La sécurité, et les objets connectés

Il y a un an, était édité chez Harmonia Mundi Livre un ouvrage de Marc Elsberg, traduit de l’allemand par Pierre Malherbet. Le nom de cet ouvrage ? BLACK OUT, sous-titré « Demain il sera trop tard ».

Il s’agit d’un blocage de la presque totalité des réseaux électriques européens par des virus judicieusement inoculés à des nœuds de certains de ces réseaux. De proche en proche et malgré des efforts désespérés, les réseaux tombent, et malgré les réparations ne peuvent pas redémarrer.
S’ensuit une panique généralisée en raison des chauffages en panne, des transports paralysés (il faut des pompes électriques pour les carburants liquides), donc de l’alimentaire réduit à presque rien, mais aussi les hôpitaux,  les industries, les travaux agricoles (dont les serres chauffées).
Ce roman se lit comme une vraie catastrophe réellement arrivée, il est très documenté, et réaliste jusqu’à la fin, que je ne déflorerai pas. Pour ma part, j’ai lu les 470 pages d’une traite (une nuit entière). On y apprend beaucoup sur les risques que le système actuel autorise. En France, tous les garde-fous patiemment construits ont été retirés afin de permettre la plénitude des « compteurs communicants », les fameux Linky. Dans les transformateurs, désormais un code émis quelque part peut atteindre tous les compteurs individuels, c’est d’ailleurs ce que raconte ce livre.
Souhaitons qu’il ne soit pas prémonitoire, et qu’au contraire il fasse ouvrir les yeux des décideurs. A moins que ceux-ci n’aiment jouer avec le feu.
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