FRANCE 5 Soirée spéciale : Bienvenue dans le nanomonde le mardi 9 mars 2010 à 20h30

France5.gif       Présentateur : Sébastien Folin

   Bienvenue dans le nanomonde
Bienvenue dans le nanomonde est une soirée spéciale autour des nanotechnologies.
Sommaire : Entre chaque volet de la série documentaire, Sébastien Folin s’entretient avec un invité

Au programme :   4 documentaires:


1) Des nanos autour de nous 1/4 (20h35 à 21h30 – Réalisateur : Charles Antoine De Rouvre)


        Histoire : Le XXIe siècle va-t-il être celui des nanotechnologies, un ensemble de technologies nouvelles qui permet d’intervenir au coeur même de la matière ?


        Résumé : Les nanotechnologies pourraient bien changer la vision du monde. La fin du XXe siècle a vu l’informatique révolutionner le travail, l’industrie et les loisirs. Avec le XXIe siècle, la compréhension des mécanismes qui interviennent au coeur de la matière permet d’envisager des matériaux aux propriétés nouvelles, parfois inspirées de la nature, et donc la fabrication d’objets plus économes, plus légers, plus écologiques, plus petits. Des applications et des perspectives fascinantes à découvrir en compagnie des meilleurs experts européens et chercheurs du monde entier.   


2) Du micro au nano 2/4 (21h30 Durée 1h00  – Réalisateur : Charles Antoine De Rouvre)     


       Histoire : Oubliant la traditionnelle fabrication d’objets à partir de blocs de matière, la science de l’infiniment petit a fait naître l’idée d’assembler des objets atome par atome.


3) Des nanos en nous 3/4 (22h30 – Durée 55 min – Réalisateur : Charles Antoine De Rouvre)     


       Histoire : Les nanotechnologies vont permettre de mieux cibler les besoins notamment dans le domaine médical où les traitements se font au niveau de l’infiniment petit.
       Résumé : Les nanotechnologies vont modifier l’approche de la médecine et des biotechnologies. C’est dans ce domaine qu’elles sont le plus avancées, notamment en Europe. Des outils de diagnostic travaillant à l’échelle de la molécule permettent, par exemple, d’effectuer une analyse médicale dans un «laboratoire» pas plus gros qu’une carte de crédit. Déjà, les chercheurs européens travaillent à amener avec une extrême précision les médicaments nécessaires là où le corps en a besoin. Certaines applications sont déjà opérationnelles et apportent des espoirs spectaculaires, notamment dans le traitement du cancer.


4) Nanomonde et maxitrouille 4/4 (23h25 – Durée 55 min  –  Réalisateur : Charles Antoine De Rouvre)    

      Histoire : Travailler à l’échelle de l’invisible cristallise bien des peurs, aussi bien vis-à-vis de l’être humain que de l’environnement.

Les nanosciences déchaînent les passions dans les milieux scientifiques et politiques. Bien que ce nouvel univers puisse apparaître parfois comme relevant de la science-fiction, ses premières applications pratiques et ses implications sociales, économiques, et de santé publique, sont à l’origine d’un débat animé autour de la place du progrès, de la science, de l’avenir de l’humanité et de celui de notre planète. Quelles sont les conséquences de l’arrivée des nanotechnologies, quels en sont les risques ? Les institutions, mais aussi les organisations non-gouvernementales s’impliquent dans le débat. Depuis les laboratoires de recherche et de fabrication, depuis les lieux réunissant les promoteurs, ou les manifestations des opposants, voici une rencontre avec les protagonistes pour tenter de se frayer un chemin entre les fantasmes et la réalité. (Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants).

 

___________________________________________________________________

 

Commentaire personnel :

On peut regretter que la partie 4 qui est surement celle qui concerne le plus le citoyen soit diffusée à une heure aussi tardive.

 

 

Facebooktwitterlinkedinmail

Nanotechnologies : Des promesses et des risques

lesechost.png   Edité le 23/02/2010
Les nanotechnologies vont apporter des innovations majeures dans un grand nombre de domaines. Mais la taille infime des particules et le manque d’études sur leur toxicité suscitent des inquiétudes, comme le soulignait le dossier de présentation du débat public.

1.  De quoi s’agit-il ?

Nanosciences et nanotechnologies ne constituent pas vraiment de nouvelles disciplines mais permettent de revisiter des disciplines bien connues : chimie, physique, biologie, électronique, sciences des matériaux ou de l’environnement… Les progrès technologiques permettent de façonner des matériaux ou des objets toujours plus petits, mais le passage à l’échelle du nanomètre (milliardième de mètre soit 100 fois moins qu’une molécule d’ADN et 30.000 à 100.000 fois plus fin qu’un cheveu) ne constitue pas une simple étape supplémentaire de la miniaturisation. Car, à ces dimensions, les nanomatériaux n’obéissent plus aux lois ordinaires de la mécanique, mais possèdent des propriétés nouvelles obéissant aux lois de la physique quantique. Les nanomatériaux présentent également la capacité d’accélérer voire de déclencher des réactions chimiques (catalyse).

2. Quels sont les secteurs concernés ?

Aujourd’hui les applications concernent principalement trois domaines : santé et sciences du vivant, matériaux, électronique et technologie de l’information. Partant de là, les secteurs économiques sont évidemment bien plus nombreux. Les transports s’intéressent ainsi à des matériaux qui promettent à la fois allégement et résistance accrue. On envisage aussi des médicaments plus efficaces grâce aux nanotechnologies, qui permettraient de protéger la molécule active et de contrôler sa libération. Quant aux technologies de l’information, elles bénéficient déjà des progrès des nanosciences. La révolution de la magnétorésistance géante (GMR) a ainsi permis de multiplier par plus de 100 la densité d’information sur les disques durs.

3. Quels sont les risques ?

Mais les nanotechnologies présentent des risques. Tout d’abord pour la santé. L’exposition aux nanoparticules peut être directe, en raison de leur présence dans des produits de la vie courante (hygiène, emballages alimentaires, voire vêtements), ou bien indirecte, à cause de leur diffusion dans l’air ambiant, à la suite de l’usure de produits qui en contiennent (encres, essences, vitrages…). En raison de leur taille infime, ces particules sont susceptibles de s’introduire partout : à travers le système respiratoire ou digestif, voire à travers la peau.

Le principal souci est que les études et les données sur la toxicité de ces produits contenant des nanomatériaux sont encore parcellaires et insuffisantes. La nanotoxicologie est une science encore toute neuve et les démarches actuelles prenant en compte la nature chimique des nanoparticules ou la concentration maximum ne suffisent plus, souligne le dossier de présentation du débat public sur les nanotechnologies : « Les travaux à mener doivent permettre de comprendre leur devenir une fois qu’elles ont pénétré dans l’organisme, les réactions qu’elles provoquent, la manière dont elles sont éliminées ou non. »

Les dangers courus par les travailleurs des industries utilisant les nanomatériaux sont aussi régulièrement mis en évidence et l’Afsset recommande depuis 2008 que ces travailleurs soient protégés. Et ce, sans attendre que l’innocuité ou la toxicité soit prouvée. L’environnement est aussi concerné, mais les connaissances sont cette fois-ci encore plus rares. Dernier risque enfin, celui pour les libertés individuelles (avec des nanopuces invisibles à l’oeil nu), particulièrement souligné par les opposants les plus radicaux.

F. N., Les Echos

Source :  http://www.lesechos.fr/info/hightec/020378362618-des-promesses-et-des-risques.htm

Facebooktwitterlinkedinmail
  • 1
  • 2
Fermer le menu