Archives par auteur: Robin des Toits Midi-Pyrénées

TOULOUSE : Des antennes relais installées à grand bruit


   Publié le 23/10/2009 03:48 | Philippe Rioux

Téléphone mobile. A Toulouse, Béziers et Rennes, SFR a lancé une solide campagne de communication et d’explication.

Intégrer les antennes à l'environnement, une des nouvelles contraintes pour les opérateurs.

Intégrer les antennes à l'environnement, une des nouvelles contraintes pour les opérateurs.
DDM

Si les études scientifiques sur la nocivité des ondes électromagnétiques de la téléphonie mobile restent contradictoires, l’exigence légitime de transparence de la population ne cesse de croître. C’est pour répondre à cette demande, notamment exprimée lors du « Grenelle des ondes » par les associations, que SFR, deuxième opérateur télécoms en France, a décidé d’organiser une opération de communication inédite et unique en France pour l’installation de trois nouvelles antennes à Toulouse, Béziers et Rennes.

« On a souvent reproché aux opérateurs un manque d’informations, un manque de transparence. Nous avons décidé de répondre à cela en faisant mieux alors que rien ne nous y oblige, puisque nous avons bien sûr toutes les autorisations à l’installation de nos antennes », explique Patrick Caméo, chargé de communication de SFR Région Sud-Ouest. À Toulouse justement, dans le quartier Saint-Cyprien, les personnes habitant dans un rayon de 100 mètres autour de l’emplacement de la future antenne ont reçu en début de semaine dans leur boîte à lettres un courrier de Philippe Cometti, responsable environnement de SFR. Un millier de courriers a ainsi été distribué, accompagné d’un dépliant expliquant le fonctionnement d’une antenne. Mieux, un site internet a été réalisé entièrement dédié à l’antenne toulousaine (www.antennerelaisSFR-toulousesaintcyprien.fr). Le dossier de présentation du projet, qui est habituellement consultable en mairie, est téléchargeable sur le site. « Pourquoi une nouvelle antenne ? Comment sera-t-elle intégrée à l’architecture existante ? Quel est son fonctionnement ? Que va-t-elle permettre ? » sont quelques-unes des questions qui seront abordées sur le site. SFR a également ouvert une adresse e-mail (relations-regionales.sudouest@sfr.com) pour recueillir les questions des riverains. Enfin, l’opérateur va tenir deux permanences d’information mardi 27 et mercredi 28 octobre.

« C’est vraiment une première, un test. S’il est concluant, cette méthode de communication sera mise en place pour l’installation de chaque nouvelle antenne », précise Patrick Caméo.

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Ondes: "Le rapport de l’Afsset ne mérite qu’un 7/20" – METRO – 15/10/2009

Etienne Cendrier, porte-parole de l’Association “Robin des Toits”, qui lutte contre la prolifération des ondes électromagnétiques, réagit au dernier rapport de l’Afsset. Que pensez vous du rapport de l’AFSSET sur les ondes électromagnétiques ? Avec ce rapport, l’AFSSET contribue à ralentir la recherche scientifique en matière d’ondes. Ce document est à mille lieux de la réalité. Il est urgent d’appliquer le principe de précaution….

Lire la suite sur le site de Robin des toits.

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Rapport de l’AFSSET sur les ondes des antennes-relais et des téléphones mobiles – JT TF1 – France 2 et France 3 – 15/10/2009

Les antennes-relais et les téléphones portables : dangereux ou pas ?
L’Afsset dit qu’il faut appliquer le principe de précaution car de nombreux éléments scientifiques indiquent un risque potentiel minime.

Robin des Toits trouve que cet avis est plus que timoré et prône toujours :
– l’interdiction du mobile pour les enfants de moins de douze ans
– la non-utilisation du portable non équipé d’une oreillette et l’éloignement du ventre du téléphone portable ou DECT chez les femmes enceintes
– l’utilisation systématique de l’oreillette filaire
– la baisse des puissances des antennes relais à 0,6V/m


Télécharger le rapport complet de l’AFSSET (467 pages).
 Consulter ou télécharger l´AVIS de l´Afsset.
Consulter ou télécharger la NOTE DE SYNTHESE de l´Afsset .
Voir comment a été traitée l’information au journal télévisé des diverses chaînes sur le site de Robin des toits.

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Mauvaises ondes


 LE MONDE | 17.10.09 | 14h02  •  Mis à jour le 17.10.09 | 14h02

L’usage du téléphone portable est-il dangereux pour la santé ? Des signaux sanitaires préoccupants existent déjà, à défaut de preuves irréfutables. Les antennes-relais de téléphonie mobile provoquent-elles des troubles ? Une cartographie des points noirs où la densité des émissions est préoccupante mériterait en tout cas d’être dressée. Face à ce constat et devant les “incertitudes” qu’ils relèvent, les experts de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) ont opté pour la prudence : ils recommandent de poursuivre les recherches et, dès maintenant, de “réduire les expositions du public” aux radiofréquences.
Les conclusions de ce rapport renvoient à la relation contrariée qu’entretiennent aujourd’hui science et société. Les études mettant en évidence l’existence d’effets des radiofréquences sur la santé ont beau être minoritaires – neuf sur les quatre-vingt-deux passées au crible des experts -, il est nécessaire de les prendre en compte.

Car il est difficile d’éconduire les inquiets quand des milliers d’entre eux sont mobilisés comme ils le sont ; quand l'”électro-hypersensibilité” est reconnue comme maladie invalidante ailleurs, en Suède en particulier ; quand des associations de défense de l’environnement mettent en cause l’objectivité de certains experts ; quand des opérateurs sont accusés de préférer leurs profits à la santé.

Les conséquences pratiques seront plus difficiles à tirer. Pour les 58 millions d’usagers du téléphone mobile en France et pour les millions de personnes dont les habitations voisinent les cinquante mille antennes implantées sur le territoire, qu’attendre d’un message aussi peu tranché ? Quelles leçons pratiques le gouvernement va-t-il en tirer ?

Concernant les portables, l’accent va être mis sur l’information. Les industriels pourraient être contraints d’étiqueter systématiquement les téléphones afin que chacun sache à quoi il s’expose. Pour des téléphones affichant les mêmes performances, les “mauvaises ondes” peuvent varier de 0,2 à 1,8. A chacun de faire ses choix en conséquence.

S’agissant des antennes-relais, la question est nettement plus délicate. Tout en soulignant leur innocuité, l’Afsset assure qu'”il ne faut plus ne rien faire”. Pour sa part, le gouvernement se dit attaché à “la qualité du réseau”, donc à l’existence d’antennes en nombre suffisant. C’est dire si la voie est étroite et le compromis difficile à trouver. Mais il y a fort à parier que le marché devra, in fine, se plier au principe de précaution.
Article paru dans l’édition du 18.10.09

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Lettre ouverte à la Ministre de la Santé et à la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie

   16 octobre 2009 par Priartem et Agir pour l’Environnement

Avis de l’Afsset sur la téléphonie mobile

RADIOFREQUENCES : Les associations recommandent de réduire les expositions

Madame la Ministre, Madame la Secrétaire d’Etat,

Le 16 octobre 2009 sera sans doute une date importante dans la controverse relative à la téléphonie mobile. Longtemps attendu, l’avis de l’Afsset a le mérite de reconnaître officiellement une certaine incertitude en matière de téléphonie mobile. Mieux, l’Afsset préconise une baisse généralisée des expositions liées aux ondes électromagnétiques, portables, wifi, wimax et antennes relais compris.

Le risque émergeant que constitue désormais la téléphonie mobile doit connaître une traduction réglementaire. Associés au suivi de cette nouvelle expertise en tant qu’observateur et membre du comité de suivi du Grenelle des ondes, nous allons tenter de jouer le rôle de « chainon manquant » entre expertise scientifique et décisions politiques que nous appelons de nos vœux.

Parce que l’Afsset a pris ses responsabilités en reconnaissant enfin la téléphonie mobile comme un risque émergeant, nous n’imaginons pas vous passiez par pertes et profits cet avis qui fera, n’en doutons pas, date.

Nous attendons donc de votre part une réaction forte et vous appelons à la responsabilité et au courage politique. Les résultats du Grenelle des ondes n’ont, pour l’heure, pas été à la hauteur des enjeux, justifiant l’inaction en matière d’antennes relais par l’absence de données scientifiques. L’avis courageux de l’Afsset change en profondeur la donne et rendrait toutes mesures dilatoires particulièrement inacceptables.

La réunion du comité de suivi du Grenelle des ondes vous donne l’occasion d’agir en annonçant une baisse des seuils d’exposition, selon le principe Alara, comme le propose l’Afsset. Au regard des niveaux d’exposition mesurés par l’AnFr, l’application du principe Alara (aussi faiblement que techniquement possible) aboutirait à adopter un seuil d’exposition aux antennes relais très voisin de celui proposé par les associations, à savoir le 0,6 volt/mètre, ceci étant, semble-t-il, techniquement possible selon l’Afsset.

Dans l’attente d’une action forte et rapide de votre part, nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, Madame la Secrétaire d’Etat, l’expression de nos salutations les plus respectueuses.

Janine Le Calvez, Présidente de Priartém

Stéphen Kerckhove, Délégué général d’Agir pour l’Environnement

 

source :http://www.priartem.fr/Lettre-ouverte-a-la-Ministre-de-la.html

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Ondes électromagnétiques : un rapport prône la réduction des expositions


   Publié le 15/10/2009 08:47 – Modifié le 15/10/2009 à 11:29 | © 2009 AFP

L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail se prononce jeudi dans un nouvel avis pour une réduction des expositions, estimant qu'”il n’est plus temps de ne rien faire”, malgré l’absence de preuves formelles sur la nocivité des ondes électromagnétiques.

“N’attendons pas que les signaux deviennent des pathologies pour avancer dans la réduction des expositions”, a déclaré Martin Guespereau, directeur général de l’Afsset, pour qui “il faut se poser les bonnes questions dès aujourd’hui”, sans attendre des certitudes.

Téléphones portables, Wifi, Wimax, téléphones sans fil, radios, micro-ondes, antennes-relais, radars… nous baignons en permanence, à la maison, au bureau et même dans les espaces publics dans les radiofréquences. Il s’agit des technologies utilisant des champs électromagnétiques dont la gamme de fréquences (nombre d’oscillations en une seconde) est comprise entre 9 kHz et 300GHz.

Face au développement de la téléphonie mobile et à la montée des inquiétudes, le gouvernement a demandé en 2007 à l’Afsset une “mise à jour” d’un précédent avis de 2005, qui concluait à l’absence de risque avéré des téléphones mobiles et des antennes-relais. L’Afsset a élargi son expertise à l’ensemble des radiofréquences.

Son nouveau rapport, réalisé par un groupe de travail incluant des experts en sciences humaines et sociales et un observateur représentant les associations, va beaucoup plus loin.

Les experts ont examiné un millier d’études publiées depuis 2005, y compris le rapport BioInitiative souvent cité par les associations. Le groupe de travail a conduit aussi une trentaine d’auditions.

Les experts ont constaté que si une majorité des études ne constataient pas d’effets des ondes, un petit nombre évoquaient tout de même des effets biologiques possibles tels que l’auto-destruction de cellules ou la modification du débit sanguin cérébral.

Martin Guespéreau a fait valoir qu’on avait seulement “dix grosses années de recul” et qu’on ne pouvait donc savoir si les “signaux” qui émergent constituaient un simple “biais statistique” ou une vraie “tendance”.

Dans cette incertitude, l’Afsset a estimé qu’il fallait creuser davantage avec de nouvelles études plus précises et approfondies, et en attendant, prendre des mesures. “Dès lors qu’une exposition environnementale peut être réduite, cette réduction doit être envisagée”, tranche l’avis.

“On est loin de l’idée : +on n’a rien prouvé donc on ne fait rien+”, remarquait-on jeudi à l’Afsset, où l’on évoquait le principe de prudence ALARA (As Low As Reasonnably Achievable, aussi bas que raisonnablement possible) défendu dans le domaine environnemental, notamment en matière de radioactivité.

Pour le téléphone portable, à l’origine des niveaux d’exposition les plus élevés, l’Agence suggère notamment l’utilisation de téléphones mobiles à faible débit d?absorption spécifique (DAS), qui mesure le niveau de radiofréquences émis par le portable.

Pour les antennes-relais, elle demande une cartographie des zones présentant les intensités les plus fortes (où se croisent des faisceaux d’ondes) et une réduction des niveaux d’exposition dans ces zones, ainsi que la mutualisation des émetteurs. En revanche, elle met en doute l’opportunité de réduire le niveau d’émission de toutes les antennes, comme le souhaiteraient les associations.

Et faute de “pouvoir prouver l’inexistence d’un risque”, l’agence suggère aussi, plus globalement, “l’usage modéré des technologies sans fil”.

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L’AFSSET préconise de priviligier les téléphones qui ont un DAS (débit d’absorption spécifique) le plus bas possible.

Dans son rapport l’AFSSET préconise de privilégier les appareils à faible émission (DAS ou débit d’absorption spécifique, qui mesure le niveau de radiofréquences émis par le portable).
L’AFSSET préconise également de généraliser l’affichage des indicateurs d’exposition maximale pour tous les équipements personnels utilisant la technologie des radiofréquences (téléphones portables, téléphones sans fil, veille-bébé.

Définition du DAS selon le CRIIREM :

Notion de débit d’absorption spécifique DAS :

Ce dernier nommé SAR chez les anglo-saxons (Spécific absorption rate) est utilisé par certains scientifiques pour évaluer l’énergie absorbée par les organismes vivants exposés à des ondes hyperfréquences ou micro-ondes et exprimée en Watts par kilogramme de tissus vivants (W/kg).

Il relève plus du calcul que de l’expérimentation et de mesures réelles. Il fait l’objet d’étude et de modélisations très complexes et très controversées sur le plan scientifique. On peut se faire une idée de cette notion en utilisant cette formule très simplifiée  :

DAS (Watts/kg) = 6 x Taille (mètres) /gigaHertz x Poids (kilogrammes)

Soit pour un homme pesant 90 kilogrammes et mesurant 1, 80 mètre exposée à une antenne relais de téléphonie mobile de 1800 mégaHertz :

DAS (Watts/kg) = 6x 1,80 / 1,8 x 90 = 0,07 W / kg

Soit pour un rat de laboratoire de 20 centimètres pesant 350 grammes et exposé de façon identique :

DAS (Watts/kg) = 6 x 0,20 / 1,8 x 0,350 = 1,9 W / kg

 

Pour résumer  ces calculs simples montrent bien combien le DAS est influencé par la fréquence de micro-ondes utilisées, mais aussi par la Taille et le Poids de l’organisme exposé. Cependant il ne s’agit que d’une valeur indicative qui ne doit pas servir d’alibi scientifique à certains organismes officiels pour établir des normes sanitaires en se dispensant d’études expérimentales et épidémiologiques pourtant incontournables.

Voir la Liste des DAS des principaux téléphones portables selon le site guerir.fr

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Avis de l’Afsset sur la téléphonie mobile : une onde de choc !

15 octobre 2009par Priartem et Agir pour l’Environnement

Source : http://www.priartem.fr/Avis-de-l-Afsset-sur-la-telephonie.html

Paris, le 15 octobre 2009 : Le nouvel avis de l’Afsset sur la téléphonie mobile rond avec l’unanimité de façade scientifique qui a prévalu jusqu’à présent et invite les pouvoirs publics à agir rapidement notamment en réduisant les expositions aux ondes électromagnétiques. Les associations se félicitent de la rupture induite par ce nouvel avis officiel qui ose reconnaître une incertitude scientifique en matière de téléphonie mobile. De cette incertitude doit déboucher une application pleine et entière du principe de précaution qui passe par une baisse des seuils d’exposition aux ondes électromagnétiques.

Les propositions incluses dans le nouveau rapport de l’Afsset sur la téléphonie mobile constituent, selon les associations, une véritable onde de choc qui va modifier fondamentalement l’appréhension du dossier de la téléphonie mobile en termes de santé publique.

L’Afsset, pour la première fois, considère la téléphonie mobile comme un domaine « incertain ». Elle souligne « qu’il existe des signaux suffisants d’effets biologiques et dès lors qu’une exposition environnementale peut être réduite, cette réduction doit être envisagée, en particulier par la mise en oeuvre des meilleurs technologies disponibles à des coûts économiquement acceptables. »

Pour Agir pour l’Environnement et Priartém, cette proposition de l’Afsset est en droite ligne de ce qu’elles proposaient durant le Grenelle des ondes sans être entendues par les Ministères. Les associations appellent donc la Ministre de la Santé et les députés à la responsabilité et les invitent à agir rapidement notamment en amendant le projet de loi Grenelle2.

Pour les associations, il est désormais impossible que les pouvoirs publics soient aux abonnés absents en matière de réduction des expositions aux radiofréquences.

Les associations Priartém et Agir pour l’Environnement ont été invitées, en tant qu’observateur, à suivre l’intégralité des débats ayant conduit à cet avis clairement en rupture avec les expertises passées.

Janine le Clavez

Stéphen Kerkhove

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Les experts demandent une réduction de l’exposition aux ondes

NOUVELOBS.COM | 15.10.2009 | 18:20

L’Afsset a rendu son rapport d’expertise collective sur les radiofréquences. Elle surprend en recommandant de réduire les expositions du public.

(sipa)

Après deux ans de travail et l’analyse de près de 1000 articles scientifiques et d’une douzaine de rapports internationaux, le groupe d’experts de Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) a rendu ses conclusions et ses recommandations ce jeudi 15 octobre. “Oui, il y a des effets biologiques et épidémiologiques des radiofréquences”, a constaté Martin Guespereau, le directeur général de l’Afsset lors de la présentation à la presse. Ce constat tranche quelque peu par rapport aux positions antérieures.

Plus précisément, sur une centaine d’études montrant des effets biologiques, seules neuf ont été considérées comme pertinentes par les experts. Ces articles pointent par exemple l’expression de protéines de stress, des phénomènes d’apoptose (mort cellulaire) ou des modifications du débit sanguin. En revanche, avec la même méthode d’analyse, 69 articles ne montrant pas d’effets ont été retenus.

“La science ne se fait pas au poids”, a rappelé Martin Guespereau pour expliquer que ces rares effets justifient la position de l’Afsset de recommander la réduction de l’exposition du public, qu’elle soit liée au téléphone portable lui-même ou aux antennes. “C’est novateur ! Si on peut baisser l’exposition, on doit le faire”, a même précisé son directeur.

Cartographier les points noirs électromagnétiques

Concrètement, l’agence plaide pour que soient privilégiés les appareils peu rayonnants (mesuré par le fameux DAS, débit d’absorption spécifique, qui varie du simple au double selon les modèles). Elle demande aussi que soient cartographiés les points noirs électromagnétiques, c’est-à-dire les lieux où l’exposition est très forte. Son directeur a jugé favorablement aussi la proposition des sénateurs d’interdire les portables dans les écoles et collèges.

L’Afsset souhaiterait aussi que les dispositifs vendus comme “anti-ondes” soient évalués. En revanche, comme aucune preuve formelle d’un effet sanitaire des ondes n’a été établie, l’Afsset se refuse à édicter des normes ou des seuils d’exposition. En particulier, le chiffre souvent proposé de 0.6 V/m n’est pas évoqué dans le rapport.

Bien entendu, devant les incertitudes l’agence invite aussi à poursuivre les études scientifiques. Mais elle y met des conditions assez originales également, tenant compte sans doute des critiques antérieures: “collaboration étroite entre physiciens et biologistes”, “financement pérenne par une structure indépendante et transparente”, “suivi des préoccupations des Français”…

Les électro-sensibles

Parmi les autres annonces quelques peu inattendues, l’Afsset demande des efforts particuliers vis à vis des personnes se déclarant électrohypersensibles, bien qu’ «aucune preuve d’une relation de causalité entre l’exposition et l’hypersensibilité n’a pu être apportée». Elle plaide pour une meilleure formation des équipes médicales pour l’accueil de ces personnes, pour le développement d’outils de diagnostic et pour la définition de protocoles d’études rigoureux.

Enfin, l’Afsset a fait montre d’une audace qui l’a surpris elle même: l’ouverture de l’expertise scientifique à la société civile. Pour la première fois, un membre d’une association a pu assister aux différents travaux (mais n’a pas pris part aux discussions). “C’était une première !”, a souligné Martin Guespereau, satisfait de l’innovation. Dans la même veine, deux des treize experts étaient issus des sciences humaines. L’Afsset entend poursuivre cette initiative: “la controverse actuelle (…) nécessite que soient menées de plus amples réflexions sur l’ouverture de l’expertises scientifique à la société ainsi que sur les procédures permettant d’organiser un débat public sur les enjeux scientifiques et techniques”. Si cette idée était suivie d’effet, ce serait une petite révolution dans le monde de l’expertise.

David Larousserie
Sciences-et-Avenir.com

15/10/09

 

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A Villeneuve-de-la-Raho, des antennes-relais accusées de propager des "troubles en pagaille"


LE MONDE | 15.10.09 | 16h28  •  Mis à jour le 15.10.09 | 16h28

Au 6 de la rue Faratjal, Gilbert Camps souffre d’insomnies et de fatigue chronique. Sa voisine du 4 a eu un cancer, tandis que son mari se dit “fatigué comme s’il avait 90 ans”, lui qui n’en a pas soixante. Point commun : leurs maisons se situent à quelques mètres du château d’eau. Planté en plein cœur de Villeneuve-de-la-Raho (Pyrénées-Orientales), un village de près de 4 000 habitants proche de Perpignan, ce château d’eau est hérissé d’antennes-relais de téléphonie mobile.

Vingt-cinq antennes – quatorze, selon l’Agence nationale des fréquences – devenues la bête noire des habitants, qui leur attribuent une augmentation de leurs problèmes de santé. Yasmine Gatonas, une infirmière libérale qui sillonne le village depuis des années, constate “des accidents vasculaires cérébraux (AVC) en pagaille, des troubles du comportement, des céphalées, de la tension qu’on ne peut plus réguler”.

Un des quatre médecins du village, dont le cabinet est situé à proximité du château d’eau et dont la clientèle est constituée de ces mêmes riverains, confirme “formellement”, lui aussi, “une augmentation des cancers, des leucémies et tout un tas d’autres plaintes”, sans pouvoir assurer qu’elles sont liées à une électro-sensibilité ou à une pathologie des ondes.

Pour tous, la conclusion s’impose : il faut éloigner ces antennes, estime l’association Un mât pour les ondes (Umplo). Un sigle qui n’a rien à voir avec la couleur politique de la députée (UMP) et maire de la commune, Jacqueline Irles, accusée de faire le jeu des trois opérateurs, SFR, Bouygues et Orange, en refusant toute solution d’éloignement des “maudites” antennes.

Du coup, la querelle sanitaire se double d’une querelle de personnes, opposant des administrés dont beaucoup ont “voté pour elle” à une élue qui se demande si “le déplacement (des antennes) n’aggraverait pas le problème”. A quoi s’ajoute le fait que le château est sous concession de la communauté d’agglomération.
Des difficultés qui font de Villeneuve-de-la-Raho un cas d’école du casse-tête des antennes.

“On ira jusqu’au bout”

Pour la présidente de l’association Umplo, Maryse Batlle, l’inquiétude a commencé en 1998, année de l’installation des premières antennes. En 2002, elle est atteinte d’un cancer. Entre-temps, elle s’est “documentée sur les ondes électromagnétiques”. Elle dit prendre conscience que les maladies se multiplient dans le quartier. “Sur un plan, j’ai mis un point jaune pour les cancers, vert pour les Alzheimer et rouge pour les AVC.” Aussi, quand, en 2007, on annonce aux habitants que “la rue va être bouchée pour des travaux afin d’installer de nouvelles antennes”, son sang – et celui des riverains alertés – ne fait qu’un tour.

L’association est créée en avril 2008, une pétition recueille la signature de 750 personnes, la vitrine de la boulangerie se couvre de tracts. Le 15 décembre, les membres d’Umplo s’allongent sur la chaussée pour empêcher le stationnement d’un camion-nacelle. Depuis, les événements s’enchaînent, aggravant l’incompréhension entre la mairie et Umplo. C’est mesures (des émissions) contre mesures, spécialiste contre spécialiste. La solution, un temps envisagée, de placer les antennes sur des terrains communaux est abandonnée.

“On nous prend pour des doux dingues, mais on ira jusqu’à bout”, assure Paulette Palau un des membres actifs de l’association. Radicalisés, les (anciens ?) électeurs UMP s’emploient à construire un réseau pour leur combat. Le Déplacement des antennes-relais dangereuses tente de fédérer des associations au niveau départemental. Le Comité régional ondes santé est en gestation. Un procès aussi, des riverains ayant décidé d’assigner les trois opérateurs en justice.

Brigitte Perucca

Article paru dans l’édition du 16.10.09

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ONDES : Toutes les recommandations de l’Afsset

   NOUVELOBS.COM | 15.10.2009 | 12:00

Voici les principales recommandations sur les ondes électromagnétiques émises par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), publiées jeudi 15 octobre :

TELEPHONES MOBILES :
– “privilégier” les appareils à faible émission (DAS ou débit d’absorption spécifique, qui mesure le niveau de radiofréquences émis par le portable).
– “généraliser la mise à disposition des indicateurs d’exposition maximale pour tous les équipements personnels utilisant la technologie des radiofréquences (téléphones portables, téléphones sans fil, veille-bébé. Développer des “labels intelligibles”).
– “réduire l’exposition des enfants en incitant à un usage modéré du téléphone portable”
– mettre en œuvre des outils simples permettant de réduire les expositions: interrupteurs permettant de désactiver les émetteurs lorsqu’ils ne fonctionnent pas (wi-fi, modem ….), accès filaires multiples sur les modem wifi sans surcoût, recours au kit piéton.

ANTENNES-RELAIS :
– “recourir aux exposimètres portables afin de mieux caractériser les expositions individuelles”.
– “identifier et cartographier les lieux présentant des valeurs sensiblement plus élevées que le niveau ambiant” et “proposer des procédures visant à réduire l’exposition dans ces lieux”.
– “peser avec soin les conséquences, pour la population générale et pour les utilisateurs de téléphone mobile, d’une réduction de la puissance des antennes relais qui pourrait conduire à l’augmentation de l’exposition à la tête aux radiofréquences émises par les téléphones mobiles”.
– “favoriser la concertation et le débat autour des nouvelles implantations ou modifications d’émetteurs radiofréquences (…) en impliquant l’ensemble des acteurs concernés”.
– mutualiser les émetteurs entre opérateurs de téléphonie mobile.

ELECTRO-HYPERSENSIBILITE
(symptômes parfois attribués aux ondes):
– “développer et évaluer un outil de diagnostic clinique”
– “définir des modalités d’une prise en charge globale des sujets hypersensibles”.
– “organiser un suivi des patients”
– “développer des travaux de recherche”.

(Nouvelobs.com avec AFP)

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L’AFSSE ou AFSSET dénoncée sur France 2

Journal télévisé de France 2 de 20 h du 13 juillet 2006

Mais tout d’abord ce qu’est l’AFSSE ou l’AFSSET selon wikipédia.

Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset)

L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail ; (ancienne AFSSE devenue Afsset en 2005 avec élargissement des missions de l’Agence au champ de la santé au travail) est un établissement public administratif de l’État placé sous la tutelle des ministres chargés de la santé, de l’écologie et du travail implanté également à Maisons-Alfort.

Pour assurer la protection de la santé humaine, l’agence :

contribue à assurer la sécurité sanitaire dans le domaine de l’environnement ;
évalue les risques sanitaires liés à l’environnement ;
coordonne l’expertise en santé environnement ;
fournit au Gouvernement, par tout moyen, l’expertise et l’appui scientifique et technique nécessaires à l’élaboration et à la mise en œuvre des dispositions législatives et réglementaires, des règles communautaires et des accords internationaux relevant de son domaine de compétence ;
informe le public, et contribue au débat public.
L’Afsset coordonne l’expertise d’évaluation des risques liés aux produits chimiques, avec plus d’une vingtaine d’organismes partenaires disposant des capacités d’expertise dans ses domaines de compétence (INRS, INERIS, CSTB, INSERM, AFSSA, etc. ). L’AFSSET est une Agence « tête de réseau », qui doit rassembler l’expertise en santé environnement et en santé au travail, aujourd’hui encore dispersée et hétérogène.

Suite à des propos publics[7] tenus par le Président de l’Afsset en octobre 2005 au Sénat, mettant en cause l’indépendance de l’expertise que l’Agence a menée sur la téléphonie mobile, l’Inspection Générale de l’Environnement et celle des Affaires sociales ont remis un rapport[8] extrêmement sévère dénonçant certains liens directs entretenus entre les scientifiques sollicités par l’Agence et les opérateurs de téléphonie mobile.

L’Agence a aussi une mission d’information sur ses thèmes. Disposant de crédits incitatifs pour la production de connaissances, elle travaille de concert avec la communauté scientifique française et internationale, pour notamment appuyer la mise en oeuvre du PNSE (plan national santé environnement), du plan santé travail et du règlement REACh. Ses travaux, avis et recommandations sont rendus publics, consultables sur son site Internet[9]. Le personnel est passé de 12 agents en 2002 à 84 début 2007, dont 20 nouveaux postes pour pour le Département Santé au travail créé fin 2005. 10 postes supplémentaires sont attendus pour 2007, afin de répondre aux recommandations des inspections générales des affaires sociales et de l’environnement de septembre 2006 et la démission du Professeur Denis Zmirou[10],[11]. Son conseil d’administration[12].

Reportage : le scandale de l’AFSSE. On apprend que les experts sur la téléphonie mobile de l’AFSSE étaient payés par les opérateurs.

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CALUIRE : 12 cancers sur 20 logements : la piste des antennes


  le 07.05.2009 06h00

Caluire arriverait en 3e position des villes françaises sur 500 mesures électromagnétiques derrière Lyon 3e et Paris. En médaillon, l'une des antennes / Photos Julie Olagnol


Des habitants de l’avenue Fleming à Montessuy, cernés par les antennes de téléphonie mobile, ont organisé une réunion d’information pour tenter d’évaluer la réalité des risques

Douze cas de cancers divers en huit ans dans un immeuble de l’Opac du Rhône de 20 appartements. C’est le triste constat des locataires du 101 avenue Fleming, touchés par la maladie à tous les étages, excepté au rez-de-chaussée et au dernier. Pure coïncidence ou conséquence sinistre de la présence d’antennes de téléphonie mobile ? C’est la question que se sont posée les habitants de l’avenue Fleming au cours d’une réunion sous l’impulsion de l’Association des locataires des ILN de Montessuy (Alim). « On doit continuer à s’informer. Il ne faut pas qu’on nous fasse le coup de l’amiante », explique son président, Hubert Chapu. « D’abord, chacun cherche des raisons personnelles. La loi du nombre fait réfléchir », poursuit Gabrielle Chefneux, victime d’un cancer du sein. « Autant de coïncidences deviennent un symptôme. Des études à l’étranger indiquent la responsabilité des antennes dans les cancers du tronc », explique Mme Lardon, représentant nationale de Priartem (Pour une réglementation des implantations d’antennes relais de téléphonie mobile). Sur le 101, situé en pignon de la « petite barre », trois antennes ont été dénombrées et les appartements sont directement « arrosés » par les antennes sises sur les HLM SNCF d’en face, au 22 rue Lavoisier. Sur la « grande barre », du 109 au 116 avenue Fleming, quatre antennes sont installées depuis une dizaine d’années, dont celles de la Préfecture.

Fin 2007, il était question d’installer une nouvelle antenne SFR. Une pétition de 296 signatures sur 349 logements et la présence à proximité de la crèche familiale ont permis d’abandonner cette option. « Les installations ont été gelées pour montrer que nous sommes à leur écoute. Même si des scientifiques ont prouvé que les antennes ne présentent aucun danger. Des experts indépendants ont effectué des mesures et nous respectons les seuils autorisés », rappelle l’Opac du Rhône.

Révélation inquiétante de Mme Lardon : Caluire arriverait en 3e position des villes françaises sur 500 mesures électromagnétiques. « Ça fait peur, je ne vais pas dormir ce soir », souffle une dame. Les locataires ont décidé d’alerter la mairie pour une réunion publique et la constitution d’un cadastre électromagnétique. Une enquête sanitaire auprès de la Dass est envisagée. « La tendance du Grenelle est de stopper le déploiement des antennes et de limiter leur puissance. Il est difficile d’en diminuer le nombre, mais les maires peuvent ne pas renouveler les baux. Aujourd’hui, ils risquent le tribunal administratif mais de plus en plus s’opposent aux antennes », a rappelé Mme Lardon.

Julie Olagnol

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– L’essentiel : SENAT et GRENELLE, la réalité du débat politique.

L’essentiel,

 -c’est comprendre les décideurs politiques faces aux enjeux socio-économiques de la problématique santé de la téléphonie mobile par rapport aux lois universelles de la biologie et de la physique, – c’est avoir une information non biaisée sur la volonté politique et la réalité du débat (rejet des 0,6 V/m, DAS, distance 100 m, information de la population, zones refuges, cadastre Hertzien, téléphonie passive, reconnaissance de l’EHS, création d’une licence informative d’utilisation, de clusters sur les zones de champs proches, etc . . . ), – c’est traduire en justice en opposant l’expertise, ceux qui en charge de responsabilités sont des négationnistes notoires (souvent en conflits d’intérêts).

Voir le contenu du débat sur le site de next-up.

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Radiofréquences: un rapport très attendu sur les risques publié jeudi

ROMANDIE NEWS

PARIS – Un rapport très attendu de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) doit faire le point jeudi sur l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé, après des mois de controverses.

Le document de près de 500 pages est une mise à jour de l’état des connaissances sur les radiofréquences –les téléphones portables, les antennes-relais, le wifi et le wimax, et même les radars. Des centaines d’études ont été épluchées par le groupe de travail.

Ce rapport, selon des participants aux réunions du groupe, devrait être “beaucoup plus ouvert” que les précédents rapports sur le même sujet.

Présenté au “comité de suivi” du “Grenelle des Ondes” qui sera installé vendredi au ministère de la Santé, il devrait constituer une base pour ses travaux.

Il s’agit d’essayer de répondre aux inquiétudes grandissantes dans la population sur l’impact des ondes, et aussi d’essayer de réduire la confrontation entre opérateurs de téléphonie mobile et écologistes, qui a donné lieu à plusieurs actions en justice.

La table-ronde “Radiofréquences, santé et environnement” -surnommée Grenelle des Ondes- a réuni du 23 avril au 25 mai dernier, pendant une vingtaine d’heures, des associations, des opérateurs de téléphonie mobile et des élus, qui ont discuté sous l’égide de trois membres du gouvernement : Roselyne Bachelot (Santé), Nathalie Kosciusko-Morizet (Economie numérique) et Chantal Jouanno (Ecologie).

Au terme de ses travaux, le Grenelle des Ondes s’était dit soucieux de limiter l’usage du portable, et même -comme le demandaient depuis longtemps les associations- de l’interdire dans les écoles.

En matière d’antennes-relais, le Grenelle avait accepté, “pour clarifier le débat”, de mener des expérimentations en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques. Un comité opérationnel a été chargé de l’organisation de ces expérimentations. L’abaissement de l’exposition aux radiofréquences des antennes-relais sera testé dans 10 à 20 villes pilotes, entre novembre 2009 et avril 2010.

“Rendez-vous manqué”, avait estimé Denis Baupin, adjoint (Verts) à l’environnement à la mairie de Paris, qui participait au Grenelle. Les associations s’étaient dites “déçues”.

Mardi, Stephen Kerckhove d’Agir pour l’environnement espérait que le rapport de l’Afsset enverrait “un message assez fort aux politiques”.

(©AFP / 14 octobre 2009 09h01)

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TOULOUSE : le contrôle des émissions laisse les opérateurs sans voix


  Publié le mardi 13 octoble par B. dv.

Toulouse candidate pour limiter les émissions d’ondes électromagnétiques à 0,6 Volts/m.

Toulouse saura fin octobre si elle est élue ville pilote pour le contrôle des émissions radio. Photo DDM archives

Toulouse saura fin octobre si elle est élue ville pilote pour le contrôle des émissions radio. Photo DDM archives
Toulouse saura fin octobre si elle est élue ville pilote pour le contrôle des émissions radio. Photo DDM archives

Toulouse, vient d’officialiser sa candidature au projet de limitation des émissions d’ondes électromagnétiques lancé par le ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du développement durable et de la mer. Si son dossier est accepté, la ville deviendra pilote d’un test grandeur nature qui consiste à vérifier si le téléphone portable peut fonctionner dans une cité où le volume des ondes émises par les antennes relais est limité à 0,6 volt par mètre. Pour Élisabeth Belaubre, cette candidature officielle de Toulouse au côté d’une centaine d’autres villes Française est déjà une victoire en soi. Car « elle confirme l’engagement de notre collectivité dans un domaine qui suscite des inquiétudes grandissantes et légitimes chez nos concitoyens », se félicite l’adjointe en charge de l’environnement et de la santé. Celle-ci voit dans ce projet la suite logique du moratoire à l’implantation de nouvelles antennes relais sur le domaine public imposé par le Capitole, et de l’élaboration d’une charte de bonne conduite en concertation avec les opérateurs et les associations concernées actuellement en cours de rédaction. Mais côté opérateurs, la perspective de limiter le volume des émissions crée un profond malaise. Chez Bouygues Télécom, Orange et SFR, le mot d’ordre est rigoureusement le même : on ne communique pas sur ce sujet. Et lorsqu’ils se laissent aller à quelques commentaires sous le sceau de l’anonymat, les opérateurs de téléphonie redéfinissent à leur convenance les termes de l’expérimentation qui aurait pour objectif « de valider la pertinence d’une baisse des seuils d’émission, sans pour autant déterminer des valeurs prédéfinies. » D’ailleurs « cette norme de 0,6 volt par mètre mise en avant par les associations ne repose sur aucune expérience ou bilan scientifique. » Quant à la future charte de bonne conduite « elle doit aboutir à un accord sur le déploiement harmonieux de la téléphonie mobile qui prenne en compte les besoins d’information des riverains et les besoins des consommateurs. » La langue de bois passe aussi par le téléphone.


La Charte a pris du retard

La rédaction de la charte de bonne conduite qui doit être signée entre les opérateurs de téléphonie mobile, les riverains des antennes relais et la mairie de Toulouse a pris du retard.

Après deux réunions de travail qui se sont tenues en début d’été, la troisième rencontre, au cours de laquelle le texte devait être signé, et qui était programmée pour le 7 septembre ne s’est pas encore tenue. Et selon une des parties prenante au débat : « la prochaine réunion n’est pas encore planifiée. »

Lire l’article de la dépêche en PDF:

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LA CHARTE PARISIENNE date de 2005

  

Préambule

“Le développement de la téléphonie mobile se traduit sur le territoire de Paris par l’installation de 2132 stations de base (ou antennes relais) par l’ensemble des opérateurs dont 1090 stations de base macro cellulaires et 1042 équipements micro cellulaires. Cette technologie apporte des services utiles à ses usagers et contribue de manière significative au développement économique global.”

Les nombreuses interrogations des parisiens sur la multiplication des antennes relais avaient conduit la Ville et les opérateurs à signer le 20 mars 2003 une Charte dont le bilan et les effets se sont révélés, outre innovants, particulièrement positifs.

Toutefois, le Maire de Paris, les Adjoints concernés et les Maires d’arrondissements sont régulièrement saisis par les habitants ou les acteurs locaux sur la multiplication des antennes relais, et les effets sur l’organisme d’une exposition prolongée aux rayonnements électromagnétiques émis par les antennes relais, mais également par les téléphones mobiles.

L’existence d’un risque sanitaire pour les populations vivant au voisinage des stations de base de téléphonie mobile n’est pas à ce jour retenue par la Direction Générale de la Santé, étant donné la faiblesse des expositions, confirmée notamment par les mesures réalisées sous le contrôle de l’Agence Nationale des Fréquences (ANFr).

Le décret n°2002-775 du 3 mai 2002 qui intègre le principe de précaution, fixe les valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques émis par les équipements utilisés dans les réseaux de télécommunication ou par les installations radioélectriques.

Ce texte oblige les opérateurs à communiquer à l’Agence Nationale des Fréquences les « documents justifiant du respect des valeurs limites d’exposition » et sur demande de la ville de Paris les éléments relatifs aux actions qu’ils auront « engagées pour assurer qu’au sein des établissements scolaires, crèches ou établissements de soins situés dans un rayon de cent mètres » d’une antenne relais, « l’exposition du public au champ électromagnétique émis est aussi faible que possible tout en préservant la qualité du service rendu. »

Néanmoins, les interrogations des Parisiennes et des Parisiens conduisent la Ville de Paris à prendre des dispositions permettant de prendre en compte leurs préoccupations, la qualité de service rendu et la préservation de l’environnement.

L’implantation de nouvelles antennes relais (notamment passage à la norme UMTS) ou la modification d’antennes existantes doivent faire l’objet d’une gestion concertée répondant à des critères de transparence et d’information.

Par ailleurs, les experts indiquent qu’il existe une corrélation objective entre les niveaux de champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles et ceux émis par les antennes relais. En effet, une diminution excessive des champs électromagnétiques issus des antennes relais engendre une augmentation des champs émis par les téléphones mobiles.

L’information de la population relative aux niveaux des champs électromagnétiques émis par les systèmes de téléphonie mobile doit donc être la plus complète et la plus actualisée possible.

En conséquence la Ville et les opérateurs conviennent d’instaurer un indice global reflétant le niveau de champs électromagnétiques dû à la téléphonie mobile sur le territoire de Paris.

De ce fait, la Ville et les opérateurs conviennent que les évolutions éventuelles de l’indice global feront l’objet d’un examen régulier et concerté. Les conclusions seront rendues publiques.

Voir le contenu de la charte sur le site de Priartem:

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La Drôme offre à la France son premier abri anti-ondes

Ils ne supportent plus les ondes générées par la téléphonie et l’internet sans fil mais peuvent désormais se ressourcer dans la Drôme où a été dressé le premier refuge anti-ondes de France.

AFP – le 09 octobre 2009, 21h54

Perché sur une colline, sans habitation ou antennes-relais aux alentours, l’abri est ouvert depuis juillet sur la commune d’Eurre aux victimes de l’électro-hyper sensibilité (EHS), grâce à l’ONG drômoise Next-Up.

Cette dernière dénonce depuis 2005 les dangers de l’électromagnétisme artificiel sur l’homme.

A l’entrée de cette “zone blanche”, “la première connue en France” selon l’organisation, dont la localisation exacte est tenue secrète, les téléphones portables, même éteints, sont proscrits et rangés dans une boîte métallique isolante.

“J’ai enfin trouvé un endroit où je peux survivre”, confie Sybil Gabriel, une enseignante suisse, qui a été “paralysée” temporairement après une conversation “un peu longue” au téléphone portable.

Sélectionnée par Next-Up comme ses compagnons d’infortune, dont des Néerlandais et un Allemand, la sexagénaire se “ressource” pour quelques jours dans un campement de quelques caravanes, dont les fenêtres et les cloisons sont protégées par un épais film d’aluminium visant à freiner les rayonnements.

A côté, une cabine de téléphone filaire tranche avec le cadre bucolique du site et un grand mur de tôle sert d’abri.

“Ici, le rayonnement des télécommunications est compris entre 0,01 et 0,03 volt par mètre (V/m) alors qu’en zone urbaine il est de 1 V/m en moyenne”, observe Serge Sargentini, le porte-parole de Next-Up.

Selon l’organisation, “8% de la population française” serait électro-hyper sensible (EHS).

“J’ai pensé que j’avais la sclérose en plaques. Mes jambes sautaient toutes seules quand je me reposais, j’avais des insomnies et des douleurs thoraciques”, se souvient Claire Andina, une infirmière de 49 ans, quand elle évoque sa première crise d’EHS en 2005.

“C’est comme une sensation de brûlure”, témoigne pour sa part Philippe, 48 ans, pour qui “aller chercher simplement un journal en ville” relève souvent de “l’insupportable”.

“Vous ne voyez plus vos amis, vous ne sortez plus, cela vous désocialise complètement”, ajoute cet ex-enseignant qui trouve refuge “quand il ne se sent pas bien” dans une forêt près de son domicile.

Comme pour certains de ses compagnons, “tout est cablé chez moi”, indique Mickael Heiming, 41 ans, un ex-ingénieur allemand de téléphonie mobile, qui estime “avoir mis du temps à faire un rapprochement entre (s)es maux de tête et (s)on métier”.

“L’EHS est une pathologie reconnue et décrite par l’Organisation mondiale de la santé (OMS)”, affirme sur son site internet l’association environnementale Robin des Toits.

“En Suède il s’agit d’un handicap, en Angleterre d’une maladie. En France, elle est juste ignorée par les pouvoirs publics”, dénonce l’association.

A la suite du Grenelle de l’environnement, l’abaissement de l’exposition aux radiofréquences des antennes-relais sera testé dans plusieurs villes pilotes, entre novembre 2009 et avril 2010.

Une conférence de citoyens a préconisé en juin de réduire les seuils à 0,6 V/m, une mesure jugée “irréaliste” par l’Association française des opérateurs mobiles (Afom).

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Nîmes Antenne relais du Mont Duplan : le directeur régional d’Orange s’explique

accueil midilibre.com  

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Jean-Christophe Arguillère, 45 ans, directeur régional d’Orange-France Télécom, a immédiatement accepté notre proposition d’interview. Il faut dire que l’affaire de l’antenne relais du Mont Duplan est un feuilleton nîmois qui illustre parfaitement la grande crainte des Français à l’égard des ondes de téléphonie mobile. Une affaire qui frise même la caricature : l’antenne surplombe trois écoles, une crèche, un jardin d’enfants. Vendredi 16 octobre, le tribunal administratif dira si le principe de précaution doit jouer, oui ou non.

Pourquoi Orange s’accroche-t-elle à ce point au Mont Duplan ?
Quand on met en place de nouveaux relais, c’est que l’on en a besoin. Le coût d’investissement d’un relais est très élevé, plusieurs centaines de milliers

d’euros. Sur la zone de Nîmes, on avait le relais de la Calandreta qui nous permettait d’écouler le trafic aux alentours, mais la mairie a souhaité qu’on l’enlève, à cause de l’école justement (en 2008, après huit ans de fonctionnement, NDLR). On essaye de travailler en bonne intelligence avec les collectivités locales. Du coup, on a demandé à la Ville qu’elle nous conseille pour qu’on puisse s’installer à un autre endroit. La proposition du Mont Duplan, nous l’avons retenue parce qu’elle nous permettait de ne construire qu’un seul pylône de 20 mètres, alors que les autres sites nous obligeaient à installer deux pylônes de 25 mètres. C’est ce que l’on a dit au sénateur-maire.

Ce pylône spectaculaire, quel en est l’intérêt stratégique ?
On a une mauvaise qualité de service, en tout cas pas optimale sur une grande partie de la ville de Nîmes, depuis qu’on a arrêté la Calandreta. On n’arrive pas à écouler notre trafic. Nos clients rencontrent des problèmes d’émission et de réception.

Quelle zone l’antenne doit-elle couvrir ?
Le centre-ville. Il faut regarder cela comme une toile d’araignée. Si l’on enlève un morceau, cela ne fonctionne plus, ou mal. Aujourd’hui, il y a un trou dans la raquette. Cette antenne est indispensable. Pour Orange mais aussi pour SFR, puisque ce pylône va servir aux deux opérateurs.

Mais tout de même, cet emplacement, avec ces écoles, ce terrain de jeux fréquenté par de nombreux enfants… Des parents sont inquiets. Vous-même, vous êtes peut-être père de famille…
Non, mais cela ne change pas le problème. Je ne suis pas un meurtrier (rires). Aux personnes qui disent que les antennes sont nocives, moi, ce que je peux dire, c’est que c’est faux. Il a été donné aux opérateurs des normes à respecter, entre 41 et 61 volts/mètre.

Justement, à la suite du Grenelle des antennes, en avril, l’Etat lance une expérimentation avec des émissions à 0,6 V/m, une norme bien plus basse et adoptée dans d’autres pays…
Ce n’est pas la norme de l’OMS, de l’Union européenne ou de la France. Ce n’est basé sur rien, les opérateurs s’y opposent. Aujourd’hui, il n’y a aucun principe de précaution qui ait été défini, y compris dans le Grenelle des antennes.

Pourtant, depuis le début de l’année, la justice a fait jouer ce principe de précaution et fait démonter plusieurs antennes en France…
Effectivement, des jugements n’ont pas été favorables à des opérateurs. Mais la plupart vont dans leur sens. Maintenant, si vous y retrouvez vos petits, tant mieux. Mais il n’y a aucune réglementation qui dise qu’il faut installer des antennes qui émettent à 0,6 V/m. D’ailleurs, si on reprend la Calandreta, des études de propagation des ondes ont montré que l’on était 500 à 1 000 fois inférieur à la norme. Et 90 % de nos antennes sont inférieures à la norme. Dès que l’antenne sera mise en service au Mont Duplan, on fera des études pour dire publiquement sa puissance.

Le tribunal administratif a décidé de statuer sur le fond avant que l’antenne ne soit branchée. Ce qui convient bien aux opposants. L’audience de vendredi vous inquiète-t-elle ?
Non, je ne vois pas pourquoi je serais inquiet alors que l’on respecte les normes et les règles municipales.

Photos Bruno CAMPELS

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Grenelle2 / Niveau d’exposition aux champs électromagnétiques : selon une majorité de sénateurs, il est urgent d’attendre !

7 octobre 2009par Priartem et Agir pour l’Environnement

Communiqué de presse

Paris, le 07 octobre 2009 : Une majorité de Sénateurs vient de rejeter les principaux amendements (n°453 & 669 ) visant à réduire les seuils d’exposition aux ondes électromagnétiques, dans le cadre des débats relatifs au projet de loi dit Grenelle2.

Les associations regrettent que le Sénat n’ait pas osé mettre un terme à la controverse née de seuils d’exposition français extrêmement élevés. Le Gouvernement ainsi que le rapporteur ont justifié leur refus en arguant du fait que le comité opérationnel du grenelle des ondes se réunissait encore et qu’il n’était pas judicieux de réglementer avant que les acteurs aient émis leur avis définitif.

Pour mémoire, le Grenelle des ondes, réuni au printemps, avait pour ambition déclarée d’alimenter le travail parlementaire préalable aux débats sur le Projet de loi dit Grenelle2.

Comme les associations pouvaient le craindre, les suites données à ce Grenelle sans objectifs précis ni calendrier défini ouvre la voie à une gestion dilatoire du dossier de la téléphonie mobile.

Agir pour l’Environnement et Priartém appellent donc les députés, qui auront à se prononcer prochainement sur ces seuils d’exposition aux ondes électromagnétiques, à ne pas fuir leur responsabilité au nom d’un Grenelle du statu quo qui joue les prolongations.

Tout semble fait pour que les parlementaires se prononcent en l’absence d’informations réelles et sérieuses. Le rapport de l’Afsset sera publié après le vote des sénateurs, les résultats des comités opérationnels du grenelle des ondes également. Une fois encore, les associations s’interrogent sur le sens à donner à un Grenelle qui n’aurait pas l’ambition de voir ses résultats traduits dans une loi.

Contact presse :

> Stéphen KERCKHOVE –Agir pour l’Environnement – Tél. 01.40.31.02.99

> Janine LE CALVEZ – Priartém – Tél. 01 42 47 81 54

 

Lire l’article sur le site de priartem :

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"Ne pas tenir le téléphone à moins de deux centimètres du corps"


LEMONDE.FR | 08.10.09 | 18h42  •  Mis à jour le 08.10.09 | 20h06

source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/10/08/ne-pas-tenir-le-telephone-a-moins-de-deux-centimetres-du-corps_1251348_3224_1.html

Armine : Quel est l’impact des ondes sur la santé et pourquoi les études scientifiques ne tranchent-elles pas ?

Pierre Souvet : Les études scientifiques ne peuvent pas trancher car on manque de recul sur les pathologies engendrées par les ondes électromagnétiques, puisque c’est une technologie assez récente. Mais de nombreuses conséquences physiologiques et biologiques sont déjà démontrées : des études soulignent une baisse de la mélatonine, hormone du sommeil qui a aussi des propriétés oncostatiques – qui protègent du cancer. Il y a aussi des effets sur le stress oxydatif, des modifications dans l’expression des gènes, des perturbations de l’électroencéphalogramme.
Une étude égyptienne a également montré la modification du rythme cardiaque d’un foetus exposé 10 minutes à un téléphone portable ou juste après la naissance.

Yoyo : quels sont les effets physiologiques concrets des ondes ?


Entre 3 et 10 % de la population, selon les études de prévalence, présentent des symptômes d’hyper-électrosensibilité :  troubles du sommeil, maux de tête et acouphènes, troubles de concentration et d’attention, dépressions, fatigue chronique.

Sprea : Bonjour, étant musicien et réalisateur freelance, j’ai chez moi beaucoup de matériel électronique (ordinateur, synthés, bafles, écrans, Wi-Fi..) connecté. Je le laisse parfois allumé pendant la nuit, dormant 2 mètres plus loin dans la pièce à côté. Cela joue-t-il sur ma santé ? J’ai par exemple des acouphènes, cela peut-il être lié aux ondes électroniques ?


Je ne pourrais pas vous affirmer que vos acouphènes sont dues aux excès d’ondes électromagnétiques de votre appartement. Mais nous, nous pensons qu’elles ont des effets néfastes pour la santé, que je vous ai décrits précédemment, et qu’il faut réduire ce bain d’ondes électromagnétiques de façon globale. Ce bain comporte le téléphone portable, mais aussi le téléphone sans fil, les rayonnements Wi-Fi, les rayonnements Wimax et les rayonnements des antennes relais.

Nous sommes pour une prise en charge globale et non limitée. De toute façon, nous recommandons d’arrêter le Wi-Fi la nuit, car non seulement vous y êtes soumis, et également à celui de vos voisins.

Sophie : Je connais quelqu’un qui ne supporte plus sa vie à Paris à cause des ondes – Wi-Fi et autres. Est-ce prouvé scientifiquement ?


On entre dans les cas d’hyper-électrosensibilité : des gens qui ont des symptômes exacerbés qu’ils rattachent aux ondes électromagnétiques. Il est actuellement très difficile de démontrer un lien absolu avec ce rayonnement. Il faudrait faire des dosages et savoir à quel rayonnement sont soumis ces patients et faire les prélèvements biologiques sur des données dont certains confrères sont en train d’étudier la problématique (protéines de stress, débit sanguin cérébral) pour démontrer de façon absolue cette relation.

Ces gens souffrent. Le problème de la France, c’est qu’elle ne reconnaît pas ce syndrome, contrairement à des pays, comme la Suède, qui le reconnaissent officiellement.

Elie Arié, cardiologue : Ne pensez-vous pas qu’il faut commencer par désamorcer le sens magique et maléfique des mots tels que “ondes”, rappeler que nous recevons plein d’“ondes” lorsque nous discutons avec quelqu’un (sans téléphone), etc. ?


On entre dans le débat des ondes terrestres qui n’ont rien à voir avec  les ondes électromagnétiques, qui sont des ondes pulsées : vous recevez ces ondes un peu comme une mitraillette.

Lucas : Les émissions électromagnétiques existent depuis toujours (orage, Soleil…) Comment isoler les effets des machines ? Est-ce vraiment possible ?


Pour les ondes électromagnétiques, notre position est claire : nous ne souhaitons pas la fin de ces progrès technologiques. Nous souhaitons que l’exposition aux individus soit la plus raisonnable possible, selon le principe “Alara”, qui veut dire aussi bas que raisonnablement faisable techniquement, puisqu’il y a des effets biologiques démontrés, et ce sur un terme assez court, puisque la téléphonie mobile n’existe que depuis une dizaine d’années.

Steven : Sait-on si les ondes ont une influence sur l’appareil génital, plus précisément sur la qualité du sperme, peuvent-elles rendre stérile ?


Il existe deux études, à ma connaissance : l’étude Agarwald, étude indo-américaine, et l’étude Baste, sur la marine norvégienne, qui montrent une diminution de la mobilité, du nombre et de la viabilité des spermatozoïdes proportionnellement à l’utilisation de la téléphonie mobile. Cela mérite bien sûr de poursuivre les recherches dans ce sens. Un conseil simple : il est recommandé dans les notices d’appareils portables de ne pas tenir le téléphone à moins de 2 centimètres du corps. Donc essayez de ne pas positionner votre téléphone contre votre corps.

Lucasm : Est-il préférable de communiquer par le moyen d’une oreillette bluetooth ? Pourquoi ?


C’est un élément capital pour une bonne utilisation du portable. L’utilisation d’un kit piéton ou d’un bluetooth, à moindre effet sanitaire, devrait être obligatoire. En tout cas, l’éducation, notamment des enfants, qui commencent trop tôt à notre sens à utiliser la téléphonie mobile, est un élément capital. La responsabilité des fabricants est importante, car on trouve trop de kits piéton de mauvaise qualité qui se cassent rapidement et qui ne sont pas à la portée de toutes les bourses.

sprea : Mais le bluetooth ne contient-il pas d’onde nocive lui aussi ? Quand on voit les gens avec ce kit accroché à longueur de temps à leur oreille, n’est-ce pas nocif ?


Je préfère l’utilisation du kit filaire oreillette, mais il semblerait que les émissions générées par le bluetooth soient à peu près dix fois moindre que le téléphone collé à l’oreille.  C’est donc a priori un moindre mal.

Pascalou : les téléphones sans fil à la maison sont-ils aussi dangereux ?


Pour ces téléphones sans fil, selon l’étude de Hardell sur les neurinomes et les gliomes, confirmée par le rapport Bioinitiative, il existe les mêmes effets de sur-risques de tumeur chez les gros utilisateurs (une heure par jour pendant dix ans pour une utilisation toujours du même côté de l’oreille). A titre personnel, j’ai remplacé mon sans-fil par un téléphone filaire.

EwryArt : A quelle échéance peut espérer avoir des résultats scientifiques probants sur la nocivité avérée ou non des ondes ?


Je pense que cela va aller très vite, car la problématique en France était qu’on ne s’y intéressait pas, ce qui n’est plus le cas. En attendant de tout savoir et de mieux savoir, notre position est d’adopter un principe de précaution intelligent pour une bonne utilisation du portable et une action législative pour une réduction de puissance des émissions des antennes-relais.  Dans le même esprit, introduire systématiquement du Wi-Fi dans les établissements scolaires ou dans les lieux publics (on l’a vu dans la problématique des bibliothèques de Paris) n’est à notre sens pas souhaitable si l’on peut maintenir un réseau filaire classique.

Daphné : Y a-t-il eu des dépôts de plainte pour mise en danger de la vie d’autrui envers les opérateurs de téléphonie mobile et constructeurs de téléphones du fait d’un effet nocif des ondes ?


En France, il y a eu une plainte concernant deux enfants qui étaient soumis à un rayonnement d’antenne-relais, plainte civile en cours d’instruction. Par ailleurs, il y a eu un jugement récent concernant le démontage d’une antenne-relais qui était située à moins de 50 mètres d’un appartement, sous l’argument que le principe de précaution n’était pas respecté et que, devant le risque sanitaire possible, les riverains exposés à cette antenne ne pouvaient être assurés de ne courir aucun risque sanitaire.

Vincent_31 : Que pensez-vous du fait que le Grenelle des ondes électromagnétiques ait été voulu par les opérateurs de téléphonies mobiles avec pour unique but de conclure que les antennes GSM n’étaient pas dangereuses pour la santé ?

Il faut tout de même savoir que le fait de baisser à 0.6 V l’émission de ces antennes auraient un coût extrêmement élevé pour les opérateurs.

C’est la sensation, quand j’ai été auditionné, que l’on souhaitait mettre tout sur le compte du téléphone portable. Toutefois, notre sentiment est que c’est l’ensemble des ondes électromagnétiques qu’il faut prendre en compte. A la fois préconiser une bonne utilisation du portable, mais aussi réduire les autres expositions, dont celles des antennes-relais. On est d’ailleurs fortement interpellé par le fait que d’autres pays ont déjà baissé la puissance de ces antennes. Par exemple, la Chine est à 6 volts/mètre et nous à 41.
Le Parlement européen, dans le rapport Ries, demande une modification de ces normes. Sur le plan politique national, près de cinq propositions de loi, dont une il y a quelques années de Mme Kosciusko-Morizet, et en juillet 2009 des députés Lucas et Morel-Lhuissier, avec d’autres, ont proposé la réduction d’émission des antennes à 0,6 volt/m. Pour nous, cette valeur entre dans le cadre “alara”, elle est raisonnable et techniquement faisable.

André : L’Académie de médecine a fait un communiqué qui tentait de désinformer les médecins suite à l’appel des 20. Elle tenait le discours des industriels qui disaient : “Pas de problème, dormez bien, tout vas bien, c’est pas dangereux…” Avez-vous les moyens de diffuser à tout le corps médical l’état actuel des connaissances et le niveau réel du risque ?

Nous avons été choqués de cette intervention de l’Académie de médecine, alors que l’appel des 20, initié par David Servan-Schreiber, voulait simplement communiquer sur une bonne utilisation du portable.

Les mois qui ont passé nous donnent raison, puisque le Parlement européen et les parlementaires français commencent à prendre des mesures pour protéger la population, notamment des enfants.  Il n’est pas question de reproduire la problématique de l’amiante, que nous avons interdit vingt-sept ans après la Grande-Bretagne, ce qui a provoqué 100 000 morts entre 1995 et 2005. Le principe de précaution intelligent doit s’appliquer.

admini : Je suis contre le téléphone à l’école. Et vous ?


Il a été démontré par l’étude Gandhi que la pénétration des ondes électromagnétiques était plus importante sur le cerveau d’un enfant, car ses structures sont plus fines. Ce sont des populations plus exposées. Nous sommes donc d’accord avec l’amendement qu’a voté le Sénat hier. Nous avons même demandé lors du Grenelle des ondes la création de forfaits SMS, uniquement pour les plus jeunes.


Bob : Voyez-vous un danger dans les tables de cuisson à induction qui génèrent un fort champ magnétique ?


Les tables à induction génèrent un fort rayonnement électromagnétique. Il faut éviter de s’y tenir à moins d’un mètre cinquante lors de leur fonctionnement, même si la cuisson est rapide, notamment les femmes enceintes. En ce qui concerne le micro-ondes, s’il ne fuit pas, il n’y a pas de souci. Dans le doute, là aussi, éloignez-vous un peu pendant son fonctionnement.

Lulu : Est-il dangereux de dormir à côté de son portable ?


Là aussi, nous recommandons d’éteindre le portable la nuit, nous supplions les enfants et les ados de ne pas le mettre allumé sous l’oreiller, et au minimum, de le tenir à 50 cm de votre tête si vous ne souhaitez pas l’éteindre.

Malia : L’iPhone avec toutes ses applications est-il plus nocif que les autres téléphones ?


Pour l’iPhone, je ne sais pas. La problématique des 3G, c’est la problématique des rayonnements émis par les antennes pour recevoir la 3G ou la télé sur votre portable, qui est encore plus forte que pour le GSM (61 volts/mètre).

André : Les médecins ne sont pas formés sur le sujet des maladies liées aux champs électromagnétiques. Comment concrètement rattraper au plus vite le retard accumulé ?


Les médecins sont globalement mal informés sur la problématique de santé et d’environnement, que ce soit pour les ondes, les produits chimiques, les pesticides, la pollution de l’air (particules, ozone).
Nous réclamons également une formation continue et une formation universitaire forte pour que les médecins puissent répondre aux attentes des patients et puissent jouer leur rôle sociétal, car ils doivent intervenir dans la vie publique pour faire réduire les éléments toxiques qui nous entourent et protéger la santé de nos patients.

Ramon : Quelle solution avez-vous adoptée d’un point de vue personnel ? Est-ce vous utilisez un mobile ? Est-ce que vous avez des rideaux métalliques chez vous pour vous protéger des antennes ?


A titre personnel, je ne suis pas électrosensible, mais je prends au sérieux les gens qui s’en plaignent.
Le problème des médecins est souvent qu’ils ne croient pas ce qu’ils ne connaissent pas. De mon côté, j’utilise le kit ou le haut-parleur, j’éteins le Wi-Fi la nuit, et j’ai remis un téléphone filaire à mon domicile et à mon bureau.

Vipe : Aujourd’hui, les adolescents ont quasiment tous un téléphone portable et il semble difficile de leur en interdire l’utilisation. Que conseillez-vous pour les protéger de ces ondes ?


On ne pourra les empêcher dans notre société de communication d’utiliser la téléphonie mobile. Mais le rôle des parents, des familles, le rôle de l’éducation nationale, et l’interdiction au collège est un premier pas, la formation des médecins, doit permettre de faire comprendre aux ados que tout cela est fait pour les protéger, que cela doit se faire dans la bonne humeur, et qu’à la fin, c’est le plus intelligent qui gagne !

Laure Belot et Sylvie Chayette

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Antennes relais : les assureurs plus prudents que les tribunaux

AgoraVox le média citoyen

Alors qu’une nouvelle étude vient de pointer les dangers des ondes électromagnétiques dégagées par les téléphones portables, l’application du principe de précaution dépend plus de la cartographie judiciaire que de l’évaluation objective des dangers sanitaires. Les assurances ont pourtant moins de scrupules que les tribunaux.

De nombreuses études concordantes attribuent aux antennes-relais un rôle significatif dans le développement des maux de tête, des cancers de la peau ou des tumeurs du cerveau. Une récente étude israélienne vient même de mettre en avant le danger des ondes sur la santé bucco-dentaire.

Tous ces travaux militent d’ailleurs pour l’application du principe de précaution. Pour autant, on observe que les tribunaux font une application encore incohérente de ce principe, même si les verdicts sont de plus en plus prononcés en défaveur des grands opérateurs.
 
Le tournant pris par les tribunaux date du début du mois de Février 2009, lorsque Bouygues Télécom a été condamné à démonter une antenne-relais par la Cour d’Appel de Versailles (qui confirmait la décision du TGI de Nanterre). Une décision qui a ouvert la voie à de nombreuses autres déconvenues pour les opérateurs, le tribunal ayant jugé que cette antenne pouvait constituer un « risque réel pour la santé ».
 
Dès lors, les verdicts défavorables à Orange, Bouygues Télécom et SFR se sont multipliés.
 
Ainsi en Août dernier, le Tribunal de Grande Instance de Créteil a interdit l’installation d’une antenne relais Orange dans le 13ème arrondissement. Motif : cette antenne se situait à moins de 15 mètres de la chambre à coucher de deux personnes âgées.
 
Pourtant, quelques semaines plus tard, en plein mois de Septembre, le Tribunal de grande instance de Lyon refusait aux plaignants le démontage d’une antenne relais au cœur de Lyon.
 
L’antenne se situait pourtant à une quinzaine de mètres de la Cour de récréation de l’école maternelle Gerson dans le Vème arrondissement.
 
Le tribunal a jugé que cette antenne ne constituait pas un trouble de voisinage anormal.
 
Faute de volonté politique pour légiférer, on assiste donc à l’application d’un principe de précaution à géométrie variable.
 
Les grandes compagnies d’assurance elles ont moins de scrupules que le TGI de Lyon. Depuis 2003, la LLoyds, la Swiss de Ré, Allianz refusent de couvrir les opérateurs mobiles contre les risques sanitaires. En France, Axa, la géant de l’assurance a rajouté un avenant aux contrats signés avec les opérateurs mobiles : il n’assure plus aucune entreprise contre les risques électromagnétiques. Une exclusion qui figure dans les annexes aux côtés des risques liés à l’amiante et au plomb…

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Baisser la puissance des antennes coûterait de 3,5 à 7 milliards d’euros

Publié le 08/10/2009 à 11:30 – Modifié le 08/10/2009 à 12:38 Le Point.fr

L’adaptation des antennes relais pour abaisser les seuils d’exposition aux rayonnements électromagnétiques, comme l’ont réclamé des associations lors du “Grenelle des ondes”, coûterait entre 3,5 et 7 milliards aux opérateurs, selon une étude du cabinet Sia Conseil publiée jeudi. D’après cette enquête, le consommateur devrait voir de son côté sa facture téléphonique “augmenter de l’ordre de 9 à 17 %”.

L’investissement pour les opérateurs mobiles serait de 3,6 milliards si les seuils devaient descendre à 0,6 volt dans la rue et de 7 milliards s’il fallait atteindre cette valeur au niveau de l’antenne, explique le cabinet. “Les coûts opérationnels additionnels de maintenance et d’exploitation sont évalués entre 800 et 1,6 milliard d’euros, selon les scénarios”, ajoute-t-il. Le cabinet précise que “la mise en oeuvre opérationnelle des nouveaux seuils exigerait a minima 3 à 7 ans de chantier” avec des risques de difficultés importantes (faisabilité technique, disponibilité des sites, obtention des autorisations, etc.).

L’abaissement des seuils aurait également un impact sur le fonctionnement des entreprises et le service aux particuliers en raison de la “dégradation nette de la qualité du service rendu (data et voix), la disparition de certains usages en mobilité” ou encore “un accroissement des zones blanches (non couvertes, ndlr) et de la fracture numérique”, poursuit Sia Conseil.

Une telle réglementation remettrait “en cause l’arrivée d’un quatrième opérateur”, a affirmé Stéphane Dubreuil, directeur télécoms de Sia Conseil. “Il faut à peu près trois ans pour installer des antennes. C’est impossible donc qu’en deux ans ce nouvel opérateur puisse déployer 25 % du territoire”, une obligation réglementaire, a-t-il expliqué. “Si on abaisse les seuils, il faudra déployer deux à trois fois plus d’antennes pour la même couverture”. Sia Conseil précise que son étude a pour but d’exposer les enjeux et les “impacts technico-économiques” potentiellement induits par le Grenelle des Antennes, mais “n’a aucune vocation à défendre une opinion scientifique ou une expertise médicale sur les dangers réels des ondes”.

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Coût engendré par une baisse des seuils d’exposition des antennes relais : Une bien étonnante étude !

Agir pour l’Environnement – Priartém – 08 octobre 2009

Baisser les seuils d’exposition aux ondes électromagnétiques coûterait entre 3,5 et 7 milliards d’euros selon une étude : Étonnement des associations

Paris, le 08 octobre 2009 – Les associations émettent de sérieux doutes sur le bien-fondé de chiffres émis par une étude du cabinet SIA Conseil qui évalue le coût des modifications engendrées par une baisse des seuils d’exposition des riverains d’antennes relais à plus de 3,5 à 7 milliards d’euros.

Durant le Grenelle des ondes, au regard des mesures effectuées par l’Agence nationale des fréquences, les associations ont pu constater que seule une antenne sur dix environ aurait à être modifiée pour respecter un seuil d’exposition fixé à 0,6 V/m dans les lieux de vie et de travail. Or, le coût de développement de l’inégalité du réseau 3G coûterait, selon un rapport du Conseil d’analyse économique, pour chaque opérateur, 3 milliards d’euros. En évoquant un coût d’environ 3,5 à 7 milliards d’euros, cette étude laisse à penser qu’environ la moitié du réseau d’antennes relais serait à modifier.

Alors que le Grenelle des ondes est actuellement en train d’évaluer la faisabilité technique et l’ampleur des modifications induites par une baisse de seuils d’exposition, comment est-il possible d’évaluer, dès à présent le coût de ces modifications ? Soit cette étude se fonde sur des simulations fournies par les opérateurs et dans ce cas, l’expérimentation prévue dans le cadre du Grenelle des ondes est inutile, soit ce cabinet de conseil ne dispose pas de simulations et ses données sont nulles et non avenues.

En diffusant de tels chiffres manifestement surévalués, cette étude tente d’imposer l’idée selon laquelle le coût de l’action serait sans commune mesure avec le bénéfice sanitaire escompté. Les associations s’inscrivent bien évidemment totalement en faux vis-à-vis de tels sous-entendus.

Selon les données 2008 de l’Arcep, le revenu des opérateurs s’est établi à 44,2 milliards d’euros, en augmentation de 3,6% après une hausse de 4% en 2007. Les revenus des services mobiles avoisinent les 18,6 milliards d’euros, pour un total de 15,5 milliards d’euros pour la partie « voix » et 3,1 milliards d’euros pour la partie « transport de données ».

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Ondes électromagnétiques : vers une réglementation

    Publié le 08/10/2009 à 10:40 Le Point.fr

Justice varie, entre principe de précaution et absence de preuve “scientifique”. Les plaignants, eux, ne lâchent pas.

Troubles du sommeil, maux de tête, anxiété, sont autant de dégâts que les associations et communautés de riverains imputent aux antennes relais. Selon l’Association française des opérateurs mobiles, la France compte 50.000 antennes relais sur 130.000 émetteurs d’ondes (télévision, radio, police…). Et les plaintes se multiplient.

La dernière plainte en date émane de 184 résidents vosgiens, pour la plupart parents d’élèves, riverains et fidèles d’une mosquée. L’objectif est de démolir une antenne de “troisième génération” (UMTS) installée en 2007. “Les tentatives de solutions amiables avec la mairie et les représentants d’Orange ayant échoué, nous avons dû nous tourner vers la justice”, explique Gérard Welzer, leur avocat. Ce dernier a mis toutes les chances de son côté en attaquant l’opérateur sur un double terrain : le trouble anormal de voisinage et le principe de précaution, auxquels ont déjà été sensibles certains tribunaux.

En Haute-Loire (Saint-Germain-Laprade), même combat. Le socle en béton d’une future antenne de 25 mètres de haut déplaît fortement aux riverains qui s’étaient battus pour l’éviter et souhaitent à présent le supprimer. Il est en effet trop tard pour attaquer directement le permis d’installation de l’antenne devant le tribunal administratif.

Les tribunaux tâtonnent

Contrairement aux juges administratifs, les tribunaux judiciaires se montrent parfois sensibles aux arguments des plaignants, principe de précaution oblige. Dernièrement, des résidents du 13e arrondissement parisien ont obtenu gain de cause devant le tribunal de Créteil qui a interdit à Orange d’installer une antenne relais à proximité de leurs immeubles. “Même si les connaissances scientifiques actuelles ne permettent pas de déterminer avec certitude l’impact exact des ondes électromagnétiques lorsqu’elles traversent les parties communes de l’immeuble, il existe un risque qui ne peut être négligé de répercussions de ces ondes sur l’état sanitaire des habitants se trouvant à l’intérieur de l’immeuble…”, affirme l’ordonnance de référé rendue en août dernier.

C’est la première fois qu’un tribunal estime que toute la population – et pas seulement les personnes dites “vulnérables” – est exposée à des “risques non négligeables” pour la santé. En effet, la plupart des décisions visant les trois opérateurs ont ordonné le démantèlement d’antennes installées à proximité d’écoles. “Cette décision est d’autant plus novatrice que le juge des référés est le juge de l’évidence”, commente Me Welzer. En mars dernier, le tribunal d’Angers avait empêché l’opérateur Orange de placer ses antennes sur le clocher d’une église. Une “mesure proportionnée visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l’environnement”, soulignait le jugement. Point de vue partagé par la cour d’appel de Versailles qui, en février 2009, soulignait que “rien ne permet d’écarter péremptoirement l’impact sur la santé publique de l’exposition de personnes à des ondes ou champs électromagnétiques”.

À l’inverse, d’autres tribunaux ont refusé le démantèlement d’antennes. Comme celui de Quimper qui, en septembre 2009, rejetait la demande d’interdiction d’une antenne relais Orange à Loctudy (Finistère) déposée par une riveraine portant un implant cérébral sensible aux champs électromagnétiques. “S’il est admis que le risque est avéré pour l’utilisation prolongée du téléphone mobile, dit le jugement, en revanche, l’expertise internationale est convergente sur la question des antennes et conclut qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques l’hypothèse d’un risque pour la santé pour les populations vivant à proximité des antennes ne peut être retenue”. La justice n’a pas non plus cédé à la plainte pénale pour “administration de substance nuisible”. Celle-ci vise Bouygues Télécom, dont les antennes auraient, d’après les plaignants et leur médecin, accentué les problèmes cardiaques de deux jumelles de 17 ans. “Le parquet n’a pas fait nommer d’expert et n’a pas non plus renvoyé l’affaire devant le pôle “santé””, déplore Richard Forget, l’avocat des plaignants. Qui, loin de lâcher le morceau, s’apprête à forcer le passage en saisissant directement le juge d’instruction.

“On est au début de la bataille judiciaire et de la recherche scientifique, les certitudes sur la nocivité des antennes n’interviendront pas avant 15 ans, faut-il pour autant attendre les dégâts ?”, redoute Me Welzer.

Réglementer les emplacements des antennes

Actuellement, les maires n’ont pas le pouvoir d’autoriser ou d’interdire les antennes. Ils attendent que le Comité opérationnel chargé des expérimentations (Comop) fasse ses préconisations en vue d’une future réglementation sur les emplacements des antennes. C’est ce que les associations souhaitent, de façon à éviter aux citoyens d’avoir à passer par la case “justice” pour faire valoir leurs droits. Elles demandent par ailleurs que la puissance des antennes soit limitée à 0,6 volt par mètre au lieu des 41 V/m autorisés. “C’est un mythe sans fondement scientifique, rétorque-t-on à l’AFOM (Association française des opérateurs mobiles). Aucune autorité sanitaire française ou étrangère ne recommande ce chiffre et aucun pays ne l’applique. Les seuils recommandés par l’OMS et le conseil de l’Union européenne qui concernent l’ensemble des émissions (radio, TV…, tous les appareils émettent des ondes radio) sont, pour la téléphonie mobile, de 41, 58 ou 61 en fonction des fréquences”. Néanmoins, des expérimentations d’exposition aux ondes à des seuils inférieurs aux normes actuelles seront menées dans plusieurs villes pilotes, entre novembre 2009 et avril 2010, a annoncé récemment le comité opérationnel sur les radiofréquences. Le rapport sur la téléphonie mobile de l’Agence française de sécurité sanitaire, attendu pour l’automne, apportera sa pierre à l’édifice. Il est d’autant plus attendu qu’il n’est pas focalisé sur la téléphonie mobile, mais porte sur l’ensemble des ondes de radiofréquence.

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TOURCOING Antennes contestées (suite)

  Publié le jeudi 08 octobre 2009 à 06h00

On se souvient que, en juillet dernier, le préfet avait contesté l’arrêté du conseil municipal de Tourcoing concernant les antennes relais de téléphonie mobile. Nouveaux rebondissements.


Premier acte : le conseil municipal de Tourcoing vote à l’unanimité un moratoire interdisant sur le territoire de la commune l’installation de nouvelles antennes relais. On sait que, en France comme en Europe, certaines études laissent entendre que les ondes de ces antennes relayant la téléphonie mobile pourraient avoir des conséquences sur la santé des riverains. Des soupçons que contestent vivement d’autres études. Inutile de dire que les sociétés de téléphonie contestent encore plus vivement ces soupçons. Mais, au nom du principe de précaution, inscrit désormais dans la constitution, le conseil municipal suspend donc pendant un an les autorisations tout en disant qu’il n’est pas contre l’implantation d’antennes de faible voltage.
En juillet dernier, en référés (procédure d’urgence), devant des élus verts et Me Gildas Brochen pour la ville, le préfet obtient l’infirmation de cet arrêté. Appel. La décision tourquennoise est à nouveau cassée. Le maire contre-attaque avec un nouvel arrêté imposant un moratoire d’un an tandis qu’une procédure sur le fond devrait être examinée dans les mois qui viennent. On vient d’apprendre que Bouygues, SFR et France Telecom ont porté plainte contre la municipalité tourquennoise pour ce que les sociétés de téléphonie mobile estiment être de l’obstruction. De nouveaux référés sont à prévoir.

D.S.

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Le principe de précaution prévaut pour les enfants

   Marielle Court
07/10/2009 | Mise à jour : 22:42


Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Depuis des mois, le gouvernement met en garde contre l’utilisation des téléphones mobiles par les enfants.

Depuis des mois, Roselyne Bachelot à la Santé tout comme Chantal Jouanno à l’Écologie ne s’en sont jamais cachées : si l’on doit s’inquiéter, c’est à leurs yeux moins des antennes-relais que des téléphones mobiles, en particulier à destination des enfants.

Alors que l’on attend dans les jours qui viennent les toutes nouvelles recommandations de l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) sur le sujet, celle-ci a, dès 2005, «recommandé la mise en œuvre du principe de précaution».

Dans cet avis il est déjà largement question des enfants et des adolescents. L’Afsset conseille ainsi aux parents décidant d’offrir un téléphone mobile à leurs jeunes enfants «de veiller à une utilisation a minima de l’appareil».

Elle suggère par ailleurs «aux opérateurs de la téléphonie mobile, aux fabricants et distributeurs de ne pas cibler les enfants dans les campagnes de promotion». Enfin elle demande «aux fabricants et distributeurs de renoncer à la fabrication et à la distribution d’appareils destinés aux jeunes enfants jusqu’à plus ample connaissance des effets possibles des rayonnements émis par les téléphones». Au cours d’une audition publique à l’Assemblée nationale en juin dernier, Roselyne Bachelot insistait : «J’ai moi-même déconseillé l’achat de téléphones mobiles pour les très jeunes enfants et conseillé un usage modéré pour les enfants et adolescents.»

S’il existe un très grand nombre d’études qui ont été menées sur l’impact des portables, aucune n’est suffisamment convaincante pour faire pencher la balance dans un sens ou dans l’autre. Des études qui doivent faire face en revanche à un scepticisme grandissant dans la population. Une situation extrêmement paradoxale où des personnes sont prêtes à mettre en doute l’innocuité d’un appareil dont elles ne peuvent plus se passer pour la plupart d’entre elles.

Il y a en France plus de 58 millions d’abonnés. L’étude baptisée «Ceffalo» qui concerne enfants et adolescents ou l’étude épidémiologique Interphone, dont les résultats sont promis pour bientôt, sont dès lors très attendues.

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Les sénateurs votent l’interdiction des téléphones portables dans les écoles


LEMONDE.FR avec AFP | 07.10.09 | 17h04  •  Mis à jour le 07.10.09 | 17h42

Le Sénat a interdit, mercredi 7 octobre, l’usage des téléphones portables dans les écoles maternelles, primaires et collèges, dans le cadre du projet de loi sur le Grenelle 2 de l’environnement, par mesure de précaution pour la santé des enfants.

Le Sénat a également relevé à 14 ans le seuil d’interdiction de la publicité pour les portables à destination des enfants, que le projet de loi du gouvernement avait fixé à 12 ans. Il a en outre prévu d’“assurer une plus grande protection des travailleurs amenés à utiliser quotidiennement des téléphones portables”.

Outre ces apports spécifiques du Sénat au Grenelle 2, la Haute Assemblée — qui devrait examiner ce texte jusqu’à jeudi, avant sa transmission à l’Assemblée nationale — a adopté les autres dispositions de l’article 72 du texte, visant à renforcer l’encadrement en matière d’ondes électromagnétiques : l’équipement des portables en kit mains libres ou oreillette, qui limitent l’exposition du cerveaux aux ondes, sera obligatoire ; les résultats des mesures sur les champs électromagnétiques émis par les équipements de télécommunications électroniques seront rendus publics ; les distributeurs d’électricité devront réaliser des mesures des champs induits par les lignes à haute et très haute tension, dont les résultats devront être transmis annuellement à l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), qui les rendra publics.
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« Tout sauf Free » ou la tentation de l’oligopole


JEAN-CHRISTOPHE FERAUD EST CHEF DU SERVICE HIGH-TECH-MEDIAS DES « ECHOS »

Condamnés en novembre 2005 à payer 534 mil- lions d’euros pour s’être « entendus » dans le cadre d’un « Yalta » visant à maintenir leurs parts de marché respectives, les trois grands opérateurs français qui se partagent le pactole du téléphone mobile ont-ils vraiment fait amende honorable ? Rien n’est moins sûr. Malgré la confirmation de la sanction en juillet 2007, Orange, SFR et Bouygues Telecom ne sont pas loin de récidiver aujourd’hui en reprenant en choeur le slogan « TSF »… pour « Tout sauf Free ».

A la veille de la remise des dossiers de candidatures pour la 4e licence mobile prévue le 29 octobre, le triumvirat s’active en coulisses pour torpiller l’arrivée d’un nouvel opérateur qui, selon toute vraisemblance, devrait être Free. Surnommé le « trublion de l’Internet », l’inventeur de l’offre « triple play » (fixe + Internet + télévision) à 29,99 euros, se fait fort de diviser par deux les prix du mobile en France ! Rodomontade ? La perspective fait en tout cas frémir les trois opérateurs installés. Ces derniers se sont en effet habitués à engranger des marges brutes… très confortables (30 à 40 % !). Et avec l’iPhone et le boom de l’Internet mobile, ils espèrent bien continuer à profiter de la progression constante de l’Arpu – revenu moyen par abonné – qui atteignait 39 euros en 2008 et flirte avec les 45 euros aujourd’hui. L’un des plus élevés d’Europe…

Pour maintenir son oligopole, la « bande des trois » – comme l’appelle Free – ne ménage pas ses efforts. Et cela semble payer… Le 15 septembre dernier, à la stupeur générale des députés UMP venus déjeuner à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a subitement déclaré son hostilité à l’arrivée d’un « trublion » du mobile : « Je suis sceptique et réservé sur le choix d’un quatrième opérateur. Le prix le plus bas n’est pas forcément le meilleur. Il faut voir la qualité des postulants. » Un véritable Scud contre Free, qui était jusque-là le grand favori de la compétition lancée le 1er août. Bouygues, SFR et Orange ont savouré l’instant. Mais la sortie présidentielle n’a pas vraiment plu au Premier ministre, partisan avec l’Arcep (le gendarme des télécoms) d’une vraie baisse des prix du mobile au bénéfice du consommateur. « Libération » rapportait récemment cette pique qui aurait été lancée par François Fillon à Nicolas Sarkozy : « Monsieur le président, les trois opérateurs dont vous avez parlé, ce sont bien ceux dont vous disiez il y a trois mois qu’ils se gavent ? »

En attendant, fort de ce qui semble bien être un soutien de l’Elysée, le lobby anti-Free redouble donc d’efforts pour mettre des bâtons dans les roues du nouvel entrant. Bien rodé, son argumentaire en quatre points arrose décideurs politiques, rédactions parisiennes, associations de consommateurs… Cela donne en substance :

1.  « Le prix de la licence a été “ bradé” à 240 millions d’euros » (contre 619 millions payés par chacun des opérateurs en place) ; c’est le patrimoine de l’Etat que l’on solde. Thèse récemment défendue dans « Les Echos » par le PDG de Vivendi (SFR), Jean-Bernard Lévy. Elle est discutable. Pour ce prix, le 4e opérateur n’aura, au début, que 5 MHz de fréquence disponible, contre 15 MHz chacun) pour les trois autres.

2.  « Un 4e opérateur c’est le carnage social assuré »  : il y a un an, Martin Bouygues, toujours dans « Les Echos », n’hésitait pas à chiffrer « entre 10.000 et 30.000 » les emplois qui seront détruits chez les trois opérateurs mobiles par l’arrivée d’un concurrent qui fera pression sur les prix, donc sur les coûts. Et après un 24e suicide en dix-huit mois, France télécom  voit inévitablement Free comme un facteur de stress supplémentaire pour ses troupes déjà bien éprouvées. Quant à l’équipementier Alcatel, il s’inquiète du fait que le champion du « low cost » pourrait choisir de se fournir auprès d’un chinois comme Huaweï ou ZTE…

3.  « Les prix du mobile sont déjà assez bas en France » , assure le triumvirat la main sur le coeur. Ils seraient même « les plus bas d’Europe ». Pourtant, pour la Commission européenne, l’Hexagone serait l’un des pays du Vieux Continent où le mobile est le plus cher juste derrière l’Espagne avec en moyenne 30 euros pour 2 heures et 50 SMS… De fait, si l’Arpu atteint 45 euros, c’est bien grâce à une jungle tarifaire régulièrement dénoncée par les associations de consommateurs. Et la facture a tendance à s’envoler pour les possesseurs d’iPhone : elle atteindrait 86 euros !

4.  « Free fait le coucou sur le réseau des autres opérateurs. »  L’accusation n’est pas neuve. Free a construit son succès dans l’ADSL en s’engouffrant dans la brèche du « dégroupage », la loi obligeant l’opérateur historique à fournir aux opérateurs alternatifs un accès à la boucle locale (les derniers mètres de cuivre allant jusqu’à l’abonné). En limitant ainsi ses investissements d’infrastructure, le nouvel entrant a pu casser les prix et lancer sa fameuse offre à 29,99 euros. Mais dans le cas de la 4e licence mobile, Free aura une obligation de couverture de 25 % du territoire dans les trois ans, ce qui reviendra à installer 6.000 antennes. Mais les trois opérateurs en place soupçonnent déjà le nouvel entrant de vouloir venir jouer au « coucou » sur leurs pylônes…

Ce lobbying est dans l’ordre des choses. Après tout, TF1 avait bien rédigé un « Livre blanc » pour demander – et obtenir – la suppression de la publicité sur France Télévisions. Le fondateur de Free, Xavier Niel, est d’ailleurs loin d’être lui-même un enfant de choeur. Il dispose d’excellents relais dans les médias et les milieux politiques. Et s’il se présente comme le « Robin des bois » du mobile, son groupe est surtout connu pour être le champion du « low cost » et du service client aux abonnés absents… Mais dans une économie de marché normalement constituée, il y a quelque chose de surprenant à voir trois poids lourds du CAC 40 s’échiner ainsi à tuer toute concurrence dans l’oeuf. Au point, dit-on, d’encourager par tous les moyens une candidature alternative à la 4e licence quelque peu hétéroclite autour de Virgin Mobile, du câblo-opérateur Numéricable… voire du nabab égyptien des télécoms Naguib Sawiris. C’est décidément « Tout sauf Free ».

JEAN-CHRISTOPHE FERAUD.

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Pradines. Antenne-relais : un face à face pacifique avec la police


   Publié le 07/10/2009 09:50 | Jean-Michel Fabre.

les négociation entre l'officier de police et les habitants du Pech Poutary. Photo DDM,Marc Salvet

les négociation entre l'officier de police et les habitants du Pech Poutary. Photo DDM,Marc Salvet
les négociation entre l’officier de police et les habitants du Pech Poutary. Photo DDM,Marc Salvet

Hier, au hameau de Pech Poutary, sur les hauteurs de Pradines, les opposants à l’antenne -relais de téléphonie mobile qu’Orange compte ériger à côté du château d’eau étaient sur le pied de guerre dès le début de la matinée. Sur le chemin des Giganties menant au site, une table de camping a été mise en travers, une banderole déroulée au milieu de la route pour faire barrage aux véhicules chargés de transporter le matériel de construction. Souriant mais décidés, les riverains vont t obliger les responsables du chantier à différer l’acheminement du mat d’antenne. « Nous ne bougerons pas « annonçait tranquillement un manifestant en précisant que l’association de défense constituait un nouveau dossier pour ester en justice devant le tribunal administratif.

Une résistance pacifique s’est, donc, organisée sous le regard des policiers. Attendant que la voie soit libre, le semi-remorque transportant le tronc de pin long d’une vingtaine de mètres qui servira d’antenne patientait au bas de la côte. Puis vers 11 heures, la tension a grimpé de quelques degrés lorsque le camion s’est avancé sur le chemin. Les opposants ont répliqué par un sit-in sur la voie de circulation.

Une négociation et un référé d’urgence

Une heure plus tard, des consignes d’évacuation sont données par la préfecture. Le capitaine Calmejane mène la négociation : « En bloquant la circulation vous êtes dans l’illégalité totale, je me dois d’intervenir. la société Orange peut aussi se retourner contre vous ».

La possibilité offerte aux manifestants de déposer un référé au tribunal de Cahors qui suspendrait les travaux convainc les plus réticents à lever le blocus. « À 12 contre 12 policiers on ne va pas quand même aller à l’affrontement ! ».

Quelques minutes de tractations plus tard, la voie est libre, le camion et son chargement plus encombrant que lourd (le mat pèse 900 kg) peuvent accéder à la zone du château d’eau, un mamelon situé à une cinquantaine de mètres environ de la première maison.

Dans l’après-midi, les représentants de l’association Pech Poutary se sont rendus au palais de justice pour déposer le référé. Ils mettent tous leurs espoirs dans le deuxième recours porté devant le tribunal administratif arguant du principe de précaution.


Pradines. Election des commissions permanentes au conseil municipal

Lors du dernier conseil municipal de Pradines du 28 septembre, ont eu lieu les élections des représentants des commissions permanentes à la mairie. Commissions des finances : l’ensemble du conseil. Commissions agenda 21 : Mmes Andraud, Debba, Duppi, Bergougnoux, Couraud, Messieurs Martinez, Brouqui, Couraud. Commissions Urbanisme : l’ensemble du conseil. Commission affaires scolaires : Mes Dalbarade, Andraud, Couderc, Randrianiaina Mac, Messieurs Feraud, Cavalier, Della Nora. Commission Culture – communication : Mesdames Sevrin Cancé, Andraud, Couderc, Duppi, Randrianiaina Mac, Mademoiselle Couraud, Messieurs Royer, Feraud, Cavalier, Couraud, Della Nora, Martinez. Commission ressources humaines : Messieurs Liauzun, Martinez, Feraud, Royer, Cavalier, Alazard, Della Nora, Vignes. Commissions patrimoine, travaux et Voirie : Mesdames Randrianiaina Mac, Andraud, Messieurs Brouqui, Feraud, Alazard, Royer, Garrigues. Commission associations, sports : Mesdames Andraud, Bergougnoux, Couderc, Duppi, Randrianiaina Mac, Messieurs Vignes, Cavalier, Alazard, Couraud, Feraud, Royer, Della Nora. L’ensemble des commissions ont été votées et approuvées par la majorité des votants.

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Manif devant la mairie : « Non aux antennes relais »

 
Publié le 06/10/2009 08:52 | B.-H. Saint-Paul

L’association Pech Poutary a déposé un recours contre une délibération municipale. Orange doit débuter ses travaux aujourd’hui.

Les habitants du hameau du Pech Poutary craignent pour leur santé. Photo DDM, Marc Salvet.

Les habitants du hameau du Pech Poutary craignent pour leur santé. Photo DDM, Marc Salvet.
Les habitants du hameau du Pech Poutary craignent pour leur santé. Photo DDM, Marc Salvet.

« Nous voulons montrer qu’on est toujours là et que le combat continue », martèle Laetitia Ousset, présidente de l’association Pech Poutary. Une quinzaine de membres ont manifesté hier après-midi devant la mairie de Pradines. Leur combat : empêcher l’installation d’un mât de 15 mètres de haut, devant accueillir trois antennes relais GSM et UMTS de la société Orange, près du château d’eau de Pradines. Justement, des travaux de rénovation du château d’eau ont débuté et l’association est bien décidée à empêcher le déroulement du chantier de l’antenne.

Initialement, cette dernière devait être installée sur l’église de Labéraudie, mais suite au déplacement à Cahors de l’antenne de Lamothe sur le toit du conseil général (depuis cet été, pour une durée de deux ans. Le conseil général a fait procéder avant et après l’installation à des mesures d’émission), Orange a souhaité installer son antenne de Pradines sur les hauteurs.

« Nous ne sommes pas contre une antenne, mais contre son installation là. Pourquoi ne la met-on pas avec celle de Bouygues ? Ou entre le château d’eau et le lotissement ? », poursuit Laetitia Ousset, dont l’association reçoit le soutien de l’association nationale Priartem et dénonce un manque de dialogue de la part de la mairie. Elle met aussi en doute les engagements d’Orange sur la puissance d’émission.

Le maire réfute…

Le maire, Didier Mercereau, s’inscrit en faux : « J’ai reçu l’association plusieurs fois, y compris avec Orange. Nous avons proposé qu’il y ait des mesures de puissance d’émission, prises avant et après l’installation. L’association ne m’a jamais répondu.

Toutes les délibérations municipales ont été affichées à la mairie. Orange a par ailleurs, affiché sur le site sa déclaration des travaux, en présence d’un huissier, il y a plusieurs semaines.

Je comprends qu’on ne soit pas d’accord mais on voit que comme souvent, on n’est pas contre les antennes du moment que c’est chez le voisin… Au Pech Poutary on est contre une antenne de téléphonie mobile – alors qu’il y a celles de Cahors juste en face -, et en même temps, au hameau de Flottes, on me demande une antenne wi-fi pour avoir l’ADSL ! ».

Le Lot compte plusieurs dizaines d’antennes relais de téléphonie mobile, dont neuf situées à Cahors. Des oppositions se sont fait jour, notamment à Gindou, Lauresses, et donc Pradines, où le bras de fer s’est engagé.

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Les travaux du Pr Belpomme sur l’électrosensibilité.

Electrosensibilité, partie 1 : Intervention du Pr. Belpomme, le 12 novembre 2008, à l’occasion d’une réunion organisée par les verts Paris du XVIII et à laquelle étaient présents, entre autres, Denis Baupin (les Verts), Bertrand Piéri (Supap-FSU) et Etienne Cendrier (Robin des Toits). Le Pr Dominique Belpomme décrit le syndrome d’hyperélectrosensibilité ou EHS et propose les moyens pour établir à plus ou moins long terme sa pleine reconnaissance sur le plan médical et sociétal.


Electrosensibilité : Dominique Belpomme 1-2 : 12/11/2008
par papachou95

Electrosensibilité, partie 2 : Intervention du Pr. Belpomme, le 12 novembre 2008, à l’occasion d’une réunion organisée par les verts Paris du XVIII et à laquelle étaient présents, entre autres, Denis Baupin (les Verts), Bertrand Piéri (Supap-FSU) et Etienne Cendrier (Robin des Toits). Le Pr Dominique Belpomme décrit le syndrome d’hyperélectrosensibilité ou EHS et propose les moyens pour établir à plus ou moins long terme sa pleine reconnaissance sur le plan médical et sociétal.
 

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Le Pr. Belpomme en colloque au sénat : "Technologie sans fil : un nouvel enjeu sanitaire"

Source ARTAC : http://www.artac.info

En 1984, l’ARTAC a été créée par le cancérologue Dominique Belpomme pour mettre à la disposition du corps médical et des malades plusieurs médicaments anticancéreux. Si l’ARTAC a changé sa thématique de recherche depuis 2001, c’est qu’elle ne peut se satisfaire des 50% des malades qui ne guérissent toujours pas et de l’incidence croissante des cancers dans tous les pays industrialisés.

Hormis le tabagisme qui demeure la cause d’environ 25% des cancers en France, aucun des facteurs liés à notre mode de vie n’est en lui-même certainement mutagène. Or, sans mutation, il ne peut survenir de cancer. Il est aujourd’hui devenu évident au niveau scientifique qu’un très grand nombre de cancers non liés au tabagisme sont causés par des facteurs environnementaux, en particulier par la pollution chimique.

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IMMOBILIER – Antennes relais : toutes les questions que vous vous posez

INTERETS PRIVES – Date de parution: 07/2009

Source:http://interetsprives.grouperf.com/article/0667/ms/intprims0667_8289.html?l=123,15;274,55;642,53;928,19;1180,19;1377,83;3779,112;6158,83;6605,47;7303,86;7513,45;9267,51;9464,173;10235,81;10844,142&chk=43076&db=5

Les antennes-relais, nécessaires à la téléphonie mobile, se multiplient sur le territoire. Sont-elles dangereuses pour l’homme ? Peut-on s’en protéger ? Réponses.

Mars 2009. Un coup de tonnerre vient d’ébranler le « petit » monde des opérateurs de téléphonie mobile : trois décisions de justice(voir encadré) ont, coup sur coup, ordonné le démontage d’antennes-relais ! Bouygues Télécom, SFR et Orange, les trois opérateurs nationaux se sont vu opposer le principe de précaution, ajouté en 2005 à la Constitution (dans le cadre de la Charte de l’environnement). Mais de quelle précaution s’agit-il ? Les antennes-relais sont-elles dangereuses pour l’homme ? C’est bien là le noeud du problème, qui ne manque pas de faire débat jusque dans les rangs de l’Assemblée nationale. Propositions de loi, Grenelle des ondes, pétitions, plaintes de riverains… Les antennes-relais ne laissent pas indifférent aujourd’hui. Explications.

Y a-t-il un problème de santé publique ?

50 000 : c’est le nombre d’antennes-relais de téléphonie mobile érigées sur le territoire français. Elles permettent aux 56 millions d’utilisateurs du téléphone portable de converser, d’échanger des SMS et de naviguer sur Internet. Au-delà du préjudice esthétique, pourquoi provoquent-elles tant de débats ? Car ces antennes, culminant à plusieurs mètres de hauteur, émettent des ondes ou champs électromagnétiques (CEM) 24 heures/24 (comme les fours à micro-ondes, le Wi-Fi, etc.). Or, comme l’indique la Commission de sécurité des consommateurs (CSC), il est scientifiquement prouvé qu’une partie de l’énergie émise par les CEM est absorbée par le corps humain. D’ailleurs, il existe, pour les téléphones portables, une unité de mesure qui le quantifie : le DAS, débit d’absorption spécifique.

Doutes. Ce qui n’est pas établi, en revanche, ce sont les éventuels effets sur la santé… D’aucuns se plaignent de migraines, d’anxiété, de fatigue, d’autres craignent la survenance de cancers. Le doute plane et les scientifiques sont loin du consensus : plus de 1 400 études menées à ce jour conduisent à des conclusions différentes. Ce que rappellent les trois décisions de justice…

Et ailleurs en europe ?

Il y a un gouffre entre les seuils d’exposition aux ondes radio en France (de 41 à 61 V/m), qui est la plus mauvaise élève, et dans les autres pays européens… :

– Italie : 20 V/m,

– Pologne : 6,14 V/m,

– Suisse : 4 à 6 V/m,

– Luxembourg : 3 V/m,

– Lichtenstein : 0,6 V/m en 2012.

Source : AFOM, Association française des opérateurs mobiles.
 
Où en est la réglementation  en France ?

Les niveaux d’émission des champs électromagnétiques (CEM) se mesurent en volts par mètre (V/m). Pour la France, les seuils limitatifs réglementaires d’exposition du public aux CEM émis par les antennes-relais sont fixés par le décret 2002-775 du 3 mai 2002. Ils sont de :

– 41 V/m pour le système de fréquences de 900 MHz (mégahertz),

– 58 V/m le système 1 800 MHz,

– 61 V/m pour les UMTS (2 100 MHz ; la technologie 3 G, Wi-Fi, WIMAX).

Seuils à revoir ? Là où le bât blesse, c’est que ces seuils sont calqués sur une recommandation européenne de… 1999 ! « Vu l’évolution technologique, ils sont obsolètes ! », s’inquiète Janine Le Calvez, présidente de l’association Priartem*. Elle et d’autres associations (Robins des toits, Agir pour l’environnement…) demandent un abaissement des seuils à 0,6 V/m (un chiffre tiré d’études autrichiennes). Sans aller jusque-là, le Parlement européen vient de recommander aux États membres de « revoir les limites fixées pour les champs électromagnétiques » (résolution du 23 février 2009).

Quant au DAS (niveau d’énergie absorbé par le corps), il est de 2 W/kg (watts par kilo) maximum et doit être indiqué sur les notices de chaque téléphone mobile (arrêté du 3 octobre 2003).

Qu’est-ce qui va changer ?

Le 23 avril dernier, le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et les secrétaires d’État à l’Économie numérique et à l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet et Chantal Jouanno, ont organisé dans l’urgence un « Grenelle des ondes ». L’atmosphère électrique qui a entouré ce Grenelle s’est accentuée au sortir de la table ronde. Les dix promesses faites par le ministre de la Santé font pâle figure face aux revendications.

Plus d’informations. L’accent sera mis sur l’information au consommateur : un site Internet, des notices explicatives sur les radiofréquences, l’affichage du DAS sur le descriptif en magasin de chaque téléphone portable… Seule véritable action : l’interdiction pour les enfants d’utiliser leur mobile dans les écoles primaires. Aucune révision des seuils n’a, elle, été annoncée…

Comment agir individuellement ?

Peut-on empêcher, en tant que simple particulier, l’édification d’une antenne-relais près de chez soi ? Depuis les décisions successives de la cour d’appel de Versailles (4 février), du TGI de Carpentras (16 février) et du TGI d’Angers (5 mars), à l’origine du Grenelle des ondes, la réponse est plutôt positive…

Se renseigner en mairie. Tout d’abord, comment savoir si son quartier ou, pire, son immeuble va bientôt être « agrémenté » d’une antenne-relais ? « Il suffit d’aller voir en mairie et sur le lieu d’édification où l’affichage est obligatoire », répond Janine Le Calvez. Dès ce moment, il ne faut pas hésiter à monter un collectif », poursuit la présidente de Priartem. Un avis que partage maître Richard Forget, avocat au barreau de Paris et plaideur face à Bouygues Télécom : « Nous avons voulu recréer une mini ”class action” pour avoir plus de poids. Les plaideurs ont ainsi pu être remboursés de leurs frais d’avocat. »

Trouble du voisinage. Quels arguments juridiques invoquer ? Pas directement le principe de précaution en tout cas. Dans le cas des trois décisions de justice précitées, le démontage des antennes-relais a été obtenu sur le fondement du trouble anormal de voisinage (voir IP suppl. 666). Dans l’affaire Bouygues, les juges ont considéré que les riverains d’antennes-relais peuvent justifier d’une « crainte légitime » constitutive d’un trouble d’ordre sanitaire.

Risque sanitaire. D’une part, le seul fait que l’installation en cause respecte les normes d’exposition françaises (en V/m, voir p. 18) ne prouve pas que cette exposition soit inoffensive pour le corps humain. D’autre part, les études scientifiques et aussi les positions législatives divergentes entre les pays (voir encadré) conduisent à qualifier de sérieuse l’incertitude quant à l’innocuité des CEM… « Exposer son voisin contre son gré à un risque certain constitue un trouble anormal de voisinage », conclut la cour d’appel de Versailles ! Preuve de l’importance du risque aux yeux des juges : la décision d’Angers (5 mars 2009), elle est la première application en référé du principe de précaution…

Préjudice financier. Il est également possible d’invoquer un préjudice esthétique résultant d’une « présence visuelle négative permanente », tel que l’ont invoqué les plaignants contre SFR (TGI Carpentras, 16 février 2009), mais aussi une dépréciation du bien. « Plusieurs experts de Laforêt immobilier, Chevreuse immobilier et Demeures et châteaux de France ont attesté qu’un bien situé à proximité d’antennes perd environ 30 % de sa valeur ! », détaille maître Forget. Dans les deux cas, les juges « accordent plutôt des dommages et intérêts, mais n’ordonnent pas le démontage des antennes », prévient-il.

Que faire dans une copropriété ?

Voici quelques conseils pour contrer la copropriété de son immeuble si elle souhaite donner son accord pour l’installation d’une antenne-relais.

Avant installation. C’est simple, il suffit de voter non à la résolution de l’assemblée ! Depuis un arrêt de la cour d’appel de Paris du 7 avril 2005 (n° 04/12610), l’accord des copropriétaires, pour la mise en place d’une antenne-relais sur le toit de l’immeuble, doit être obtenu à l’unanimité… Une voix contre suffit à faire obstacle.

Après installation. Si l’antenne est déjà installée, il n’y a pas grand chose à faire, sauf à se renseigner sur la date de reconduction du contrat de bail donné à l’opérateur (la durée varie selon les contrats). « Il existe là un vide juridique, déplore maître Forget. Il n’est pas sûr que la règle de l’unanimité s’applique pour la reconduction du bail. » Il ne resterait alors qu’une autre option : en venir aux mains… judiciaires !

*Pour une réglementation des implantations d’antennes-relais de téléphonie mobile.

Trois coups de semonce

Trois décisions de justice rendues contre les opérateurs de téléphonie mobile ont marqué le début d’année. Rappel des faits :

– 4 février : Bouygues Télécom est condamné par la cour d’appel de Versailles à l’enlèvement, sous astreinte de 500 € par jour, de ses antennes-relais à Tassin-la-demi-lune (69). L’opérateur doit verser 7 000 € de dommages et intérêts à chacun des trois couples plaignants. Bouygues s’est pourvu en cassation.

– 16 février : c’est au tour de SFR d’être condamné par le TGI de Carpentras à démonter une antenne de 20 mètres de haut sur la commune de Châteauneuf-du-Pape (84). L’astreinte est, cette fois, de 400 € par jour et les dommages et intérêts de 1 500 € pour les plaignants.

– 5 mars : le TGI d’Angers, statuant en référé, a interdit à Orange d’ériger trois antennes sur le clocher d’une église.
 

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Pradines. Mobilisation contre l’antenne relais lundi


   Publié le 03/10/2009 03:52 | LaDepeche.fr

Une partie des membres de l'association « Pech de Poutary ».

Une partie des membres de l'association « Pech de Poutary ».
Une partie des membres de l’association « Pech de Poutary ».

« Non à l’implantation d’une antenne relais au « Pech Poutary » (château d’eau) à Pradines » : c’est le cri qu’avaient lancé en février dernier, les membres de l’association « Pech de Poutary », très déterminés à s’opposer à cette installation trop près des habitations (50 à 80 mètres) de ce secteur de Pradines. Ce projet n’avait pas fait l’unanimité au sein de l’équipe municipale lors d’un vote qui avait recueilli 9 pour, 7 contre et 7 abstentions.

À l’époque une pétition avait recueilli plus de 500 signatures de riverains et de Pradinois. Ils avaient dénoncé la non-information et avaient demandé à la mairie d’appliquer le principe de précaution, à cause des conséquences néfastes des ondes électromagnétiques. Parmi leurs requêtes également, le choix d’un autre site pour cette antenne, plus éloigné des habitations. L’association avait demandé au maire et à ses conseillers de tenir leurs engagements électoraux.

En février Lætitia Ousset, vice-présidente de l’association, rappelait : « Durant la campagne et sur le bulletin municipal, le maire n’a cessé de dire qu’il souhaitait développer l’écologie, plus de dialogue, de transparence avec la population. Or du dialogue il n’y en a point eu et on nous a mis devant le fait accompli ». Le maire de Pradines les avait ensuite reçus et allait voir ce qui pourrait être fait.

Mais il semble que les travaux de l’antenne vont bientôt débuter. Aussi, l’association « Pech Poutary », n’ayant pas été mise au courant de la suite que donnait la mairie à cette affaire, invite tous les citoyens de la commune à venir les soutenir. Un rassemblement est prévu lundi 5 octobre, sur le parvis de la mairie de Pradines de 16 heures à 18 heures.

Si vous souhaitez soutenir cette action, contactez : Abder Jaballah au 05 65 23 26 30, président de l’association, ou Lætitia Ousset au 05 65 35 33 05, vice-présidente.

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Eaunes. Antennes-relais : des risques pour la santé ?


  Publié le 02/10/2009 03:47 | LaDepeche.fr


Lundi prochain, le débat se penchera sur les antennes-relais.
Lundi prochain, le débat se penchera sur les antennes-relais.

Annoncés au forum des associations, les débats éco citoyens de l’association Eaunes Environnement et Qualité de Vie reprennent leur rythme : le lundi 5 octobre à 20h30, à la salle Damien Guarrigues (à l’abbaye), le public est cordialement invité à échanger et débattre dans une ambiance conviviale autour de la question des risques liés aux antennes-relais et plus largement aux ondes électromagnétiques qui traversent notre quotidien. Il y a 6 mois environ le gouvernement réunissait opérateurs et associations pour un Grenelle des ondes. Qu’est-il sorti de cette rencontre ? Quels principes de précaution retenus vis à vis des effets potentiels des radiofréquences ? Où en sommes-nous ? Questions complexes mais incontournables : des antennes sont déjà implantées dans notre environnement proche, d’autres implantations sont en cours de réalisation. Des membres du Collectif Antennes 31, confrontés à des situations diverses, viendront en débattre lors de ce débat. Le site de l’association actualisé en continu : http://eaunes.environnement.free.fr/

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Antenne relais au centre ville : le débat différé


  Publié le 02/10/2009 03:47 | P.Mz

Environnement. Le référé reporté au 5 novembre.

Le débat n'est pas tranché au sujet de l'implantation d'une antenne sur les toits du centre ville.Photo DDM,

Le débat n'est pas tranché au sujet de l'implantation d'une antenne sur les toits du centre ville.Photo DDM,
Le débat n’est pas tranché au sujet de l’implantation d’une antenne sur les toits du centre ville.Photo DDM,

Caramba, encore raté ! Pour la seconde fois, le référé intenté par Me Morel pour le compte de ses clients commerçants du centre ville contre l’implantation d’une antenne SFR rue de la République, a été reporté. Le débat judiciaire n’a donc pas eu lieu, hier, comme prévu. La raison ? « J’ai reçu de la partie adverse, 53 pages de conclusions et 200 pages contenant des pièces relatives au projet, hier (N.D.L.R. : mercredi) », explique Jean-François Morel. Ce second report, cette fois à la demande des plaignants, offre néanmoins un sursis supplémentaire à ces derniers, l’opérateur s’étant engagé à ne pas installer d’antennes avant la décision de justice. Nouvelle audience le 5 novembre donc !

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Blagnac. La ville est candidate au «Grenelle des ondes»


Publié le 01/10/2009 03:49 | Aurélie Alric

Environnement. Les associations poursuivent le combat contre les antennes. La mairie les écoute.

Les collectifs blagnacais ont rencontré Pascal Boureau mardi soir.Photo DDM, A.A.

Les collectifs blagnacais ont rencontré Pascal Boureau mardi soir.Photo DDM, A.A.
Les collectifs blagnacais ont rencontré Pascal Boureau mardi soir.Photo DDM, A.A.

Les collectifs du quartier de l’Aérogare et de l’avenue du Parc qui dénoncent la présence des antennes-relais, notamment à proximité des écoles, ont rencontré Pascal Boureau, adjoint délégué à l’environnement et au cadre de vie, mardi soir.

Sujet du jour : la candidature de Blagnac au Grenelle des ondes, lancé par le ministère de la Santé. Face aux actions menées par les associations blagnacaises pour alerter la population sur les risques liés à l’exposition aux ondes électromagnétiques, la municipalité a décidé de répondre à l’appel de candidature du gouvernement. Entre 12 et 20 villes témoins seront sélectionnées pour participer à une table ronde avec les opérateurs de téléphonie dans le but de limiter le seuil d’émissions des ondes à 0,6V/m, mesure certifiée sans danger pour la santé publique par les experts indépendants.

La municipalité s’engage

« Le dossier de candidature doit être déposé avant le 31 octobre. D’ici là, nous souhaitons travailler avec les associations pour développer un argumentaire solide qui nous permettra de faire partie des villes sélectionnées », a précisé Pascal Boureau.

De leur côté, les collectifs ont rappelé leurs inquiétudes pour la santé des personnes fragiles.

« Cela fait maintenant trois ans que nous réclamons le redéploiement des antennes », rappelle Dora Pinel, membre du collectif de l’avenue du Parc. Et Caroline Cambon, du collectif de l’Aérogare d’ajouter : « Nous sommes inquiets pour nos enfants. Nous avons organisé des mesures à l’école de l’Aérogare. Les pics atteignent 5,3V/m alors que les mesures entreprises par la municipalité ne dépassent pas le seuil des 1,3V/m. »

« Notre objectif est de mettre en place des mesures régulières qui permettent de déterminer les préjudices subis par la population sur du long terme. Ces éléments nous permettront de négocier un redéploiement des antennes avec les opérateurs », a précisé Pascal Boureau. « En étant sélectionnés pour le Grenelle des ondes, nous obtiendrions des aides matérielles qui faciliteraient nos démarches. Si nous ne sommes pas retenus, la commune prendra à sa charge les mesures à effectuer et la démarche sera entamée dès la fin de l’année ». Les villes choisies pour participer au Grenelle seront connues dès la mi-novembre.

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"La municipalité encore épinglée sur les ondes électromagnétiques" – Hérault du Jour – 29/09/2009

 

Société. Les partisans d’une téléphonie respectueuse de la santé viennent de réaliser un film sur Béziers.

Forts du succès rencontré lors de leur première présence à la Journée des Associations sur les allées Paul Riquet de Béziers, les membres de la coordination des collectifs ou comités biterrois pour une téléphonie respectueuse de la santé publique, ont décidé d’en tirer un filln.

« Cette production, qui sera diffusée prochainement sur le site internet www.next-up.org, est un témoignage audiovisuel de l’inquiétude des Biterois par rapport aux ondes électromagnétiques diffusées via les antennes relais, Car nous avons rencontré de nombreuses personnes qui nous ont fait part de leur mauvaise expérience, notamment ce garagiste dont les ondes des antennes relais perturbent le fonctionnement de ses appareils électroniques de mesures », explique Bruno Goupille, président du mouvement.

Lire la suite sur le site de Robin des Toits.

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