pourrait fournir un support méthodologique.
Nous lançons aujourd’hui un appel à volontaires (EHS, personnes ayant des troubles liés aux ondes électromagnétiques, personnes qui le soupçonnent sans en être sûres) dans tous les réseaux pour avoir une idée du nombre de personnes qui seraient prêtes à participer et à fournir des informations sur leur état de santé. Ce formulaire ne représente aucun engagement de votre part, les identités des volontaires et leur choix ne seront divulguées à personne, mais le nombre de volontaires conditionnera évidemment la réalisation et la réussite de ce projet.
Si vous souhaitez participer à ce projet, (accord de principe sous réserve de l’accord définitif en fonction du sujet défini) merci de renvoyer par courrier à Antennes 31, 56 chemin du château de l’Hers, 31500 Toulouse ou par mail à ondesetsante31@googlegroups.com. Le formulaire ci-dessous dûment complété :
merci de renvoyer le formulaire avant le 31 mars.


Nom :

Prénom :

Région d’origine :

Coordonnées téléphoniques ou postales ou mail :

Dans le cadre d’une recherche clinique, vous seriez prêt à (supprimer la mention inutile) :

– Fournir mon dossier médical et l’historique de mes troubles oui / non
– Participer à une consultation médicale oui / non
– Réaliser des analyses (de sang, urinaires, autre) oui / non
– Autre type de participation à voir en fonction du protocole oui / non

Commentaires :

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Marie-Christine : Je suis sortie de l’EHS.

NEXT-UP

MALADIES DE L’ENVIRONNEMENT : QUAND LA MEDECINE REPOND « ABSENTE »
Mon « électrosensibilité » est apparue fin 2004 suite à un voyage en bateau (le jour sur le pont à proximité des antennes de téléphonie mobile, radar et des GSM probablement, la nuit de plus non loin des machines). Ce n’était que la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase, ce voyage en bateau effectué pour éviter de produire des gaz à effet de serre avec l’avion. Déjà j’avais reçu un beau cadeau, un téléphone sans fil placé sur ma table de nuit, le transformateur électrique sous le lit, des antennes relais de téléphonie mobile très proches et la fin d’une ligne électrique pour ne citer que les sources d’émissions électromagnétiques les plus importantes.
Je ne supportais même plus de longer une rivière (par le frottement des molécules d’eau, les atomes sont arrachés, et il se crée un champ électrique), mes jambes étaient en coton et j’avais le sentiment que j’allais tomber.
Lorsque j’étais exposée aux champs électromagnétiques, de nombreux symptômes pouvaient se manifester : inflammation de la thyroïde et fortes douleurs (je souffre de la maladie auto-immune d’Hashimoto) ; troubles de l’équilibre, sensation de tomber, coordination cerveau-jambes détériorée ; sensations d’électrocution du cerveau suivies d’étouffements ; troubles du métabolisme ; troubles cardiaques ; troubles de la digestion ; troubles de la vue ; douleurs articulaires ; lancements et douleurs lancinantes dans les muscles ; crampes ; troubles du sommeil ; très grande fatigue ; intolérances au stress, à la chaleur, au bruit, à la lumière ; difficultés de mémorisation, de concentration et d’élaboration de la pensée et de la parole ; pathologies de la peau ; douleurs très importantes dans les mâchoires et les dents ; broyage de noir …. pour ne citer que les moins intimes. Et comme si cela n’avait pas suffi, exposée aux champs électromagnétiques ou pas, je faisais mon entrée dans le club de la grâce : traits épaissis, cheveux en chute, silhouette d’un hippopotame rose …..
En 2005 je confiais ma santé à la médecine. Devant son impuissance, je décidais en 2006 de prendre ma santé en main. Mes premières recherches m’ont amenée à un forum, « l’appart » spécialisé dans le régime sans gluten et sans laitage. Très rapidement ce régime me fut salutaire. Un article de la revue distribuée gratuitement dans les magasins bio, « BioContact », me mit en 2006 sur la piste de l’intoxication au mercure dentaire si dénoncée par le regretté Dr Mellet. Il faut dire que j’avais de nombreux amalgames, certains placés sous des couronnes en or. Or et mercure échangeant très volontiers leurs électrons, le galvanisme buccal qui en découlait amplifiait terriblement mes pathologies. Cela je ne le compris que plus tard, lorsque la dernière couronne fut enlevée. . En décembre 2006 je compris avec certitude que je souffrais d’électrosensibilité en me rendant chez l’un de mes enfants habitant dans la tour de Beauregard, au 16ème étage. Il faut dire que 6 antennes placées sur le toit de cette immeuble abondent confortablement les caisses de l’Office Public de l’Habitat anciennement Office Public des HLM, au détriment de la santé de ses locataires. . A partir de ces évidences, j’ai décidé d’’organiser l’assainissement de mon environnement.
J’ai dû, comme de nombreux EHS (Electro Hyper Sensibles), me confiner dans ma demeure que j’ai équipée pour me protéger des émissions de l’hyperlan (internet haut débit 5,4 GHz), et des émissions de Basses Fréquences (cage de faraday et blindage des phases du réseau électrique entre autres avec mises à la terre, …) ; ou, si je choisissais de m’en éloigner, je devais porter des vêtements de protection anti-CEM. Malgré ces précautions, toute sortie entraînait pour moi des conséquences douloureuses et parfois difficilement supportables. Si j’optais pour un semblant d’activité sociale, je devais m’imposer avec un détecteur de champs électromagnétique Hautes Fréquences, afin de matérialiser visuellement pour les personnes présentes l’existence et la puissance des émissions de leurs téléphones mobiles. Dans ces conditions je pouvais espérer que ces personnes les éteignent.
Il faut tout de même savoir que le Dr Maschi qui a subi les pires affronts de la part de ses congénères, dénonçait déjà en 1965 l’atteinte à la santé que constituent les émissions électromagnétiques artificielles notamment des Basses Fréquences.
Parallèlement je faisais déposer amalgames dentaires et couronnes métalliques, et bénéficiais sur deux ans d’une chélation des métaux lourds.
Sur le forum de l’ “appart” je rencontrais d’autres malades des métaux lourds et des champs électromagnétiques, et nous nous organisâmes en forum spécialisé dans la détoxication de ces métaux : le forum MELODIE (MEtaux LOurds Détoxication Information Entraide)
Une intense activité collective permit d’ouvrir quelques voies thérapeutiques. Il apparaissait nettement que nos systèmes immunitaires étaient très affaiblis. Nous étions nombreux à souffrir de la maladie de Lyme par exemple.
La découverte la plus importante suite aux investigations et expérimentations des “forumeurs” fut vraisemblablement les travaux de la chercheuse américaine Hulda Clark. A l’aide d’un circuit oscillateur audio, cette dernière expose dans ses ouvrages avoir mis en évidence qu’à l’origine de nos maladies sont exclusivement les pollutions environnementales et les parasites (virus, bactéries, champignons, amibes, vers ….). Pour restaurer la santé, elle a mis en place un protocole qui consiste à tout d’abord déparasiter l’organisme (certains parasites bloquent les sécrétions des organes) et à nettoyer les organes épurateurs : reins, intestins, foie. Effectivement, la 4 ème cure du foie délesta mon foie d’un quart de litre de calculs biliaires et me délivra de mon électrosensibilité. Ces cures sont totalement indolores et permettent d’éliminer des calculs plus gros que des noix.
Je conservais cependant mon hypoglycémie fonctionnelle, mes problèmes articulaires et d’importantes carences en magnésium. Je persistais dans mes recherches qui mirent en évidence une candidose chronique largement décrite par le Dr P-G Besson dans son livre « Je me sens mal, mais je ne sais pas pourquoi ». L’éviction du sucre dans mon régime alimentaire a complété mon retour au bien-être.
Un lien est établi par notamment la médecine chinoise entre la thyroïdite d’Hashimoto et la candidose chronique. Cette médecine impute les maladies auto-immunes à la candidose chronique, le Candida albicans perforant les parois intestinales pour puiser sa nourriture dans la lymphe et dans le sang. Je caresse l’espoir qu’à terme, lorsque le Candida albicans aura retrouvé sa place de levure saprophyte commensale, je pourrai constater la fin de ma thyroïdite d’Hashimoto, réputée incurable. En l’espèce, ma thyroïde, grâce au régime sans gluten et sans laitages (voir les travaux du Dr Seignalet, « L’alimentation ou la troisième médecine ») n’a pas beaucoup varié et mes anticorps ne cessent de diminuer. Très souvent cette glande finit par quasiment disparaître au bout de quelques années.
Après réflexion sur ce parcours douloureux et à l’issue quelque peu « miraculeuse », voici mon interprétation des faits. Il ne s’agit là que d’une hypothèse largement inspirée par les travaux du professeur Hulda Clark . . Le Candida albicans est « électrosensible », les champs électromagnétiques artificiels constituent un stress pour lui. Lorsque je stationne devant mon écran d’ordinateur je ressens rapidement des démangeaisons dans le dos, un des symptômes de la candidose chronique. C’est une moisissure et à ce titre il produit des substances très toxiques pour l’organisme humain, il se nourrit presque exclusivement de sucre. Avant ma 4ème cure du foie, ce dernier n’était plus capable de détoxiquer ces substances. H Clark émet l’hypothèse que les calculs compriment les compartiments du foie qui détoxiquent l’organisme. Lorsque les compartiments spécialisés dans la détoxication des toxines du Candida ont été libérés par la 4ème cure, mon foie a été à nouveau apte à faire son travail de nettoyage. A ce propos H Clark signale que l’ « allergie universelle », autrement dit la chimicosensibilité, trouve sa guérison par le nettoyage du foie de ses nombreux calculs biliaires. Il faut savoir que 75% des chimicosensibles sont également électrosensibles ….
Pour soigner une candidose chronique il faut ramener le ph de l’organisme à l’équilibre (les champignons se développent en milieu acide) et faire mourir de faim le Candida albicans en suivant un régime sans sucres ajoutés notamment. Cela peut demander jusqu’à un an, et par la suite un régime strict doit rester la règle. Le Candida se développe à la faveur, entre autres antibiothérapie, corticothérapie, chimiothérapie, vaccins, malbouffe, ….. de la pollution de l’organisme par les métaux lourds et les champs électromagnétiques. D’ailleurs, les tableaux cliniques de l’intoxication au mercure, de la pollution par les champs électromagnétiques, de la maladie de Lyme et de la candidose chronique sont sensiblement les mêmes.
Malheureusement, les médecins ne sont pas formés en maladies de l’environnement. Dès lors qu’ils buttent sur une pathologie, ils l’attribuent volontiers au « psy ». C’est tellement plus facile ! Demain ils diront que c’est « génétique » et les malades ne seront pas plus avancés.
Quand donc cesseront-ils de seulement faire disparaître les symptômes et s’intéresseront-ils aux causes de nos
pathologies : pollution et parasitoses, mauvaise hygiène alimentaire, organes épurateurs indigents …. ?. . Sans internet et sans le forum MELODIE, il m’eut été impossible de me soigner.
Marie-Christine

Vous pouvez trouver plus de renseignements sur le forum MELODIE

http://forum.aceboard.net/index.php?login=177758

Pour la candidose chronique :

http://www.ateliersante.ch/candida.htm
http://www.bioautisme.fr/PDF/01-01-01.pdf

Pour la maladie de Lyme :
http://www.francelyme.fr/symptomes.html

Pour la pollution électromagnétique :
http://www.next-up.org/Newsoftheworld/DatabaseCemEmfPathologies.php#1
http://www.next-up.org/pdf/DrSherrillSellmanWiFiGsmUnScandaleSanitaireEnVue.pdf

Pour la pollution au mercure :
http://www.dentiste.org/articles/amalgames.html
http://www.non-au-mercure-dentaire.org/
http://www.crottaz.ch/amalgames/controverse.html

Source : http://www.next-up.org/pdf/Je_suis_sortie_de_l_EHS_Temoignage_Marie_Christine.pdf

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Mobile et Internet : "objets de destruction massive?"

dijOnscope   par Julie Philippe | dijOnscOpe | lun 08 fév 10 | 08:13

Témoignage de Bénédicte Michel : électrosensible et Porte-parole du Collectif EHS-71

Ancienne prof agrégée, originaire de Saône-et-Loire, Bénédicte Michel souffre d’un mal peu commun : elle est électrosensible ; autrement dit, elle ne supporte plus les ondes électromagnétiques émises par la wifi ou toute technologie du même type. De fait, l’électrosensibilité est un sujet délicat, qui fait l’objet de vives discussions au sein du monde médical. Affabulation pour les uns, problème de santé publique pour les autres : les études contradictoires incitent à la prudence. Toutefois, le nombre croissant de personnes souffrant d’électrohypersensibilité laisse perplexe. Bénédicte raconte les choses telle qu’elle les vit et pressent. espérant que les études à venir permettront d’éclaircir de nombreuses zones d’ombre et d’expliquer très concrètement le phénomène de l’électrosensibilité…

“L’apocalypse du corps”

“Cela fait bientôt 7 ans que je suis électro-hypersensible (EHS), c’est-à-dire victime du Syndrome d’Intolérance aux Champs Electro-Magnétiques (SICEM). J’ai commencé à travailler à l’IUT du Creusot en septembre 2002 ; peu à peu, je n’ai plus supporté les néons et les téléphones portables. Je suis devenue électro-hypersensible en mars 2003. Pour que les cours se passent bien, je devais faire éteindre les portables. J’ai arrêté de travailler au printemps 2007. A cette époque, j’ai passé six mois, exténuée, sous une cage de Faraday (enceinte utilisée pour protéger des nuisances électriques), pour me remettre du Wifi de l’IUT.

Afin de faire des analyses complètes (un encéphaloscan et une analyse du sang), je suis allée à Paris en octobre 2008, à l’hôpital Pompidou. Le problème, c’est que l’endroit était mitraillé par des antennes relais, c’était l’horreur ! J’ai dû me réfugier dans un garage souterrain. Le Professeur Belpomme, médecin et professeur en cancérologie, devait me faire passer les examens. Il est venu me voir et a dit aux gens qui assistaient à la scène que je faisais une crise d’électrohypersensibilité. Mon mari a dû, seul, aller voir le professeur.

Les symptômes que je peux avoir dans ces moments de crise ? Je sens véritablement la mort arriver. Tout mon corps, système nerveux et système endocrinien, se déglingue. Il s’agit d’une véritable crise d’effroi. J’appelle ça “l’apocalypse du corps” : tout le corps se bloque, la tête est grillée. Voir des EHS dans un tel état a vraiment permis au professeur, je crois, de prendre conscience du problème et des dégâts que les ondes peuvent faire sur l’être humain. Depuis septembre 2008, il a examiné plus de trois cents électro-sensibles et il a prouvé notamment le lien de cause à effet entre nos symptômes et l’émission des ondes.

Des étudiants sous de mauvaises ondes?

J’ai refait une crise du même genre  au centre de Médecine au Travail de l’Université de Dijon : une antenne relais est située à quinze mètres du centre ! Je connais d’ailleurs trois étudiants qui ont dû quitter l’université de Dijon après être devenus électro-sensibles : ils poursuivent leurs études par correspondance. On trouve beaucoup d’antennes relais sur le campus. A l’IUT du Creusot, tout était câblé. Alors, pourquoi avoir mis le wifi en 2005 ? Tout simplement pour que les étudiants puissent travaillent sur la pelouse ; pour attirer les étudiants. C’est vraiment aberrant : il semble que le problème sanitaire n’inquiète jamais personne !

Il suffit de regarder dans les autres pays : l’Allemagne a interdit le wifii dans tous les établissements scolaires et universitaires, dans les bibliothèques, alors qu’en France Valérie Pécresse va le généraliser à toutes les universités.  Les industriels veulent faire de l’argent avec quelque chose de vraiment dangereux, avec la complicité active des politiques. Il y a  deux ans, Gérard Ledoigt, professeur à Clermont-Ferrand et directeur de l’ERTAC, laboratoire spécialisé en biologie cellulaire, a montré que des plants de tomates soumis à des ondes semblables à celles des mobiles produisaient des réactions de stress. Depuis, son laboratoire a dû mettre la clé sous la porte.

D’une manière générale, il y a une foi dans la science qui n’est pas cartésienne. Tout le monde pense que ce qui nous arrive est impossible. Les intellectuels de ce pays n’exercent pas leur esprit critique sur les conséquences sanitaires et humaines des hyperfréquences pulsées, et tout le monde tombe dans le panneau de la publicité.

Les “sacrifiés du progrès”

Durant près de deux mois, ma sœur et moi avons dormi dans une caravane à cause du wifi des voisins. Personne, ou presque, n’est venu nous aider, surtout pas les élus. Avant que quelqu’un nous prête sa caravane, ma sœur et moi avons vécu dans la rue durant plusieurs jours. C’est grâce au Journal de Saône-et-Loire, que nous sommes encore vivantes. Il a diffusé trois articles évoquant notre cas. Certains journaux font beaucoup de profit grâce à la publicité des opérateurs ; de ce fait, ils censurent les articles sur la nocivité des ondes : il y a toujours des histoires de collusion d’intérêts. D’autres médias se moquent des électro. Je pense que les journalistes locaux sont plus proches des gens et subissent moins les lobbies que les médias nationaux ; peut-être ont-ils aussi une vision moins intellectuelle des choses, moins partisane…

Ma sœur était cadre supérieur à la SNCF dans le domaine de la recherche. Dans leur entreprise, ils ont eu le wifi avant tout le monde… Nous luttons au sein de notre Collectif (EHS-71), contre les antennes relais et pour qu’il y ait création officielle de zones blanches [ndlr : zones protégées des ondes]. Or il n’y en a pratiquement plus. Il y en avait 5% en Saône-et-Loire l’an dernier ; à présent, il en reste 0,1%. On ne nous propose pas de solutions ; actuellement, nous vivons à la bougie ! Au sein du réseau EHS, rattaché à Robin des Toits [ndlr : association nationale pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil], nous accueillons des jeunes électro-sensibles pour leur donner des conseils sur leur “nouvelle vie” car du jour au lendemain, on perd tout, amis et famille. Il y a beaucoup de divorces : en effet, le conjoint ne supporte pas cette situation.

Je considère que les politiques et opérateurs sont en train de griller la population ! Un élu de Saône-et-Loire nous a dit, lors d’une réunion, qu’il y avait toujours eu des “sacrifiés du progrès” ! C’est clair, non ? Il nous reste juste à mourir… Certains EHS sont internés de force par un tiers, nous sommes traités comme les dissidents de l’ex URSS ! L’accès à l’hôpital nous est interdit, de même que le restaurant, le théâtre, les magasins et les visites chez les médecins. Et nous sommes de plus en plus nombreux. Vivre longtemps protégés des ondes nous permet de nous rétablir un peu. Tous les électro-sensibles subissent une fatigue chronique que j’appelle une “exténuation chronique”. Je pense que les hommes politiques se soucient peu de la santé publique en ce domaine. J’ai déposé une plainte contre X pour mise en danger d’autrui, non assistance à personne en péril et discrimination de traitement (par rapport aux soins). Les médecins de l’Administration nous rient au nez, pas les médecins de famille qui sont inquiets pour nous.

Le portable, “un gadget de destruction massive”?

Nous essayons de survivre ; si le Wimax arrive, on ne saura pas où aller. Equiper nos habitats contre les ondes coûte très cher. Nous utilisons une peinture au graphite pour blinder. Au sein du Collectif, nous opposons un non total au Wimax depuis bientôt deux ans. Les hommes politiques mentent quand ils disent que “rien n’est prouvé” en matière de toxicité des ondes, alors qu’ils ont le devoir d’informer et de protéger les populations, surtout les enfants. 93% des gens payent pour se griller les neurones avec un portable. Autres objets dangereux : le four à micro ondes, le bluetooth, les radios réveil, les alarmes pour bébé et les téléphones sans fil. Les ampoules à basse consommation sont également nocives selon certaines études, et illégales. Beaucoup d’EHS ont alerté le Président de la République, le Gouvernement, avec l’aide du CRIIREM (Centre de Recherche et d’Information Indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques) : à un moment donné, il faut réagir ! Or, rien !

Quand j’ai su qu’il y avait à nouveau Wimax à Dijon, j’ai pleuré : où allons-nous aller ? Sur Mars ? Wimax, c’est 3,5 gigahertz, c’est ce qu’il y a de pire. Pour moi, le portable est un “gadget de destruction massive”. C’est devenu une addiction : les gens sont drogués. Tous  les électro-sensibles se paupérisent, nous sommes en arrêt longue durée, mais après ? Beaucoup de soins ne sont pas remboursés ainsi que les tissus pour se protéger des ondes. En Suède, les malades ont droit à une certaine somme pour équiper leur appartement contre les ondes. Nous avons le sentiment que pour les opérateurs, l’homme est en plomb. A cause de la téléphonie mobile, pourtant, les abeilles disparaissent : encore une fois, les Américains l’ont prouvé !

Les conseils de prudence que je préconiserais ? Utiliser un téléphone filaire chez soi, limiter l’usage du portable au strict nécessaire (personne n’a besoin du portable pour faire ses courses ou pour dire que le train est parti à l’heure !), installer un modem et supprimer la carte mère wifi de l’ordinateur portable. Il est temps que la population se réveille pour prendre conscience que tous les cerveaux (pas seulement ceux des EHS) sont en train de griller ! En 2009, Robin des Toits a reçu 12.000 appels uniques, sans compter les mails. Cela veut bien dire que le problème sanitaire posé par les ondes concerne tout le monde, n’est-ce pas ?”

Source : http://www.dijonscope.com/003779-mobile-et-internet-objets-de-destruction-massive

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– Enquête Européenne sur les Symptômes Biologiques et Sanitaires ressentis par les Riverains d’antennes relais.

Face à l’accroissement sans précédent de l’irradiation artificielle micro-ondes dans l’environnement, il est nécessaire
et vital d’avoir de nouvelles données pour une évaluation globale de l’impact des ondes sur la santé des humains.
Ce questionnaire enquête anonyme grand public se veut simple. Pour qu’il soit crédible et représentatif il est essentiel
qu’il obtienne une large diffusion en Europe et dans le monde pour engranger le maximum de données statistiques.
Élaboré à l’origine en version papier par le Dr Roger Santini, il a été actualisé afin d’être au plus près de la réalité
du vécu des riverains d’antennes relais.
Après traitement informatique des données, les statistiques seront transmises anonymement aux scientifiques et
organismes d’états afin d’analyses et publications.
Merci de votre aide pour la diffusion de cette enquête européenne.

Accéder à l’enquête sur le site de Next-up.

 
 
   
 
 
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Les travaux du Pr Belpomme sur l’électrosensibilité.

Electrosensibilité, partie 1 : Intervention du Pr. Belpomme, le 12 novembre 2008, à l’occasion d’une réunion organisée par les verts Paris du XVIII et à laquelle étaient présents, entre autres, Denis Baupin (les Verts), Bertrand Piéri (Supap-FSU) et Etienne Cendrier (Robin des Toits). Le Pr Dominique Belpomme décrit le syndrome d’hyperélectrosensibilité ou EHS et propose les moyens pour établir à plus ou moins long terme sa pleine reconnaissance sur le plan médical et sociétal.


Electrosensibilité : Dominique Belpomme 1-2 : 12/11/2008
par papachou95

Electrosensibilité, partie 2 : Intervention du Pr. Belpomme, le 12 novembre 2008, à l’occasion d’une réunion organisée par les verts Paris du XVIII et à laquelle étaient présents, entre autres, Denis Baupin (les Verts), Bertrand Piéri (Supap-FSU) et Etienne Cendrier (Robin des Toits). Le Pr Dominique Belpomme décrit le syndrome d’hyperélectrosensibilité ou EHS et propose les moyens pour établir à plus ou moins long terme sa pleine reconnaissance sur le plan médical et sociétal.
 

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