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Ondes : les personnes électrosensibles réclament une prise en charge

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Le 27 juin, le collectif des électrohypersensibles aux ondes et l’association Priartem ont été reçus au ministère de la Santé pour affirmer qu’il y a « urgence » à prendre en charge les personnes sensibles aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais et les téléphones portables.

Des appels au secours chaque jour

« L’aggravation de la situation est très nette. Nous recevons chaque jour des appels au secours de personnes qui ne savent pas où se réfugier, comment se soigner, comment faire prendre en compte leur situation par la sécurité sociale, leur employeur… Nous recevons, désormais, des appels de parents d’enfants électrosensibles qui ne peuvent plus aller à l’école, constate le collectif. Que va-t-il se passer avec le déploiement de la 4G, la Wifi qui gagne toujours plus de terrain, les tablettes sans fil dès l’école maternelle ? »

Les associations demandent au ministère de la Santé de ne pas « attendre que la science fournisse des certitudes pour agir » et lui propose de désigner un référent mandaté par lui pour élaborer et engager un plan d’actions concrètes destiné à « mettre à l’abri » les personnes les plus atteintes et à « préserver leur insertion sociale ».

De fait, précise le collectif,« les technologies sans fil étant omniprésentes et se déployant de manière exponentielle, les plus atteints sont contraints de fuir la modernité, voire de vivre dans les rares zones sans brouillard électromagnétique », appelées « zones blanches ».

“Nous avons besoin d’études sérieuses”

Elles souhaitent également que « toute la lumière soit faite sur l’étude Cochin », mise en place l’année dernière et pilotée par l’AP-HP et pour laquelle aucun protocole clairement défini n’a été communiqué.« Nous demandons le protocole complet pour connaître la justification de l’étude avec sa bibliographie, ses objectifs, les méthodes et matériels utilisés, le traitement des données… Le but de l’étude est d’évaluer la prise en charge mais on ne connaît ni la nature de cette prise en charge ni les critères pour évaluer un éventuel bénéfice », pointe le collectif qui a surtout le sentiment que cette étude « sert à enterrer le problème » alors que « nous avons besoin d’études sérieuses ».

Pour Janine Le Calvez, présidente de Priartem, la situation mérite des éclaircissements : « Les électrosensibles mais aussi l’ensemble de la société ont besoin de transparence et de confiance sur cette question. Nous avions fait des propositions au ministre de la Santé dès le lancement de l’étude pour garantir déontologie et concertation aussi bien dans le domaine de la recherche que la prise en charge, sans réponse à ce jour ».

En Allemagne, l’électrosensibilité est reconnue

Le collectif souligne qu’en Allemagne, l’hyperélectrosensibilité aux ondes vient d’être inscrite dans la liste officielle des pathologies. Une étude finlandaise conclut, quant à elle, à l’inefficacité des médicaments et des psychothérapies pour traiter ce trouble. En France, on continue à prendre les victimes des ondes pour des « fous ».

Voir l’article ICI

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Chine – Samsung, des mobiles pas très « smart »

Dernière minute : avec deux autres associations (Sherpa, Indecosa-CGT), Peuples Solidaires a porté plainte contre Samsung pour « pratiques commerciales trompeuses ». La marque bafoue en effet les engagements éthiques qu’elle communique aux consommateurs-trices.

Ouvrier-ère-s de l’usine HEG Electronics / ©CLW

Une série d’enquêtes menées dans des usines fabriquant des produits Samsung en Chine révèle les conditions indignes dans lesquelles travaillent les ouvrières et ouvriers qui fabriquent les « smartphones » et autres produits stars de la marque. Outre les salaires de misère, les heures de travail excessives et les risques pour la santé et la sécurité des personnels, les enquêteurs témoignent de la présence d’enfants sur les lignes de production. Des révélations face auxquelles la multinationale tarde à prendre les mesures urgentes qui s’imposent.
À nous de faire pression pour qu’elle agisse immédiatement ! 

« Nous avons été abasourdis par les résultats de nos enquêtes » explique Li Qiang, fondateur du China Labor Watch (CLW), l’ONG qui a enquêté dans quinze usines fabriquant des produits Samsung. « Nous soupçonnions que ces usines employaient des mineurs, mais nous ne pensions pas en trouver autant, ni que les conditions de travail seraient si mauvaises » poursuit-il.

Pour voir l’article c’est lCI

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Les ondes des mobiles fatales pour les abeilles

Sur le site de EHS actions le site des électrohypersensibles

Les ondes des mobiles fatales pour les abeilles

 La pollution électromagnétique serait l’une des causes de l’effondrement de la population d’abeilles dans le monde, c’est ce que vient de confirmer une nouvelle étude réalisée par le biologiste Daniel Favre, en Lausanne (Suisse).

On le sait depuis longtemps, le maintien des colonies d’abeilles domestiques a des implications importantes sur notre écosystème.
Dans son étude, le scientifique a analysé les effets des ondes électromagnétiques provenant des téléphones mobiles sur le comportement des abeilles.Les téléphones mobiles ont été placés à proximité immédiate des abeilles et les sons produits par les abeilles ont été enregistrés et analysés. Les recherches ont montré que le signal des téléphones cellulaires trouble le comportement des abeilles. Plus de 83 expériences près des ruches ont donné les mêmes effets !

Les résultats obtenus, sous la forme d’audiogrammes et des spectrogrammes de ces différents sons, ont révélé que les radiations des téléphones mobiles ont un impact considérable sur le comportement des abeilles, notamment en induisant des signaux d’alarme émis par les abeilles ouvrières. Ces sons de l’abeille ouvrière annoncent soit la préparation à l’essaimage, soit sont le reflet de grandes perturbations d’une colonie d’abeilles.

Les ondes de nos téléphones "fatales" pour nos abeilles

En fait, le bruit produit par les abeilles augmente plus de 10 fois, à chaque fois qu’un téléphone émet ou reçoit un appel. A l’inverse, le bruit diminue et revient à un niveau normal dès lors que le téléphone est éteint ou demeure en veille.

« Lorsque le téléphone sonne, le bruit des abeilles augmente considérablement et cela donne le signal du départ de la ruche » a expliqué le Dr. Favre. « Souvent, elles sont si confuses qu’elles volent vers  »leur mort » … la technologie de la téléphonie mobile pourrait s’avérer fatale pour les abeilles … l’étude le prouve…« .

Il est écrit dans le document de référence (1) : « Récemment, une étude a suggéré que les téléphones cellulaires et les tours de téléphonie mobile implantées à proximité des ruches d’abeilles interféraient dans leur orientation. Il a été constaté dans une expérience, que lorsque que le téléphone mobile était maintenu à proximité d’une ruche, cela avait entraîné l’effondrement de la colonie dans les 5 à 10 jours, avec des ouvrières incapables de rentrer chez elles, laissant seules les ruches avec des reines, des oeufs et des abeilles encore immatures (Sahib Pattazhy 2009 ). »

Aussi, pour minimiser les dommages causés aux abeilles, il a été décidé dans la présente expérience de limiter leur exposition aux communications de téléphone mobile à un maximum de 20 heures.

Les ondes de nos téléphones "fatales" pour nos abeilles

Cette étude peut grandement contribuer à élucider les causes des mystérieuses disparitions des colonies d’abeilles dans le monde. En effet, mis à part les varroas (acariens), les virus, les bactéries (qui sont des causes biologiques), ou encore les pesticides (reflétant les causes anthropiques), il reste que plus de la moitié des causes de disparition d’abeilles dans l’hémisphère nord ne sont pas élucidées à ce jour. En effet, il a été observé que dans plus de 60% des cas, les abeilles quittent la ruche durant l’hiver, à un moment où elles n’ont aucune chance de survivre dans la nature.

[MAJ – 12/05/2011 – 20h20 ]

(1) Le détail de l’expérience est disponible >>>> ici (en anglais)

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Elles continuent à arriver en Haute-Garonne !

Les antennes FREE se déploient dans le 31 voici les dernières annoncées.

 

  • 1033973 – Accord donné le 13/05/2013 – À: 3 PL DES CARMES, 31000 TOULOUSE
  • 1034426 – Accord donné le 13/05/2013 – À: VC 2, LAS MARGALIDES, 31600 LABASTIDETTE
  • 1035481 – Accord donné le 17/05/2013 – À: 110 BOULEVARD SILVIO TRENTIN, 31000 TOULOUSE
  • 1036637 – Accord donné le 17/05/2013 – À: 59 RUE DE MAURYS, 31150 GRATENTOUR

INFO: Désormais 23,2% du réseau Fre e Mobile est activé pour la 4G !


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Que savez-vous de la biologie de synthèse ?

La révolte des chimpanzés du futur

10′ d’une vidéo pour vous informer un peu de ce qui se prépare en coulisse, édifiant !

Un film de Camille Ludd, qui retrace l’intervention des Chimpanzés du futur au pseudo-forum de la Biologie de synthèse, à Paris le 25 avril 2013.

Avec, par ordre d’apparition :

– Pierre-Benoit Joly (directeur de l’Institut francilien Recherche Innovation Société),
– François Képès (chercheur à l’Institut de biologie systémique et synthétique),
– Jean Weissenbach (directeur du Genoscope – CEA),
– Jacques Haiech (chercheur en biotechnologies, vice-président du conseil scientifique des Entreprises du médicament),
– Jean Gayon (directeur de l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et techniques),
– José Cambou (secrétaire nationale de France Nature Environnement),
– Ali Saib (coordinateur de l’Observatoire de la biologie de synthèse),
– Louis Laurent (représentant de l’Anses, ex-physicien au CEA),
– Marie-Angèle Hermitte (juriste, CNRS),
– Alexei Grinbaum (philosophe au CEA),
– Didier Hoffschir (haut fonctionnaire au ministère de la Recherche),
– Une horde de chimpanzés du futur,
– Des lycéens de Paris et Montrouge amenés par l’association d’Ali Saib, “L’Arbre des connaissances”.

Ce film a été entièrement tourné en décors naturels, sans un sou du Centre national du cinéma, ni de personne.

 Musique : Jean Wiener.
 Montage : Camille Ludd.

Allez-y et emmenez vos amis !

Merci de faire circuler,
Pièces et main d’oeuvre

***

Pour ceux qui ont manqué les épisodes précédents, voir le site de PMO (
Pièces et main d’oeuvre)

Allez voir cette vidéo en cliquant lCI

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Les américains aussi ont des "peurs irrationnelles"

Wi-Fi à l’école : mise en garde solennelle de l’Académie Américaine de Médecine Environnementale – 19/03/2013



Wi-Fi à l'école : mise en garde solennelle de l'Académie Américaine de Médecine Environnementale - 19/03/2013
L’Académie Américaine de Médecine Environnementale (AAEM) regroupe des docteurs en médecine, des ostéopathes et des chercheurs dont l’objet des travaux est lié à l’influence de l’environnement sur la santé humaine. Depuis quarante ans l’Académie forme les médecins à traiter les patients les plus difficiles, qui sont souvent mis de côté par le système médical car la cause de leur maladie est un produit chimique, un solvant, un métal toxique, et pas une bactérie, un virus ou autre cause bien maîtrisée par la médecine.

Récemment, nos collègues et membres font état d’une augmentation du nombre de patients présentent des symptômes particuliers, lesquels sont également réversibles lorsqu’on élimine toute source d’émissions sans fil à leur domicile tels que téléphones portables, téléphones sans fil d’intérieur, et routeurs Wi-Fi.

Des preuves établies montrent que tout le monde, et en particulier les enfants, est affecté par l’exposition croissante aux ondes. En septembre 2010, le Journal of the American Society for Reproductive Medicine, Fertility and Sterility rapportait que dès 4 heures d’utilisation d’un ordinateur portable standard en Wi-Fi le sperme est endommagé.

En mai 2011, l’Organisation Mondiale pour la Santé élevait la classification des ondes dans la liste 2B des cancérigènes. En Octobre 2012, l’AAEM publiait un avertissement concernant les réseaux Wi-Fi à l’école :
“Il s’avère que les ondes sont la cause de troubles tels que des difficultés d’apprentissage, des réponses immunitaires altérées, des maux de têtes, et ces troubles sont bien documentés dans la littérature scientifique. Il est fortement recommandé, dans les écoles, de recourir à des technologies plus saines, tels que les réseaux internets câblés.”

En décembre 2012, l’Académie Américaine de Pédiatrie, qui représente 60 000 praticiens, a écrit au Congrès en requérant la mise à jour des niveaux de sécurité concernant l’exposition aux ondes, tout particulièrement concernant les enfants et les femmes enceintes. Les réseaux Wi-Fi en milieu scolaire sont des centaines de fois plus forts que les systèmes utilisés à domicile. Ils sont également des dizaines de fois plus puissants que les systèmes utilisés dans les cafés et les restaurants. En effets, ces systèmes doivent relier des centaines d’ordinateurs simultanément, d’où leur puissance plus importante, et d’où l’exposition problématique des enfants, qui sont les plus sensibles, durant de longues périodes sur toute la journée, et ce pendant toute leur enfance. C’est une exposition sans précédent, qui a des conséquences inconnues sur la santé et le renouvellement de toute une génération. L’installation de ce dispositif à Los Angeles expose le public à un risque auquel le système médical n’est préparé à répondre.

En Octobre 2013, l’AAEM organise une conférence médicale international à Phoenix, Arizona, pour enseigner aux docteurs comment identifier des patients dont les symptômes peuvent être réversibles en éliminant l’exposition au Wi-Fi, aux téléphones portables, et autres formes de radiation sans fil à la maison. Il est improbable qu’il y ait actuellement suffisamment de docteurs dans le comté de Los Angeles qui soient familiarisés avec les effets biologiques des ondes et puissent diagnostiquer et traiter le grand nombre d’enfant qui vont potentiellement développer des symptômes liés à l’exposition du système sans fil si jamais il était question d’en installer un. Les statistiques montrent que 3% des étudiants réagissent immédiatement et 30% d’entre eux présentent des symptômes avec des effets se manifestant plus tard. Les professeurs vont également être touchés.

L’AAEM suggère fortement aux autorités qu’elles n’en rajoutent pas au fardeau de la santé publique et n’installent pas de couverture Wi-Fi dans les écoles de Los Angeles. Les connexions câblées sont non seulement plus sûres pour la santé, et également avec un meilleur débit, et plus faiblement piratables. Les enfants, dont la loi oblige la scolarisation, doivent être protégés à l’école, et doivent faire l’objet d’une attention supérieure à celle accordée au grand public. Les représentant des technologies vous soutiendront probablement que les certitudes scientifiques à propos des effets du Wi-Fi sur la santé humaine ne sont pas étables. Cette incertitude n’est pas une raison pour soumettre une génération d’enfants à de si extrêmes niveaux d’exposition. Elle est, au contraire, le signal d’alerte envers lequel des précautions doivent être prises pour prévenir un désastre potentiel de santé publique. Si les techniciens et les commerciaux mettent en doute la validité des dangers que posent les antennes relais, les téléphones portables, le Wi-Fi et autres formes de radiations, en revanche, ce sont les docteurs qui devront faire face à la pandémie de problèmes. Afin de nous laisser le temps, en tant que chercheurs, pour que nous déterminions pourquoi certains de nos patients tombent sérieusement malades à cause du Wi-Fi et des autres technologies de communication, tandis que d’autres semblent aller bien, nous vous implorons de ne pas prendre un tel risque avec la santé des enfants qui sont confiés à votre garde, alors que celui-ci est avéré.

Respectueusement,
Le Comité Exécutif de l’Académie Américaine de Médecine Environnementale

—-
American Academy of Environmental Medicine
6505 E Central • Ste 296 • Wichita, KS 67206
Tel: (316) 684-5500 • Fax: (316) 684-5709
www.aaemonline.org
March 19, 2013
Los Angeles Unified School District
333 S Beaudry Ave #24
Los Angeles, CA 90017


Source en Anglais : http://aaemonline.org/images/LettertoLAUSD.pdf

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Antennes-relais : vers une baisse des seuils d’exposition ?

De Particulier à Particulier    

Antennes-relais : vers une baisse des seuils d’exposition ?

Vendredi 03 Mai 2013
Antennes-relais : vers une baisse des seuils d'exposition ?

© Unclesam – Fotolia.com

La problématique des antennes-relais revient régulièrement sur la table. « Chacun veut avoir accès à un haut niveau de service en matière de téléphonie mobile tout en exigeant, tout aussi légitimement, que les émissions des antennes-relais de radiotéléphonie ne portent pas atteinte à sa santé. » Interrogée par un député, c’est ainsi que la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie a résumé la problématique. La Ministre a également dressé une liste de décisions du gouvernement sur ce sujet épineux.

  • la poursuite des travaux d’expertise sur les effets sanitaires de sondes émises. Un rapport a été rendu en octobre 2009 précisant que « les niveaux d’exposition liés à l’utilisation intensive d’un téléphone mobile sont très supérieurs aux niveaux d’exposition relevés à proximité des antennes-relais ». Un nouveau rapport sera rendu courant 2013 par l’ANSES qui mettra à jour cette expertise « en synthétisant les connaissances scientifiques publiées dans l’ensemble de la littérature internationale ».
  • la poursuite des expérimentations et simulations d’abaissement de puissance des antennes. Ces expérimentations seront menées en 2013 dans 16 collectivités pilotes.
  • la création d’un fonds public dédié au financement des mesures de champs électromagnétiques réalisées par les organismes indépendants et accrédités.

Et la ministre de conclure : « Compte tenu de l’ensemble de ces éléments, le gouvernement sera en mesure de présenter, d’ici juin 2013, les conclusions qu’il tire des expérimentations d’abaissement de puissance, de la finalisation de l’expérimentation des nouvelles procédures de concertation préalable à l’installation de nouvelles antennes, et du nouvel avis que doit rendre l’ANSES ».

Ces conclusions pourront amener le gouvernement à proposer au Parlement de nouvelles dispositions législatives et réglementaires, tant pour améliorer la concertation autour des projets d’implantation d’antennes que pour abaisser l’exposition des riverains, notamment dans les points atypiques.

  • Réponse ministérielle, JO Sénat du 25 avril 2013, page 1338
Publié par © pap.fr – 3 mai 2013
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Attention à propos des mesures dans Toulouse

logo-ant0033.jpeg              Antennes 31 communique :

J’ai assisté vendredi 26/04 dans le quartier Saint-Michel à des mesures officielles à Toulouse ; après la mesure globale , incluant donc les émissions de toutes les sources environnantes , j’ai bien compris qu’il n’y aurait pas d’analyse spectrale.
Après que l’expert – qui n’y est pour rien – m’ait dit que cela ne faisait pas partie de la commande, la chargée de mission “Antennes” ,  vu mon insistance, a fini par me dire que les opérateurs ne voulaient pas payer le ” cas B” donc l’analyse spectrale .

Or, p 6 du protocole de mesures  de l’ANFR il est mentionné :

“• Lorsqu’une demande d’évaluation détaillée de l’exposition est formulée, c’est-à-dire une investigation pour chaque contribution de sources RF en utilisant une analyse sélective en fréquence, alors le Cas B est obligatoire. Il est recommandé de faire précéder systématiquement le cas B d’une évaluation globale (mesure large bande).”

Nous allons bien évidemment faire remonter cela au Maire de Toulouse, mais dans l’urgence, il faut éviter, à notre avis,  de se prêter à cette mascarade en refusant les mesures sans le Cas B ; car il est clair que si, enfin, les autorités se décident à convenir de la dangerosité à 0,6V/m, les personnes souffrantes s’entendront répondre que rien ne prouve que ce soient les antennes qui les ont rendues malades.

Pour voir le protocole c’est ICI

Pour Antennes31
MF Hébrard

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Un député socialiste veut réguler l’implantation des antennes relais

 

 

Fraichement enterrée par la majorité, la proposition de loi des écologistes sur la régulation des antennes relais n’est pas totalement morte. Ainsi, Jean-David Ciot aimerait lui aussi encadrer les procédures d’information, d’autorisation et de contrôle pour l’implantation de ces dispositifs. Très impliqué sur ce thème, ce député PS vient de redéposer une proposition de loi en ce sens.

député ciot

Le député Jean-David Ciot l’estime et le regrette : « l’installation, sur le territoire national, des 157 000 antennes-relais GSM ou UMTS actuellement recensées, s’est effectuée en dehors de toute politique de régulation orientée par l’État. Ce dernier a, en effet, jugé préférable de laisser les opérateurs négocier au cas par cas avec les propriétaires immobiliers. »

Selon lui, le principe de précaution ou de sobriété commande à démultiplier les mesures de prudence comme il l’avait déjà exposé en janvier dernier lors des discussions de la proposition écologiste (vidéo). Les expertises sont certes contradictoires, mais l’Organisation mondiale de la santé (O.M.S.) a pour sa part « été amenée à conclure, en 2011, que les téléphones portables sont « peut-être cancérigènes pour l’homme », au même titre que la laine de verre ou les vapeurs d’essence » rappelle-t-il dans l’exposé de ses motifs.

Spécialement, le député socialiste considère qu’il est « indispensable d’assurer l’égalité de tous devant les risques technologiques ». Selon lui, en effet « les pratiques en usage [privilégient] la concentration d’antennes sur les toits des Habitations à Loyer Modéré ». Pourquoi ? Car négocier avec un bailleur social permet aux opérateurs de décrocher des autorisations sur des grandes surfaces immobilières. « Cependant, il en résulte le fait que ce sont les populations à faibles revenus qui sont prioritairement exposées aux émissions électromagnétiques. »

Pour limiter ces risques, le député socialiste d’Aix-en-Provence propose plusieurs mesures inspirées de la récente proposition de loi des écologistes enterrée par la majorité.

ALARA et information des populations

D’abord, inscrire dans la loi le principe « ALARA » (As low as reasonnably achievable) « afin de tendre vers les plus faibles volumes d’émission possible, sans que cela n’altère la qualité de la couverture ». Pour renforcer la protection des plus jeunes, le texte compte interdire les antennes-relais à proximité des établissements qui accueillent les jeunes enfants. Et comme dans la proposition des Verts, le député demande à ce que dans ces établissements, « l’accès sans fil à internet [soit] désactivé au profit des connexions filaires. »

Ensuite, renforcer l’information des populations. « Jusqu’à présent, aucune publicité n’est donnée aux choix d’installation des antennes-relais, et de nombreux citoyens ignorent vivre à proximité de l’une d’entre elles ». Selon la proposition, les projets d’implantation d’une antenne-relais feraient ainsi l’objet « d’un affichage clair et visible en mairie, ainsi que dans le périmètre du local d’habitation concerné. »

                                                                    Lire la suite sur PCINpac

Journaliste, rédacteur en chef

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Protestations en série dans les mairies, face aux installations d’antennes relais 4G


Mairie du 18e, salle des mariages. Nous sommes le mercredi 10 avril, il est 19 h. Une petite vingtaine de personnes attend de pied ferme le début des hostilités. Car ce soir, la mairie d’arrondissement organise une réunion d’information sur l’installation d’antennes relais 4G dans neuf endroits de la division administrative. Pascal Julien, adjoint au maire chargé des espaces verts et de l’environnement, entre et s’installe derrière les micros, suivi peu de temps après par deux cadres de France Telecom-Orange.

L’élu salue la salle et précise d’emblée : « Une antenne relais, c’est d’abord un contrat de droit privé. C’est un bailleur qui accepte d’offrir en location son toit ou sa façade à un locataire pour une somme comprise généralement entre 10 et 20 000
euros par an. La municipalité n’a aucun droit de l’interdire. » Un bruit de mécontentement parcourt les rangs clairsemés de la salle. « Et qu’en est-il des risques de santé liés aux ondes alors ? Et à quoi servent finalement ces réunions ?», lance une femme, visiblement au taquet.

Les débats sont stériles

Pascal Julien, adjoint au maire du 18e, et deux cadres de France Telecom

Actuellement, ce type de spectacle se répète toutes les semaines à la mairie du 18e. L’organisation d’une réunion d’information sur l’installation d’antennes relais revient à la municipalité, qui pourrait très bien ne rien faire. La mairie du 18e a décidé de jouer le jeu jusqu’au bout, et les opérateurs sont obligés d’y participer, conformément à la nouvelle charte qu’ils ont signée avec la Ville de Paris en octobre 2012. Mais, soyons honnêtes, l’intérêt de ces réunions est limité et les débats sont stériles.
Pour lire la suite : CLIQUEZ ICI
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Cancer de la thyroïde lié aux rayonnements gsm

cancer de la thyroïde lié aux rayonnements gsm Imprimer Envoyer
Écrit par Eric   
Mardi, 09 Avril 2013 22:13
(09/04/13) Des scientifiques israéliens ont fait état de conclusions préliminaires sur un lien possible entre le rayonnement des téléphones portables et le cancer de la thyroïde. Il y a eu une forte hausse des taux de cancer de la thyroïde ces dernières années dans les pays occidentaux.

L’incidence de cancers de la thyroïde est en augmentation en Israël depuis plus d’une décennie, ce qui correspond à l’augmentation de l’utilisation des téléphones portables. 

La recherche israélienne, menée par l’équipe du Pr. Feinmesser à l’hôpital Beilinson de Petah Tikva et à l’Université de Tel Aviv, a identifié pour la première fois une évidence de la connexion possible entre l’augmentation des cancers de la thyroïde et l’augmentation de l’exposition aux rayonnements émis par les téléphones portables.

Dans une expérience, les cellules thyroïdiennes humaines recueillies auprès de patients sains ont été soumises au rayonnement d’un appareil, conçu pour l’étude, qui simule le rayonnement électromagnétique émis par les téléphones portables. Les cellules de la thyroïde irradiées ont proliféré à un taux bien plus élevé et statistiquement significatif que les cellules non irradiées du groupe témoin.

  

Haaretz 6 mars 2013

http://www.haaretz.com/news/national/israeli-scientists-find-possible-link-between-cellphone-use-thyroid-cancer.premium-1.507552

MERCREDI 17 à 20h30 SALLE DU SENECHAL

 LES CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES,

QUESTION DE SANTÉ PUBLIQUE AU TRAVAIL COMME AILLEURS

 Prévenir les risques et se protéger

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Augmentation de 50% des tumeurs du cerveau chez les enfants au Royaume-Uni en 10 ans + 40% au Danemark, en Finlande – explosion du phénomène en France – 30/05/2012

ROBIN DES TOITS a publié un long article sur le sujet que nous reprenons en partie ci-dessous

Les alertes concernant les populations de plus en plus jeunes se multiplient. Certes les causes de tumeurs sont plurifactorielles mais celles touchant le tronc cérébral nous interrogent : est-ce un effet direct des ondes sur le cerveau ou l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique par les CEM, permettant l’atteinte du cerveau par des toxines qui n’y arrivaient pas avant ?

Nos jeunes sont en danger

Un projet de loi a tenté de les protéger, hélas nos députés ne l’ont pas voté ; le renvoi en commission de ce projet de loi risque de voir des enfants, de plus en plus jeunes se retrouver dans cette situation.

      Combien de morts faudra-t-il ?

      Combien d’électrohypersensibles (EHS) exclus de toute vie sociale ?

     Combien de personnes qui souffrent chez elles ou au travail sans pouvoir identifier les causes de leur souffrance?

Nous voyons grossir tous les jours le nombre de personnes devenant EHS. Nous savons combien il est difficile pour elles de se faire entendre ou simplement écouter. Pourtant ces personnes de tous âges, de toutes classes sociales, de toutes professions se retrouvent dans la même galère, victimes de discriminations. Certaines sont complètement exclues de toute vie en collectivité et se retrouvent  à vivre avec des minimas sociaux alors qu’elles  avaient un travail, une vie sociale et familiale.

 

Augmentation de 50% des tumeurs du cerveau chez les enfants au Royaume-Uni en 10 ans + 40% au Danemark, en Finlande - explosion du phénomène en France - 30/05/2012

Les chiffres qui viennent d’être publiés par le Bureau des statistiques nationales au Royaume-Uni indiquent une augmentation de 50 pour cent des tumeurs des lobes frontaux et temporaux chez les enfants entre 1999 et 2009.

Source : DailyMail UK 30/05/12

Alors que le 31 mai 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) à Lyon, organisme de l’Organisation mondiale de la santé, classait comme “peut-être cancérogène pour l’homme” (2B) les champs électromagnétiques de radiofréquences, autrement dit les ondes émises par les téléphones mobiles, les experts se sont basés sur une étude montrant un risque de gliome accru de 40% chez des “gros” utilisateurs de téléphone portable (30 minutes/ jour en moyenne sur 10 ans).

Evolution des cancers du cerveau au Danemark et en Finlande :
Augmentation de 40% des tumeurs cérébrales au Danemark de 2001 à 2010 – Registre du Cancer Danois – 16/12/2011

En France :

En 2006 INVS  s’interrogeait sur le sujet

En 2012 Le journal de l’institut Curie reprends le sujet

En 2013  Information Hospitalière publie sur le sujet

Allez consulter ces articles sur le site de ROBIN DES TOITS en suivant ce lien :  Ici

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Ondes électromagnétiques : dangers sur le sommeil et le cerveau

Le sommeil, la concentration et le comportement alimentaire des mammifères sont perturbés par les champs et ondes électromagnétiques.

La question de l’innocuité des champs électromagnétiques sur l’homme refait surface. A l’heure actuelle aucune étude scientifique n’a pu démontrer les risques certains pour la santé de l’homme d’une exposition aux champs et ondes électromagnétiques des antennes relais des téléphones portables ou encore des ondes wifi. Pour autant, le principe de précaution pourrait conduire à la mise en oeuvre d’une nouvelle politique de santé publique, avec notamment le recours à de nouvelles peintures dans les logements, capables de faire “barrage” aux ondes électromagnétiques.

Si les effets à long terme des ondes électromagnétiques ne sont pas connues, une récente étude de l’Ineris et de l’Université de Picardie, s’est intéressée au rôle possible des radiofréquences émises par les antennes relais dans les troubles du métabolisme et du sommeil.

Selon l’expérimentation menée sur des jeunes rats, exposés à un champ électromagnétique d’une fréquence de 900 MHz et d’une intensité de 1 V/m (soit inférieure à la limite européenne autorisée), il apparaît que ce groupe de mammifère a présenté des comportements différents du groupe témoin qui a évolué dans un environnement neutre.
Une faible exposition (0,1 à 0,3 milliwatts/kg) suffirait donc à modifier les comportements physiologiques des cobayes, notamment lors de la phase de sommeil. Les mammifères exposés aux ondes ont également connu une modification de leur comportement alimentaire.

Les effets néfastes des ondes électromagnétiques sur l’homme pourraient être similaires. Aussi, les chercheurs devraient rapidement mener de nouvelles expériences pour consolider et approfondir les résultats obtenus, notamment pour savoir si la différence de comportement alimentaire pourrait conduire à une augmentation de la masse corporelle.

Rappelons que des précédentes études scientifiques, menées depuis près de 10 ans, relatives aux effets éventuels des fréquences radioélectriques sur la santé des personnes, faisaient état de troubles du sommeil et de la concentration, d’acouphènes, et de stress chez les personnes hypersensibles.

Cette nouvelle étude devrait relancer l’intérêt de l’adoption de la proposition de loi de la députée Laurence Abeille, examinée fin janvier 2013 à l’Assemblée nationale, qui recommande de mieux définir les seuils de protection sanitaire de la population, notamment les jeunes enfants, et de les réduire le plus possible.

© 2013 Net-iris

http://www.net-iris.fr

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Ondes électromagnétiques : nouveaux soupçons sur les antennes-relais

Une étude française montre que des rats exposés à un champ équivalent à celui des antennes-relais de téléphonie mobile ont un sommeil perturbé. Il est trop tôt pour extrapoler à l’homme.

Auteur: 
Sylvie Dellus

Publié le 04.04.2013

Des chercheurs de l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques) ont exposé pendant six semaines de jeunes rats à un champ électromagnétique équivalent à celui que nous recevons dans la rue, sous le faisceau des antennes-relais de téléphonie mobile. Ils les ont comparés à un groupe de rats qui n’étaient pas exposés.

Leurs résultats montrent que les animaux soumis aux ondes électromagnétiques réagissent comme à une sensation de froid. Leur organisme se met en mode “économie d’énergie”, ce qui augmente leurs besoins énergétiques. Les rats se mettent à manger plus. Mais l’étude ne s’est pas poursuivie suffisamment longtemps pour en déduire un risque de surpoids et d’obésité.

Des différences au niveau du sommeil paradoxal

Mais surtout, les chercheurs de l’équipe Peritox (Péritanatalité et risques toxiques) ont pu observer des différences importantes dans la fréquence des épisodes de sommeil paradoxal : « Dans le groupe contrôle (les rats non exposés), le nombre d’épisode était de quatre par heure. Il était de cinq par heure chez les rats exposés », explique René de Sèze, l’un des responsables de cette étude. Les chercheurs ne parlent pas, pour autant, de véritables troubles du sommeil. Mais cette fragmentation du sommeil paradoxal laisse supposer, à long terme, des difficultés de mémorisation et des troubles de l’humeur.

Elément troublant : les personnes électrosensibles se plaignent, entre autres, de troubles du sommeil avec des difficultés d’endormissement et une durée de sommeil raccourcie.

A ce stade, il est impossible d’extrapoler à l’homme les résultats de cette étude. Le mécanisme en jeu chez le rat n’est peut-être pas présent chez l’humain, ou s’il existe, il est peut-être différent. Pour le savoir, il va falloir poursuivre les recherches.

« Une chose est sûre, l’organisme de ces rats est bousculé. Il perçoit un environnement délétère. C’est le signe qu’il se passe quelque chose. Où ? C’est difficile à dire », remarque Jean-Pierre Libert, l’un des membres de l’équipe. Pour René de Sèze, l’une des pistes les plus intéressantes à explorer serait celle du système nerveux central.

Cette étude a été entièrement financée par des fonds du ministère de l’Ecologie et du Développement durable. Elle a été publiée dans la revue Environnemental science and pollution research.

http://www.santemagazine.fr/

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Les champs électromagnétiques : une question de santé publique au travail….. comme ailleurs.

Antennes 31 et les Amis de la Terre vous invitent à une conférence-débat :
le mercredi 17 avril à 20h30
Salle du Sénéchal, rue de Rémusat, Toulouse

Par ordre d’intervention:

 Dr Patrick LAVASSO  médecin : Impact des ondes sur le vivant

 Marc KHANNE  réalisateur : Témoignage après deux ans d’enquête auprès de personnes électrohypersensibles

 Claude CANCEL  préventeur : Code du travail et prévention des risques professionnels

 Dr Jean-Frédérick DELBART : médecin du travail

Une large place sera laissée au débat

 

 

Pour voir l’affiche :   link

 

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Protection des enfants : ‘Le principe de précaution appliqué aux ondes électromagnétiques est enfin inscrit dans la loi’ – Communiqué de Presse d’Isabelle Attard (Groupe écologiste) – 18/03/2013

COMMUNIQUE DE PRESSE 
– lundi 18 mars 2013 – 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, au cours de la 3ème séance publique consacrée au projet de loi de refondation de l’école de la République, un amendement proposé par Isabelle ATTARD a été adopté. Cet amendement instaure que les infrastructures créées pour la mise en place du service public du numérique éducatif “favorisent l’utilisation de connexions de données filaires” par rapport au WIFI et précise que “le principe de précaution doit pousser l’État et les collectivités territoriales à protéger les enfants, notamment les plus jeunes, de l’influence des ondes”. 

A l’heure où la Belgique s’apprête à prendre une série de mesures fortes, interdisant par exemple la mise sur le marché des téléphones portables spécifiquement conçus pour les enfants, la France souffre encore d’un vide juridique incompréhensible sur le sujet. Pour rappel, la proposition de loi portée par les écologistes afin de limiter les effets néfastes des ondes devait être votée le 31 janvier 2013 à l’Assemblée nationale, mais a été renvoyée en commission des affaires économiques par la ministre Fleur PELLERIN. Celle-ci estime que, malgré l’accumulation de preuves de leur nocivité, les inquiétudes liées aux effets des ondes électromagnétiques sur l’homme sont “des peurs irrationnelles”. 

Isabelle ATTARD considère l’adoption de cet amendement comme un premier pas important et fondamental. En plein déploiement de la 4G, alors que les enfants sont, dès leur plus jeune âge, de plus en plus exposés aux ondes électromagnétiques, il est urgent d’aller plus loin et d’arrêter de jouer avec le feu. 

— 
Source : http://isabelleattard.eelv.fr/le-principe-de-precaution-applique-aux-ondes-electromagnetiques-enfin-inscrit-dans-la-loi/ 

— 
Voir le projet de loi, page 65, alinéa 158 : http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta-pdf/0767-p.pdf 

— 
Voir également : 

– VIDEO : discours de soutien de Fleur Pellerin aux opérateurs de téléphonie mobile, la veille de l’examen d’une loi sur les antennes-relais : « demain, je dirai la vérité au lieu d’agiter des peur irrationnelles » – Fév. 2013

Etienne CENDRIER
Porte-Parole national


ROBIN DES TOITS
Correspondance : 33 rue d’Amsterdam 75008 Paris

Tél. : 33 1 47 00 96 33

E-mail : contact@robindestoits.org


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Antennes relais : « Toulouse doit réaffirmer sa volonté d’une législation à la hauteur de l’enjeu »

Déjà neuf antennes sont installées dans le quartier du centre-ville.A l’occasion du Conseil municipal de ce vendredi 15 mars, les élu(e)s EELV présenteront un vœu en faveur d’une loi qui accorde aux maires les moyens de réguler les implantations d’antennes relais de téléphonie mobile. Le 2ème en 3 ans, face au surplace législatif.

Ces dernières semaines dans le quartier des Carmes, des riverains et des commerçants se sont mobilisés contre l’implantation d’antennes relais de téléphonie mobile, dans un secteur qui en compte déjà 9. Cette situation témoigne de l’inquiétude croissante de nos concitoyens, dans un contexte de déploiement de la 4G, d’arrivée d’un 4ème opérateur, et à l’heure où les risques sanitaires sont de plus en plus accrédités par la communauté scientifique.

C’est ce constat qui avait amené les élu(e)s EELV à présenter au Conseil municipal un vœu en faveur d’une loi qui accorde aux maires, qui sont en première ligne sur ce problème, les moyens de réguler les implantations d’antennes relais. Texte adopté à la quasi unanimité du Conseil le 16 décembre 2011.

Or le 31 janvier 2013, l’Assemblée nationale devait examiner une proposition de loi portée par le groupe écologiste, visant à appliquer le principe de précaution aux ondes électromagnétiques. Le travail en commission avait abouti à un texte de compromis, qui aurait jeté les bases d’une nouvelle politique en matière d’ondes électromagnétiques. Mais une motion de renvoi en commission a bloqué la discussion sur le texte.

Il y a pourtant urgence à donner aux municipalités les moyens de maîtriser l’essor des antennes relais en faisant évoluer un cadre réglementaire qui date de 1999, époque à laquelle la France comptait 20 millions d’abonnés à un service de téléphonie mobile, contre 70 millions en 2012 !

C’est le sens de notre vœu, par lequel nous souhaitons que la 4ème ville de France réaffirme sa volonté d’une législation adaptée à cet enjeu de santé publique.

http://www.toulouseinfos.fr/index.php

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VIDEO : discours de soutien de Fleur Pellerin aux opérateurs de téléphonie mobile, la veille de l’examen d’une loi sur les antennes-relais : « demain, je dirai la vérité au lieu d’agiter des peu

Association Robin des Toits

« (…) une personne qui téléphone pendant une demi-heure avec un téléphone 2G et qui se déplace se trouve exposé à un niveau d’ondes équivalent à ce qu’elle aurait reçu en vivant pendant 50 ans sans jamais se déplacer… sans jamais téléphoner au milieu des antennes-relais (…) »

VIDEO : discours de soutien de Fleur Pellerin aux opérateurs de téléphonie mobile, la veille de l'examen d'une loi sur les antennes-relais : « demain, je dirai la vérité au lieu d'agiter des peur irrationnelles » - Fév. 2013

Fleur Pellerin est accusée par certains d’être un relais des opérateurs de téléphonie mobile au sein du gouvernement, leur VRP, en quelque sorte. Son agenda accessible ici : http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/14086.pdf nous apprend que le 30 janvier à 18h30, la veille de l’examen en séance publique de la proposition de loi de Laurence Abeille sur la limitation des seuil d’exposition des antennes-relais de téléphonie mobile, elle avait justement rendez-vous dans le 16ème arrondissement de Paris pour les “Voeux de la Fédération française des Télécoms”.

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Cyberaction : Encadrement des technologies sans fil : le renoncement c’est maintenant ? – 29/01/2013

Cyberaction : Encadrement des technologies sans fil : le renoncement c'est maintenant ? - 29/01/2013

Cette cyberaction sera envoyée à : Président de l’Assemblée Nationale, votre député et à votre député 

Elle prendra fin le : dimanche 30 juin 2013

cyberaction : Encadrement des technologies sans fil : le renoncement c’est maintenant ? 

C’était pourtant écrit en toutes lettres dans l’accord de gouvernement PS-EELV, signé avant la victoire de François Hollande : « Nous appliquerons le principe de précaution sur les champs électromagnétiques. » 

Une proposition de loi va être examinée le 31 janvier 2013

L’Assemblée nationale débattra sur une proposition de loi présentée par les députés EELV à l’initiative de Laurence Abeille, députée du Val de Marne. Si ce texte était adopté, il marquerait une réelle avancée dans l’encadrement des technologies sans fil et pour la reconnaissance des personnes devenues intolérantes aux ondes. 
http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta-commission/r0654-a0.asp 

Ondes des mobiles, WiFi : comment le gouvernement a censuré les écolos 
http://www.robindestoits.org/Ondes-des-mobiles-WiFi-comment-le-gouvernement-a-censure-les-ecolos-Rue89-28-01-2013_a1900.html 

Robin des Toits vient de suspendre sa participation au COPIC 
http://www.cyberacteurs.org/blog/robin-des-toits-vient-de-suspendre-sa-participation-au-copic/ 

Finalement que restera-t-il de ce qui devait être la grande proposition de loi écologiste de l’année ? Quelques mesurettes comme : 

– la désactivation par défaut du WiFi, 
– l’indication de l’émission électromagnétique sur tout appareil qui émet des ondes, 
– une campagne de prévention sanitaire… 

Bref, des broutilles. « Au moins, le débat aura été ouvert », se consolent des élus EELV. 

Si comme nous vous pensez qu’un débat qui s’ouvre et se referme aussi rapidement n’est pas satisfaisant, nous vous invitons à interpeller votre député. 

Etienne Cendrier Robin des Toits 
Alain Uguen Cyber @cteurs 

Participation à la cyberaction Encadrement des technologies sans fil : le renoncement c’est maintenant ? 

Vous pouvez signer en quelques clics seulement en étant inscrit. 
Cela vous permet également de visualiser les cyberactions ou pétitions auxquelles vous avez participé et de modifier votre profil. 

L’inscription est libre et gratuite, et ne vous engage à rien : elle n’inclut pas de recevoir de messages de notre part. Vous pourrez vous désinscrire à tout moment. 

Vous pouvez également signer sans vous inscrire, toutefois, il vous faudra valider votre signature : vous recevrez un courriel de confirmation dont il faudra suivre les indications. 


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Cancer du cerveau : le téléphone portable en cause ?

  

Cancer du cerveau : le téléphone portable en cause ? - Fil actus Santé

Depuis des années, le débat concernant l’impact du téléphone portable sur notre santé, fait rage au sein de la communauté scientifique et des instances sanitaires nationales et internationales. L’agence européenne de l’environnement, qui devrait rendre un rapport sur le sujet dans les jours à venir, semble avoir tranché. L’organisme estime qu’il existe un lien probable entre l’utilisation régulière de téléphones mobiles et l’apparition de cancers du cerveau.

D’après le rapport à venir de l’agence européenne de l’environnement, téléphoner trop souvent avec un portable aurait un impact sur notre santé, et notamment lorsque les appels ont lieu lors d’un trajet en voiture. En effet, à chaque passage d’une antenne relais à une autre, notre cerveau capterait des ondes particulièrement nocives. Si d’autres travaux de recherche ont déjà montré qu’il existait un lien certain entre téléphone mobile et cancer du cerveau, c’est la première fois qu’un rapport d’une agence internationale pointe l’effet pervers du changement de relais.

Afin de réduire les risques liés à l’exposition aux ondes nocives pour le corps humain, il est conseillé de limiter les appels en voiture et, en règle générale, de changer d’oreille toutes les deux minutes. C’est en effet, selon les experts européens, l’exposition prolongée d’un seul côté de la tête qui serait à l’origine du développement de tumeur cérébrale…

Source : http://www.informationhospitaliere.com/actualite-21466-cancer-cerveau-telephone-portable-en-cause.html

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Lignes à haute tension – Réactivation du dispositif encadrant les relations entre éleveurs et EDF

Publié le jeudi 24 janvier 2013 – 18h44

Stéphane Le Foll a annoncé la réactivation du groupe permanent de sécurité électrique (GPSE). Ce dispositif, mis en place en 1999, devait accompagner les éleveurs installés à proximité des lignes électriques à très haute tension (THT) et victimes de champs électromagnétiques et de fuites de courants. Il encadre les relations entre éleveurs et RTE, filiale d’EDF. Dans les faits, il est en sommeil depuis 2003.

L’annonce du ministre de l’Agriculture fait suite à une question orale sans débat à l’Assemblée nationale de Stéphane Travers, député socialiste de la Manche, le 24 janvier 2013. Il l’interrogeait sur la volonté du gouvernement de réactiver le GPSE « pour diminuer les risques sanitaires et permettre aux exploitants agricoles d’exercer sereinement leur activité ».

« Stéphane Le Foll s’est engagé à remettre à jour les statuts du GPSE, à le doter des moyens nécessaires pour agir et à désigner un interlocuteur », a précisé Stéphane Travers lors d’une conférence de presse le 24 janvier. Le GPSE devrait être doté de la personnalité morale.

« Le 20 décembre 2012, une réunion s’est tenue au ministère de l’Agriculture au sujet de l’impact des lignes THT, a poursuivi Isabelle Attard (EELV), députée du Calvados, associée à la démarche. De nombreux cas concrets, bas-normands, corréziens ou encore bretons ont été présentés. Nous avons souligné la diversité des problèmes sanitaires chez les éleveurs, leurs conditions de travail insupportables et les lourdes pertes. »

Pour François Dufour (EELV), vice-président du conseil régional de la Basse-Normandie en charge de l’agriculture, la priorité est de « traiter en urgence les cas les plus difficiles, en particulier lorsque la situation économique des exploitations est compromise ». Enfin, il convient d’analyser les phénomènes électriques qui perturbent les élevages. « Dix années ont été perdues, a-t-il déploré. La suppression de la clause de confidentialité du contrat signé par l’éleveur dans le cadre du GPSE est également indispensable. »

Aurore Coeuru

Source : http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/lignes-a-haute-tension-reactivation-du-dispositif-encadrant-les-relations-entre-eleveurs-et-edf-67440.html

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PETITION Vidéo : "Députés et Sénateurs: interdisez les antennes-relais près des crèches et des écoles" – Janv. 2013

Association Robin des Toits

PETITION Vidéo : "Députés et Sénateurs: interdisez les antennes-relais près des crèches et des écoles" - Janv. 2013

Interdisons les antennes-relais près des crèches et des écoles pour protéger nos enfants des ondes électromagnétiques! Signez la pétition de soutien au projet de loi présenté fin janvier 2013.

SIGNEZ LA PETITION

NB Robin des Toits : Une proposition de loi sera examinée à l’assemblée nationale le 31/01/2013, prévoyant des mesures destinées à limiter l’exposition aux ondes électromagnétiques en général (Wi-fi, Wimax y compris), en abaissant notamment les seuils d’exposition des antennes-relais de téléphonie mobile.
Ecrivez par e- mail à vos députés et sénateurs pour appuyer cette proposition de loi.

Voici les adresses e-mail des députés de votre circonscription, ainsi que les adresses e-mails de vos sénateurs.

Vous pouvez aussi écrire sur les adresses e-mail et postales de leur commune (mairie).
Par ailleurs les députés ont des permanence dans leur région , ils sont ouverts à écouter les habitants certains jours par mois.
Vous pouvez vous rendre directement aux permanences de vos députés pour leur exposer le problème et ce que vous attendez d’eux en face en face , encore bien mieux qu’un courrier.

En juillet 2012, Bouygues Telecom guette les vacances du Collectif Rue Lobineau (*) et installe ses antennes-relais juste devant la crèche du 10 rue Lobineau, dans le 6ème à Paris.
En janvier 2013, Free se prépare à son tour à installer ses antennes-relais sur un immeuble jouxtant un groupe scolaire de maternelle et primaire de 500 enfants, au 107 avenue Parmentier, Paris 11.
D’autres antennes-relais sont en préparation ou déjà installées dans toute la France.

Nos enfants sont en danger. Ils sont fragiles, leurs cerveaux sont en construction et notre devoir est de les protéger! Nous sommes des citoyens inquiets, car de nombreux rapports prouvent la dangerosité des ondes produites par les antennes-relais des opérateurs de téléphonie (tumeurs, cancers, leucémies).
Nous avons tout tenté pour mettre fin à ces installations : réunions à la mairie, lettres de protestation, blocage dans la rue, rien n’y fait. Nous sommes scandalisées par le cynisme des opérateurs et des propriétaires d’immeubles qui mettent la santé des enfants en danger.

La Mairie de Paris a fait beaucoup de promesses, a beaucoup communiqué sur son travail  en la matière mais, en réalité, n’empêche rien. Ces deux installations en sont la preuve! (**)

Nous avons une opportunité à saisir : des députés courageux présentent une proposition de loi le 31 Janvier 2013 pour diminuer l’exposition aux ondes électromagnétiques (***). Ils se sont engagés à relayer notre appel citoyen pendant les débats.

À cette occasion, nous demandons qu’un périmètre de sécurité d’au moins 100 mètres soit instauré autour des crèches et des écoles pour enfin respecter le principe de précaution qui n’est pas appliqué en France en 2013!

Députés et Sénateurs, protégez nos enfants! Ils sont l’avenir de notre pays. Ne les sacrifiez pas par fascination pour votre portable. Les ondes ne sont pas de la magie, ils sont un phénomène physique qui nous traverse et ne nous laisse pas indemnes. Plus nous augmenterons la densité des ondes, plus nous aurons de malades. Les crèches et les écoles doivent être des havres sans ondes. Nous comptons sur le bon sens et la responsabilité de nos élus pour faire progresser le pays dans le respect de l’avenir de tous.

Signez et diffusez cette pétition de soutien au projet de loi, pour montrer au monde politique que de nombreux citoyens se sentent concernés par la pollution électromagnétique.

Collectif Rue Lobineau et Collectif des Parents d’élèves Parmentier

Notes:

(*) collectif d’habitants de la rue Lobineau à Paris

(**) La nouvelle Charte de la ville de Paris autorise même des taux de 5 à 7 volt/mètre, alors que le Conseil de l’Europe préconise un maximum de 0,6 v/m pour les antennes-relais!

(***) Cliquez ici pour lire la proposition de loi.


Voir également :

Proposition de loi : encadrement, abaissement des seuils et reconnaissance de l’électro-sensibilité (EHS) : Communiqué de presse du “Groupe écologiste” à l’Assemblée nationale – 17/12/2012

Rapport BioInitiative 2012 – 1800 nouvelles études renforcent la certitude de la nocivité des ondes et de l’urgence des nouvelles normes pour protéger la population – Janv. 2013

SOURCE : http://www.robindestoits.org/PETITION-Video-Deputes-et-Senateurs-interdisez-les-antennes-relais-pres-des-creches-et-des-ecoles-Janv-2013_a1883.html

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Soutenons le projet de loi n°531 déposé par la députée Laurence Abeille !

Soutenez le projet de loi à 0,6V/m maximum!

Ce projet de loi est une chance historique, soutenonsle en signant :
la pétition sur change.org

Ce sont trois projets de loi mettant en avant le principe de précaution qui ont été déposés à l’assemblée nationale :
  1. Un projet déposé par le groupe PS qui vise à 
    • abaisser le seuil d’exposition à 0,6V/m, 
    • protéger les personnes fragilisées (crèches, maisons de retraite…)
    • une meilleure information du public
  2.  Un projet déposé par le groupe EELV qui vise à réformer complètement l’approche du droit français en matière de prévention du risque sanitaire que constituent les ondes électromagnétiques. Ce dernier projet propose : 
    • d’abaisser  le seuil d’exposition à 0,6V/m, 
    • de protéger les lieux d’accueil des enfants, 
    • reconnaitre le handicap des électrosensibles, 
    • réaliser une vraie étude indépendante, 
    • rendre obligatoire un moyen simple de débrancher le wifi des box, 
    • informer le consommateur du niveau d’émission des appareils, etc.
  3. Un projet déposé par le groupe R-UMP qui vise à communaliser les antennes entre opérateurs

Pour l’instant seul le projet de loi EELV est inscrit à l’ordre du jour, il sera débattu le 31 janvier en séance publique à l’assemblée. 

Espérons que le principe de précaution soit reconnu, selon le dernier rapport Bio-Initiative 2012, le doute n’est plus permis.

SOURCE :

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Ces maires qui veulent faire taire l’agora

  Article par Yannis Youlountas

PUBLIÉ LE JEUDI 25 OCTOBRE 2012, 00:00 – MODIFIÉ LE 25/10/12 – DÉMOCRATIE RÉELLE – LIEN PERMANENT

revel-interdit-de-tracter.jpg

De plus en plus de maires, pour la plupart UMP, interdisent les tracts et pétitions sur les marchés. Ce phénomène s’est accru cette année, à la suite d’une décision étonnante du Conseil d’État considérant que ce genre d’arrêté « ne porte pas atteinte aux libertés d’expression et de communication » [1]. Depuis le début de l’automne, on ne compte plus les maires qui s’engouffrent dans la brèche au grand dam des associations, syndicats ou partis d’opposition. Dès lors, quand faire signer des pétitions ou diffuser un tract appelant à manifester, si ce n’est quand on peut croiser un peu de monde sur la place publique ? Quand inviter à participer à un débat ou proposer un petit journal contredisant les orientations du premier magistrat de la ville dans son clinquant magazine municipal ? Au carrefour désert de la zone industrielle, à côté du panneau d’entrée de la ville ? Sur le parking du supermarché voisin, entre deux rondes de vigiles ?

« Avant l’avènement des médias, le marché était le lieu 
où l’on venait aux nouvelles, où l’on échangeait les informations, 
où l’on confrontait les points de vue. »

De tout temps, le débat public s’est tenu là où les citoyens avaient l’occasion de se rencontrer. En premier lieu : au marché, moment d’échange qui ne se réduisait pas à la seule consommation. Avant l’avènement des médias, le marché était le lieu où l’on venait aux nouvelles, où l’on échangeait les informations, où l’on confrontait les points de vue. L’agora signifie d’ailleurs, encore aujourd’hui, à la fois le lieu de débat et le cœur du marché. Si Socrate avait choisi d’écrire, aurait-il pu tracter sur l’agora athénienne ? Se serait-il heurté à un brave notable lui interdisant de le faire ? « Vous comprenez, mon bon monsieur, nous sommes ici dans un espace commun, tranquille et paisible, où l’opinion de chacun ne doit pas heurter celle d’autrui ni gêner d’aucune manière le sacro-saint commerce ». Gageons que ce notable aurait également éloigné Diogène au moyen d’un arrêté anti-mendicité ! Nos maires auraient-ils oublié qu’ils ne sont en rien mandatés pour imposer ce qui doit se dire, où, quand et comment ? Il n’y a que quatre règles qui s’appliquent à un tract ou à une pétition : ne pas diffamer, ne pas troubler « l’ordre public », être signé (auteur et imprimeur) et ne pas être jeté sur la voie publique. C’est pourquoi, ce que le Conseil d’État a légitimé n’est rien d’autre qu’un abus de pouvoir de quelques maires qui, sans une rapide remise en question, deviendront bientôt des dizaines et des centaines à travers la France. La démocratie, quand bien même représentative, ne peut se déléguer au point de confisquer le « pouvoir du peuple » d’échanger des opinions et des documents là où il se rencontre librement dans l’espace public.

« Faudra-t-il se résoudre à ne plus se rendre sur l’agora
que pour y consommer ? »

Après les maires UMP de Valenciennes, Nogent-sur-Marne, Colmar, Léguevin, Saint-Cyr-l’École, Orléans et Vic-sur-Aisne, Alain Chatillon, sénateur-maire UMP de Revel, vient de franchir le pas, lui aussi, tout en se réclamant de l’amour de la démocratie et de la culture humaniste. A-t-il bien lu Voltaire et sa défense de l’opinion d’autrui ? Dans cette petite ville de la Haute-Garonne, l’ensemble de l’opposition a cosigné un appel au maintien de cet usage traditionnel de l’expression démocratique, soutenu par une intervention de la Ligue des Droits de l’Homme. Faudra-t-il se résoudre à ne plus se rendre sur l’agora que pour y consommer ? Irons-nous jusqu’à interdire tout signe visuel d’opinion politique [2et, pourquoi pas, toute parole déplacée dans une conversation avec le tripier ou la fromagère ? Comme il fera bon, dès lors, savourer le bonheur d’être tous d’accord avec Monsieur le Maire, plus que jamais officier vigilant de la police municipale.

Yannis Youlountas, Libération, 25 octobre 2012, en page Rebonds (texte intégral)

Sur le même sujet : MENACE SUR L’AGORA (pétition)

Notes :

[1] Req. n°358495 du 17 avril 2012.

[2] écharpe rouge, chapeau mitterrandien, pull-over fleuri ou tee-shirt « ni dieu ni maître » (signes ostentatoires de prosélytisme sur la voie publique).

Les commentaires pour cet article sont modérés. Soyons constructifs dans nos échanges, témoignages, informations, analyses ou recherches de solutions. 

Pour tout problème technique concernant la signature de la pétition, merci de le signaler précisément à menacesurlagora(AT)netoyens.info 

Vous pouvez aussi nous envoyez votre signature ou vos listes de signataires par courriel pour que nous les enregistrions, par exemple d’après la récolte d’une pétition papier (prénom NOM qualité et/ou lieu). Merci à toutes celles et ceux qui font signer sur leur lieu de travail, dans leurs associations, organisations… et, bien sûr, sur les marchés !


Répondre à ce commentaire par Revel bastide uniquement commerciale ?Revel bastide uniquement commerciale ? ·  28 OCTOBRE 2012, 21:39 Répondre à ce commentaire par Revel bastide uniquement commerciale ? 

Revel est une petite ville de Haute-Garonne et son marché a lieu tous les samedis matins.

La commission paritaire du Marché de Revel est composée à 50% d’élus (6 dont 5 de la majorité de droite et 1 seul de l’opposition, en l’occurrence socialiste) et 50% de commerçants (6, manifestement proches de la majorité de droite).

En novembre 2011, la commission préparait déjà le terrain pour une modification du règlement du marché, avec des prétextes complètement fallacieux et injustes.

Un peu moins d’un an plus tard, il y a quelques jours, le règlement du marché a donc été modifié en interdisant totalement la distribution de tracts et de tous documents : journaux gratuits, pétitions, et même tracts pour des lotos ou des cours de guitares ! Parmi les élus, seule la représentante de l’opposition a voté contre. Il est à relever que, comme dans d’autres villes de France, les représentants des commerçants se sont permis, sans la moindre gêne, de priver brutalement leurs consommateurs-citoyens engagés dans la vie associative, syndicale ou politique, de toute expression et diffusion d’informations le seul jour efficace et donc essentiel. Commerce contre citoyenneté ? Réduction forcée des citoyens à des consommateurs au coeur de l’espace public ? N’est-ce pas le signe inquitétant d’une époque vouée à la marchandisation totale de l’humain et de son environnement ?

Depuis quelques jours, dans l’article 13 du règlement du Marché de Revel, il est précisé désormais :

“Il est interdit sur le marché :
de distribuer de la publicité commerciale ou des tracts et imprimés de toute nature à l’intérieur du périmètre du marché et le long des voies piétonnes comme défini sur le plan joint en annexe.”

Ne reste plus que l’arrêté imminent du Maire qui l’a déjà annoncé lors du Conseil municipal du premier octobre dernier. Alors, doit-on se laisser faire, et continuer à laisser grignoter toutes nos libertés, ou doit-on réagir et comment ? Qu’en pensez-vous ?

Parmi d’autres organisations, sachez que la Ligue des Droits de l’Homme a pris position contre cet abus de pouvoir et a écrit plusieurs fois au Maire, mais celui-ci n’a rien voulu entendre !

En tout cas, merci à tous de votre soutien qui fait chaud au coeur à Revel comme ailleurs, puisque nous sommes de plus en plus nombreux à subir cela en France ! Et bravo pour cette pétition nationale qui défend nos libertés fondamentales et dénonce une lente déchéance de la citoyenneté ! Nous ne nous laisserons pas faire !

Source de l’article :  http://www.netoyens.info/index.php/contrib/26/10/2012/ces-maires-qui-veulent-faire-taire-lagora


Commentaire :

Une question tout de même auquel je n’ai pas encore de réponse : comment va faire Monsieur le MAIRE aux prochaines élections pour distribuer ces propres tracts, ira-t-il sur le marché enfreindre sa propre loi ?

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Antennes relais: la difficile percée du principe de précaution

L’EXPRESS   Justine Sagot, publié le 10/11/2012 à 14:03

Alors que le débat sur leur dangerosité continue de diviser les scientifiques, la justice elle-même hésite à faire jouer le principe de précaution, au grand regret de certaines associations.  

Antennes relais: la difficile percée du principe de précaution

SANTE – Quelle est la dangerosité des antennes relais?

AFP/THOMAS COEX

Pour le petit Romain, tout a commencé le 20 juin 2007. Un jour qu’il n’oubliera jamais, ses parents non plus. Alors âgé de sept ans, Romain est inscrit à l’école primaire de Rexpoëde (Nord), située à 80 mètres de plusieurs antennes relais de téléphonie mobile. En l’examinant, les médecins découvrent qu’il est atteint d’une tumeur cérébrale de 5 cm de diamètre. Opéré le soir même, il commence une longue lutte contre la maladie, un calvaire qui le laissera d’abord dans un fauteuil roulant pendant plusieurs mois, puis dans une chambre stérile pour y recevoir des traitements de chimiothérapie. 

>> Lire aussi: Antennes relais: conflits d’intérêts? 

Cinq ans ont passé. Romain est aujourd’hui en voie de rémission. Mais Zoé, une fillette de 5 ans inscrite dans la même école, a connu un destin plus dramatique elle est morte en 2009 de la même maladie. “Lorsqu’elle est décédée, je me suis dit que ce n’était pas un hasard, que quelque chose ne tournait pas rond avec ces antennes relais” confie Isabelle Burgrave, la maman de Romain. 

Taux anormalement élevé de cancers infantiles

Selon un recensement de l’association Priartem (Pour une réglementation des implantations d’antennes relais de téléphonie mobile), cette école nordiste fait partie des six établissements scolaires français qui, exposés de manière directe au champ électromagnétique d’antennes relais, présentent – ou ont présenté – un taux anormalement élevé de cancers infantiles. Les premiers cas sont apparus au tout début des années 2000 à Saint-Cyr l’Ecole (Yvelines), Ruitz (Pas-de-Calais), Lyon puis à Draveil (Essonne), Rexpoëde et Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées orientales)*. “Le lien entre les maladies et les antennes n’est pas prouvé, mais cela fait beaucoup de coïncidences”, estime Paul , 43 ans, dont la petite fille, élève à l’école de Ruitz pendant deux ans, a été emportée par un cancer du cerveau en 2004. 

Pour l’heure, les études scientifiques se succèdent, et se contredisent. La présidente de Priartem, Janine Le Calvez, voit là un “message brouillé” et ajoute que les ” intérêts économiques majeurs qui sont en jeu “, n’incitent guère le gouvernement à modifier la législation en vigueur. 

Tandis que plusieurs pays européens (Autriche, Luxembourg, Italie, Russie, Pologne…) fixent des seuils d’exposition aux ondes électromagnétiques allant de 0,6 volts/mètre à 6 volts/mètre, la France, par un décret du 3 mai 2002, fixe, elle, les valeurs limites d’exposition du public à un champ électromagnétique de 41 à 61 v/m. “Cette loi est obsolète”, tranche Janine Le Calvez. 

“Distribution aléatoire des cancers sur le territoire”

Les enquêtes menées par l’Institut national de veille sanitaire (INVS) à Ruiz et Saint-Cyr l’Ecole ont conclu à une “distribution aléatoire des cancers sur le territoire”. Autrement dit, tout cela relèverait du hasard. Georges Salines, directeur du département ” Santé environnement ” de l’INVS, le confirme à L’Express : ” A partir du moment où aucun lien entre les maladies et les ondes n’est clairement établi, on ne peut pas exclure que ces cas soient dus au hasard “.

Aucune enquête sanitaire approfondie n’a par la suite été jugée utile en ce qui concerne les quatre autres cas recensés par Priartem. “On ne pouvait pas nous faire le coup du hasard six fois” ironise Janine Le Calvez. Pour Georges Salines, ces choix sont justifiés. Selon lui, le signalement de deux cas de cancers sur une zone et dans une période limitée est effectivement “supérieur à la moyenne nationale”, mais aucun facteur environnemental n’a été identifié comme risque sanitaire potentiel dans les enquêtes en question, et de nombreux autres cas similaires existent en France, sans que des antennes relais soient situées à proximité. 

Reste que la population infantile est plus sensible aux champs électromagnétiques. Selon le Dr Annie Sasco, directrice de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, et ancienne directrice d’une unité de recherche au Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il faudrait comparer les cas détectés dans des établissements exposés aux ondes et ceux apparus dans des écoles non exposées. Pour elle, le doute sur l’innocuité des antennes relais devrait profiter aux riverains. 

En mai 2011, le CIRC a classé les champs électromagnétiques parmi les agents “cancérogènes possibles pour l’être humain”. Or, d’après le Dr Sasco, l’OMS disposait de suffisamment d’éléments pour les placer ” de façon exceptionnelle sur la seule base d’une évidence épidémiologique limitée” dans la catégorie supérieure – donc plus inquiétante – des agents “cancérogènes probables pour l’être humain”. Mais une telle classification aurait “incité les gouvernements à adopter de nouvelles réglementations”, souligne Janine Le Calvez. 

“La nouvelle stratégie juridique” des opérateurs de téléphonie mobile

Dans ces conditions, certains riverains tentent d’obtenir de la justice le retrait ou le déplacement des antennes. L’incertitude scientifique se déplace alors sur le terrain juridique, compliquant la tâche de magistrats hésitants et eux-mêmes en désaccord…. 

Ainsi, en octobre 2008, le tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) prononçait le démantèlement d’une antenne à Tassin-La-demi-Lune (Rhöne). Motif : au regard de certaines connaissances scientifiques, les habitants étaient fondés à craindre des dommages. Mais de telles décisions demeurent rares. D’après l’avocat aixois Jean Victor Borel, spécialisé dans le contentieux judiciaire des antennes relais, le principe constitutionnel de précaution, en vertu duquel l’absence de certitudes scientifiques ne saurait retarder l’adoption de mesures préventives, n’est pas clairement privilégié par les juges. 

Un maire peut, lui, user de ses pouvoirs pour interdire une nouvelle antenne sur le territoire communal. Mais d’après Me Borel, le Conseil d’Etat tend à “resserrer la visse” depuis 2005, “de telle sorte que les chances d’aboutissement devant le juge administratif sont devenues quasi nulles”. Ainsi, le 30 janvier dernier, le Conseil d’Etat a annulé les arrêtés d’interdiction d’implantation d’antennes Orange prononcés par le maire de Noisy-le-Grand, Michel Pajon, estimant que le risque n’était pas suffisamment caractérisé. Une décision que déplore Me Borel: “Voilà que le Conseil d’Etat se substitue au maire dans son appréciation du risque sanitaire et ne prend en considération que les études concluant à l’absence de risque. Or qui aujourd’hui peut balayer les études allant dans le sens inverse?”. 

Les opérateurs de téléphonie mobile, conscients d’une prise de position du juge administratif plus favorable à leurs intérêts, jouent depuis quatre ans la carte de l’incompétence du juge judiciaire pour traiter des demandes de démantèlement d’antennes. Cette ” stratégie “, s’avère payante. Les autorisations d’implantation d’antennes sont délivrées aux opérateurs par l’Autorité Nationale des Fréquences (ANFR), autorité publique. Le 14 mai dernier, le Tribunal des conflits a considéré que leur remise en cause par des personnes privées devant des magistrats de l’ordre judiciaire constituait une immixtion dans les pouvoirs de l’Etat et a ainsi tranché en faveur de la compétence exclusive du juge administratif. Selon Me Borel, cette décision n’offrant plus qu’une seule voie de recours aux riverains est “lourde de conséquences en matière de démocratie”. Ne serait-elle pas davantage ” une construction politique? ” ou du moins “une solution artificielle visant à aboutir au résultat souhaité?”. Les opérateurs viennent en tout cas de remporter une bataille juridique importante dans la guerre des ondes.

Cancers infantiles

Parmi les élèves de l’école Bizet à Saint-Cyr l’École (Yvelines), trois enfants ont été touchés par des cancers du cerveau. Les antennes placées sur les toits de l’établissement ont été démontées en 2003 sous la pression des riverains. Un scénario semblable à celui de l’école de Ruitz (Pas-de-Calais), située à 50 mètres d’une antenne démantelée en 2005 à la suite des décès de quatre élèves atteints de cancers du système nerveux cérébral ou de leucémies. En 2008, deux autres cas de cancers infantiles signalés à l’école Victor Hugo de Lyon, avaient justifié le retrait d’une antenne avoisinante. Les maladies infantiles similaires apparues par la suite dans certains établissements scolaires, n’ont pas suffi à imposer le démantèlement des antennes situées à proximité. Il s’agit de l’école du Belvédère à Draveil (Essonne), située à 100 mètres d’antennes relais et touchée par trois cas de cancers, de l’école de Rexpoëde (Nord) où deux cas de cancers ont été détectés en 2007 et 2009, et de l’établissement Alfred Sauvy à Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées Orientales) où trois cas sont apparus. Dans cette dernière commune, les associations Priartem et Rexpoëde Environnement devraient rencontrer en décembre, le sous-préfet de Dunkerque afin de solliciter le déplacement des antennes en cause. A Villeneuve-de-la-Raho, l’association Un Mât pour les ondes est en pourparlers avec les opérateurs pour que vingt-cinq antennes soient déplacées

source : http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/antennes-relais-la-difficile-percee-du-principe-de-precaution_1185518.html

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Plaidoyer pour les lanceurs d’alerte Philippe Even et Bernard Debré

   Article crée le 17.10.2012 à 09h00

Par V. Martin

Les professeurs de médecine Philippe Even et Bernard Debré font l’objet depuis trois semaines, d’un tir de barrage médiatique sans précédent, à la suite de la publication de leur ouvrage sur les « 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux », de la part de l’industrie Pharmaceutique au premier chef, mais aussi des autorités de Santé, d’un certain nombre « d’experts » et d’une partie du monde médical, dont ils écornent courageusement le corporatisme coupable, l’opacité et dénoncent les compromissions.

Cette levée de boucliers du monde médical n’est pas sans rappeler celle dont fût victime Irène Frachon, lorsqu’elle a osé mettre en accusation les Laboratoires Servier, dont les deux professeurs reconnaissent qu’elle fût à l’origine de leur décision d’écrire ce livre pour « réveiller les médias et les politiques », tout comme la décision de Nicolas Sarkozy de leur confier la rédaction d’un rapport sur le Mediator, dont leur dernier livre est le prolongement naturel.

Tout comme Irène Frachon, ce sont des lanceurs d’alerte, qu’il faut soutenir contre un système de Santé Publique tout puissant, dans lequel, selon les auteurs, l’incompétence et l’irresponsabilité le dispute à la corruption.

Un scandale de Santé publique

Bernard Debré,et Philippe Even, ont révélé dans leur dernier livre « Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux », aux éditions du Cherche midi, sorti le 13 Septembre, « qu’un médicament sur deux est inutile » ; pire : si 50 % d’entre eux sont inutiles, 20 % présentent des risques et 5% présentent une dangerosité très importante pour la santé et entraînent, selon philippe Even, 100 000 hospitalisations et 20 000 décès par an.

Cet énorme scandale politico-sanitaire n’a pas tardé à susciter l’ire de l’industrie pharmaceutique, du ministère de la Santé, de ses agences et « experts ». Ils auront fort à faire pour tenter de limiter la révélation de leurs petites et grandes compromissions que met en lumière ce livre salutaire, rédigé par deux autorités reconnues de la Santé Publique :

– Philippe Even est Professeur émérite à l’Université Paris Descartes, pneumologue, Président de l’Institut Necker, a participé à de nombreuses commissions scientifiques de l’INSERM et du ministère de la Santé. Il a aussi été représentant de la France à Bruxelles et chargé de missions scientifiques aux États-Unis.

– Bernard Debré est Professeur ,urologue, membre de la Société française de chirurgie, des sociétés française, européenne et internationale d’urologie ; Il a été Chef du service d’urologie à l’hôpital Cochin (1990). Il est député UMP et membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) depuis mars 2008.

– Philippe Even et Bernard Debré sont aussi les auteurs du rapport sur la réforme du système du médicament commandé par la Présidence de la République à la suite à l’affaire du Mediator, et remis au Ministre de la Santé le 16 mars 2011 ; leur expertise et leur indépendance sont incontestables, et ils avaient déjà souligné à l’époque, que l’affaire du Mediator était « beaucoup plus qu’un incident isolé ».

Cet ouvrage d’information s’adresse directement aux patients et aux praticiens et constitue le premier travail d’expertise critique et indépendant qui aurait dû être conduit par les autorités sanitaires depuis au moins 20 ans, mais bien sûr, ne l’a jamais été. Philippe Even et Bernard Debré ont choisi la voie médiatique plutôt que celle d’un rapport parlementaire, dont ils savent par expérience, la destinée qui leur est habituellement réservée. On ne saurait leur faire grief d’exposer au grand jour un sujet qui interroge à la fois la Santé et les deniers de l’ensemble de la Nation.

C’est le débat crucial qu’ont eu le courage d’ouvrir Philipe Even et Bernard Debré, en en exposant les termes sur la place publique : c’est un problème citoyen qui ne saurait plus être réservé à des politiques, et encore moins à des experts dont l’indépendance est douteuse.

Le pillage de la Sécurité Sociale

75% de ces médicaments, recensés dans le livre, sont remboursés par la Sécurité sociale dont une large partie de médicaments inutiles, de « me too » et de médicaments sur-prescrits (jusqu’à 8 à 10 fois). A l’heure où les déficits s’accumulent et plombent tout espoir de reprise de la croissance, ce livre salutaire pointe sans concession le scandale de la dilapidation des deniers publics et le véritable pillage des caisses de la Sécu par une industrie pharmaceutique dont les auteurs signalent eux-mêmes qu’elle est, en France, « la plus lucrative, la plus cynique, la moins éthique de toutes les industries ». Le déremboursement de ces médicaments, rapporteraient immédiatement 10 à 15 milliards d’euros à la Sécurité Sociale : de quoi redresser les comptes de l’Assurance Maladie pour longtemps et sauver le système de Santé ; François Hollande et sa Ministre de la Santé Marisol Touraine seraient bien avisés de se pencher sur cette source d’économies représentant à elle seule la moitié des 30 milliards qui font défaut au budget de l’état en 2013 ;

Martin Hirsch ne s’y est pas trompé ; il salue la démarche et souligne la nécessité d’ouvrir un débat trop longtemps étouffé, et que Philippe Even et Bernard Debré ont eu le courage de soulever : « Au moment où l’on traque les déficits publics, dans une situation socialement si difficile, se pose une question simple : le choix entre rogner sur des prestations indispensables aux plus vulnérables ou chercher à économiser 5 à 10 milliards d’euros sur des dépenses pharmaceutiques parmi les plus élevées au monde, incluant des médicaments, comme le rappelle ce livre, et comme l’a démontré le scandale du Mediator, au mieux inutiles ou efficaces, au pire dangereux ».

Un système au mieux incompétent, au pire corrompu par l’industrie pharmaceutique

Les auteurs fustigent un système gangréné par « le laxisme, la démagogie, l’incompétence et la corruption”.

Les protestations de l’organisme professionnel qui fédère et représente les laboratoires pharmaceutiques (LEEM) ne se sont pas fait attendre, dénonçant « amalgames et approximations », sinon « une confusion regrettable et néfaste à l’égard des autorités sanitaires, des médecins et de l’ensemble des salariés des entreprises du médicament » ; on comprend leur inquiétude de voir mis en cause « les 20 % de bénéfices qu’elle (l’industrie pharmaceutique) s’accorde chaque année … En 3 ans et demi, elle double son capital et elle le quadruple en sept ans ».

Une industrie prédatrice qui a brillamment manœuvré en mettant en place un système imparable pour assurer des revenus toujours plus importants à ses actionnaires, dans un contexte où les découvertes de nouvelles molécules efficaces se sont drastiquement réduites ces 20 dernières années :

– Inventions de nouvelles maladies et affections créées de toute pièce ; le nombre d’hypertendus, d’hypercholestérolémiques, d’ostéoporotiques sans parler des déprimés chroniques, est en progression inflationniste.

– Lancement de « produits de prévention » destinées à des personnes en bonne santé pour prévenir des risques parfaitement illusoires. Le Professeur Philippe Even dénonce notamment les statines prescrits dans la prévention du cholestérol, « avalés par 3 à 5 millions de Français”, qui coûtent “à la France 2 milliards d’euros par an … et complètement inutiles ».

– Copies d’anciennes molécules relookées qualifiées de « 2ème ou 3ème génération » pour palier leur passage dans le domaine public, mais avec des risques multipliés par 3 ou 4 et en dénigrant les molécules originales … plus anciennes mais beaucoup moins chères. On retiendra l’exemple de la metformine (1959) et de certains sulfamides (1956) avec un coût de 10 à 20 centimes d’euro par jour, remplacés par l’Avandia, l’Actos, le Byetta et plusieurs gliptines, moins efficaces et présentant des risques mortels, mais rapportant infiniment plus à l’industrie pharmaceutique : le coût de la metformine multiplié par 60 !

Bruno Toussaint, de la revue médicale indépendante Prescrire, confirme ce constat accablant d’une logique de Marché dominant le système de Santé : « La grande majorité des nouveaux médicaments n’apportent rien en terme de progrès » tandis que l’opacité est entretenue sur leurs effets indésirables.

L’insoutenable légèreté de l’état

Les organismes d’état et le ministère de la Santé ne sont pas épargnés : l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), ancienne AFSSAPS rebaptisée après l’affaire Mediator, pour se refaire une « virginité », est très justement épinglée :

– Un système de contrôle « opaque » des molécules mises sur le marché.

– Un système pour le moins « douteux » de délivrance des AMM.

– Des problèmes de conflits d’intérêt de ses experts toujours pas réglés, après l’affaire du Mediator.

– Une certaine « complaisance » coupable vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique, qui semble avoir d’autres raisons que le simple souci de la Santé Publique.

Philippe Even, quant à lui, n’y va pas par quatre chemins : « Plus de la moitié des experts de nos commissions ministérielles d’évaluation des médicaments sont très étroitement liés financièrement à l’industrie pharmaceutique. Au point que certains présidents des commissions de l’ancienne étaient liés par dix à cinquante contrats avec l’industrie pharmaceutique ».

Les réactions des responsables de la Santé, Ministres de la Santé actuel ou passé, directeur général de l’ANSM, sont éloquentes, tant elles sont caricaturales de la désormais trop célèbre formule « responsables mais pas coupables ».

– Roselyne Bachelot remet en cause la légitimité des Professeurs Philippe Even et Bernard Debré à aborder ce dossier et tente de justifier maladroitement le « déremboursement régulier des médicaments par les services en charge de ces questions » … tout en reconnaissant qu’il faudrait faire plus : que ne l’a-t-elle fait lorsqu’elle était en responsabilité au lieu d’appliquer le principe de précaution à un pseudo risque de pandémie grippale H1N1 dont le coût s’est élevé à des centaines de millions d’euros, en pure perte.

– Marisol Touraine fait montre d’une gêne encore plus sensible et botte en touche : mettre le débat sur la place publique n’est pas la meilleure méthode ; l’industrie pharmaceutique est seule responsable !

– Xavier Bertrand … est aux abonnés absents : il se garde bien de réagir, comme la plupart des ex Ministre de la Santé essentiellement occupés à dégager leur responsabilité dans une situation totalement intolérable et inique.

– Le professeur Maraninchi, directeur général de l’ANSM se contente quant à lui de défendre son bilan.

Chacun jugera de l’insincérité et de la parfaite indigence de ces protestations d’irresponsabilité. C’est tout le système qui doit être remis à plat, comme le préconise Philippe Even : « Nos commissions d’évaluation tournent en rond, laissant passer des molécules inefficaces et dangereuses alors qu’elles savent que les essais cliniques réalisés par l’industrie sont biaisés, truqués, mensongers, masquant les dangers, amplifiant les effets positifs. Quant à la pharmacovigilance qui devrait permettre de suivre attentivement les médicaments pour repérer les accidents, il s’agit davantage d’une pharmaco-somnolence … »

Ainsi, face à l’entreprise de dénigrement de la démarche salutaire et courageuse de Philippe Even et Bernard Debré, il est essentiel à nos yeux de leur apporter le soutien de praticiens de la Santé et de citoyens responsables.

Source :  
http://www.bernarddebre.fr/presse/plaidoyer_pour_les_lanceurs_d_alerte_philippe_even_et_bernard_debr__

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L’association Kheops organise une conférence sur « l’electrosensibilité aux matières en bouche » avec le Dr Dieuzaide, le jeudi 29 novembre à Gagnac sur Garonne

 Accéder au programme en pdf

L’électrosensibilité aux matières en bouche
Toute matière émet un rayonnement électromagnétique, fait bien connu des physiciens. Ce champ est majoré dans un environnement chargé en Champs électromagnétiques.
Nous sommes tous des électro sensibles, mais certains d’entre nous vont développer une hypersensibilité suite à évènement : choc émotionnel ou physique, grossesse, vaccin, implant, céramique, composite, amalgames dentaires, déménagement dans un environnement chargé électromagnétiquement, etc… Etat inflammatoire, cervicalgies, lombalgies, fatigue chronique, fourmillements, acouphènes, maux de tête, fibromyalgie, douleurs musculaires diffuses multiples, vertiges,… n’ont souvent pas d’autres causes !
En effet, certaines matières en bouche (prothèses, matériaux, etc.) ou hors bouche (stérilets, bijoux, lunettes, vêtements, etc.) réceptionnent les brouillards électromagnétiques environnementaux (wifi, portables, antennes relais, …) et renvoient un écho photonique responsable de nombreux problèmes de santé, notamment de tensions musculaires
réflexes.
Le Dr Gérard DIEUZAIDE nous montrera des preuves évidentes et spectaculaires mettant en évidence l’incompatibilité électromagnétique de certaines matières avec le système oscillatoire de notre organisme.
Supprimez ces matières et on assistera à une amélioration de l’état de santé du patient souvent spectaculaire !
Dominique FRANCIONI viendra témoigner de l’impact des matières en bouche sur son état de santé durant 14 ans !
TARIF UNIQUE 10€, gratuit moins de 16 ans, Billetterie au 06.88.74.05.23
Conférence organisée par l’association Kheops, en partenariat avec l’association humanitaire Femmes Internationales Murs Brisés de Toulouse.
Conférence Docteur Gérard DIEUZAIDE Chirurgien dentiste sur Toulouse, diplômé universitaire de posturologie.

Plus d’infos sur : http://www.association-kheops.net/

                                http://www.fimb-asso.org/fimb/

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L’électricité sans fil arrive dans les transports

Les Echos    Par Les Echos | 19/06 | 07:00

Utiliser l’induction pour recharger une brosse à dents électrique ou un smartphone, c’est déjà possible… De là à faire avancer des trains ou des voitures, il y a un pas que les spécialistes n’avaient jusqu’à présent pas franchi, invoquant le faible rendement de cette technique et la difficulté à obtenir des puissances suffisantes. Le canadien Bombardier a pourtant relevé le défi avec sa technologie Primove. A Augsburg, en Bavière (Allemagne), une rame de tramway complète parcourt ainsi les 600 mètres d’un tronçon pilote, sans contact avec le sol et sans le moindre fil à l’horizon.

A l’origine, en 2008, Bombardier cherchait un moyen de concurrencer Alstom et son système d’alimentation par le sol (APS). Celui-ci permet de supprimer les caténaires, mais reste toutefois sensible aux intempéries. Avec l’induction, ce problème disparaît. « Le système Primove est compatible avec toutes les conditions météo, qu’il s’agisse de pluie, de neige, de sable ou de poussière », insiste Eran Gartner, président de la division systèmes au sein de Bombardier Transport.

Champ magnétique

La transmission d’énergie par induction est connue depuis le XIX siècle : en plaçant 2 bobines conductrices suffisamment près l’une de l’autre, il est possible de transmettre un courant électrique sans qu’il y ait contact. En effet, le courant qui traverse le premier élément conducteur, dit « primaire », génère un champ magnétique qui produit alors du courant dans le récepteur secondaire.

Partant de ce principe, les ingénieurs de Bombardier ont d’abord imaginé d’alimenter la rame de façon continue en enfouissant des bobines sur toute la longueur du parcours. Une option techniquement envisageable, mais qui s’est révélée trop coûteuse. Le groupe a alors imaginé d’associer la transmission d’électricité sans contact et le stockage de cette énergie. Les segments inductifs « primaires » constitués d’un enroulement de câbles sont enfouis dans le sol, entre les rails. Mesurant 8 mètres de long, ils peuvent ainsi alimenter le tramway même lorsqu’il est en mouvement, à l’occasion de l’entrée en gare.

Pour capter ce courant inductif, le tramway dispose de capteurs placés dans le plancher et doté d’une puissance de 200 kW. Ceux-ci rechargent les batteries installées à bord, lorsque le tramway est arrêté en station, mais également lors des phases d’accélération fortement consommatrices d’énergie. Ensuite, le véhicule se déplace en utilisant l’énergie stockée, jusqu’à ce qu’il parvienne à la station suivante où il recharge ses batteries.

La principale difficulté a été de contenir les émissions d’ondes électromagnétiques à un niveau raisonnable surtout au démarrage, lorsque le tramway « a besoin d’une puissance maximale », insiste Harry Seiffert, l’un des pères du système Primove. De fait, à bord du tramway et à côté, les appareils de mesure ne cillent pas. « Il y a eu un très gros travail sur le confinement des émissions électromagnétiques », insiste Jérémie Desjardins, à la tête de Primove Transportation, l’équipe d’une cinquantaine de personnes qui fournit la technologie.

Bombardier, qui a protégé son système par des dizaines de brevets, n’a pas l’intention de se limiter au tramway. « Le système peut s’adapter aux véhicules sur pneus », résume Jérémie Desjardins. En rechargeant régulièrement ses batteries tout au long de son parcours, un bus verrait ainsi leur poids divisé par 6 ou 7. Dès ce mois-ci, la ville allemande de Braunschweig va tester Primove sur 2 bus effectuant un parcours de 12 kilomètres.

A terme, cette technologie vise un marché bien plus large : celui de l’automobile. La transmission d’électricité par induction permettrait de recharger les véhicules électriques automatiquement, dès qu’ils reviennent se garer. La fin des bornes et des câbles électriques. « Ainsi pas d’oubli de la part du conducteur, pas de problème de manipulation et aucun risque de vandalisme », résume David Gualino, de Schneider Electric, qui travaille sur le sujet avec Renault.

Plusieurs scénarios imaginés

Le constructeur français lance ces jours-ci un projet européen appelé WIC2IT (« Wireless inductive charging to interoperation testing »), financé par l’Agence nationale de la recherche et auquel participera notamment Daimler. Jérôme Perrin, directeur des projets avancés CO2, énergie, environnement de Renault, imagine déjà des scénarios : « Des gestionnaires de flottes de véhicules électriques pourraient équiper leurs parkings afin que les voitures soient rechargées automatiquement dès qu’elles se garent. On pourrait ensuite imaginer que des parkings semi-publics soient équipés de bornes au sol. » Le constructeur allemand Audi a pour sa part annoncé début mars qu’il travaillait avec Witricity, une start-up américaine issue du MIT spécialisée dans la transmission d’énergie sans fil.

De multiples aspects techniques doivent cependant encore être étudiés. Par exemple le positionnement du véhicule. « L’induction fonctionne bien si les bobines primaire et secondaire sont proches et bien en face. Il faut pourtant une tolérance suffisante pour que cela fonctionne avec n’importe quel conducteur », insiste David Gualino. Chez Bombardier, Jérémie Desjardins affirme ne pas avoir d’inquiétude : « Avec Primove, la tolérance est d’une quinzaine de centimètres de chaque côté du véhicule et de 1,5 mètre dans le sens de la longueur. » Il faudra également rendre un tel système interopérable et aboutir à une standardisation, afin que n’importe quel véhicule se recharge quel que soit le système installé sous le sol. En attendant, plusieurs villes vont lancer des expérimentations. A commencer par Londres, avec Renault et l’américain Qualcomm qui a acquis en fin d’année dernière une autre start-up du secteur, Halo IPT.

Il faudra également trouver des solutions pour contenir les émissions électromagnétiques. C’est sans doute le talon d’Achille de cette technologie. Quelle sera la réaction des consommateurs, déjà méfiants vis-à-vis des ondes émises par les antennes-relais de téléphonie mobile ? « Il est évident que le développement à grande échelle de ces techniques pourrait susciter des inquiétudes sur les risques d’interférences avec les appareils électriques et de télécommunications. Les fréquences utilisées sont toutefois très éloignées des fréquences radio ou TV. Par ailleurs, on peut craindre une réaction du public vis-à-vis des éventuels risques associés aux champs électromagnétiques. Mais, là encore, on est très loin des fréquences absorbées par le corps humain », précise Jacques Lewiner, professeur d’électromagnétisme et directeur scientifique honoraire de l’Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles.

FRANK NIEDERCORN

source :  http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/innovation-competences/technologies/0202118151799-l-electricite-sans-fil-arrive-dans-les-transports-335211.php


Plusieurs initiatives dans la téléphonie mobile

Il existe un secteur où la transmission d’électricité par induction est déjà une réalité commerciale : les petits appareils électroniques, et en particulier les téléphones mobiles. Le Wireless Power Consortium, qui réunit une centaine d’opérateurs et de fabricants, a défini le standard Qi, qui fonctionne avec une puissance de 5 watts et repose sur deux accessoires : une coque pour recevoir le téléphone et une plaque, de la taille d’un tapis de souris, connectée au secteur, pour poser l’appareil qui va se recharger sans contact. Chacun contient une boucle magnétique afin de permettre la transmission d’électricité sans fil. En France, Energizer propose depuis quelques mois une plaque de recharge à la norme Qi vendue 99,90 euros, auquel il faut rajouter une coque iPhone 29,90 euros.

Le système Qi est efficace : aussitôt posé, l’appareil est reconnu et se met en mode recharge. Mais son intérêt reste limité, parce qu’une prise électrique est toujours indispensable, et que le poids de la coque vient alourdir le téléphone.

Selon l’institut IHS iSupply, 3,6 millions de systèmes de recharge ont été vendus dans le monde en 2010. Le système rencontre un certain succès au Japon, où l’opérateur NTT Docomo a lancé l’an dernier un téléphone Sharp intégrant la technologie Qi.

L’induction pourrait se développer pour d’autres usages. Par exemple pour la recharge en libre-service, comme cela existe dans plusieurs restaurants de Tokyo. « Demain, un peu comme vous disposez du Wi-Fi quand vous vous asseyez dans un bar, vous pourrez recharger votre téléphone en posant votre téléphone sur le comptoir ou la table du bistrot », prédit Thierry Barba. Orange réfléchit d’ailleurs à offrir ce service dans ses boutiques.

F. N., Les Echos

Source : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/innovation-competences/technologies/0202117692237-plusieurs-initiatives-dans-la-telephonie-mobile-335182.php

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Législatives: les élus d’un village anti-THT, réquisitionnés, démissionnent

La DEPECHE.pf    Publié le dimanche 10 juin 2012 à 04H38

Législatives: les élus d'un village anti-THT, réquisitionnés, démissionnent_1

Des militants anti-THT déchirent leur carte électorale dna sun bureau de vote à Chefresne, dans la Manche, le 10 juin 2012

Les élus d’un village de la Manche traversé par la ligne à très haute tension (THT) du futur réacteur EPR de Flamanville ont démissionné après avoir été réquisitionnés pour organiser le scrutin législatif, qu’ils voulaient boycotter, a-t-on appris dimanche auprès du maire.

“Le conseil municipal, réuni samedi soir, a décidé en bloc de démissionner après que les gendarmes ont débarqué dans l’après-midi chez tous les conseillers municipaux avec des ordres de réquisition”, a indiqué à l’AFP le maire du Chefresne, Jean-Claude Bossard, confirmant une information de Ouest-France.

Les dix conseillers municipaux du Chefresne (310 habitants), tous réquisitionnés, assuraient cependant la tenue du scrutin dimanche, conformément à la réquisition de la préfecture, a indiqué l’élu.

Le conseil municipal avait voté vendredi soir, à l’unanimité et “opposition comprise”, le boycott du scrutin pour protester contre le tracé de la THT et un placement en garde à vue de M. Bossard intervenu mercredi.

“Nous sommes indignés de mon arrestation arbitraire et politique, avec douze heures de garde à vue, alors que, ceint de mon écharpe, je voulais faire respecter un arrêté municipal”, a déclaré le maire.

Cet arrêté pris en 2008 et non invalidé interdit à la ligne THT de passer à moins de 500 mètres des habitations du Chefresne, alors que le tracé en cours de construction la fait passer “à moins de 150 mètres”, souligne M. Bossard.

“La préfecture avait été informée dès jeudi de notre intention de boycott et nous avait assurés qu’elle prendrait les dispositions pour que le scrutin puisse être organisé sans réquisitions, d’où notre indignation”, a-t-il indiqué.

Maire depuis 2001 et candidat Europe Ecologie Les Verts aux régionales de 2010, M. Bossard est l’un des élus fer de lance de l’opposition au tracé de la THT Cotentin-Maine.

La démission de son conseil municipal, qui doit être validée dans les 30 jours par la préfecture, est irrévocable, a-t-il souligné. “Si nous démissionnons, c’est parce qu’on ne peut plus travailler dans ces conditions. Il n’est pas question de se représenter.”

La préfecture de la Manche a confirmé que le scrutin se déroulait de façon satisfaisante et a précisé que la réquisition des élus, qui s’apparente “plutôt à une mise en demeure”, était, selon le code électoral, une étape préalable obligatoire avant une éventuelle organisation d’un scrutin directement par ses services.

© 2012 AFP

SOURCE : http://www.ladepeche.pf/article/france/legislatives-les-elus-dun-village-anti-tht-requisitionnes-demissionnent

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L’ASSOCIATION ANTENNES 31 ORGANISE UNE MANIFESTATION DES COLLECTIFS DE MIDI PYRENEES

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Rassemblement samedi 9 juin 2012 à 10H30
place du Capitole à Toulouse.

Les antennes relais de téléphonie mobile poussent comme des champignons.

Il est temps de réagir et de sensibiliser les citoyens, interpeller les
pouvoirs publics autour de la question de la réglementation de notre
exposition aux champs électromagnétiques et de ses conséquences sanitaires et
sociales.

Nous avons besoin de votre présence, de celle de vos voisins, cousins,
parents, enfants, belle mère, collègues, amis, chiens et chats, et de toutes
les bonnes volontés pour venir grossir nos rangs et faire entendre nos voix
!!!!!

Retrouvons-nous devant l’entrée de la Mairie côté Capitole à 10H30. Amenez vos appareils de mesure et des panneaux, pancartes, banderoles, identifiant votre collectif afin que sa localisation soit bien visible.

Le rassemblement sera suivi d’une marche jusqu’à la place du Parlement .

L’association ANTENNES 31.

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La Salvetat-Saint-Gilles. Antenne relais, les ballons de la colère

  PUBLIÉ LE 09/05/2012 10:31 | L. B.

Une colonne de ballons matérialise l'emplacement de l'antenne prévue./Photo DDM.

Une colonne de ballons matérialise l’emplacement de l’antenne prévue./Photo DDM.

Les Salvetains des quartiers de l’Apouticayre et des Paradets ne décolèrent pas contre le projet d’antenne-relais de téléphonie mobile prévue au cœur de ces quartiers résidentiels, non loin du collège et de la microcrèche.

La mobilisation est de plus en plus forte : pour preuve, les panneaux de protestation et la colonne de ballons de 30 m de haut installés sur le site d’implantation de la future antenne, colonne visible de loin dans les quartiers.

Les membres du collectif opposé à cette implantation communiquent : « Cette colonne matérialise ce projet, beaucoup de riverains ne sont pas encore au courant », parmi ces riverains, Olivier ajoute : « Quand les gens l’apprennent, c’est la colère, l’incompréhension et l’inquiétude qui prédominent : aucune information de l’opérateur, et le permis de construire est à peine visible ».

Interpellés par la colonne de ballons, les joggers et autres promeneurs de la coulée verte se disent très inquiets pour la santé de leurs enfants ou la valeur de leur maison.

Jean, lui, se dit « désespéré » ; il s’est installé ici il y a un an et s’est endetté sur 20 ans en prenant soin de choisir une maison loin d’une antenne relais dont il avait souffert des effets dans la région lyonnaise.

Les membres du collectif présents sur le site, pendant que d’autres faisaient du porte à porte pour faire grossir la pétition (près de 650 signatures à ce jour), disent avoir rencontré les agences immobilières de La Salvetat et contacté les promoteurs qui louent les immeubles à proximité du site : tous confirment qu’il y aura bien une moins value et une difficulté à vendre ou à louer maisons ou appartements.

Une rencontre est prévue ce mercredi 9 mai à 18 heures entre le collectif et Philippe Dauvel, maire de La Salvetat-Saint-Gilles. L’antenne étant située sur un terrain communal, une solution sera peut-être trouvée pour satisfaire les besoins de couverture du réseau Orange sans porter atteinte à la santé et au patrimoine des riverains.

On ne peut que supposer, si un accord est trouvé, que le problème serait alors déplacé ailleurs pour à nouveau soulever l’inquiétude d’autres habitants avec le traditionnel : « On en veut bien mais pas chez nous !».

Source :  http://www.ladepeche.fr/article/2012/05/09/1348481-la-salvetat-saint-gilles-antenne-relais-les-ballons-de-la-colere.html

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Arreau. Un point sur le Wimax

   PUBLIÉ LE 04/04/2012 08:54 | LA DÉPÊCHE DU MIDI

Jean-Louis Anglade et sa suppléante Marcelle Vidal Puertolas./ Photo G. L.

Jean-Louis Anglade et sa suppléante Marcelle Vidal Puertolas./ Photo G.

Jean-Louis Anglade, conseiller général du canton, dresse un bilan à charge du haut débit/Wimax, avec son franc-parler habituel.

« Malgré de bonnes intentions – permettre à tous de bénéficier du haut débit internet – le manque de clairvoyance et le mépris de l’argent public ont transformé ce projet, qui devait être une chance pour notre département, en un gouffre financier pour 22 ans et un échec technologique doublé d’une couverture du territoire inéquitable en terme de débit proposé ». Selon lui, les 400 km de fibre optique déployés font « pour moitié doublon avec la fibre optique de France Télécom déjà en place depuis plusieurs années ». Avec cette technologie Wimax, selon l’élu, « l’abonné ne pourra disposer que d’un débit descendant maximum de 2 Mb et d’un débit montant de 512KB, ce qui est ridiculement bas. La connexion sur le réseau pourra, en plus, subir des coupures liées aux intempéries ».

Le coût total de ce PPP (Partenariat public privé) est de 153,84 millions d’euros TTC.

En choisissant ce contrat PPP, le conseil général des Hautes-Pyrénées est devenu fournisseur d’accès internet, et a dû créer une régie pour commercialiser ces produits haut débit. « En octobre 2011, sur proposition de la mission Wimax du CG65, relayée par le président du CG65, un poste de directeur de régie a été créé afin d’en assurer la gestion. » Le CG65 a aussi décidé de réaliser une campagne de mesures des champs électromagnétiques, des rencontres entre élus, associations et habitants concernés.


Antennes

Le déploiement radio est achevé à 65 %. Sur les 47 antennes Wimax prévues au contrat, 30 sont en exploitation, 10 sont installées et 7 restent à construire.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/04/1322953-arreau-un-point-sur-le-wimax.html
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Colomiers. Une antenne géante qui fait peur

   PUBLIÉ LE 26/11/2011 09:30 | JEAN-LUC MARTINEZ AVEC SIMONE BEUGIN

Déjà beaucoup d'antennes sont déjà installées sur l'immeuble du Poitou en centre ville qui abrite SA Colomiers habitat./Photo DDM, S. B.

Déjà beaucoup d’antennes sont déjà installées sur l’immeuble du Poitou en centre ville qui abrite SA Colomiers habitat./Photo DDM, S. B.

Alors que tout le monde utilise un téléphone portable et que chacun souhaite la meilleure performance possible pour son ADSL, personne n’a envie qu’une antenne-relais ne vienne lui gâcher le paysage ou au pire n’ait une incidence néfaste sur sa santé. Tout ceci est bien légitime. Le fait que quatre opérateurs de téléphonie mobile viennent de déposer une demande d’installation d’antenne-relais sur un mas de 37 mètres de hauteur vers le cimetière de Bassac provoque un mouvement de contestation. Aujourd’hui à 10h, un collectif se réunira sur le marché pour clamer son opposition au projet. « Je vais me rendre à ce rassemblement car je m’oppose à cette installation prévue près de chez moi », indique Marie.

Le refus de la mairie

« Quatre opérateurs des groupes Bouygues, Orange, SFR et Free sont venus nous voir en mairie en octobre pour nous informer de leur intention de demander une autorisation de travaux pour implanter un pylône en zone naturelle », indique Karine Traval-Michelet, adjointe au maire déléguée au développement urbain. « Le dépôt officiel de demande de travaux a eu lieu le 10 novembre dernier. Bien que le propriétaire du terrain M. de Rodez ait donné son accord pour cette installation, nous lui avons adressé un courrier pour lui faire part de notre avis défavorable. Maintenant, la mairie va opérer un refus à cette demande. Nous comprenons l’inquiétude des riverains et nous sommes à leurs côtés comme nous l’avons toujours été lors des précédentes mobilisations même si à deux reprises le tribunal administratif a rejeté nos interdictions municipales. J’étais avec les manifestants pour les Marots et nous avons évité dernièrement une installation supplémentaire place de la Bascule. Nous ne sommes pas favorables a davantage d’antennes-relais tant que les opérateurs ne feront pas en sorte que les ondes diffusées soient plus basses que les fréquences actuelles ».

Ouverture d’un débat

Ce sujet sensible environnemental n’a pas manqué d’interpeller le conseiller général écologiste Patrick Jimena qui demande l’ouverture d’un débat sur la ville. « Au-delà de ce projet, il est bon de rappeler que sur la ville de Colomiers nous avons déjà des dizaines d’antennes-relais installées sur le haut des immeubles », constate l’élu du canton. « Il faut aller vers une revendication majeure des scientifiques et des associations de défense qui préconisent l’abaissement de la puissance des antennes-relais à 0,6 volts mètres, seuil de précaution sanitaire. Je souhaite la création d’un débat public contradictoire sur la ville de Colomiers ».

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/26/1224863-mobilisation-contre-les-antennes-relais.html


Appel du collectif nouveau-né : BIEN VIVRE A COLOMIERS

Une manifestation a lieu ce matin à partir de 9 heures au marché de Colomiers (place du Languedoc).

Une pétition en ligne est disponible à l’adresse suivante:

 

http://www.mesopinions.com/Non-a-l-antenne-relais-de-colomiers-nord-ouest-petition-petitions-abc134e7d8484636309d2ea138723652.htm

Un compte facebook : http://www.facebook.com/groups/324038150944389/

Accéder au tract au format PDF
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WIMAX : Les opposants ne lâchent pas l’affaire

   PUBLIÉ LE 15/10/2011 03:49 | AR. P.

Les opposants au wimax réunis autour de Jean Adoue et Daniel Jannel pour affirmer leur détermination./Photo Laurent Dard.

Les opposants au wimax réunis autour de Jean Adoue et Daniel Jannel pour affirmer leur détermination./Photo Laurent Dard.

Ils ne lâcheront pas le morceau. C’est, en substance, le message que les opposants au wimax, cette technologie d’internet haut débit sans fil, ont voulu faire passer au cours d’une conférence de presse une semaine avant la présentation du rapport de la mission d’information créée par le conseil général, après le changement de présidence. Fédérant 16 associations locales, le front du refus campe sur ses positions. Ses tenants pointent le risque sanitaire que fait peser, selon eux, le wimax sur les populations vivant à proximité des antennes. Ils contestent également le montage juridique du partenariat public-privé pour porter le déploiement du plan haut débit. à ce jour, « les 30 pylônes en exploitation desservent environ 60 abonnés (NDLR : 68 à ce jour) ! Les contribuables des Hautes-Pyrénées vont apprécier », constate Jean Adoue, l’un des porte-parole du collectif d’associations qui juge « positive » la suspension, jusqu’au 31 octobre, de l’implantation de 17 nouvelles antennes depuis le changement de présidence au conseil général. Il est également satisfait de la création de la mission d’information. « Nous avons été les premiers reçus. Nous avons pu développer nos arguments pendant deux heures et avons eu une bonne écoute, détaille-t-il. Nous espérons avoir été entendus et qu’on arrêtera le déploiement du wimax. Le contrat que nous avons eu beaucoup de mal à obtenir le prévoit : « En cas d’opposition systématique des habitants et/ou des élus et sur demande du département, une couverture terrestre sera effectuée aux frais et risques du titulaire

[…] », peut-on lire dans l’article IV.13 », ajoute Jean Adoue. « J’espère que cette mission n’a pas été créée juste histoire de gagner du temps pour permettre la fin du déploiement », lance Jean-Luc Laplagne. « Nous serons très attentifs aux recommandations de la mission », avance Daniel Jannel. « Que va-t-il se passer après le 31 octobre ? Nous avons demandé audience au président Pélieu pour le savoir », explique Jean Adoue qui réaffirme la détermination des opposants : « Si le déploiement du wimax se poursuit, nous contesterons la forme juridique du PPP, demanderons pourquoi le haut débit coûte 5 à 6 fois plus cher qu’une DSP dans la Nièvre, le Maine-et-Loire, la Charente-Maritime ou le Limousin. On utilisera tous les moyens légaux pour en sortir ».

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Villeneuve-de-la-Rhao : De mystérieux cas de cancer dans une école près d’antennes-relais

Le Point   Le Point.fr – Publié le 01/06/2011 à 17:55 – Modifié le 01/06/2011 à 18:44

Dans cette localité de quelque 4 000 habitants, il y a trois cas avérés de cancer à l’école primaire, selon la présidente d’une association.

De mystérieux cas de cancer dans une école près d'antennes-relais

Les antennes-relais sont soupçonnées de favoriser l’apparition de cancers. © Jean-Pierre Muller / AFP


Cancérogène ou non, le portable ? L’existence de trois cas de cancer dans une école primaire des Pyrénées-Orientales conduit une association à réclamer le démontage des 25 antennes-relais qui la surplombent.

Les antennes ont été installées il y a une dizaine d’années pour le compte de Bouygues, d’Orange et de SFR au sommet du château d’eau de Villeneuve-de-la-Raho, au milieu des habitations et à 200 mètres de l’école primaire Alfred-Sauvy. Sont-elles responsables d’un taux apparemment hors norme de cancers et de maladies graves dans les parages ? Personne ne va jusque-là, mais la question est posée.

“Il y a une pollution électromagnétique. Provoque-t-elle des cancers ? Nous ne sommes pas en mesure de le prouver”, répond Maryse Batlle, présidente de l’association Un mât pour les ondes (UMPLO). Mais dans cette localité d’environ 4 000 habitants, “on a trois cas avérés de cancer à l’école primaire et un nombre anormal, au moins une trentaine, de cas de cancer, d’accidents cardiovasculaires ou de maladies d’Alzheimer dans les environs immédiats”.

L’agence régionale de santé pas au courant

Mardi, des experts internationaux, réunis à l’initiative de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ont statué que l’usage des téléphones portables pouvait être cancérogène. Mais, selon Maryse Batlle, il règne à Villeneuve une “omerta épouvantable”, car “les enjeux financiers sont énormes”. Au nom du principe de précaution, les antennes doivent être démontées et réimplantées à l’extérieur de cette commune proche de Perpignan, qui, en vingt ans, a vu sa population quadrupler, dit l’UMPLO. Ou bien les contrats avec les opérateurs de téléphonie mobile ne doivent pas être renouvelés quand ils expireront dans les semaines à venir.

“On va étudier le pour et le contre, démantèlement ou maintien des antennes, tous les cas de figure sont possibles”, dit, au nom de la mairie, le conseiller municipal Yves Renard. Il souligne qu’un des écoliers atteints de cancer était déjà malade quand il a été scolarisé dans la commune. L’inspection académique reconnaît trois cas de cancer chez les 220 écoliers d’Alfred-Sauvy et “un problème au niveau d’une antenne-relais”, sans établir de lien de cause à effet. L’agence régionale de santé (ARS) dit, elle, ne pas être au courant.

L’emplacement choisi est “une aberration” (président du Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques)

L’emplacement choisi pour les 25 antennes est une “aberration” et ne respecte pas la législation de la Direction générale de la santé, dit Pierre Le Ruz, président du Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem). “Les gens qui sont proches de ces antennes se plaignant de troubles neuro-endocrino-immunitaires, ils présentent les symptômes habituels des hyperfréquences. On voit bien qu’il y a un problème”, estime Pierre Le Ruz, également expert en rayonnement au Conseil de l’Europe. “Si j’étais le maire, je ne prendrais pas le risque d’une recrudescence de pathologies cancéreuses. (…) Il ne faut pas attendre qu’on établisse une relation de cause à effet, il faut démonter par précaution”, prône-t-il.

Il cite en exemple le démontage en 2003 des antennes-relais installées sur le toit d’une école de Saint-Cyr-L’École (Yvelines) au nom du principe de précaution. “Malheureusement, ce n’est pas une nouveauté. On a relevé un certain nombre de cas où on a référencé un nombre important de cas de leucémie. Seul le ministère de la Santé est en capacité d’établir un lien de cause à effet, mais il refuse de lancer des études. On tourne en rond”, regrette le président de l’association Agir pour l’environnement, Stephen Kerchkave.

SOURCE : http://www.lepoint.fr/sante/de-mysterieux-cas-de-cancer-dans-une-ecole-pres-d-antennes-relais-01-06-2011-1337541_40.php


Voir aussi : http://www.midilibre.fr/2011/06/01/mysterieux-cas-de-cancer-dans-une-ecole-pres-d-antenne-relais,328193.php

http://www.lindependant.fr/2011/06/02/villeneuve-de-la-raho-trois-enfants-malades-les-antennes-en-cause-contrats-valse-a-deux-temps-entre-mairie-et-agglo,25214.php

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Portable : le Ministère de la Santé aux abonnés absents

nouvelObs.com, journal d'actualité en temps réel   mercredi, 01 juin 2011

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L’alerte  des experts de l’OMS réunis à Lyon sur les risques potentiels de cancer provoqués par les portables ne devrait pas surprendre le public français. Dés 2007, l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) aujourd’hui intégrée à l’Anses, soulignait que si les preuves épidémiologiques n’étaient pas établies, il convenait de continuer et de parfaire les recherches mais aussi de mettre en œuvre le principe de précaution.
 
A commencer par les enfants : «  Une partie de la population nourrit des craintes quant aux effets des champs électromagnétiques radiofréquences sur la santé des foetus, des enfants et des adolescents. Ces craintes sont justifiées par l’utilisation de plus en plus précoce des techniques de communication sans fil, par la durée bien plus longue de l’exposition à laquelle ces enfants seront soumis et par la vulnérabilité supposée plus grande de leurs tissus. ».
 
 
Le cœur de ce raisonnement , repris en 2009, repose sur l’idée suivante : sur le temps court de l’exposition aux ondes électro magnétiques ( portables, antennes relais, WIFI) le risque est très improbable, mais en revanche, sur le temps long, et plus encore avec un usage intensif, « on ne peut formellement montrer l’inexistence d’un risque ».
 
Autrement dit : les enfants qui commencent à se visser un portable sur l’oreille dés douze ans et qui le garderont sans doute jusqu’à la fin de leur existence, sont des cobayes. On ne vérifiera les effets ou l’innocuité que longtemps après la première exposition. ( Voir sur ce Blog)
 
En 2009, le rapport de l’Afsset mettait en évidence l’existence d’effets des radiofréquences dits « non thermiques » sur des «  fonctions cellulaires, rapportés par une dizaine d’études expérimentales considérées comme incontestables ». Encore une fois l’Afsset ne concluait pas à des effets cancérigènes démontrés mais évoquait des «  signaux indéniables »
 
La préconisation  pour les enfants était donc réaffirmée : «  réduire l’exposition des enfants en incitant à un usage modéré du téléphone portable. » Et pour les autres,  fournir aux utilisateurs d’équipements personnels émetteurs de radiofréquences des mesures simples pour leur permettre de réduire leur exposition, s’ils le souhaitent ».
 
Lors du «  Grenelle des ondes » ( Voir sur ce Blog : le Grenelle de l’Oreillette ) , rapidement expédié, tout cela avait été évoqué (recours à des téléphones mobiles de faible DAS, abaissement des niveaux d’exposition dans les zones présentant les intensités les plus fortes, usage modéré des technologies sans fil)- et Chantal Jouanno avait même mis su la table l’idée somme toute raisonnable d’un portable pour collégien dont l’oreillette ne pouvait être désolidarisée du mobile.
 
Sans suite.
 
Et si les opérateurs notent bien aujourd’hui le niveau d’émission de chaque modèle, ils n’en font nullement un critère d’achat discriminant Quant aux conseils de modération d’usage stipulé dans les modes d’emploi , il sont anéantis  par le rouleau compresseur marketing vantant la modernité des appareils les plus récents. A commencer par les smartphones.
 
La vérité c’est que c’est le Ministère de la Santé qui n’a pas fait son job. Vous avez déjà vu une campagne de sensibilisation sur  l’usage modéré des portables chez les jeunes ? Ou à destination des adultes ? Vous avez déjà entendu des recommandations sur l’utilisation de l’oreillette ? Rien ou pratiquement rien.
 
Certes, la loi interdit dorénavant aux écoliers les portables à l’école primaire et aux opérateurs de faire de la pub pour les moins de douze ans. C’est mieux que rien mais la vente est toujours légale à ces âges là . Du coup, entre 9 et 10 ans, 63% des enfants sont équipés. Et entre  douze ans et quatorze ans, c’est 74%…
 
Interdire n’est sans doute pas la solution idéale. Mais informer et sensibiliser aux risques est un devoir sanitaire. Seulement voilà, à force de canarder  «  le politiquement correct » du «  principe de précaution », y compris à l’Académie des sciences, on préfère laisser faire et ricaner sur les fatwas des ayatollahs anti progrès. C’est faciel, ça ne coûte rien et ça rapporte beaucoup.  A bien y regarder, ce laisser faire  ne concerne d’ailleurs pas seulement les ondes electro magnétiques. La consommation du tabac est de nouveau en hausse chez les jeunes. Pareil pour l’alcool. Ce gouvernement qui s’embrouille  aujourd’hui dans les radars pédagogiques,   a   manifestement un problème avec la prévention.
 
Guillaume Malaurie

Source : http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/06/01/portable-le-ministere-des-la-sante-aux-abonnes-absents.html

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Le Conseil de l’Europe préconise l’abandon du WiFi dans les écoles

EiTB.com    Rédaction – 30/05/2011 | eitb.com

Le danger viendrait des champs électromagnétiques liés aux appareils électriques comme les téléphones portables, les réseaux informatiques sans fil et les lignes électriques.

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WiFi dans les écoles. Photo : EITB

Sur la base d’un rapport évaluant les risques sanitaires liés aux champs électromagnétiques, le Conseil de l’Europe propose d’interdire les téléphones mobiles et les systèmes wifi dans les établissements scolaires. Le danger viendrait des champs électromagnétiques liés aux appareils électriques comme les téléphones portables, les réseaux informatiques sans fil et les lignes électriques.
Pour le Conseil de l’Europe, il existe aujourd’hui suffisamment d’études qui apportent “des preuves suffisantes d’effets potentiellement nocifs des champs électromagnétiques sur la faune, la flore et la santé humaine pour réagir et se prémunir contre des risques potentiellement graves pour l’environnement et la santé”.
Mais le Conseil n’oublie pas la prévention. Il propose de lancer des campagnes de sensibilisation aux dangers des ondes électromagnétiques et leurs risques nocifs, à long terme, pour la santé. Les adolescents et les jeunes adultes en âge d’avoir des enfants seraient particulièrement visés.
La recherche sur de nouveaux types d’antennes, téléphones mobiles et autres dispositifs de communication sans fil, basés sur d’autres technologies, serait également encouragée.

Source : http://www.eitb.com/infos/societe/detail/669937/le-conseil-leurope-preconise-labandon-du-wifi-ecoles/

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