L’hypersensibilité, un mal méconnu

lemondefr_pet-copie-1.gif   22.04.10 | 17h00  •  Mis à jour le 22.04.10 | 20h14

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Colloque : Maladies de l’Hypersensibilité : du déni à l’action

contaminations-chimiques.info    mercredi 10 mars 2010 Par Denis Lebioda

Le Réseau Environnement Santé (RES) organise avec 3 associations de malades (SOS MCS, REHS (Robin des Toits) et Fibromyalgie France) et la Coordination Nationale Médicale Santé Environnement (CNMSE) une journée sur les pathologies de l’hypersensibilité.
C’est à Paris, le 21 avril 2010…

Le RES organise avec 3 associations de malades (SOS MCS, REHS (Robin des Toits) et Fibromyalgie France) et la Coordination Nationale Médicale Santé Environnement (CNMSE) une journée sur les pathologies de l’hypersensibilité.

Les pathologies de l’hypersensibilité liées aux substances chimiques et/ou aux champs électromagnétiques (hypersensibilité chimique multiple (MCS), électro-sensibilité, syndrome de fatigue chronique (CFS), fibromyalgie…) sont actuellement encore largement ignorées des professionnels de santé et des institutions.

La plupart du temps, elles sont considérées comme relevant de problèmes individuels purement psychologiques.

Or, si les mécanismes et la caractérisation clinique ne sont pas encore totalement clairement établis, la réalité de ces pathologies apparaît pourtant indiscutable au vu de l’avancée des connaissances scientifiques et surtout du nombre de personnes de plus en grand qui en sont atteintes dans plusieurs pays.
En savoir plus sur les objectifs de cette journée en accédant au site :   http://www.contaminations-chimiques.info/?2010/03/10/715-colloque-maladies-de-l-hypersensibilite-du-deni-a-laction

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APPEL A VOLONTAIRES POUR ETUDE MEDICALE SUR L’ELECTROSENSIBILITE DANS LE SUD DE LA FRANCE

La question des effets des ondes électromagnétiques sur la santé est au centre de tous les débats qui existent sur ce sujet. La reconnaissance officielle des pouvoirs publics et de l’ensemble du corps médical n’est pas encore prononcée.
C’est pourquoi, nous pensons qu’il est important que les études médicales se poursuivent.
En France, l’équipe du professeur Belpomme réalise à Paris des études cliniques qui ont permis notamment de décrire le SICEM (Syndrome d’Intolérance aux Champs Electromagnétiques) et qui contribuent à la reconnaissance des effets délétères sur notre santé.
Les travaux de l’Artac sur Paris se poursuivent avec une enquête en cours sur l’électrosensibilité. Les consultations de l’Artac ne sont cependant pas facilement accessibles à tous à cause de la distance. En région toulousaine, un médecin généraliste habilité à diriger des recherches serait prêt à proposer un sujet sur ce thème à ses étudiants.
C’est dans ce cadre, qu’Antennes 31 vous sollicite aujourd’hui. Pour que ce projet puisse aboutir, il faut que cet interne soit sûr d’avoir suffisamment de patients auprès desquels mener son étude. Le thème précis doit encore être défini et pourrait dépendre du type d’informations auxquelles il aurait accès. L’Artac pourrait fournir un support méthodologique.
Nous lançons aujourd’hui un appel à volontaires (EHS, personnes ayant des troubles liés aux ondes électromagnétiques, personnes qui le soupçonnent sans en être sûres) dans tous les réseaux pour avoir une idée du nombre de personnes qui seraient prêtes à participer et à fournir des informations sur leur état de santé. Ce formulaire ne représente aucun engagement de votre part, les identités des volontaires et leur choix ne seront divulguées à personne, mais le nombre de volontaires conditionnera évidemment la réalisation et la réussite de ce projet.
Si vous souhaitez participer à ce projet, (accord de principe sous réserve de l’accord définitif en fonction du sujet défini) merci de renvoyer par courrier à Antennes 31, 56 chemin du château de l’Hers, 31500 Toulouse ou par mail à ondesetsante31@googlegroups.com. Le formulaire ci-dessous dûment complété :
merci de renvoyer le formulaire avant le 31 mars.


Nom :

Prénom :

Région d’origine :

Coordonnées téléphoniques ou postales ou mail :

Dans le cadre d’une recherche clinique, vous seriez prêt à (supprimer la mention inutile) :

– Fournir mon dossier médical et l’historique de mes troubles oui / non
– Participer à une consultation médicale oui / non
– Réaliser des analyses (de sang, urinaires, autre) oui / non
– Autre type de participation à voir en fonction du protocole oui / non

Commentaires :

Voir et imprimer éventuellement le document au format PDF

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Marie-Christine : Je suis sortie de l’EHS.

NEXT-UP

MALADIES DE L’ENVIRONNEMENT : QUAND LA MEDECINE REPOND « ABSENTE »
Mon « électrosensibilité » est apparue fin 2004 suite à un voyage en bateau (le jour sur le pont à proximité des antennes de téléphonie mobile, radar et des GSM probablement, la nuit de plus non loin des machines). Ce n’était que la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase, ce voyage en bateau effectué pour éviter de produire des gaz à effet de serre avec l’avion. Déjà j’avais reçu un beau cadeau, un téléphone sans fil placé sur ma table de nuit, le transformateur électrique sous le lit, des antennes relais de téléphonie mobile très proches et la fin d’une ligne électrique pour ne citer que les sources d’émissions électromagnétiques les plus importantes.
Je ne supportais même plus de longer une rivière (par le frottement des molécules d’eau, les atomes sont arrachés, et il se crée un champ électrique), mes jambes étaient en coton et j’avais le sentiment que j’allais tomber.
Lorsque j’étais exposée aux champs électromagnétiques, de nombreux symptômes pouvaient se manifester : inflammation de la thyroïde et fortes douleurs (je souffre de la maladie auto-immune d’Hashimoto) ; troubles de l’équilibre, sensation de tomber, coordination cerveau-jambes détériorée ; sensations d’électrocution du cerveau suivies d’étouffements ; troubles du métabolisme ; troubles cardiaques ; troubles de la digestion ; troubles de la vue ; douleurs articulaires ; lancements et douleurs lancinantes dans les muscles ; crampes ; troubles du sommeil ; très grande fatigue ; intolérances au stress, à la chaleur, au bruit, à la lumière ; difficultés de mémorisation, de concentration et d’élaboration de la pensée et de la parole ; pathologies de la peau ; douleurs très importantes dans les mâchoires et les dents ; broyage de noir …. pour ne citer que les moins intimes. Et comme si cela n’avait pas suffi, exposée aux champs électromagnétiques ou pas, je faisais mon entrée dans le club de la grâce : traits épaissis, cheveux en chute, silhouette d’un hippopotame rose …..
En 2005 je confiais ma santé à la médecine. Devant son impuissance, je décidais en 2006 de prendre ma santé en main. Mes premières recherches m’ont amenée à un forum, « l’appart » spécialisé dans le régime sans gluten et sans laitage. Très rapidement ce régime me fut salutaire. Un article de la revue distribuée gratuitement dans les magasins bio, « BioContact », me mit en 2006 sur la piste de l’intoxication au mercure dentaire si dénoncée par le regretté Dr Mellet. Il faut dire que j’avais de nombreux amalgames, certains placés sous des couronnes en or. Or et mercure échangeant très volontiers leurs électrons, le galvanisme buccal qui en découlait amplifiait terriblement mes pathologies. Cela je ne le compris que plus tard, lorsque la dernière couronne fut enlevée. . En décembre 2006 je compris avec certitude que je souffrais d’électrosensibilité en me rendant chez l’un de mes enfants habitant dans la tour de Beauregard, au 16ème étage. Il faut dire que 6 antennes placées sur le toit de cette immeuble abondent confortablement les caisses de l’Office Public de l’Habitat anciennement Office Public des HLM, au détriment de la santé de ses locataires. . A partir de ces évidences, j’ai décidé d’’organiser l’assainissement de mon environnement.
J’ai dû, comme de nombreux EHS (Electro Hyper Sensibles), me confiner dans ma demeure que j’ai équipée pour me protéger des émissions de l’hyperlan (internet haut débit 5,4 GHz), et des émissions de Basses Fréquences (cage de faraday et blindage des phases du réseau électrique entre autres avec mises à la terre, …) ; ou, si je choisissais de m’en éloigner, je devais porter des vêtements de protection anti-CEM. Malgré ces précautions, toute sortie entraînait pour moi des conséquences douloureuses et parfois difficilement supportables. Si j’optais pour un semblant d’activité sociale, je devais m’imposer avec un détecteur de champs électromagnétique Hautes Fréquences, afin de matérialiser visuellement pour les personnes présentes l’existence et la puissance des émissions de leurs téléphones mobiles. Dans ces conditions je pouvais espérer que ces personnes les éteignent.
Il faut tout de même savoir que le Dr Maschi qui a subi les pires affronts de la part de ses congénères, dénonçait déjà en 1965 l’atteinte à la santé que constituent les émissions électromagnétiques artificielles notamment des Basses Fréquences.
Parallèlement je faisais déposer amalgames dentaires et couronnes métalliques, et bénéficiais sur deux ans d’une chélation des métaux lourds.
Sur le forum de l’ “appart” je rencontrais d’autres malades des métaux lourds et des champs électromagnétiques, et nous nous organisâmes en forum spécialisé dans la détoxication de ces métaux : le forum MELODIE (MEtaux LOurds Détoxication Information Entraide)
Une intense activité collective permit d’ouvrir quelques voies thérapeutiques. Il apparaissait nettement que nos systèmes immunitaires étaient très affaiblis. Nous étions nombreux à souffrir de la maladie de Lyme par exemple.
La découverte la plus importante suite aux investigations et expérimentations des “forumeurs” fut vraisemblablement les travaux de la chercheuse américaine Hulda Clark. A l’aide d’un circuit oscillateur audio, cette dernière expose dans ses ouvrages avoir mis en évidence qu’à l’origine de nos maladies sont exclusivement les pollutions environnementales et les parasites (virus, bactéries, champignons, amibes, vers ….). Pour restaurer la santé, elle a mis en place un protocole qui consiste à tout d’abord déparasiter l’organisme (certains parasites bloquent les sécrétions des organes) et à nettoyer les organes épurateurs : reins, intestins, foie. Effectivement, la 4 ème cure du foie délesta mon foie d’un quart de litre de calculs biliaires et me délivra de mon électrosensibilité. Ces cures sont totalement indolores et permettent d’éliminer des calculs plus gros que des noix.
Je conservais cependant mon hypoglycémie fonctionnelle, mes problèmes articulaires et d’importantes carences en magnésium. Je persistais dans mes recherches qui mirent en évidence une candidose chronique largement décrite par le Dr P-G Besson dans son livre « Je me sens mal, mais je ne sais pas pourquoi ». L’éviction du sucre dans mon régime alimentaire a complété mon retour au bien-être.
Un lien est établi par notamment la médecine chinoise entre la thyroïdite d’Hashimoto et la candidose chronique. Cette médecine impute les maladies auto-immunes à la candidose chronique, le Candida albicans perforant les parois intestinales pour puiser sa nourriture dans la lymphe et dans le sang. Je caresse l’espoir qu’à terme, lorsque le Candida albicans aura retrouvé sa place de levure saprophyte commensale, je pourrai constater la fin de ma thyroïdite d’Hashimoto, réputée incurable. En l’espèce, ma thyroïde, grâce au régime sans gluten et sans laitages (voir les travaux du Dr Seignalet, « L’alimentation ou la troisième médecine ») n’a pas beaucoup varié et mes anticorps ne cessent de diminuer. Très souvent cette glande finit par quasiment disparaître au bout de quelques années.
Après réflexion sur ce parcours douloureux et à l’issue quelque peu « miraculeuse », voici mon interprétation des faits. Il ne s’agit là que d’une hypothèse largement inspirée par les travaux du professeur Hulda Clark . . Le Candida albicans est « électrosensible », les champs électromagnétiques artificiels constituent un stress pour lui. Lorsque je stationne devant mon écran d’ordinateur je ressens rapidement des démangeaisons dans le dos, un des symptômes de la candidose chronique. C’est une moisissure et à ce titre il produit des substances très toxiques pour l’organisme humain, il se nourrit presque exclusivement de sucre. Avant ma 4ème cure du foie, ce dernier n’était plus capable de détoxiquer ces substances. H Clark émet l’hypothèse que les calculs compriment les compartiments du foie qui détoxiquent l’organisme. Lorsque les compartiments spécialisés dans la détoxication des toxines du Candida ont été libérés par la 4ème cure, mon foie a été à nouveau apte à faire son travail de nettoyage. A ce propos H Clark signale que l’ « allergie universelle », autrement dit la chimicosensibilité, trouve sa guérison par le nettoyage du foie de ses nombreux calculs biliaires. Il faut savoir que 75% des chimicosensibles sont également électrosensibles ….
Pour soigner une candidose chronique il faut ramener le ph de l’organisme à l’équilibre (les champignons se développent en milieu acide) et faire mourir de faim le Candida albicans en suivant un régime sans sucres ajoutés notamment. Cela peut demander jusqu’à un an, et par la suite un régime strict doit rester la règle. Le Candida se développe à la faveur, entre autres antibiothérapie, corticothérapie, chimiothérapie, vaccins, malbouffe, ….. de la pollution de l’organisme par les métaux lourds et les champs électromagnétiques. D’ailleurs, les tableaux cliniques de l’intoxication au mercure, de la pollution par les champs électromagnétiques, de la maladie de Lyme et de la candidose chronique sont sensiblement les mêmes.
Malheureusement, les médecins ne sont pas formés en maladies de l’environnement. Dès lors qu’ils buttent sur une pathologie, ils l’attribuent volontiers au « psy ». C’est tellement plus facile ! Demain ils diront que c’est « génétique » et les malades ne seront pas plus avancés.
Quand donc cesseront-ils de seulement faire disparaître les symptômes et s’intéresseront-ils aux causes de nos
pathologies : pollution et parasitoses, mauvaise hygiène alimentaire, organes épurateurs indigents …. ?. . Sans internet et sans le forum MELODIE, il m’eut été impossible de me soigner.
Marie-Christine

Vous pouvez trouver plus de renseignements sur le forum MELODIE

http://forum.aceboard.net/index.php?login=177758

Pour la candidose chronique :

http://www.ateliersante.ch/candida.htm
http://www.bioautisme.fr/PDF/01-01-01.pdf

Pour la maladie de Lyme :
http://www.francelyme.fr/symptomes.html

Pour la pollution électromagnétique :
http://www.next-up.org/Newsoftheworld/DatabaseCemEmfPathologies.php#1
http://www.next-up.org/pdf/DrSherrillSellmanWiFiGsmUnScandaleSanitaireEnVue.pdf

Pour la pollution au mercure :
http://www.dentiste.org/articles/amalgames.html
http://www.non-au-mercure-dentaire.org/
http://www.crottaz.ch/amalgames/controverse.html

Source : http://www.next-up.org/pdf/Je_suis_sortie_de_l_EHS_Temoignage_Marie_Christine.pdf

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Mobile et Internet : "objets de destruction massive?"

dijOnscope   par Julie Philippe | dijOnscOpe | lun 08 fév 10 | 08:13

Témoignage de Bénédicte Michel : électrosensible et Porte-parole du Collectif EHS-71

Ancienne prof agrégée, originaire de Saône-et-Loire, Bénédicte Michel souffre d’un mal peu commun : elle est électrosensible ; autrement dit, elle ne supporte plus les ondes électromagnétiques émises par la wifi ou toute technologie du même type. De fait, l’électrosensibilité est un sujet délicat, qui fait l’objet de vives discussions au sein du monde médical. Affabulation pour les uns, problème de santé publique pour les autres : les études contradictoires incitent à la prudence. Toutefois, le nombre croissant de personnes souffrant d’électrohypersensibilité laisse perplexe. Bénédicte raconte les choses telle qu’elle les vit et pressent. espérant que les études à venir permettront d’éclaircir de nombreuses zones d’ombre et d’expliquer très concrètement le phénomène de l’électrosensibilité…

“L’apocalypse du corps”

“Cela fait bientôt 7 ans que je suis électro-hypersensible (EHS), c’est-à-dire victime du Syndrome d’Intolérance aux Champs Electro-Magnétiques (SICEM). J’ai commencé à travailler à l’IUT du Creusot en septembre 2002 ; peu à peu, je n’ai plus supporté les néons et les téléphones portables. Je suis devenue électro-hypersensible en mars 2003. Pour que les cours se passent bien, je devais faire éteindre les portables. J’ai arrêté de travailler au printemps 2007. A cette époque, j’ai passé six mois, exténuée, sous une cage de Faraday (enceinte utilisée pour protéger des nuisances électriques), pour me remettre du Wifi de l’IUT.

Afin de faire des analyses complètes (un encéphaloscan et une analyse du sang), je suis allée à Paris en octobre 2008, à l’hôpital Pompidou. Le problème, c’est que l’endroit était mitraillé par des antennes relais, c’était l’horreur ! J’ai dû me réfugier dans un garage souterrain. Le Professeur Belpomme, médecin et professeur en cancérologie, devait me faire passer les examens. Il est venu me voir et a dit aux gens qui assistaient à la scène que je faisais une crise d’électrohypersensibilité. Mon mari a dû, seul, aller voir le professeur.

Les symptômes que je peux avoir dans ces moments de crise ? Je sens véritablement la mort arriver. Tout mon corps, système nerveux et système endocrinien, se déglingue. Il s’agit d’une véritable crise d’effroi. J’appelle ça “l’apocalypse du corps” : tout le corps se bloque, la tête est grillée. Voir des EHS dans un tel état a vraiment permis au professeur, je crois, de prendre conscience du problème et des dégâts que les ondes peuvent faire sur l’être humain. Depuis septembre 2008, il a examiné plus de trois cents électro-sensibles et il a prouvé notamment le lien de cause à effet entre nos symptômes et l’émission des ondes.

Des étudiants sous de mauvaises ondes?

J’ai refait une crise du même genre  au centre de Médecine au Travail de l’Université de Dijon : une antenne relais est située à quinze mètres du centre ! Je connais d’ailleurs trois étudiants qui ont dû quitter l’université de Dijon après être devenus électro-sensibles : ils poursuivent leurs études par correspondance. On trouve beaucoup d’antennes relais sur le campus. A l’IUT du Creusot, tout était câblé. Alors, pourquoi avoir mis le wifi en 2005 ? Tout simplement pour que les étudiants puissent travaillent sur la pelouse ; pour attirer les étudiants. C’est vraiment aberrant : il semble que le problème sanitaire n’inquiète jamais personne !

Il suffit de regarder dans les autres pays : l’Allemagne a interdit le wifii dans tous les établissements scolaires et universitaires, dans les bibliothèques, alors qu’en France Valérie Pécresse va le généraliser à toutes les universités.  Les industriels veulent faire de l’argent avec quelque chose de vraiment dangereux, avec la complicité active des politiques. Il y a  deux ans, Gérard Ledoigt, professeur à Clermont-Ferrand et directeur de l’ERTAC, laboratoire spécialisé en biologie cellulaire, a montré que des plants de tomates soumis à des ondes semblables à celles des mobiles produisaient des réactions de stress. Depuis, son laboratoire a dû mettre la clé sous la porte.

D’une manière générale, il y a une foi dans la science qui n’est pas cartésienne. Tout le monde pense que ce qui nous arrive est impossible. Les intellectuels de ce pays n’exercent pas leur esprit critique sur les conséquences sanitaires et humaines des hyperfréquences pulsées, et tout le monde tombe dans le panneau de la publicité.

Les “sacrifiés du progrès”

Durant près de deux mois, ma sœur et moi avons dormi dans une caravane à cause du wifi des voisins. Personne, ou presque, n’est venu nous aider, surtout pas les élus. Avant que quelqu’un nous prête sa caravane, ma sœur et moi avons vécu dans la rue durant plusieurs jours. C’est grâce au Journal de Saône-et-Loire, que nous sommes encore vivantes. Il a diffusé trois articles évoquant notre cas. Certains journaux font beaucoup de profit grâce à la publicité des opérateurs ; de ce fait, ils censurent les articles sur la nocivité des ondes : il y a toujours des histoires de collusion d’intérêts. D’autres médias se moquent des électro. Je pense que les journalistes locaux sont plus proches des gens et subissent moins les lobbies que les médias nationaux ; peut-être ont-ils aussi une vision moins intellectuelle des choses, moins partisane…

Ma sœur était cadre supérieur à la SNCF dans le domaine de la recherche. Dans leur entreprise, ils ont eu le wifi avant tout le monde… Nous luttons au sein de notre Collectif (EHS-71), contre les antennes relais et pour qu’il y ait création officielle de zones blanches [ndlr : zones protégées des ondes]. Or il n’y en a pratiquement plus. Il y en avait 5% en Saône-et-Loire l’an dernier ; à présent, il en reste 0,1%. On ne nous propose pas de solutions ; actuellement, nous vivons à la bougie ! Au sein du réseau EHS, rattaché à Robin des Toits [ndlr : association nationale pour la sécurité sanitaire dans les technologies sans fil], nous accueillons des jeunes électro-sensibles pour leur donner des conseils sur leur “nouvelle vie” car du jour au lendemain, on perd tout, amis et famille. Il y a beaucoup de divorces : en effet, le conjoint ne supporte pas cette situation.

Je considère que les politiques et opérateurs sont en train de griller la population ! Un élu de Saône-et-Loire nous a dit, lors d’une réunion, qu’il y avait toujours eu des “sacrifiés du progrès” ! C’est clair, non ? Il nous reste juste à mourir… Certains EHS sont internés de force par un tiers, nous sommes traités comme les dissidents de l’ex URSS ! L’accès à l’hôpital nous est interdit, de même que le restaurant, le théâtre, les magasins et les visites chez les médecins. Et nous sommes de plus en plus nombreux. Vivre longtemps protégés des ondes nous permet de nous rétablir un peu. Tous les électro-sensibles subissent une fatigue chronique que j’appelle une “exténuation chronique”. Je pense que les hommes politiques se soucient peu de la santé publique en ce domaine. J’ai déposé une plainte contre X pour mise en danger d’autrui, non assistance à personne en péril et discrimination de traitement (par rapport aux soins). Les médecins de l’Administration nous rient au nez, pas les médecins de famille qui sont inquiets pour nous.

Le portable, “un gadget de destruction massive”?

Nous essayons de survivre ; si le Wimax arrive, on ne saura pas où aller. Equiper nos habitats contre les ondes coûte très cher. Nous utilisons une peinture au graphite pour blinder. Au sein du Collectif, nous opposons un non total au Wimax depuis bientôt deux ans. Les hommes politiques mentent quand ils disent que “rien n’est prouvé” en matière de toxicité des ondes, alors qu’ils ont le devoir d’informer et de protéger les populations, surtout les enfants. 93% des gens payent pour se griller les neurones avec un portable. Autres objets dangereux : le four à micro ondes, le bluetooth, les radios réveil, les alarmes pour bébé et les téléphones sans fil. Les ampoules à basse consommation sont également nocives selon certaines études, et illégales. Beaucoup d’EHS ont alerté le Président de la République, le Gouvernement, avec l’aide du CRIIREM (Centre de Recherche et d’Information Indépendantes sur les Rayonnements Electromagnétiques) : à un moment donné, il faut réagir ! Or, rien !

Quand j’ai su qu’il y avait à nouveau Wimax à Dijon, j’ai pleuré : où allons-nous aller ? Sur Mars ? Wimax, c’est 3,5 gigahertz, c’est ce qu’il y a de pire. Pour moi, le portable est un “gadget de destruction massive”. C’est devenu une addiction : les gens sont drogués. Tous  les électro-sensibles se paupérisent, nous sommes en arrêt longue durée, mais après ? Beaucoup de soins ne sont pas remboursés ainsi que les tissus pour se protéger des ondes. En Suède, les malades ont droit à une certaine somme pour équiper leur appartement contre les ondes. Nous avons le sentiment que pour les opérateurs, l’homme est en plomb. A cause de la téléphonie mobile, pourtant, les abeilles disparaissent : encore une fois, les Américains l’ont prouvé !

Les conseils de prudence que je préconiserais ? Utiliser un téléphone filaire chez soi, limiter l’usage du portable au strict nécessaire (personne n’a besoin du portable pour faire ses courses ou pour dire que le train est parti à l’heure !), installer un modem et supprimer la carte mère wifi de l’ordinateur portable. Il est temps que la population se réveille pour prendre conscience que tous les cerveaux (pas seulement ceux des EHS) sont en train de griller ! En 2009, Robin des Toits a reçu 12.000 appels uniques, sans compter les mails. Cela veut bien dire que le problème sanitaire posé par les ondes concerne tout le monde, n’est-ce pas ?”

Source : http://www.dijonscope.com/003779-mobile-et-internet-objets-de-destruction-massive

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– Enquête Européenne sur les Symptômes Biologiques et Sanitaires ressentis par les Riverains d’antennes relais.

Face à l’accroissement sans précédent de l’irradiation artificielle micro-ondes dans l’environnement, il est nécessaire
et vital d’avoir de nouvelles données pour une évaluation globale de l’impact des ondes sur la santé des humains.
Ce questionnaire enquête anonyme grand public se veut simple. Pour qu’il soit crédible et représentatif il est essentiel
qu’il obtienne une large diffusion en Europe et dans le monde pour engranger le maximum de données statistiques.
Élaboré à l’origine en version papier par le Dr Roger Santini, il a été actualisé afin d’être au plus près de la réalité
du vécu des riverains d’antennes relais.
Après traitement informatique des données, les statistiques seront transmises anonymement aux scientifiques et
organismes d’états afin d’analyses et publications.
Merci de votre aide pour la diffusion de cette enquête européenne.

Accéder à l’enquête sur le site de Next-up.

 
 
   
 
 
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Les travaux du Pr Belpomme sur l’électrosensibilité.

Electrosensibilité, partie 1 : Intervention du Pr. Belpomme, le 12 novembre 2008, à l’occasion d’une réunion organisée par les verts Paris du XVIII et à laquelle étaient présents, entre autres, Denis Baupin (les Verts), Bertrand Piéri (Supap-FSU) et Etienne Cendrier (Robin des Toits). Le Pr Dominique Belpomme décrit le syndrome d’hyperélectrosensibilité ou EHS et propose les moyens pour établir à plus ou moins long terme sa pleine reconnaissance sur le plan médical et sociétal.


Electrosensibilité : Dominique Belpomme 1-2 : 12/11/2008
par papachou95

Electrosensibilité, partie 2 : Intervention du Pr. Belpomme, le 12 novembre 2008, à l’occasion d’une réunion organisée par les verts Paris du XVIII et à laquelle étaient présents, entre autres, Denis Baupin (les Verts), Bertrand Piéri (Supap-FSU) et Etienne Cendrier (Robin des Toits). Le Pr Dominique Belpomme décrit le syndrome d’hyperélectrosensibilité ou EHS et propose les moyens pour établir à plus ou moins long terme sa pleine reconnaissance sur le plan médical et sociétal.
 

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