Le pylône de Bonhoure bientôt déboulonné

Le pylône de Bonhoure bientôt déboulonné

logo20minutes-copie-1.jpg   Créé le 31.05.10 à 07h06 — Mis à jour le 31.05.10 à 07h06

La « tour Eiffel » des hauteurs de Jolimont vit ses dernières semaines d'émission.

La « tour Eiffel » des hauteurs de Jolimont vit ses dernières semaines d’émission.  A. Gelebart / 20 Minutes

Ses jours sont comptés. Le pylône de Bonhoure et ses vingt-quatre émetteurs de téléphonie, radios et TV, seront bel et bien démontés. « Même si nous avions deux mois pour faire appel, nous ne l’avons pas fait. Nous sommes donc voués à quitter les lieux », confirme un porte-parole de la direction nationale de TDF (Télédiffusion de France), en faisant référence au jugement de la chambre administrative d’appel de Bordeaux.

Pas de point de chute pour l’instant
Fin mars dernier, cette juridiction avait en effet autorisé la ville de Toulouse, propriétaire du site de Bonhoure, à ne pas renouveler le contrat d’occupation qui la liait à l’opérateur TDF. Du côté du Capitole, on se refuse à tout commentaire en attendant la confirmation de ce renoncement. En revanche, chez les associations environnementales, qui ont fait de ce pylône le symbole toulousain de lutte contre les antennes-relais, on savoure. « Je suis vraiment ravie. Surtout que par le passé, TDF nous a fait condamner en justice à lui verser 1 800 € parce que nous soutenions que ce site était dangereux pour la santé des riverains. C’est une belle revanche », jubile Rose Frayssinet, coprésidente des Amis de la Terre de Midi-Pyrénées. Chez les riverains du pylône de Bonhoure, personne n’a encore prévu de sabrer le champagne. « J’espère qu’on pourra continuer d’avoir nos programmes TV », s’angoisse un retraité. « Moi, ça m’embête qu’ils la démontent, c’était un peu notre tour Eiffel à nous », pense même une mère de famille. Ce médecin se dit quant à lui atteint d’un « optimisme serein, mesuré mais pas béat » à l’annonce du démontage de la structure. « Déjà, on attend de voir le jour où ils vont l’enlever, et surtout on veut connaître le site où seront transférées les antennes », résume Louis Lahitte, vice-président de l’association de quartier. « On y travaille. Des discussions sont engagées avec la municipalité pour trouver un ou plusieurs sites de remplacement », répond TDF. A suivre, donc.

éric Dourel
Charte

Même si les associations de riverains en sont absentes, la charte sur les antennes-relais devrait être signée avant la fin juin entre les opérateurs de téléphonie mobile et la ville de Toulouse. Selon un spécialiste du dossier à la mairie, ce document permettra « la mise en place d’une concertation permanente autour du développement des antennes-relais » et surtout l’émergence d’un taux moyen d’exposition aux champs électromagnétiques « compris entre 0,4 et 1,2 volt par mètre ».

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(Charte article de 20′) article non signé paru le 31.05.2010

Les associations et collectifs réunis au sein du Collectif Antennes 31 souhaitent toujours prendre une part active à la signature de cette charte si tant est qu’ils puissent également jouer un rôle de partenaire actif dans les débats et les propositions, nous attendons que la Municipalité nous communique la dernière version qui serait proposée à la signature.

Notre priorité reste toujours la question de santé publique soulevée par le déploiement de ces antennes relais. 

La notion de taux moyen nous semble relever de la plus grande fantaisie car scientifiquement indéfendable, aussi caricaturale que: « Si vous avez la tête dans le four et les pieds dans le congélateur, votre nombril est dans la moyenne ». Notre association milite depuis le début pour que  les habitants de la Haute Garonne ne soient jamais  exposés à plus de 0,6 V/m en tous lieux de vie. 

Nos mesures nous montrent tous les jours que le téléphone portable fonctionne à des seuils beaucoup plus bas et des solutions techniques existent pour limiter le rayonnement et la puissance des antennes relais. Les habitants, les maires, sont aujourd’hui dans une situation difficile, pris en otage par des opérateurs qui n’ont que des droits et n’auraient aucun devoir.  C’est donc une vraie question de choix et de volonté politique pour la municipalité de Toulouse, qui peut peser dans les négociations. C’est aussi un parti pris industriel pour les opérateurs qui ont les moyens et les talents pour développer des technologies plus respectueuses de la santé.

En refusant d’abaisser suffisamment les seuils actuels, les opérateurs semblent se préparer à de nouvelles technologies (3G, 4G) qui nécessitent plus de puissance pour offrir des services sans rapports avec la téléphonie, seule obligation de services imposée par le gouvernement. Nous sommes pour une téléphonie mobile sans danger pour la santé. En attendant, restons vigilants car le déploiement d’antennes est plus que jamais d’actualité..

 

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