Le courant ne passe pas autour des antennes relais


   Publié le 09/09/2009 04:35 | LaDepeche.fr

Les trois antennes devraient être implantées sur un immeuble

à l’entrée de la rue de la République comme l’indique le dessin

du projet présenté par Danielle Deloche. Photo, Chantal Longo.

Dominique Forestié, imprimeur au numéro 23 de la République, évoque une « troublante coïncidence ». Le commerçant faisant là allusion à la disparition d’un panneau de chantier. Qui se trouvait, quelques heures auparavant, non loin de l’entrée de son imprimerie. Un panneau qui indiquait qu’une installation d’une structure métallique servant de support pour des antennes de 3 mètres de hauteur allait être implantée sur le toit de l’immeuble faisant face à celui où il réside.

« Au début, indique Jean Forestié, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un permis de construire concernant la réfection d’un appartement ou quelque chose dans ce genre-là. Mais en y regardant d’un peu plus près, je me suis aperçu qu’il ne s’agissait pas du tout de cela. » Après un passage par la case mairie pour être mieux informé, Jean Forestié a vu ses interrogations se traduire en inquiétudes. La future implantation de trois antennes relais pour le compte des sociétés SFR SA et Sogetrel SA fut ainsi mise à jour, déclenchant un véritable branle-bas de combat dans une bonne partie de la rue de la République et de ses alentours. Et une pétition d’être mise en… chantier. Pour dire non à cette implantation.

« C’est Juste devant mon oreiller »Jean Forestié ne manque pas d’arguments convaincants pour dire son opposition à l’arrivée de ces antennes relais qui pourraient être placées juste devant sa ligne d’horizon. « Je vais me trouver à voir ces antennes depuis mon oreiller. Elles  sont prévues à quinze mètres à peine à vol d’oiseau de ma chambre. Il y a aussi pas mal de locataires dans mon immeuble. Tout cela est inquiétant au niveau des problèmes de santé que ce type d’installation peut entraîner. Même si les différents rapports traitant de ce chapitre sont assez controversés. Et puis les gens ne veulent pas habiter sous des antennes. ça entraîne, ipso facto, une baisse de la valeur des immeubles, c’est incontestable. » Sur la partie technique, Jean Forestié qui a trouvé un précieux appui auprès de sa plus proche voisine, Danielle Deloche (voir ci- dessous), livre ces arguments : « Je pense que nous risquons de nous retrouver face à u n système du genre 3 G avec 3 antennes qui couvrent chacune 120 degrés. Vous multipliez donc par trois et vous arrivez à 360 degrés. Il n’y aura donc aucune zone qui échapperait à leur rayonnement. Tout le monde sera concerné par ce phénomène » Sur le futur immédiat de ce dossier, le chef d’entreprise montalbanais a conscience des difficultés qui vont se présenter à lui et à ses amis du voisinage. « C’est un peu la lutte du pot de terre contre le pot de fer mais on peut tout de même regretter, qu’une fois de plus, la démocratie ait été sérieusement écornée dans cette affaire. On a l’impression que tout cela a été fait un peu en catimini ». Où l’on en revient à la « disparition » du fameux panneau…

Jean-Philippe Laulan

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Antennes-relais : "L’accumulation de taxes peut avoir des effets pervers"


   LEMONDE.FR | 08.09.09 | 16h04  •  Mis à jour le 08.09.09 | 16h15

anine Le Calvez, présidente de l’association Priartem (Pour une réglementation des antennes-relais de téléphonie mobile), réagit à l’annonce par le ministère de l’économie de la création d’une nouvelle taxe sur les antennes de téléphonie mobile, destinée à compenser partiellement la suppression de la taxe professionnelle.

Priartem plaide depuis longtemps pour la création d’une taxe verte sur les antennes. Comment accueillez-vous la nouvelle taxe proposée par le gouvernement ?

En premier lieu, rappelons que cette taxe ne s’inscrit absolument pas dans le cadre du Grenelle de l’environnement. C’est une mesure d’ordre purement fiscal, un simple transfert d’argent, qui vise à compenser la suppression de la taxe professionnelle. Les préoccupations de santé et d’environnement en sont volontairement absentes. Du point de vue de la communication du gouvernement, l’objectif est double : compenser une perte d’argent, mais aussi montrer aux Français qu’il se préoccupe des antennes-relais.

Quelles pourraient être les conséquences de cette taxe sur l’implantation des antennes de téléphonie mobile ?

Si le montant de la taxe est bel et bien fixé à 1 000 euros par an et par antenne, je crains que ça ne soit pas assez dissuasif pour en limiter le nombre, et ce n’est pas le but du gouvernement, d’ailleurs. En revanche, l’accumulation de taxes peut avoir des effets pervers. La Cour de justice des communautés européennes a autorisé le mois dernier les municipalités à taxer la présence d’antennes-relais sur leur commune, à hauteur de 2 500 euros par antenne et par an. L’empilement de ce type d’impôts pourrait inciter les opérateurs à restreindre le nombre d’antennes et à augmenter leur puissance. Et surtout, plus les mesures s’accumulent, plus notre projet d’une taxe “verte” s’éloigne.

A quoi pourrait ressembler une “taxe verte” sur les antennes-relais ?

Nous plaidons pour une taxe “verte” dont le produit alimenterait un fonds de recherche consacré aux effets des antennes sur la santé et sur l’environnement. La recherche sur les effets de la téléphonie mobile est déjà très limitée en France. Le conseil scientifique de la fondation Santé et Radiofréquences, qui mène une bonne part des recherches sur le sujet en France, a menacé de dissoudre son conseil scientifique si elle n’obtenait pas des garanties de la part du gouvernement sur les crédits alloués à la recherche scientifique. Si cette structure disparaît et qu’on ne crée pas de taxe en vue de lever des fonds, il n’y a plus de recherche.

Nous sommes par ailleurs oppposés à une taxation liée à chaque site d’implantation. Nous plaidons pour un réseau unique, établi en concertation avec tous les opérateurs. Le réseau actuel n’est pas rationnel. Les opérateurs s’implantent là ou ça leur rapporte le plus d’argent. Quant aux pylônes installés dans les zones blanches [sans couverture de téléphonie mobile], ils sont financés par les conseils généraux, c’est-à-dire par l’argent du contribuable. Une taxation verte basée sur le chiffre d’affaires des opérateurs et non sur leur lieu d’implantation permettrait de compenser cette injustice.

Propos recueillis par Audrey Fournier

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Mobilisation réussie contre une antenne-relais à Paris XVIII – JT France 2 (13h) – 07/09/2009


source :  FRANCE 2

Dans le XIII ème arrondissement de Paris, ce matin, des riverains ont bloqué physiquement l’arrivé d’une grue, empêchant l’opérateur téléphonique d’accéder au bâtiment.
L’association Robin des Toits demande un abaissement des puissances en deçà du seuil de précaution de 0,6V/m.
Cela est possible et a été mis en place en Toscane, en Italie, à Salzbourg, en Autriche et à Valence, en Espagne.
Aujourd’hui en France, une soixantaine de villes sont prêtes à tester ce seuil de 0,6V/m…

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Antennes relais : "une catastrophe en terme de santé publique"

Source : Le progrés

Sandine Wittmann est chercheur en cancérologie à lyon, au centre Léon-bérard. Pour cette chasselande dont les enfants sont scolarisés à l’école primaire Louis Pradel, l’installation par l’opérateur téléphonique Orange d’une antenne relais serait, selon ses propres termes, <<une véritable catastrophe en terme de santé publique >>.

Lire la suite de l’article sur le site de Next-up.

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Téléphonie mobile : ne ratez pas “Sous le feu des ondes” – ddmagazine.com

Source : Téléphonie mobile : ne ratez pas “Sous le feu des ondes” – ddmagazine.com

Écrit par Sylvain Michel  Le 20 juillet 2009

Arte propose une enquête sur les risques liés à l’utilisation du téléphone portable. Intitulée “Sous le feu des ondes”, elle est signée Jean-Christophe Ribot.

Diffusion mercredi 22 juillet à 22h15. Rediffusion samedi 25 juillet à 05H00, samedi 1 août à 10H55 et mardi 4 août à 05H00

(France, 2008, 52mn)

Les enjeux sont à la fois économiques et sanitaires. Ce documentaire diffusé par Arte souhaite trouver un équilibre entre les explications scientifiques et les enjeux qui pèsent sur la recherche. Pour mieux comprendre le problème des rayonnements électromagnétiques, le film se propose de répondre aux questions suivantes: Qu’est-ce qu’une onde magnétique?  Qu’est-ce que le Das ? L’électrohypersensibilité? Les effets non thermiques ?

Les spécialistes interrogés

Franz Adlkofer (Directeur de recherches), Fondation Verum (Allemagne) : Franz Adlkofer a coordonné le programme Reflex, programme de recherche financé par l’Union européenne, mené entre 2000 et 2004, et regroupant douze laboratoires de sept pays différents. Il a conclu à un effet génotoxique des rayonnements des téléphones mobiles sur l’ADN humain.

Lennart Hardell (Médecin épidémiologiste), Hôpital universitaire d’Örebro (Suède) : professeur d’oncologie et d’épidémiologie du cancer à l’université d’Örebro, en Suède. Ses recherches se sont principalement concentrées sur les facteurs de risque liés au cancer, tels que l’exposition aux pesticides et aux polluants persistants (herbicides, dioxine, PCB). Avec son équipe, il s’est penché sur les risques de tumeurs cérébrales liés à l’utilisation des téléphones cellulaires et des téléphones sans fil.

Olle Johansson (Neurobiologiste), Institut Karolinska (Suède) : Olle Johansson a été l’un des premiers chercheurs dans le monde à considérer sérieusement les symptômes de l’électrohypersensibilité. Il a publié au sein de son unité de dermatologie expérimentale plusieurs centaines d’articles originaux, écrit des chapitres de livres, donné de nombreuses conférences, participé à des revues sur les connaissances dans le domaine des neurosciences appliquées et fondamentales.

Isabelle Lagroye (Biologiste), maître de conférence EPHE, CNRS-IMS, université de Bordeaux (France)

Andrew Marino (Professeur de biologie cellulaire), LSU Health Sciences Center (Louisiane, États-Unis) : biophysicien, professeur de chirurgie orthopédique, Andrew Marino est l’un des précurseurs de la médecine électromagnétique. Auteur de trois livres et plus de 140 parutions scientifiques, dont la moitié porte sur les effets de la pollution électromagnétique sur le vivant.

Leif Salford (Professeur de neurochirurgie), Hôpital universitaire de Lund (Suède) : cet expert en chirurgie de tumeurs cérébrales a montré qu’une exposition de deux heures à des DAS de rayonnements GSM dix à cent fois inférieurs aux limites autorisées provoquait une perte d’étanchéité de la barrière sang cerveau chez le rat, provoquant une hausse significative du nombre de cellules nerveuses endommagées.

Rony Seger (Biologiste moléculaire), Institut Weizmann (Israël) : spécialiste des enzymes et de la signalisation cellulaire, Rony Seger s‘est penché sur la cascade d’événements immédiatement induite au sein d’une cellule après exposition à un stress électromagnétique de très faible puissance.

Bernard Veyret (Directeur de recherche au CNRS et directeur du laboratoire de bioélectromagnétisme), CNRS-IMS, université de Bordeaux (France) : Bernard Veyret a participé à la rédaction de nombreux rapports européens et français sur le thème « champs électromagnétiques et santé ». Il appartient à l’ICNIRP (International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection) qui détermine les normes d’exposition aux champs électromagnétiques.

Alain Vian (Physiologiste végétal), CNRS-LASMEA – Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand (France) : Alain Vian est un spécialiste du stress végétal, par exemple les signaux biochimiques émis par une plante dont les feuilles sont brûlées par une cigarette ou percutées par une goutte d’eau. Ses travaux prouvent que des micro-ondes de faible intensité provoquent sur une plante, dans les minutes qui suivent l’exposition, une réponse de stress, claire et sans équivoque. Sa méthodologie particulièrement bien pensée lui a valu d’avoir deux articles cités dans le top 100 des publications de l’année 2007, une distinction attribuée par un comité de 300 chercheurs internationaux en sciences de la vie.

Joe Wiart (Ingénieur), France Telecom R&D (France) : docteur en physique et directeur de l’unité de recherche de France Télécom sur l’interaction des ondes électromagnétiques et du corps humain, Joe Wiart est notamment responsable des mesures de DAS au sein d’Orange Labs. Ses travaux ont confirmé en 2008 que pour un même téléphone mobile, la tête d’un enfant était plus exposée que celle d’un adulte.

Lire l’article sur le site DD Magazine

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Michel Destot maire de Grenoble demande au gouvernement du concret

Communiqué de presse

Grenoble, le 25 mai 2009

Grenelle des antennes relais :

Les maires de grandes villes demandent une expérimentation de diminution de l’exposition aux champs électromagnétiques.

Associé aux travaux initiés par la ministre de la Santé sur la question des radiofréquences, de la santé et de l’environnement, Michel Destot se réjouit de la teneur des débats et de la dynamique qui ont permis de réunir pour la première fois associations, représentants d’usagers et de salariés, élus et opérateurs.

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