Ondes électromagnétiques : vers une réglementation

    Publié le 08/10/2009 à 10:40 Le Point.fr

Justice varie, entre principe de précaution et absence de preuve “scientifique”. Les plaignants, eux, ne lâchent pas.

Troubles du sommeil, maux de tête, anxiété, sont autant de dégâts que les associations et communautés de riverains imputent aux antennes relais. Selon l’Association française des opérateurs mobiles, la France compte 50.000 antennes relais sur 130.000 émetteurs d’ondes (télévision, radio, police…). Et les plaintes se multiplient.

La dernière plainte en date émane de 184 résidents vosgiens, pour la plupart parents d’élèves, riverains et fidèles d’une mosquée. L’objectif est de démolir une antenne de “troisième génération” (UMTS) installée en 2007. “Les tentatives de solutions amiables avec la mairie et les représentants d’Orange ayant échoué, nous avons dû nous tourner vers la justice”, explique Gérard Welzer, leur avocat. Ce dernier a mis toutes les chances de son côté en attaquant l’opérateur sur un double terrain : le trouble anormal de voisinage et le principe de précaution, auxquels ont déjà été sensibles certains tribunaux.

En Haute-Loire (Saint-Germain-Laprade), même combat. Le socle en béton d’une future antenne de 25 mètres de haut déplaît fortement aux riverains qui s’étaient battus pour l’éviter et souhaitent à présent le supprimer. Il est en effet trop tard pour attaquer directement le permis d’installation de l’antenne devant le tribunal administratif.

Les tribunaux tâtonnent

Contrairement aux juges administratifs, les tribunaux judiciaires se montrent parfois sensibles aux arguments des plaignants, principe de précaution oblige. Dernièrement, des résidents du 13e arrondissement parisien ont obtenu gain de cause devant le tribunal de Créteil qui a interdit à Orange d’installer une antenne relais à proximité de leurs immeubles. “Même si les connaissances scientifiques actuelles ne permettent pas de déterminer avec certitude l’impact exact des ondes électromagnétiques lorsqu’elles traversent les parties communes de l’immeuble, il existe un risque qui ne peut être négligé de répercussions de ces ondes sur l’état sanitaire des habitants se trouvant à l’intérieur de l’immeuble…”, affirme l’ordonnance de référé rendue en août dernier.

C’est la première fois qu’un tribunal estime que toute la population – et pas seulement les personnes dites “vulnérables” – est exposée à des “risques non négligeables” pour la santé. En effet, la plupart des décisions visant les trois opérateurs ont ordonné le démantèlement d’antennes installées à proximité d’écoles. “Cette décision est d’autant plus novatrice que le juge des référés est le juge de l’évidence”, commente Me Welzer. En mars dernier, le tribunal d’Angers avait empêché l’opérateur Orange de placer ses antennes sur le clocher d’une église. Une “mesure proportionnée visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l’environnement”, soulignait le jugement. Point de vue partagé par la cour d’appel de Versailles qui, en février 2009, soulignait que “rien ne permet d’écarter péremptoirement l’impact sur la santé publique de l’exposition de personnes à des ondes ou champs électromagnétiques”.

À l’inverse, d’autres tribunaux ont refusé le démantèlement d’antennes. Comme celui de Quimper qui, en septembre 2009, rejetait la demande d’interdiction d’une antenne relais Orange à Loctudy (Finistère) déposée par une riveraine portant un implant cérébral sensible aux champs électromagnétiques. “S’il est admis que le risque est avéré pour l’utilisation prolongée du téléphone mobile, dit le jugement, en revanche, l’expertise internationale est convergente sur la question des antennes et conclut qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques l’hypothèse d’un risque pour la santé pour les populations vivant à proximité des antennes ne peut être retenue”. La justice n’a pas non plus cédé à la plainte pénale pour “administration de substance nuisible”. Celle-ci vise Bouygues Télécom, dont les antennes auraient, d’après les plaignants et leur médecin, accentué les problèmes cardiaques de deux jumelles de 17 ans. “Le parquet n’a pas fait nommer d’expert et n’a pas non plus renvoyé l’affaire devant le pôle “santé””, déplore Richard Forget, l’avocat des plaignants. Qui, loin de lâcher le morceau, s’apprête à forcer le passage en saisissant directement le juge d’instruction.

“On est au début de la bataille judiciaire et de la recherche scientifique, les certitudes sur la nocivité des antennes n’interviendront pas avant 15 ans, faut-il pour autant attendre les dégâts ?”, redoute Me Welzer.

Réglementer les emplacements des antennes

Actuellement, les maires n’ont pas le pouvoir d’autoriser ou d’interdire les antennes. Ils attendent que le Comité opérationnel chargé des expérimentations (Comop) fasse ses préconisations en vue d’une future réglementation sur les emplacements des antennes. C’est ce que les associations souhaitent, de façon à éviter aux citoyens d’avoir à passer par la case “justice” pour faire valoir leurs droits. Elles demandent par ailleurs que la puissance des antennes soit limitée à 0,6 volt par mètre au lieu des 41 V/m autorisés. “C’est un mythe sans fondement scientifique, rétorque-t-on à l’AFOM (Association française des opérateurs mobiles). Aucune autorité sanitaire française ou étrangère ne recommande ce chiffre et aucun pays ne l’applique. Les seuils recommandés par l’OMS et le conseil de l’Union européenne qui concernent l’ensemble des émissions (radio, TV…, tous les appareils émettent des ondes radio) sont, pour la téléphonie mobile, de 41, 58 ou 61 en fonction des fréquences”. Néanmoins, des expérimentations d’exposition aux ondes à des seuils inférieurs aux normes actuelles seront menées dans plusieurs villes pilotes, entre novembre 2009 et avril 2010, a annoncé récemment le comité opérationnel sur les radiofréquences. Le rapport sur la téléphonie mobile de l’Agence française de sécurité sanitaire, attendu pour l’automne, apportera sa pierre à l’édifice. Il est d’autant plus attendu qu’il n’est pas focalisé sur la téléphonie mobile, mais porte sur l’ensemble des ondes de radiofréquence.

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TOURCOING Antennes contestées (suite)

  Publié le jeudi 08 octobre 2009 à 06h00

On se souvient que, en juillet dernier, le préfet avait contesté l’arrêté du conseil municipal de Tourcoing concernant les antennes relais de téléphonie mobile. Nouveaux rebondissements.


Premier acte : le conseil municipal de Tourcoing vote à l’unanimité un moratoire interdisant sur le territoire de la commune l’installation de nouvelles antennes relais. On sait que, en France comme en Europe, certaines études laissent entendre que les ondes de ces antennes relayant la téléphonie mobile pourraient avoir des conséquences sur la santé des riverains. Des soupçons que contestent vivement d’autres études. Inutile de dire que les sociétés de téléphonie contestent encore plus vivement ces soupçons. Mais, au nom du principe de précaution, inscrit désormais dans la constitution, le conseil municipal suspend donc pendant un an les autorisations tout en disant qu’il n’est pas contre l’implantation d’antennes de faible voltage.
En juillet dernier, en référés (procédure d’urgence), devant des élus verts et Me Gildas Brochen pour la ville, le préfet obtient l’infirmation de cet arrêté. Appel. La décision tourquennoise est à nouveau cassée. Le maire contre-attaque avec un nouvel arrêté imposant un moratoire d’un an tandis qu’une procédure sur le fond devrait être examinée dans les mois qui viennent. On vient d’apprendre que Bouygues, SFR et France Telecom ont porté plainte contre la municipalité tourquennoise pour ce que les sociétés de téléphonie mobile estiment être de l’obstruction. De nouveaux référés sont à prévoir.

D.S.

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Le principe de précaution prévaut pour les enfants

   Marielle Court
07/10/2009 | Mise à jour : 22:42


Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Depuis des mois, le gouvernement met en garde contre l’utilisation des téléphones mobiles par les enfants.

Depuis des mois, Roselyne Bachelot à la Santé tout comme Chantal Jouanno à l’Écologie ne s’en sont jamais cachées : si l’on doit s’inquiéter, c’est à leurs yeux moins des antennes-relais que des téléphones mobiles, en particulier à destination des enfants.

Alors que l’on attend dans les jours qui viennent les toutes nouvelles recommandations de l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) sur le sujet, celle-ci a, dès 2005, «recommandé la mise en œuvre du principe de précaution».

Dans cet avis il est déjà largement question des enfants et des adolescents. L’Afsset conseille ainsi aux parents décidant d’offrir un téléphone mobile à leurs jeunes enfants «de veiller à une utilisation a minima de l’appareil».

Elle suggère par ailleurs «aux opérateurs de la téléphonie mobile, aux fabricants et distributeurs de ne pas cibler les enfants dans les campagnes de promotion». Enfin elle demande «aux fabricants et distributeurs de renoncer à la fabrication et à la distribution d’appareils destinés aux jeunes enfants jusqu’à plus ample connaissance des effets possibles des rayonnements émis par les téléphones». Au cours d’une audition publique à l’Assemblée nationale en juin dernier, Roselyne Bachelot insistait : «J’ai moi-même déconseillé l’achat de téléphones mobiles pour les très jeunes enfants et conseillé un usage modéré pour les enfants et adolescents.»

S’il existe un très grand nombre d’études qui ont été menées sur l’impact des portables, aucune n’est suffisamment convaincante pour faire pencher la balance dans un sens ou dans l’autre. Des études qui doivent faire face en revanche à un scepticisme grandissant dans la population. Une situation extrêmement paradoxale où des personnes sont prêtes à mettre en doute l’innocuité d’un appareil dont elles ne peuvent plus se passer pour la plupart d’entre elles.

Il y a en France plus de 58 millions d’abonnés. L’étude baptisée «Ceffalo» qui concerne enfants et adolescents ou l’étude épidémiologique Interphone, dont les résultats sont promis pour bientôt, sont dès lors très attendues.

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Les sénateurs votent l’interdiction des téléphones portables dans les écoles


LEMONDE.FR avec AFP | 07.10.09 | 17h04  •  Mis à jour le 07.10.09 | 17h42

Le Sénat a interdit, mercredi 7 octobre, l’usage des téléphones portables dans les écoles maternelles, primaires et collèges, dans le cadre du projet de loi sur le Grenelle 2 de l’environnement, par mesure de précaution pour la santé des enfants.

Le Sénat a également relevé à 14 ans le seuil d’interdiction de la publicité pour les portables à destination des enfants, que le projet de loi du gouvernement avait fixé à 12 ans. Il a en outre prévu d’“assurer une plus grande protection des travailleurs amenés à utiliser quotidiennement des téléphones portables”.

Outre ces apports spécifiques du Sénat au Grenelle 2, la Haute Assemblée — qui devrait examiner ce texte jusqu’à jeudi, avant sa transmission à l’Assemblée nationale — a adopté les autres dispositions de l’article 72 du texte, visant à renforcer l’encadrement en matière d’ondes électromagnétiques : l’équipement des portables en kit mains libres ou oreillette, qui limitent l’exposition du cerveaux aux ondes, sera obligatoire ; les résultats des mesures sur les champs électromagnétiques émis par les équipements de télécommunications électroniques seront rendus publics ; les distributeurs d’électricité devront réaliser des mesures des champs induits par les lignes à haute et très haute tension, dont les résultats devront être transmis annuellement à l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), qui les rendra publics.
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« Tout sauf Free » ou la tentation de l’oligopole


JEAN-CHRISTOPHE FERAUD EST CHEF DU SERVICE HIGH-TECH-MEDIAS DES « ECHOS »

Condamnés en novembre 2005 à payer 534 mil- lions d’euros pour s’être « entendus » dans le cadre d’un « Yalta » visant à maintenir leurs parts de marché respectives, les trois grands opérateurs français qui se partagent le pactole du téléphone mobile ont-ils vraiment fait amende honorable ? Rien n’est moins sûr. Malgré la confirmation de la sanction en juillet 2007, Orange, SFR et Bouygues Telecom ne sont pas loin de récidiver aujourd’hui en reprenant en choeur le slogan « TSF »… pour « Tout sauf Free ».

A la veille de la remise des dossiers de candidatures pour la 4e licence mobile prévue le 29 octobre, le triumvirat s’active en coulisses pour torpiller l’arrivée d’un nouvel opérateur qui, selon toute vraisemblance, devrait être Free. Surnommé le « trublion de l’Internet », l’inventeur de l’offre « triple play » (fixe + Internet + télévision) à 29,99 euros, se fait fort de diviser par deux les prix du mobile en France ! Rodomontade ? La perspective fait en tout cas frémir les trois opérateurs installés. Ces derniers se sont en effet habitués à engranger des marges brutes… très confortables (30 à 40 % !). Et avec l’iPhone et le boom de l’Internet mobile, ils espèrent bien continuer à profiter de la progression constante de l’Arpu – revenu moyen par abonné – qui atteignait 39 euros en 2008 et flirte avec les 45 euros aujourd’hui. L’un des plus élevés d’Europe…

Pour maintenir son oligopole, la « bande des trois » – comme l’appelle Free – ne ménage pas ses efforts. Et cela semble payer… Le 15 septembre dernier, à la stupeur générale des députés UMP venus déjeuner à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a subitement déclaré son hostilité à l’arrivée d’un « trublion » du mobile : « Je suis sceptique et réservé sur le choix d’un quatrième opérateur. Le prix le plus bas n’est pas forcément le meilleur. Il faut voir la qualité des postulants. » Un véritable Scud contre Free, qui était jusque-là le grand favori de la compétition lancée le 1er août. Bouygues, SFR et Orange ont savouré l’instant. Mais la sortie présidentielle n’a pas vraiment plu au Premier ministre, partisan avec l’Arcep (le gendarme des télécoms) d’une vraie baisse des prix du mobile au bénéfice du consommateur. « Libération » rapportait récemment cette pique qui aurait été lancée par François Fillon à Nicolas Sarkozy : « Monsieur le président, les trois opérateurs dont vous avez parlé, ce sont bien ceux dont vous disiez il y a trois mois qu’ils se gavent ? »

En attendant, fort de ce qui semble bien être un soutien de l’Elysée, le lobby anti-Free redouble donc d’efforts pour mettre des bâtons dans les roues du nouvel entrant. Bien rodé, son argumentaire en quatre points arrose décideurs politiques, rédactions parisiennes, associations de consommateurs… Cela donne en substance :

1.  « Le prix de la licence a été “ bradé” à 240 millions d’euros » (contre 619 millions payés par chacun des opérateurs en place) ; c’est le patrimoine de l’Etat que l’on solde. Thèse récemment défendue dans « Les Echos » par le PDG de Vivendi (SFR), Jean-Bernard Lévy. Elle est discutable. Pour ce prix, le 4e opérateur n’aura, au début, que 5 MHz de fréquence disponible, contre 15 MHz chacun) pour les trois autres.

2.  « Un 4e opérateur c’est le carnage social assuré »  : il y a un an, Martin Bouygues, toujours dans « Les Echos », n’hésitait pas à chiffrer « entre 10.000 et 30.000 » les emplois qui seront détruits chez les trois opérateurs mobiles par l’arrivée d’un concurrent qui fera pression sur les prix, donc sur les coûts. Et après un 24e suicide en dix-huit mois, France télécom  voit inévitablement Free comme un facteur de stress supplémentaire pour ses troupes déjà bien éprouvées. Quant à l’équipementier Alcatel, il s’inquiète du fait que le champion du « low cost » pourrait choisir de se fournir auprès d’un chinois comme Huaweï ou ZTE…

3.  « Les prix du mobile sont déjà assez bas en France » , assure le triumvirat la main sur le coeur. Ils seraient même « les plus bas d’Europe ». Pourtant, pour la Commission européenne, l’Hexagone serait l’un des pays du Vieux Continent où le mobile est le plus cher juste derrière l’Espagne avec en moyenne 30 euros pour 2 heures et 50 SMS… De fait, si l’Arpu atteint 45 euros, c’est bien grâce à une jungle tarifaire régulièrement dénoncée par les associations de consommateurs. Et la facture a tendance à s’envoler pour les possesseurs d’iPhone : elle atteindrait 86 euros !

4.  « Free fait le coucou sur le réseau des autres opérateurs. »  L’accusation n’est pas neuve. Free a construit son succès dans l’ADSL en s’engouffrant dans la brèche du « dégroupage », la loi obligeant l’opérateur historique à fournir aux opérateurs alternatifs un accès à la boucle locale (les derniers mètres de cuivre allant jusqu’à l’abonné). En limitant ainsi ses investissements d’infrastructure, le nouvel entrant a pu casser les prix et lancer sa fameuse offre à 29,99 euros. Mais dans le cas de la 4e licence mobile, Free aura une obligation de couverture de 25 % du territoire dans les trois ans, ce qui reviendra à installer 6.000 antennes. Mais les trois opérateurs en place soupçonnent déjà le nouvel entrant de vouloir venir jouer au « coucou » sur leurs pylônes…

Ce lobbying est dans l’ordre des choses. Après tout, TF1 avait bien rédigé un « Livre blanc » pour demander – et obtenir – la suppression de la publicité sur France Télévisions. Le fondateur de Free, Xavier Niel, est d’ailleurs loin d’être lui-même un enfant de choeur. Il dispose d’excellents relais dans les médias et les milieux politiques. Et s’il se présente comme le « Robin des bois » du mobile, son groupe est surtout connu pour être le champion du « low cost » et du service client aux abonnés absents… Mais dans une économie de marché normalement constituée, il y a quelque chose de surprenant à voir trois poids lourds du CAC 40 s’échiner ainsi à tuer toute concurrence dans l’oeuf. Au point, dit-on, d’encourager par tous les moyens une candidature alternative à la 4e licence quelque peu hétéroclite autour de Virgin Mobile, du câblo-opérateur Numéricable… voire du nabab égyptien des télécoms Naguib Sawiris. C’est décidément « Tout sauf Free ».

JEAN-CHRISTOPHE FERAUD.

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Pradines. Antenne-relais : un face à face pacifique avec la police


   Publié le 07/10/2009 09:50 | Jean-Michel Fabre.

les négociation entre l'officier de police et les habitants du Pech Poutary. Photo DDM,Marc Salvet

les négociation entre l'officier de police et les habitants du Pech Poutary. Photo DDM,Marc Salvet
les négociation entre l’officier de police et les habitants du Pech Poutary. Photo DDM,Marc Salvet

Hier, au hameau de Pech Poutary, sur les hauteurs de Pradines, les opposants à l’antenne -relais de téléphonie mobile qu’Orange compte ériger à côté du château d’eau étaient sur le pied de guerre dès le début de la matinée. Sur le chemin des Giganties menant au site, une table de camping a été mise en travers, une banderole déroulée au milieu de la route pour faire barrage aux véhicules chargés de transporter le matériel de construction. Souriant mais décidés, les riverains vont t obliger les responsables du chantier à différer l’acheminement du mat d’antenne. « Nous ne bougerons pas « annonçait tranquillement un manifestant en précisant que l’association de défense constituait un nouveau dossier pour ester en justice devant le tribunal administratif.

Une résistance pacifique s’est, donc, organisée sous le regard des policiers. Attendant que la voie soit libre, le semi-remorque transportant le tronc de pin long d’une vingtaine de mètres qui servira d’antenne patientait au bas de la côte. Puis vers 11 heures, la tension a grimpé de quelques degrés lorsque le camion s’est avancé sur le chemin. Les opposants ont répliqué par un sit-in sur la voie de circulation.

Une négociation et un référé d’urgence

Une heure plus tard, des consignes d’évacuation sont données par la préfecture. Le capitaine Calmejane mène la négociation : « En bloquant la circulation vous êtes dans l’illégalité totale, je me dois d’intervenir. la société Orange peut aussi se retourner contre vous ».

La possibilité offerte aux manifestants de déposer un référé au tribunal de Cahors qui suspendrait les travaux convainc les plus réticents à lever le blocus. « À 12 contre 12 policiers on ne va pas quand même aller à l’affrontement ! ».

Quelques minutes de tractations plus tard, la voie est libre, le camion et son chargement plus encombrant que lourd (le mat pèse 900 kg) peuvent accéder à la zone du château d’eau, un mamelon situé à une cinquantaine de mètres environ de la première maison.

Dans l’après-midi, les représentants de l’association Pech Poutary se sont rendus au palais de justice pour déposer le référé. Ils mettent tous leurs espoirs dans le deuxième recours porté devant le tribunal administratif arguant du principe de précaution.


Pradines. Election des commissions permanentes au conseil municipal

Lors du dernier conseil municipal de Pradines du 28 septembre, ont eu lieu les élections des représentants des commissions permanentes à la mairie. Commissions des finances : l’ensemble du conseil. Commissions agenda 21 : Mmes Andraud, Debba, Duppi, Bergougnoux, Couraud, Messieurs Martinez, Brouqui, Couraud. Commissions Urbanisme : l’ensemble du conseil. Commission affaires scolaires : Mes Dalbarade, Andraud, Couderc, Randrianiaina Mac, Messieurs Feraud, Cavalier, Della Nora. Commission Culture – communication : Mesdames Sevrin Cancé, Andraud, Couderc, Duppi, Randrianiaina Mac, Mademoiselle Couraud, Messieurs Royer, Feraud, Cavalier, Couraud, Della Nora, Martinez. Commission ressources humaines : Messieurs Liauzun, Martinez, Feraud, Royer, Cavalier, Alazard, Della Nora, Vignes. Commissions patrimoine, travaux et Voirie : Mesdames Randrianiaina Mac, Andraud, Messieurs Brouqui, Feraud, Alazard, Royer, Garrigues. Commission associations, sports : Mesdames Andraud, Bergougnoux, Couderc, Duppi, Randrianiaina Mac, Messieurs Vignes, Cavalier, Alazard, Couraud, Feraud, Royer, Della Nora. L’ensemble des commissions ont été votées et approuvées par la majorité des votants.

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Manif devant la mairie : « Non aux antennes relais »

 
Publié le 06/10/2009 08:52 | B.-H. Saint-Paul

L’association Pech Poutary a déposé un recours contre une délibération municipale. Orange doit débuter ses travaux aujourd’hui.

Les habitants du hameau du Pech Poutary craignent pour leur santé. Photo DDM, Marc Salvet.

Les habitants du hameau du Pech Poutary craignent pour leur santé. Photo DDM, Marc Salvet.
Les habitants du hameau du Pech Poutary craignent pour leur santé. Photo DDM, Marc Salvet.

« Nous voulons montrer qu’on est toujours là et que le combat continue », martèle Laetitia Ousset, présidente de l’association Pech Poutary. Une quinzaine de membres ont manifesté hier après-midi devant la mairie de Pradines. Leur combat : empêcher l’installation d’un mât de 15 mètres de haut, devant accueillir trois antennes relais GSM et UMTS de la société Orange, près du château d’eau de Pradines. Justement, des travaux de rénovation du château d’eau ont débuté et l’association est bien décidée à empêcher le déroulement du chantier de l’antenne.

Initialement, cette dernière devait être installée sur l’église de Labéraudie, mais suite au déplacement à Cahors de l’antenne de Lamothe sur le toit du conseil général (depuis cet été, pour une durée de deux ans. Le conseil général a fait procéder avant et après l’installation à des mesures d’émission), Orange a souhaité installer son antenne de Pradines sur les hauteurs.

« Nous ne sommes pas contre une antenne, mais contre son installation là. Pourquoi ne la met-on pas avec celle de Bouygues ? Ou entre le château d’eau et le lotissement ? », poursuit Laetitia Ousset, dont l’association reçoit le soutien de l’association nationale Priartem et dénonce un manque de dialogue de la part de la mairie. Elle met aussi en doute les engagements d’Orange sur la puissance d’émission.

Le maire réfute…

Le maire, Didier Mercereau, s’inscrit en faux : « J’ai reçu l’association plusieurs fois, y compris avec Orange. Nous avons proposé qu’il y ait des mesures de puissance d’émission, prises avant et après l’installation. L’association ne m’a jamais répondu.

Toutes les délibérations municipales ont été affichées à la mairie. Orange a par ailleurs, affiché sur le site sa déclaration des travaux, en présence d’un huissier, il y a plusieurs semaines.

Je comprends qu’on ne soit pas d’accord mais on voit que comme souvent, on n’est pas contre les antennes du moment que c’est chez le voisin… Au Pech Poutary on est contre une antenne de téléphonie mobile – alors qu’il y a celles de Cahors juste en face -, et en même temps, au hameau de Flottes, on me demande une antenne wi-fi pour avoir l’ADSL ! ».

Le Lot compte plusieurs dizaines d’antennes relais de téléphonie mobile, dont neuf situées à Cahors. Des oppositions se sont fait jour, notamment à Gindou, Lauresses, et donc Pradines, où le bras de fer s’est engagé.

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Les travaux du Pr Belpomme sur l’électrosensibilité.

Electrosensibilité, partie 1 : Intervention du Pr. Belpomme, le 12 novembre 2008, à l’occasion d’une réunion organisée par les verts Paris du XVIII et à laquelle étaient présents, entre autres, Denis Baupin (les Verts), Bertrand Piéri (Supap-FSU) et Etienne Cendrier (Robin des Toits). Le Pr Dominique Belpomme décrit le syndrome d’hyperélectrosensibilité ou EHS et propose les moyens pour établir à plus ou moins long terme sa pleine reconnaissance sur le plan médical et sociétal.


Electrosensibilité : Dominique Belpomme 1-2 : 12/11/2008
par papachou95

Electrosensibilité, partie 2 : Intervention du Pr. Belpomme, le 12 novembre 2008, à l’occasion d’une réunion organisée par les verts Paris du XVIII et à laquelle étaient présents, entre autres, Denis Baupin (les Verts), Bertrand Piéri (Supap-FSU) et Etienne Cendrier (Robin des Toits). Le Pr Dominique Belpomme décrit le syndrome d’hyperélectrosensibilité ou EHS et propose les moyens pour établir à plus ou moins long terme sa pleine reconnaissance sur le plan médical et sociétal.
 

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Le Pr. Belpomme en colloque au sénat : "Technologie sans fil : un nouvel enjeu sanitaire"

Source ARTAC : http://www.artac.info

En 1984, l’ARTAC a été créée par le cancérologue Dominique Belpomme pour mettre à la disposition du corps médical et des malades plusieurs médicaments anticancéreux. Si l’ARTAC a changé sa thématique de recherche depuis 2001, c’est qu’elle ne peut se satisfaire des 50% des malades qui ne guérissent toujours pas et de l’incidence croissante des cancers dans tous les pays industrialisés.

Hormis le tabagisme qui demeure la cause d’environ 25% des cancers en France, aucun des facteurs liés à notre mode de vie n’est en lui-même certainement mutagène. Or, sans mutation, il ne peut survenir de cancer. Il est aujourd’hui devenu évident au niveau scientifique qu’un très grand nombre de cancers non liés au tabagisme sont causés par des facteurs environnementaux, en particulier par la pollution chimique.

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IMMOBILIER – Antennes relais : toutes les questions que vous vous posez

INTERETS PRIVES – Date de parution: 07/2009

Source:http://interetsprives.grouperf.com/article/0667/ms/intprims0667_8289.html?l=123,15;274,55;642,53;928,19;1180,19;1377,83;3779,112;6158,83;6605,47;7303,86;7513,45;9267,51;9464,173;10235,81;10844,142&chk=43076&db=5

Les antennes-relais, nécessaires à la téléphonie mobile, se multiplient sur le territoire. Sont-elles dangereuses pour l’homme ? Peut-on s’en protéger ? Réponses.

Mars 2009. Un coup de tonnerre vient d’ébranler le « petit » monde des opérateurs de téléphonie mobile : trois décisions de justice(voir encadré) ont, coup sur coup, ordonné le démontage d’antennes-relais ! Bouygues Télécom, SFR et Orange, les trois opérateurs nationaux se sont vu opposer le principe de précaution, ajouté en 2005 à la Constitution (dans le cadre de la Charte de l’environnement). Mais de quelle précaution s’agit-il ? Les antennes-relais sont-elles dangereuses pour l’homme ? C’est bien là le noeud du problème, qui ne manque pas de faire débat jusque dans les rangs de l’Assemblée nationale. Propositions de loi, Grenelle des ondes, pétitions, plaintes de riverains… Les antennes-relais ne laissent pas indifférent aujourd’hui. Explications.

Y a-t-il un problème de santé publique ?

50 000 : c’est le nombre d’antennes-relais de téléphonie mobile érigées sur le territoire français. Elles permettent aux 56 millions d’utilisateurs du téléphone portable de converser, d’échanger des SMS et de naviguer sur Internet. Au-delà du préjudice esthétique, pourquoi provoquent-elles tant de débats ? Car ces antennes, culminant à plusieurs mètres de hauteur, émettent des ondes ou champs électromagnétiques (CEM) 24 heures/24 (comme les fours à micro-ondes, le Wi-Fi, etc.). Or, comme l’indique la Commission de sécurité des consommateurs (CSC), il est scientifiquement prouvé qu’une partie de l’énergie émise par les CEM est absorbée par le corps humain. D’ailleurs, il existe, pour les téléphones portables, une unité de mesure qui le quantifie : le DAS, débit d’absorption spécifique.

Doutes. Ce qui n’est pas établi, en revanche, ce sont les éventuels effets sur la santé… D’aucuns se plaignent de migraines, d’anxiété, de fatigue, d’autres craignent la survenance de cancers. Le doute plane et les scientifiques sont loin du consensus : plus de 1 400 études menées à ce jour conduisent à des conclusions différentes. Ce que rappellent les trois décisions de justice…

Et ailleurs en europe ?

Il y a un gouffre entre les seuils d’exposition aux ondes radio en France (de 41 à 61 V/m), qui est la plus mauvaise élève, et dans les autres pays européens… :

– Italie : 20 V/m,

– Pologne : 6,14 V/m,

– Suisse : 4 à 6 V/m,

– Luxembourg : 3 V/m,

– Lichtenstein : 0,6 V/m en 2012.

Source : AFOM, Association française des opérateurs mobiles.
 
Où en est la réglementation  en France ?

Les niveaux d’émission des champs électromagnétiques (CEM) se mesurent en volts par mètre (V/m). Pour la France, les seuils limitatifs réglementaires d’exposition du public aux CEM émis par les antennes-relais sont fixés par le décret 2002-775 du 3 mai 2002. Ils sont de :

– 41 V/m pour le système de fréquences de 900 MHz (mégahertz),

– 58 V/m le système 1 800 MHz,

– 61 V/m pour les UMTS (2 100 MHz ; la technologie 3 G, Wi-Fi, WIMAX).

Seuils à revoir ? Là où le bât blesse, c’est que ces seuils sont calqués sur une recommandation européenne de… 1999 ! « Vu l’évolution technologique, ils sont obsolètes ! », s’inquiète Janine Le Calvez, présidente de l’association Priartem*. Elle et d’autres associations (Robins des toits, Agir pour l’environnement…) demandent un abaissement des seuils à 0,6 V/m (un chiffre tiré d’études autrichiennes). Sans aller jusque-là, le Parlement européen vient de recommander aux États membres de « revoir les limites fixées pour les champs électromagnétiques » (résolution du 23 février 2009).

Quant au DAS (niveau d’énergie absorbé par le corps), il est de 2 W/kg (watts par kilo) maximum et doit être indiqué sur les notices de chaque téléphone mobile (arrêté du 3 octobre 2003).

Qu’est-ce qui va changer ?

Le 23 avril dernier, le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et les secrétaires d’État à l’Économie numérique et à l’Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet et Chantal Jouanno, ont organisé dans l’urgence un « Grenelle des ondes ». L’atmosphère électrique qui a entouré ce Grenelle s’est accentuée au sortir de la table ronde. Les dix promesses faites par le ministre de la Santé font pâle figure face aux revendications.

Plus d’informations. L’accent sera mis sur l’information au consommateur : un site Internet, des notices explicatives sur les radiofréquences, l’affichage du DAS sur le descriptif en magasin de chaque téléphone portable… Seule véritable action : l’interdiction pour les enfants d’utiliser leur mobile dans les écoles primaires. Aucune révision des seuils n’a, elle, été annoncée…

Comment agir individuellement ?

Peut-on empêcher, en tant que simple particulier, l’édification d’une antenne-relais près de chez soi ? Depuis les décisions successives de la cour d’appel de Versailles (4 février), du TGI de Carpentras (16 février) et du TGI d’Angers (5 mars), à l’origine du Grenelle des ondes, la réponse est plutôt positive…

Se renseigner en mairie. Tout d’abord, comment savoir si son quartier ou, pire, son immeuble va bientôt être « agrémenté » d’une antenne-relais ? « Il suffit d’aller voir en mairie et sur le lieu d’édification où l’affichage est obligatoire », répond Janine Le Calvez. Dès ce moment, il ne faut pas hésiter à monter un collectif », poursuit la présidente de Priartem. Un avis que partage maître Richard Forget, avocat au barreau de Paris et plaideur face à Bouygues Télécom : « Nous avons voulu recréer une mini ”class action” pour avoir plus de poids. Les plaideurs ont ainsi pu être remboursés de leurs frais d’avocat. »

Trouble du voisinage. Quels arguments juridiques invoquer ? Pas directement le principe de précaution en tout cas. Dans le cas des trois décisions de justice précitées, le démontage des antennes-relais a été obtenu sur le fondement du trouble anormal de voisinage (voir IP suppl. 666). Dans l’affaire Bouygues, les juges ont considéré que les riverains d’antennes-relais peuvent justifier d’une « crainte légitime » constitutive d’un trouble d’ordre sanitaire.

Risque sanitaire. D’une part, le seul fait que l’installation en cause respecte les normes d’exposition françaises (en V/m, voir p. 18) ne prouve pas que cette exposition soit inoffensive pour le corps humain. D’autre part, les études scientifiques et aussi les positions législatives divergentes entre les pays (voir encadré) conduisent à qualifier de sérieuse l’incertitude quant à l’innocuité des CEM… « Exposer son voisin contre son gré à un risque certain constitue un trouble anormal de voisinage », conclut la cour d’appel de Versailles ! Preuve de l’importance du risque aux yeux des juges : la décision d’Angers (5 mars 2009), elle est la première application en référé du principe de précaution…

Préjudice financier. Il est également possible d’invoquer un préjudice esthétique résultant d’une « présence visuelle négative permanente », tel que l’ont invoqué les plaignants contre SFR (TGI Carpentras, 16 février 2009), mais aussi une dépréciation du bien. « Plusieurs experts de Laforêt immobilier, Chevreuse immobilier et Demeures et châteaux de France ont attesté qu’un bien situé à proximité d’antennes perd environ 30 % de sa valeur ! », détaille maître Forget. Dans les deux cas, les juges « accordent plutôt des dommages et intérêts, mais n’ordonnent pas le démontage des antennes », prévient-il.

Que faire dans une copropriété ?

Voici quelques conseils pour contrer la copropriété de son immeuble si elle souhaite donner son accord pour l’installation d’une antenne-relais.

Avant installation. C’est simple, il suffit de voter non à la résolution de l’assemblée ! Depuis un arrêt de la cour d’appel de Paris du 7 avril 2005 (n° 04/12610), l’accord des copropriétaires, pour la mise en place d’une antenne-relais sur le toit de l’immeuble, doit être obtenu à l’unanimité… Une voix contre suffit à faire obstacle.

Après installation. Si l’antenne est déjà installée, il n’y a pas grand chose à faire, sauf à se renseigner sur la date de reconduction du contrat de bail donné à l’opérateur (la durée varie selon les contrats). « Il existe là un vide juridique, déplore maître Forget. Il n’est pas sûr que la règle de l’unanimité s’applique pour la reconduction du bail. » Il ne resterait alors qu’une autre option : en venir aux mains… judiciaires !

*Pour une réglementation des implantations d’antennes-relais de téléphonie mobile.

Trois coups de semonce

Trois décisions de justice rendues contre les opérateurs de téléphonie mobile ont marqué le début d’année. Rappel des faits :

– 4 février : Bouygues Télécom est condamné par la cour d’appel de Versailles à l’enlèvement, sous astreinte de 500 € par jour, de ses antennes-relais à Tassin-la-demi-lune (69). L’opérateur doit verser 7 000 € de dommages et intérêts à chacun des trois couples plaignants. Bouygues s’est pourvu en cassation.

– 16 février : c’est au tour de SFR d’être condamné par le TGI de Carpentras à démonter une antenne de 20 mètres de haut sur la commune de Châteauneuf-du-Pape (84). L’astreinte est, cette fois, de 400 € par jour et les dommages et intérêts de 1 500 € pour les plaignants.

– 5 mars : le TGI d’Angers, statuant en référé, a interdit à Orange d’ériger trois antennes sur le clocher d’une église.
 

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Pradines. Mobilisation contre l’antenne relais lundi


   Publié le 03/10/2009 03:52 | LaDepeche.fr

Une partie des membres de l'association « Pech de Poutary ».

Une partie des membres de l'association « Pech de Poutary ».
Une partie des membres de l’association « Pech de Poutary ».

« Non à l’implantation d’une antenne relais au « Pech Poutary » (château d’eau) à Pradines » : c’est le cri qu’avaient lancé en février dernier, les membres de l’association « Pech de Poutary », très déterminés à s’opposer à cette installation trop près des habitations (50 à 80 mètres) de ce secteur de Pradines. Ce projet n’avait pas fait l’unanimité au sein de l’équipe municipale lors d’un vote qui avait recueilli 9 pour, 7 contre et 7 abstentions.

À l’époque une pétition avait recueilli plus de 500 signatures de riverains et de Pradinois. Ils avaient dénoncé la non-information et avaient demandé à la mairie d’appliquer le principe de précaution, à cause des conséquences néfastes des ondes électromagnétiques. Parmi leurs requêtes également, le choix d’un autre site pour cette antenne, plus éloigné des habitations. L’association avait demandé au maire et à ses conseillers de tenir leurs engagements électoraux.

En février Lætitia Ousset, vice-présidente de l’association, rappelait : « Durant la campagne et sur le bulletin municipal, le maire n’a cessé de dire qu’il souhaitait développer l’écologie, plus de dialogue, de transparence avec la population. Or du dialogue il n’y en a point eu et on nous a mis devant le fait accompli ». Le maire de Pradines les avait ensuite reçus et allait voir ce qui pourrait être fait.

Mais il semble que les travaux de l’antenne vont bientôt débuter. Aussi, l’association « Pech Poutary », n’ayant pas été mise au courant de la suite que donnait la mairie à cette affaire, invite tous les citoyens de la commune à venir les soutenir. Un rassemblement est prévu lundi 5 octobre, sur le parvis de la mairie de Pradines de 16 heures à 18 heures.

Si vous souhaitez soutenir cette action, contactez : Abder Jaballah au 05 65 23 26 30, président de l’association, ou Lætitia Ousset au 05 65 35 33 05, vice-présidente.

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Eaunes. Antennes-relais : des risques pour la santé ?


  Publié le 02/10/2009 03:47 | LaDepeche.fr


Lundi prochain, le débat se penchera sur les antennes-relais.
Lundi prochain, le débat se penchera sur les antennes-relais.

Annoncés au forum des associations, les débats éco citoyens de l’association Eaunes Environnement et Qualité de Vie reprennent leur rythme : le lundi 5 octobre à 20h30, à la salle Damien Guarrigues (à l’abbaye), le public est cordialement invité à échanger et débattre dans une ambiance conviviale autour de la question des risques liés aux antennes-relais et plus largement aux ondes électromagnétiques qui traversent notre quotidien. Il y a 6 mois environ le gouvernement réunissait opérateurs et associations pour un Grenelle des ondes. Qu’est-il sorti de cette rencontre ? Quels principes de précaution retenus vis à vis des effets potentiels des radiofréquences ? Où en sommes-nous ? Questions complexes mais incontournables : des antennes sont déjà implantées dans notre environnement proche, d’autres implantations sont en cours de réalisation. Des membres du Collectif Antennes 31, confrontés à des situations diverses, viendront en débattre lors de ce débat. Le site de l’association actualisé en continu : http://eaunes.environnement.free.fr/

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Antenne relais au centre ville : le débat différé


  Publié le 02/10/2009 03:47 | P.Mz

Environnement. Le référé reporté au 5 novembre.

Le débat n'est pas tranché au sujet de l'implantation d'une antenne sur les toits du centre ville.Photo DDM,

Le débat n'est pas tranché au sujet de l'implantation d'une antenne sur les toits du centre ville.Photo DDM,
Le débat n’est pas tranché au sujet de l’implantation d’une antenne sur les toits du centre ville.Photo DDM,

Caramba, encore raté ! Pour la seconde fois, le référé intenté par Me Morel pour le compte de ses clients commerçants du centre ville contre l’implantation d’une antenne SFR rue de la République, a été reporté. Le débat judiciaire n’a donc pas eu lieu, hier, comme prévu. La raison ? « J’ai reçu de la partie adverse, 53 pages de conclusions et 200 pages contenant des pièces relatives au projet, hier (N.D.L.R. : mercredi) », explique Jean-François Morel. Ce second report, cette fois à la demande des plaignants, offre néanmoins un sursis supplémentaire à ces derniers, l’opérateur s’étant engagé à ne pas installer d’antennes avant la décision de justice. Nouvelle audience le 5 novembre donc !

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Blagnac. La ville est candidate au «Grenelle des ondes»


Publié le 01/10/2009 03:49 | Aurélie Alric

Environnement. Les associations poursuivent le combat contre les antennes. La mairie les écoute.

Les collectifs blagnacais ont rencontré Pascal Boureau mardi soir.Photo DDM, A.A.

Les collectifs blagnacais ont rencontré Pascal Boureau mardi soir.Photo DDM, A.A.
Les collectifs blagnacais ont rencontré Pascal Boureau mardi soir.Photo DDM, A.A.

Les collectifs du quartier de l’Aérogare et de l’avenue du Parc qui dénoncent la présence des antennes-relais, notamment à proximité des écoles, ont rencontré Pascal Boureau, adjoint délégué à l’environnement et au cadre de vie, mardi soir.

Sujet du jour : la candidature de Blagnac au Grenelle des ondes, lancé par le ministère de la Santé. Face aux actions menées par les associations blagnacaises pour alerter la population sur les risques liés à l’exposition aux ondes électromagnétiques, la municipalité a décidé de répondre à l’appel de candidature du gouvernement. Entre 12 et 20 villes témoins seront sélectionnées pour participer à une table ronde avec les opérateurs de téléphonie dans le but de limiter le seuil d’émissions des ondes à 0,6V/m, mesure certifiée sans danger pour la santé publique par les experts indépendants.

La municipalité s’engage

« Le dossier de candidature doit être déposé avant le 31 octobre. D’ici là, nous souhaitons travailler avec les associations pour développer un argumentaire solide qui nous permettra de faire partie des villes sélectionnées », a précisé Pascal Boureau.

De leur côté, les collectifs ont rappelé leurs inquiétudes pour la santé des personnes fragiles.

« Cela fait maintenant trois ans que nous réclamons le redéploiement des antennes », rappelle Dora Pinel, membre du collectif de l’avenue du Parc. Et Caroline Cambon, du collectif de l’Aérogare d’ajouter : « Nous sommes inquiets pour nos enfants. Nous avons organisé des mesures à l’école de l’Aérogare. Les pics atteignent 5,3V/m alors que les mesures entreprises par la municipalité ne dépassent pas le seuil des 1,3V/m. »

« Notre objectif est de mettre en place des mesures régulières qui permettent de déterminer les préjudices subis par la population sur du long terme. Ces éléments nous permettront de négocier un redéploiement des antennes avec les opérateurs », a précisé Pascal Boureau. « En étant sélectionnés pour le Grenelle des ondes, nous obtiendrions des aides matérielles qui faciliteraient nos démarches. Si nous ne sommes pas retenus, la commune prendra à sa charge les mesures à effectuer et la démarche sera entamée dès la fin de l’année ». Les villes choisies pour participer au Grenelle seront connues dès la mi-novembre.

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"La municipalité encore épinglée sur les ondes électromagnétiques" – Hérault du Jour – 29/09/2009

 

Société. Les partisans d’une téléphonie respectueuse de la santé viennent de réaliser un film sur Béziers.

Forts du succès rencontré lors de leur première présence à la Journée des Associations sur les allées Paul Riquet de Béziers, les membres de la coordination des collectifs ou comités biterrois pour une téléphonie respectueuse de la santé publique, ont décidé d’en tirer un filln.

« Cette production, qui sera diffusée prochainement sur le site internet www.next-up.org, est un témoignage audiovisuel de l’inquiétude des Biterois par rapport aux ondes électromagnétiques diffusées via les antennes relais, Car nous avons rencontré de nombreuses personnes qui nous ont fait part de leur mauvaise expérience, notamment ce garagiste dont les ondes des antennes relais perturbent le fonctionnement de ses appareils électroniques de mesures », explique Bruno Goupille, président du mouvement.

Lire la suite sur le site de Robin des Toits.

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Les clés 3G et les smartphones saturent les réseaux téléphoniques

   LEMONDE.FR avec Reuters | 30.09.09 | 10h47  •  Mis à jour le 30.09.09 | 11h38

Dans les zones urbaines, aux heures de pointe, le développement des clés 3G et des smartphones, qui permettent d’accéder à Internet en utilisant le réseau de téléphonie mobile, crée des problèmes de saturation qui pourraient devenir importants.

La généralisation des smartphones et des ordinateurs portables équipés d’une clé 3G constitue une nouvelle manne de revenus pour les opérateurs, mais ces réseaux, d’abord conçus pour transmettre la voix et les SMS, se révèlent peu adaptés et nécessiteront d’importants investissements pour pouvoir faire face à l’afflux de données. “Les opérateurs courent le risque d’avoir des pannes qui pourraient faire la une des journaux”, explique Ahmed Guetari, directeur technique zone Europe de l’équipementier réseaux Juniper Networks.
Pour SFR, par exemple, le trafic de données a été multiplié par dix en 2008, et devrait à nouveau être multiplié par dix d’ici à 2012. L’entreprise affirme avoir déjà largement entrepris la transformation de son réseau pour éviter des tensions. Mais l’investissement dans ces réseaux n’est pas rentable à court terme : la création d’antennes relais supplémentaires, qui permettent de décongestionner le réseau, n’engendre en effet pas directement de revenus supplémentaires. Les opérateurs rechignent donc à investir massivement dans des extensions de leurs capacités. En France en 2008, le montant total des revenus du transport de données était de 3,1 milliards d’euros (+27 %) sur le segment mobile, selon l’Arcep. C’est l’équivalent des seuls investissements de France Télécom.

Pour plusieurs experts, c’est le modèle même des forfaits d’accès au Web qui devrait être repensé. La quasi-totalité des forfaits actuels permet, pour un prix fixe, d’utiliser de grandes quantités de données. En réaction à l’explosion du trafic, plusieurs opérateurs ont choisi de fixer un plafond de téléchargement à leurs clients, au-delà duquel la qualité de service est dégradée. Une autre piste, explorée notamment par SFR en France ou Telstra en Australie, consiste à réorienter le flux de données mobiles vers les réseaux fixes.

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La future antenne relais du centre de Montauban en référé


  Publié le 29/09/2009 03:50 | LaDepeche.fr

Justice. Jeudi matin, un juge décidera de la suite à donner à un projet qui fait polémique…

Au départ, seule Danielle Deloche, la libraire de la rue de la République de Montauban, avait déposé plainte. Mais depuis ce dépôt initial, d’autres plaintes sont venues épaissir le dossier. émanant pour la plupart de commerçants avoisinants. Qui s’inquiètent de la future implantation d’une antenne relais de téléphonie, pour le compte des sociétés SFR et Sogetrel, sur le toit d’un immeuble situé dans la rue de la République.

Une première fois repoussé, le dossier de la future antenne relais devrait, normalement, arriver à la barre du tribunal du juge des référés ce jeudi matin. Me Jean-François Morel l’avocat des plaignants s’appuiera, notamment, sur une pétition signée par plusieurs commerçants montalbanais pour dénoncer les dangers encourus par une grande partie du voisinage de ladite antenne. Le principe de précaution sera largement évoqué dans le prétoire ainsi que différents cas qui ont été plaidés dernièrement et qui ont débouché sur le démantèlement d’antennes relais. Le 18 septembre 2008, le tribunal de grande instance de Nanterre avait ordonné notamment que la société Bouygues Télécom démonte ses installations. Décision confirmée dans les mois qui suivirent par la cour d’appel de Versailles. Nouvel épisode de cette opposition dans quelques heures au tribunal de Montauban.Pour commencer…

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France 3 ne rend pas l’antenne


Vendredi 25 Septembre 2009

Près de 300 enfants sont scolarisés à l’ombre de la tour de France 3. (photo THIERRY DAVID).

Le 27 mai dernier, les parents d’élèves membres du « collectif anti-antennes L’Assomption C3A » n’étaient pas loin de crier victoire. Ce jour-là, ils ne pouvaient qu’interpréter au pied de la lettre les propos tenus par Alain Juppé devant les caméras de France 3 Aquitaine. « Il faut maintenir la règle d’interdiction des antennes de téléphonie mobile dans un périmètre de 100 mètres autour des écoles », avait insisté le maire de Bordeaux, en affichant une tranquille détermination. Cela ne pouvait pas mieux tomber !

Quelques jours plus tôt, le collectif avait alerté les services municipaux sur la présence de trois pylônes dans un quartier proche du centre-ville. Propriété d’Orange et situées à moins de 30 mètres de l’école primaire de L’Assomption, ils émettent depuis le haut d’une tour de… France 3 Aquitaine ! Pas plus la chaîne publique que l’opérateur n’envisagent de les décrocher. Et la mairie de Bordeaux se borne, pour l’instant, à constater que les rayonnements « sont conformes à la réglementation ».

« Près de 300 enfants fréquentent L’Assomption, dont beaucoup ont entre 2 et 3 ans, insistent Anne Bitton et Laurence Piccoly-Lafon, les porte-parole du collectif. On sait que des antennes à proximité immédiate des écoles, cela pose problème. Pour les quelques milliers d’euros que cela peut rapporter chaque année à France 3, peut-on prendre le risque d’inonder d’ondes toute la journée des cerveaux en formation ? »

« Il n’y a pas de danger »

La majorité des scientifiques estime que les émissions des antennes sont trop faibles pour avoir un impact significatif sur la santé. À condition seulement de ne pas vivre en permanence à leur contact. Plusieurs spécialistes réunis à Bordeaux au printemps dernier, à l’initiative d’Alain Juppé, ont, malgré tout, recommandé de bannir ces équipements de l’environnement immédiat des crèches, écoles et résidences pour personnes âgées.

« Cela concerne les installations à venir, précise Jean-Louis David, l’adjoint en charge de ces questions. Pour celles existantes à proximité des sites sensibles, nous avons fait procéder à des mesures. Aucune n’a révélé de dépassement des seuils limites. Les rayonnements sont largement inférieurs aux plafonds autorisés. Il n’y a absolument aucun danger. » Ce qui n’empêche pas François Cros, le directeur général de L’Assomption, de juger la démarche des parents « légitime ».

Mesures contestées

Les enregistrements effectués par la société Aexpertise dans la cour de récréation de l’établissement privé et au deuxième étage d’un bâtiment indiquent 0,88 et 1,6 volt par mètre. Soit des valeurs inférieures de 16 à 31 fois aux maxima. Mais ces chiffres restent supérieurs au 0,6 volt par mètre préconisé aujourd’hui par les associations de défense des riverains comme Robin des toits, à laquelle adhère le collectif bordelais.

« Ces relevés sont sujets à caution, insistent Anne Bitton et Laurence Piccoly-Lafon. Le rapport remis à la mairie indique clairement que le demandeur est Orange. Les opérateurs sont vraisemblablement informés de la venue des techniciens. Comment être sûr que l’intensité n’est pas baissée le jour du contrôle. Seul le recours à des organismes dont nous sommes certains de l’indépendance, comme le Criirem, pourrait garantir la fiabilité des relevés. »

Orange nie tout contact avec les bureaux d’études. « Nous travaillons en étroite collaboration avec la mairie, reconnaît Jean-Maurice Bentolila, le chargé de communication de l’opérateur. Le coût des mesures des champs électromagnétiques est effectivement à notre charge. Mais nous les découvrons lorsque nous recevons la facture. » Propos confirmés par Jean-Louis David, l’adjoint d’Alain Juppé. « Nous faisons appel à une société agréée par l’Agence nationale des fréquences. Lorsque le technicien se présente à la mairie, il ignore où il va aller. »

Silence télé

France 3 Aquitaine n’a pas souhaité s’exprimer sur ce sujet alors que son directeur, Jean-Pierre Bertrand, a, lui aussi, fait procéder à des analyses. Au même moment que celles effectuées à la demande de la municipalité. Le fait que les rayonnements soient largement inférieurs aux normes n’a pas empêché que le sujet soit débattu en interne. Aussi bien à Bordeaux qu’à l’échelon national, la chaîne hébergeant les antennes d’Orange dans plusieurs grandes villes de France.

« Le loyer annuel tourne autour de 5 000 euros par site. France 3 pourrait s’en passer et ne pas exposer son personnel à ces champs magnétiques », lâche, sous couvert d’anonymat, un représentant syndical.

En 2008, à Lyon, deux cas de cancer avaient conduit le maire à faire retirer, par précaution, une antenne d’une école. Le collectif bordelais avance, lui aussi, l’existence de pathologies de cette nature au sein des effectifs de France 3, notamment chez un salarié en poste dans une pièce où le niveau des émissions est le plus important, quoique très loin du seuil maximal.

« Quelle que soit l’intensité, elle est trop forte quand on reste pendant des années huit à dix heures par jour à proximité de ces antennes », s’insurgent les parents d’élèves.

Auteur : Dominique richa

Source : http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/716893/mil/5146628.ht

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Ariège. La cité veut diminuer les émissions d’ondes


Publié le 25/09/2009 09:53 | P.-E. Pourquier

Alors que la mairie s’est portée volontaire pour être «ville pilote 0,6v/m», le wifi vient d’être supprimé des écoles primaires.

Le centre culturel est le seul point relais du centre-ville. C'est également le seul point relais appartenant à la municipalité. Photo DDM, Florent Raoul

Le centre culturel est le seul point relais du centre-ville. C'est également le seul point relais appartenant à la municipalité. Photo DDM, Florent Raoul
Le centre culturel est le seul point relais du centre-ville. C’est également le seul point relais appartenant à la municipalité. Photo DDM, Florent Raoul

Le wifi à l’école, c’est fini. Depuis quelques jours, toutes les écoles maternelles et élémentaires de Foix sont câblées. Les travaux ont eu lieu durant l’été. « C’est une problématique de santé, rappelle Jean-Pierre Delorme, membre du collectif Ariège haut débit sans wimax ni wifi. Les enfants sont beaucoup plus sensibles aux ondes. En attente d’éléments scientifiques que l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Affset) doit nous fournir prochainement, on encourage les écoles à réduire l’utilisation du wifi ou à câbler. » Décision à titre préventif, donc, mais la municipalité semble vouloir poursuivre ce type d’initiatives.

Le 15 juillet dernier, le conseil municipal a entériné l’inscription de la cité en temps que ville pilote 0,6v/m. Selon Danielle Delavergne, maire adjoint en charge de l’environnement, à la suite du Grenelle de l’environnement et de la demande de l’association Robin des toits, « le ministère de la Santé a demandé à des villes d’être pilotes » pour que les opérateurs de téléphonie mobile baissent leurs pics d’émissions, actuellement entre 41 et 61 volts par mètre.

« Donc, on s’est inscrit, raconte l’élue et il y a deux jours, nous avons reçu un questionnaire. »

Enquêtes

Au final, 20 villes seront désignées. Chacune des municipalités inscrites doit désigner un quartier, le nombre d’habitants au mètre carré. D’autres questions restent en suspens : qui paiera ? Quand est-ce que les villes seront désignées ? « C’est très flou, note Danielle Delavergne. En tout cas, l’objectif est de demander aux opérateurs d’émettre au plus bas niveau pour voir si ça marche. »

De son côté, la municipalité a demandé à un organisme indépendant, le Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques non ionisants (Criirem) de faire des mesures dans différents lieux de la ville pour connaître les points les moins nocifs. Une même enquête diligentée par les opérateurs avait déjà été menée par Veritas. « Le contrôle avait eu lieu entre 9 heures et midi, se rappelle Danielle Delavergne. J’ai demandé au technicien si c’était l’heure des pics et il m’a répondu que c’était plutôt entre midi et deux et après 18 heures. »


Huit antennes relais quadrillent la ville

Actuellement, le centre-ville de Foix est épargné par les antennes relais. Trois lieux les accueillent, dont un municipal : le centre culturel, la gare de la SCNF et la tour du Capitany. « La législation ne nous permet pas d’intervenir quand il y a installation d’une antenne, explique Danielle Delavergne, maire adjoint en charge de l’environnement. On peut juste refuser celles qui sont posées sur un bâtiment public. »

Du coup, la municipalité ne sait pas si une antenne a été modifiée. Danielle Delavergne a remarqué, il y a quelques jours, par exemple, en passant devant en voiture, que celle du Capitany était différente. L’une des antennes a effectivement été modifiée, selon le site Internet de l’Agence nationale des fréquences (ANFR) le 17 juillet dernier.

L’agglomération de Foix compte huit points d’antennes dont un à Vernajoul et un autre à Arabaux.

La plus vieille antenne, celle de la tour Capitany, a été implantée en 1999.

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Fibre optique : la France à la traîne

AFP
07/09/2009 | Mise à jour : 18:01
 

La Suède et la Norvège se classent en tête des pays européens en terme de pénétration, dans les foyers, de la fibre optique, une technologie qui permet l’internet à très haut débit, selon une étude de l’Idate publiée aujourd’hui.

En juin, 10,9% des foyers suédois et 10,2% des norvégiens étaient abonnés à la fibre, d’après cette enquête réalisée pour le FTTH Council Europe, une organisation qui promeut le développement de cette technologie. Arrivent ensuite la Slovénie (8,9%), l’Andorre (6,6%), le Danemark (5,7%) et l’Islande (5,6%).

Aucun grand pays européen (France, Allemagne, Royaume-Uni, Espagne ou encore Italie) ne se classe dans le top 10: première de ces pays, l’Italie n’arrive ainsi qu’en 11e position, avec un taux de pénétration de quelque 1,5%. La France, avec 252.900 abonnés, affiche un taux de moins de 1%.

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Faut-il interdire le portable aux ados ?


  Publié le 18/09/2009 08:42 – Modifié le 18/09/2009 à 15:24 | Gil Bousquet

Santé. Le Grenelle pourrait donner raison aux scientifiques qui demandent une interdiction.

Ado

Ado
DDM

Un nouveau cartable, une nouvelle trousse… et un nouveau téléphone portable ? Plus que jamais, les écoliers et collégiens accros aux textos réclament à leurs parents un mobile et la tentation est grande pour ces derniers d’offrir le téléphone dernier cri si pratique pour garder le contact avec leur progéniture. 20 % des écoliers et 73 % des collégiens posséderaient un mobile. Mais cette facilité ne présente-t-elle pas des risques pour la santé de ces enfants ?

De nombreuses associations et des scientifiques au premier rang desquels le médecin et chercheur David Servan-Schreiber, réclament des pouvoirs publics la prise en compte d’un principe de précaution qui passerait par l’interdiction du portable pour les enfants.

L’association PRIARTéM, qui s’est notamment opposée à la commercialisation de mobiles spécifiquement destinés aux enfants de moins de 8 ans, a compulsé plusieurs études édifiantes. « Une équipe de chercheurs américains et danois indique que les enfants exposés aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile in utero ou pendant leur enfance ont 80 % plus de risques de souffrir de problèmes comportementaux et d’hyperactivité », explique l’association, qui souligne également que « des chercheurs de l’Université de Porto Alegre ont montré que le cerveau d’un enfant absorbe 60 % de plus de rayonnement que celui d’un adulte. »

Pour l’heure, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) recommande depuis 2005 une meilleure information des parents sur les risques d’exposition. L’Association française des opérateurs mobiles (Afom) a ainsi édité des fiches explicatives. L’agence demande aussi aux professionnels du secteur de renoncer aux mobiles pour enfant et de ne pas cibler les enfants dans leurs publicités.

Aujourd’hui, les pouvoirs publics vont aller plus loin. Dans le cadre du Grenelle 2, actuellement en cours d’examen au Parlement, la commission des Affaires économiques du Sénat a proposé début juillet une interdiction du portable aux élèves de moins de 14 ans. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, au sortir du Grenelle des Ondes s’était déjà prononcée pour une interdiction à l’école primaire.

En attendant que soit officiellement décidée une interdiction, plusieurs chefs d’établissements, excédés notamment par les sonneries intempestives des appareils en cours, ont décidé de bannir le portable.


Zoom

Servan-Schreiber pour interdire

Le 15 juin 2008, un groupe de 20 experts internationaux rassemblés par le chercheur David Servan-Schreiber, auteur du best-seller « Anticancer », alertait l’opinion à propos de l’utilisation des téléphones portables. L’appel insistait sur le fait que les champs électromagnétiques émis par les téléphones portables doivent être pris en compte en matière de santé. Et cela avant même les résultats, imminents, de l’étude internationale Interphone, d’ores et déjà controversés. « Interphone ne pourra pas trancher la question qui lui a été posée parce qu’elle manque de recul », déclarait hier au Point le docteur Servan-Schreiber. « Les enfants sont en première ligne. Des chercheurs suédois ont montré qu’utiliser un téléphone portable avant 20 ans pourrait augmenter d’un facteur cinq le risque de cancer. Il faut proscrire l’usage du portable au-dessous de 12 ans et le déconseiller avant 15 », poursuit le chercheur. Un vrai défi au vu de l’explosion des usages : selon le baromètre TNS-Sofres-Afom 73 % des 12-14 ans et 94 % des 15-17 ans possèdent un mobile qui sert tout à la fois à téléphoner, filmer, photographier et surfer sur internet. La génération mobile ne semble pas prête à déconnecter…


Deux principaux de collèges témoignent

« Les élèves filmaient les cours et les diffusaient sur internet »

Dans plusieurs collèges de l’agglomération toulousaine, plusieurs chefs d’établissement n’ont pas attendu ce débat sur les téléphones portables pour en interdire l’utilisation. « Chez nous, à l’intérieur des bâtiments, l’utilisation est tout simplement interdite. Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, dès que l’élève passe la grille d’entrée, je ne veux plus voir un seul téléphone mobile ! » explique un principal d’un collège du centre ville de Toulouse. Cette interdiction d’utilisation qui est permise par la loi a même été stipulée dans le règlement intérieur du collège. Pourquoi bannir l’utilisation des mobiles ? « Parce que ça devenait invivable. Au moins deux élèves sur trois possèdent un portable dans cet établissement, les sonneries commençaient à perturber les cours » raconte le principal. Plus grave, les élèves se filmaient entre eux et même les professeurs pendant leurs cours et postaient le tout sur leurs blogs. « Compte tenu des problèmes de droit à l’image, j’ai préféré prendre cette mesure » raconte-t-il. Sans même aborder les questions de santé, le principal veut que les enfants « communiquent normalement entre eux, en se parlant, sans s’envoyer des SMS alors qu’ils sont à deux mètres l’un de l’autre ». Sur un peu plus de 300 élèves, seules une dizaine d’infractions a été constatée depuis la rentrée. Ce collège toulousain est même allé plus loin puisqu’il a aussi interdit l’utilisation de tous les lecteurs de musique MP3.

À gratentour, les profs sont aussi interdits de portables !

Dans la banlieue de Toulouse, Norbert Codina, principal du collège Claude-Cornac interdit aux élèves « et » à tout le personnel de téléphoner dans l’établissement. « Ce qui est valable pour les uns l’est aussi pour les autres » déclare-t-il. Petite exception : la salle des profs. « S’il un élève est pris avec un portable, je le confisque et je le rends aux parents. S’ils veulent vraiment téléphoner il y a un point phone à disposition dans le collège » rappelle Norbert Codina. Aucun parent n’est venu se plaindre contre ce règlement qui figure dans le règlement intérieur. « Je vais même faire signer ce dernier par les parents pour leur rappeler les règles du bien vivre ensemble » prévient le principal.

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‘Communes : candidatez pour l’expérimentation sur les ondes’ – 17/09/2009

Appel à candidatures sur les ondes à destination des communes et communautés de communes, communautés d’agglomération et communautés urbaines

Le présent appel à candidatures vise à identifier des communes ou des communautés volontaires pour réaliser sur tout ou partie de leur territoire les modélisations et les expérimentations liées à l’exposition des ondes mais également pour l’identification et l’expérimentation de nouvelles procédures de concertation et d’information locale.

Les communes et communautés se portent candidates pour les deux volets des expérimentations, c’est-à-dire à la fois pour l’abaissement de l’exposition et pour la concertation.

L’appel à candidatures est ouvert aux communes et communautés pendant la période du 17 septembre au 31 octobre 2009.

Lire la suite sur le site de Robin des Toits

* Télécharger la présentation des expérimentations (format PDF – 376.4 ko)

* Consultez le communiqué de presse (format PDF – 21.9 ko)

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Des villes-tests pour en finir avec les guéguerres locales sur les antennes-relais

                 
     LE MONDE | 17.09.09 | 15h59  •  Mis à jour le 17.09.09 | 16h04

Le Grenelle des ondes, dont l’issue en mai avait déçu les associations de protection de l’environnement, vient néanmoins de satisfaire une de leurs demandes majeures : expérimenter une diminution de l’exposition aux radiofréquences des antennes relais de téléphonie mobile à 0,6 volt par mètre (contre 41 à 61V/m aujourd’hui). 0,6 V/m, le chiffre tant attendu par l’association Robin des toits et tant décrié par les opérateurs de téléphonie mobile sera étudié au même titre que toutes les valeurs “comprises entre 41 et 61V/m et une valeur basse de 0,1”, comme le précise l’appel lancé vendredi 18 septembre par le comité opérationnel chargé de l’expérimentation. Ce comité rassemble les représentants de l’Etat, des élus, des associations et, des opérateurs sous la présidence du député socialiste François Brottes. La société civile dont la méfiance envers les ondes des antennes et des portables ne se dément pas, aura eu raison de la réticence des industriels, contraints de se plier à l’exercice.

Avant même son annonce officielle, plus d’une centaine de villes et villages se sont portés candidats à l’expérimentation. Mais “entre 10 et 20” seulement figureront parmi les heureux élus. Urbaines, pavillonnaires, semi-rurales ou rurales, ces zones – car l’expérimentation ne concernera pas des communes à part entière mais des “alvéoles” de diffusion des ondes – devront être “représentatives des situations existantes”, souligne M. Brottes. La liste sera fixée fin novembre.

L’initiative est attendue avec impatience dans de nombreuses communes de gauche, de droite ou du centre, soucieuses de retrouver une certaine sérénité après des mois, voire des années de guéguerres locales.
A Tourcoing, l’idée du maire socialiste, Michel-François Delannoy, est de retrouver une certaine autorité dans un domaine où la décision municipale est contestée. L’arrêté municipal, voté à l’unanimité, fixant un moratoire d’un an dans l’installation de nouvelles antennes-relais, a en effet été retoqué par le préfet.
Comme son confrère du Nord, le maire (sans étiquette) de Grambois (Vaucluse), dont le petit territoire de 1 155 habitants est situé “sur le parc naturel du Lubéron”, est en butte à des citoyens mécontents. Depuis, il cherche un arrangement honorable avec les opérateurs. Son objectif à lui est de signer un armistice acceptable par toutes les parties.

Commune emblématique s’il en est, Courbevoie, qui abrite une brassée de sièges sociaux dont celui de SFR, est aussi candidate. Son maire UMP, Jacques Kossosvski, est déterminé à faire prévaloir l’argument de santé publique sur toutes les autres considérations. Et depuis 2007, toutes ses décisions – dont le retrait du Wi-Fi dans les écoles ou l’interdiction d’installer une antenne Bouygues qui lui a valu une condamnation – vont dans ce sens. “A 0,6 V/M, il n’y a aucun danger. Au-dessus, on ne sait pas”, plaide son adjoint aux nouvelles technologies, Michel Chambers. Les opérateurs contestent ? “Nous considérons que c’est un problème technique” qui leur échoit, conclut-il. Autrement dit, à chacun son métier.
Brigitte Perucca     

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Loi Grenelle2 / Téléphonie mobile : les sénateurs aux abonnés absents ?

Source / auteur : Agir pour l’environnement
mis en ligne jeudi 17 septembre 2009 par jesusparis

Après une énième péripétie judicaire qui a vu, cette fois-ci, des parents d’élèves s’opposant à une antenne relais déboutés par le Tribune de Grande Instance de Lyon, Agir pour l’Environnement et Priartém regrettent que cette question hautement politique soit pour l’heure absente du projet de loi Grenelle2 actuellement en débat au Sénat.

Les associations s’étonnent qu’en 104 articles, le Gouvernement et les Sénateurs n’aient pas trouvé le moyen d’aborder la question des antennes relais, laissant le soin aux tribunaux de créer du droit, en lieu et place des parlementaires.

A l’instar du Grenelle des ondes, les décideurs politiques semblent tentés de jouer aux abonnés absents, maintenant une réglementation laxiste extrêmement favorable aux opérateurs de téléphonie mobile. La passivité du législateur en la matière alors même que le discours scientifique devient de plus en plus prudent ne peut s’expliquer que par la puissance d’un lobby de la téléphonie mobile extrêmement présent dans la sphère politique. Les intérêts financiers en jeu seraient-ils si important qu’ils auraient pour effet de tétaniser une majorité de parlementaires ?

L’article 72 du projet de loi dit Grenelle2 qui ne fait qu’évoquer subrepticement la question des portables a soigneusement omis de proposer au vote des parlementaires une véritable baisse des seuils d’exposition des antennes relais, seul moyen de répondre politiquement à un problème de santé publique.

Les associations appellent la Haute Assemblée à prendre ses responsabilités et invitent les Sénateurs à déposer des amendements afin de durcir une réglementation qui s’apparente actuellement à la règle du « laisser-faire ».

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Antenne relais : chantier stoppé


 NORD LOIRE  samedi 12 septembre 2009


Une cinquantaine de riverains ont empêché hier soir l’implantation de l’antenne relais.

La tension est montée d’un cran, hier, dans le quartier de l’ancienne gare. Prévenus de la pause de l’antenne relais sur le terrain de Réseau ferré de France, une cinquantaine de riverains se sont mobilisés hier soir, vers 21 h 30, devant le site. « Nous sommes arrivés juste avant les ouvriers de la société qui devaient procéder au câblage électrique. Nous avons fait barrage en plaçant symboliquement une chaîne et un verrou sur la grille d’accès. Empêchant du même coup la grue de passer et de procéder à l’implantation de l’antenne », explique Gérard Lagueyrie, habitant des Charmilles. Après quelques échanges verbaux musclés avec les représentants d’Orange, le maire Bernard Aunette a été appelé : « Ils étaient tous assez remontés, je craignais un débordement, j’ai donc pris un arrêté pour stopper le chantier jusqu’à nouvel ordre, au nom du respect de l’ordre public. » Quitte à aller devant la justice… « Cette décision sera sans doute contestée devant le tribunal administratif, mais en tant que maire, je ne peux tolérer cette situation. On ne met pas les gens et la municipalité devant le fait accompli. Nous attendons donc maintenant une concertation, avec la préfecture et Orange. »

S.T.

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Le courant ne passe pas autour des antennes relais


   Publié le 09/09/2009 04:35 | LaDepeche.fr

Les trois antennes devraient être implantées sur un immeuble

à l’entrée de la rue de la République comme l’indique le dessin

du projet présenté par Danielle Deloche. Photo, Chantal Longo.

Dominique Forestié, imprimeur au numéro 23 de la République, évoque une « troublante coïncidence ». Le commerçant faisant là allusion à la disparition d’un panneau de chantier. Qui se trouvait, quelques heures auparavant, non loin de l’entrée de son imprimerie. Un panneau qui indiquait qu’une installation d’une structure métallique servant de support pour des antennes de 3 mètres de hauteur allait être implantée sur le toit de l’immeuble faisant face à celui où il réside.

« Au début, indique Jean Forestié, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un permis de construire concernant la réfection d’un appartement ou quelque chose dans ce genre-là. Mais en y regardant d’un peu plus près, je me suis aperçu qu’il ne s’agissait pas du tout de cela. » Après un passage par la case mairie pour être mieux informé, Jean Forestié a vu ses interrogations se traduire en inquiétudes. La future implantation de trois antennes relais pour le compte des sociétés SFR SA et Sogetrel SA fut ainsi mise à jour, déclenchant un véritable branle-bas de combat dans une bonne partie de la rue de la République et de ses alentours. Et une pétition d’être mise en… chantier. Pour dire non à cette implantation.

« C’est Juste devant mon oreiller »Jean Forestié ne manque pas d’arguments convaincants pour dire son opposition à l’arrivée de ces antennes relais qui pourraient être placées juste devant sa ligne d’horizon. « Je vais me trouver à voir ces antennes depuis mon oreiller. Elles  sont prévues à quinze mètres à peine à vol d’oiseau de ma chambre. Il y a aussi pas mal de locataires dans mon immeuble. Tout cela est inquiétant au niveau des problèmes de santé que ce type d’installation peut entraîner. Même si les différents rapports traitant de ce chapitre sont assez controversés. Et puis les gens ne veulent pas habiter sous des antennes. ça entraîne, ipso facto, une baisse de la valeur des immeubles, c’est incontestable. » Sur la partie technique, Jean Forestié qui a trouvé un précieux appui auprès de sa plus proche voisine, Danielle Deloche (voir ci- dessous), livre ces arguments : « Je pense que nous risquons de nous retrouver face à u n système du genre 3 G avec 3 antennes qui couvrent chacune 120 degrés. Vous multipliez donc par trois et vous arrivez à 360 degrés. Il n’y aura donc aucune zone qui échapperait à leur rayonnement. Tout le monde sera concerné par ce phénomène » Sur le futur immédiat de ce dossier, le chef d’entreprise montalbanais a conscience des difficultés qui vont se présenter à lui et à ses amis du voisinage. « C’est un peu la lutte du pot de terre contre le pot de fer mais on peut tout de même regretter, qu’une fois de plus, la démocratie ait été sérieusement écornée dans cette affaire. On a l’impression que tout cela a été fait un peu en catimini ». Où l’on en revient à la « disparition » du fameux panneau…

Jean-Philippe Laulan

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Antennes-relais : "L’accumulation de taxes peut avoir des effets pervers"


   LEMONDE.FR | 08.09.09 | 16h04  •  Mis à jour le 08.09.09 | 16h15

anine Le Calvez, présidente de l’association Priartem (Pour une réglementation des antennes-relais de téléphonie mobile), réagit à l’annonce par le ministère de l’économie de la création d’une nouvelle taxe sur les antennes de téléphonie mobile, destinée à compenser partiellement la suppression de la taxe professionnelle.

Priartem plaide depuis longtemps pour la création d’une taxe verte sur les antennes. Comment accueillez-vous la nouvelle taxe proposée par le gouvernement ?

En premier lieu, rappelons que cette taxe ne s’inscrit absolument pas dans le cadre du Grenelle de l’environnement. C’est une mesure d’ordre purement fiscal, un simple transfert d’argent, qui vise à compenser la suppression de la taxe professionnelle. Les préoccupations de santé et d’environnement en sont volontairement absentes. Du point de vue de la communication du gouvernement, l’objectif est double : compenser une perte d’argent, mais aussi montrer aux Français qu’il se préoccupe des antennes-relais.

Quelles pourraient être les conséquences de cette taxe sur l’implantation des antennes de téléphonie mobile ?

Si le montant de la taxe est bel et bien fixé à 1 000 euros par an et par antenne, je crains que ça ne soit pas assez dissuasif pour en limiter le nombre, et ce n’est pas le but du gouvernement, d’ailleurs. En revanche, l’accumulation de taxes peut avoir des effets pervers. La Cour de justice des communautés européennes a autorisé le mois dernier les municipalités à taxer la présence d’antennes-relais sur leur commune, à hauteur de 2 500 euros par antenne et par an. L’empilement de ce type d’impôts pourrait inciter les opérateurs à restreindre le nombre d’antennes et à augmenter leur puissance. Et surtout, plus les mesures s’accumulent, plus notre projet d’une taxe “verte” s’éloigne.

A quoi pourrait ressembler une “taxe verte” sur les antennes-relais ?

Nous plaidons pour une taxe “verte” dont le produit alimenterait un fonds de recherche consacré aux effets des antennes sur la santé et sur l’environnement. La recherche sur les effets de la téléphonie mobile est déjà très limitée en France. Le conseil scientifique de la fondation Santé et Radiofréquences, qui mène une bonne part des recherches sur le sujet en France, a menacé de dissoudre son conseil scientifique si elle n’obtenait pas des garanties de la part du gouvernement sur les crédits alloués à la recherche scientifique. Si cette structure disparaît et qu’on ne crée pas de taxe en vue de lever des fonds, il n’y a plus de recherche.

Nous sommes par ailleurs oppposés à une taxation liée à chaque site d’implantation. Nous plaidons pour un réseau unique, établi en concertation avec tous les opérateurs. Le réseau actuel n’est pas rationnel. Les opérateurs s’implantent là ou ça leur rapporte le plus d’argent. Quant aux pylônes installés dans les zones blanches [sans couverture de téléphonie mobile], ils sont financés par les conseils généraux, c’est-à-dire par l’argent du contribuable. Une taxation verte basée sur le chiffre d’affaires des opérateurs et non sur leur lieu d’implantation permettrait de compenser cette injustice.

Propos recueillis par Audrey Fournier

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Mobilisation réussie contre une antenne-relais à Paris XVIII – JT France 2 (13h) – 07/09/2009


source :  FRANCE 2

Dans le XIII ème arrondissement de Paris, ce matin, des riverains ont bloqué physiquement l’arrivé d’une grue, empêchant l’opérateur téléphonique d’accéder au bâtiment.
L’association Robin des Toits demande un abaissement des puissances en deçà du seuil de précaution de 0,6V/m.
Cela est possible et a été mis en place en Toscane, en Italie, à Salzbourg, en Autriche et à Valence, en Espagne.
Aujourd’hui en France, une soixantaine de villes sont prêtes à tester ce seuil de 0,6V/m…

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Antennes relais : "une catastrophe en terme de santé publique"

Source : Le progrés

Sandine Wittmann est chercheur en cancérologie à lyon, au centre Léon-bérard. Pour cette chasselande dont les enfants sont scolarisés à l’école primaire Louis Pradel, l’installation par l’opérateur téléphonique Orange d’une antenne relais serait, selon ses propres termes, <<une véritable catastrophe en terme de santé publique >>.

Lire la suite de l’article sur le site de Next-up.

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Téléphonie mobile : ne ratez pas “Sous le feu des ondes” – ddmagazine.com

Source : Téléphonie mobile : ne ratez pas “Sous le feu des ondes” – ddmagazine.com

Écrit par Sylvain Michel  Le 20 juillet 2009

Arte propose une enquête sur les risques liés à l’utilisation du téléphone portable. Intitulée “Sous le feu des ondes”, elle est signée Jean-Christophe Ribot.

Diffusion mercredi 22 juillet à 22h15. Rediffusion samedi 25 juillet à 05H00, samedi 1 août à 10H55 et mardi 4 août à 05H00

(France, 2008, 52mn)

Les enjeux sont à la fois économiques et sanitaires. Ce documentaire diffusé par Arte souhaite trouver un équilibre entre les explications scientifiques et les enjeux qui pèsent sur la recherche. Pour mieux comprendre le problème des rayonnements électromagnétiques, le film se propose de répondre aux questions suivantes: Qu’est-ce qu’une onde magnétique?  Qu’est-ce que le Das ? L’électrohypersensibilité? Les effets non thermiques ?

Les spécialistes interrogés

Franz Adlkofer (Directeur de recherches), Fondation Verum (Allemagne) : Franz Adlkofer a coordonné le programme Reflex, programme de recherche financé par l’Union européenne, mené entre 2000 et 2004, et regroupant douze laboratoires de sept pays différents. Il a conclu à un effet génotoxique des rayonnements des téléphones mobiles sur l’ADN humain.

Lennart Hardell (Médecin épidémiologiste), Hôpital universitaire d’Örebro (Suède) : professeur d’oncologie et d’épidémiologie du cancer à l’université d’Örebro, en Suède. Ses recherches se sont principalement concentrées sur les facteurs de risque liés au cancer, tels que l’exposition aux pesticides et aux polluants persistants (herbicides, dioxine, PCB). Avec son équipe, il s’est penché sur les risques de tumeurs cérébrales liés à l’utilisation des téléphones cellulaires et des téléphones sans fil.

Olle Johansson (Neurobiologiste), Institut Karolinska (Suède) : Olle Johansson a été l’un des premiers chercheurs dans le monde à considérer sérieusement les symptômes de l’électrohypersensibilité. Il a publié au sein de son unité de dermatologie expérimentale plusieurs centaines d’articles originaux, écrit des chapitres de livres, donné de nombreuses conférences, participé à des revues sur les connaissances dans le domaine des neurosciences appliquées et fondamentales.

Isabelle Lagroye (Biologiste), maître de conférence EPHE, CNRS-IMS, université de Bordeaux (France)

Andrew Marino (Professeur de biologie cellulaire), LSU Health Sciences Center (Louisiane, États-Unis) : biophysicien, professeur de chirurgie orthopédique, Andrew Marino est l’un des précurseurs de la médecine électromagnétique. Auteur de trois livres et plus de 140 parutions scientifiques, dont la moitié porte sur les effets de la pollution électromagnétique sur le vivant.

Leif Salford (Professeur de neurochirurgie), Hôpital universitaire de Lund (Suède) : cet expert en chirurgie de tumeurs cérébrales a montré qu’une exposition de deux heures à des DAS de rayonnements GSM dix à cent fois inférieurs aux limites autorisées provoquait une perte d’étanchéité de la barrière sang cerveau chez le rat, provoquant une hausse significative du nombre de cellules nerveuses endommagées.

Rony Seger (Biologiste moléculaire), Institut Weizmann (Israël) : spécialiste des enzymes et de la signalisation cellulaire, Rony Seger s‘est penché sur la cascade d’événements immédiatement induite au sein d’une cellule après exposition à un stress électromagnétique de très faible puissance.

Bernard Veyret (Directeur de recherche au CNRS et directeur du laboratoire de bioélectromagnétisme), CNRS-IMS, université de Bordeaux (France) : Bernard Veyret a participé à la rédaction de nombreux rapports européens et français sur le thème « champs électromagnétiques et santé ». Il appartient à l’ICNIRP (International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection) qui détermine les normes d’exposition aux champs électromagnétiques.

Alain Vian (Physiologiste végétal), CNRS-LASMEA – Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand (France) : Alain Vian est un spécialiste du stress végétal, par exemple les signaux biochimiques émis par une plante dont les feuilles sont brûlées par une cigarette ou percutées par une goutte d’eau. Ses travaux prouvent que des micro-ondes de faible intensité provoquent sur une plante, dans les minutes qui suivent l’exposition, une réponse de stress, claire et sans équivoque. Sa méthodologie particulièrement bien pensée lui a valu d’avoir deux articles cités dans le top 100 des publications de l’année 2007, une distinction attribuée par un comité de 300 chercheurs internationaux en sciences de la vie.

Joe Wiart (Ingénieur), France Telecom R&D (France) : docteur en physique et directeur de l’unité de recherche de France Télécom sur l’interaction des ondes électromagnétiques et du corps humain, Joe Wiart est notamment responsable des mesures de DAS au sein d’Orange Labs. Ses travaux ont confirmé en 2008 que pour un même téléphone mobile, la tête d’un enfant était plus exposée que celle d’un adulte.

Lire l’article sur le site DD Magazine

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Michel Destot maire de Grenoble demande au gouvernement du concret

Communiqué de presse

Grenoble, le 25 mai 2009

Grenelle des antennes relais :

Les maires de grandes villes demandent une expérimentation de diminution de l’exposition aux champs électromagnétiques.

Associé aux travaux initiés par la ministre de la Santé sur la question des radiofréquences, de la santé et de l’environnement, Michel Destot se réjouit de la teneur des débats et de la dynamique qui ont permis de réunir pour la première fois associations, représentants d’usagers et de salariés, élus et opérateurs.

Lire la suite

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Communiqué de presse du Syndicat de la Médecine Générale (SMG) du 21/04/2009

Ondes électromagnétiques et Santé : le Syndicat de la Médecine Générale contre l’Académie de Médecine – 21/04/2009

Communiqué de presse du Syndicat de la Médecine Générale (SMG) du 21/04/2009

Le Syndicat de la Médecine Générale invite soignants et citoyens à signer l’appel lancé par la revue Pratiques, les cahiers de la médecine utopique:

Nous, soignants signataires, lançons un appel aux pouvoirs publics, pour un respect strict du principe de précaution, pour que soit établi un cadre strict législatif et réglementaire et pour une plus grande vigilance dans le suivi des effets sur la santé des ondes électromagnétiques.

Le 23 avril se tient à Paris une conférence-débat dite « Grenelle des antennes ».

L’Académie nationale de Médecine a rendu publique une « mise au point » le 3 mars 2009, qui est une « mise en garde contre une interprétation subjective du principe de précaution » et annonce qu’est « mis en place un groupe de travail pour examiner les questions que pose cette actualité ». La procédure parait inhabituelle, l’Académie s’est auto-saisie et a publié ce communiqué, avant même la constitution d’un groupe de travail, après une seule réunion d’un groupe informel. Le Pr Aurengo en faisait partie : nous apprenons qu’il est également membre du comité scientifique de Bouygues Télécom. Cette situation de conflit d’intérêts rend l’expertise douteuse. Nous demandons l’application stricte du principe de précaution.

La communication du gouvernement donne à penser qu’il ne souhaite ni légiférer, ni réglementer dans le domaine des antennes. Nous considérons que cette position de déni d’un risque sanitaire des ondes électromagnétiques est inacceptable. Nous demandons que soit établi un cadre législatif et réglementaire pour le développement des technologies nouvelles comme la téléphonie mobile.

Le caractère pathogène des effets non thermiques des appareils portables de téléphonie est établi (et ses effets connus) : augmentation du risque de tumeurs cérébrales et parotidiennes, malignes ou non, chez les utilisateurs réguliers durant plusieurs années. Certaines populations, les enfants notamment, y sont plus sensibles. Des recommandations strictes d’utilisation doivent être officiellement émises.

Le caractère pathogène des ondes électromagnétiques émises par les antennes fait appel à des mécanismes physiopathologiques non encore élucidés. Des patients consultent cependant pour des symptômes très variés, la corrélation avec les ondes électromagnétiques étant établie par le fait que les symptômes disparaissent lorsqu’ils ne sont plus soumis à leur champ. Au-delà de ces personnes dites « électro-sensibles », c’est l’ensemble de la population qui est exposée aux champs électromagnétiques émis par les antennes, dont nous ne connaissons pas encore les effets à long terme. Nous demandons qu’un système de « vigilance » soit mis en place, indépendant des opérateurs de téléphonie, et que la puissance des émetteurs soit réduite dès maintenant.

Nous rappelons que l’absence de précaution et des expertises médicales douteuses au service du lobby industriel ont pu permettre le « scandale de l’amiante ».

Le 18 avril 2009.

Elisabeth Maurel-Arrighi, médecin généraliste Philippe Lorrain, médecin généraliste Marie Kayser, médecin généraliste Anne Perraut Soliveres, Cadre infirmier, chercheur en Sciences de l’éducation Didier Ménard, médecin généraliste Martine Lalande, médecin généraliste Dominique Tavé, médecin généraliste Yveline Frilay, médecin généraliste Christan Bonnaud, médecin généraliste Jean-Louis Gross, médecin généraliste Evelyne Malaterre, médecin généraliste Jacques Richaud, chirurgien hospitalier Jean-Luc Boussard, médecin généraliste Martine Devries, médecin généraliste Florence Gaudard, médecin généraliste

Lire la suite et signer la pétition : Ondes électromagnétiques et téléphones portables : l’appel à pétition des médecins

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Conséquences politiques et juridiques des jugements

TELEPHONIE MOBILE

• Etat des lieux après le Jugement de VERSAILLES
• Conséquences politiques
• Conséquences judiciaires

ETAT DES LIEUX

La Cour d’Appel de Versailles par un Jugement du 04 Février 2009 a condamné l’opérateur BOUYGUES
TELECOM à démonter des antennes. Dans la commune de Tassin La Demi-Lune qui fait partie du Grand
Lyon.

Deux points donnent à ce Jugement une grande portée.

• Il est fondé sur la nécessité d’application du Principe constitutionnel de Précaution.
• Il mentionne les principaux documents qui dans l’état présent des connaissances démontrent que des
attaques graves de la Santé Publique par les émissions du groupe technologique de la Téléphonie Mobile
sont établies sur le plan scientifique.
Il constate qu’en regard les opérateurs sont dans l’incapacité de fournir des garanties écrites d’innocuité.

Dans la liste des documents énumérés par le Jugement figure le principal d’entre eux.
Le Rapport international BIOINITIATIVE publié en Août 2007. Ce Rapport récapitule plus de 1500
travaux publiés et non contestés. Cela correspond à une dizaine d’années d’activité scientifique.
Tous les chapitres répertoriant les diverses formes de pathologies constatées commencent par le mot
PREUVE.
Notons ici que l’Etat en France fait preuve de carence sur le sujet de la toxicité électromagnétique.

CONSEQUENCES POLITIQUES

Au vu de l’état présent des connaissances et de l’étendue de sa diffusion, il n’est plus possible d’ignorer
ni de nier les attaques graves de la Santé Publique par les émissions du Groupe technologique de la
Téléphonie Mobile
– GSM – UMTS ou 3G – WIFI – WIMAX – DECT – BLUE TOOTH – etc…
Il devrait en résulter une ligne claire d’action pour tout politique :
– prendre ses distances avec la désinformation organisée par les groupes de l’Industrie,
– prendre les moyens de remonter aux sources réelles
disponibles, entre autres, auprès de l’Association Nationale Robin des Toits et du CRIIREM,
– en conséquence :
• faire la distinction entre intérêts d’ordre économique public et intérêts privés, et agir pour que les
forces économiques soient au service de l’intérêt public.
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Dans un communiqué intitulé
« Le danger des antennes-relais pour la Santé est enfin reconnu », signé de Jean DESESSARD, le groupe
des Sénatrices et Sénateurs Verts leur montre l’exemple.
Les dispositions nécessaires à la prise en compte de la Santé Publique sont bien connues :
• Seuil maximal légal d’exposition du public à 0,6 V/m.
• Moratoire sur l’UMTS ou 3G – où le marché ne répond pas aux espoirs de l’Industrie, et qui multiplie la
toxicité par deux.
• Tous raccordements haut débit par filaire obligatoire, car 98% du territoire sont déjà couverts en fibre
optique.
Par conséquent, interdiction de tous réseaux WIFI – WIMAX.
• Reconnaissance officielle de l’E.H.S. avec toutes conséquences administratives et notamment sur le
statut d’handicapé. Organisation de zones blanches sur budgets publics.
• Déclaration d’invalidité de toutes mesures de champs liées aux opérateurs.
Budgets publics territoriaux pour l’acquisition de sondes en continu avec obligation d’emploi
coordonnée avec les représentants de la population.
• Interdiction de vente de portables aux moins de 14 ans.
• Organisation d’enquêtes sanitaires de proximité conduites en coordination avec les représentants de la
population.
• Inscription du DAS gravé sur tout appareil – Kit obligatoire –
• Grande campagne publique d’information sur les données réelles.
Notamment à l’attention des femmes enceintes et des parents.
Le programme de l’Association Nationale Robin des Toits transmis au Gouvernement est en pièce jointe.

CONSEQUENCES JUDICIAIRES

Il est à prévoir que des actions judiciaires vont se multiplier dans le sillage de la décision de
VERSAILLES. Maître FORGET qui a obtenu le Jugement, et qui est l’avocat de Robin des Toits, se
prépare à lancer bientôt de nouvelles procédures.
Ces nouvelles actions vont être d’autant plus fréquentes que les problèmes sanitaires, souvent graves, se
manifestent de plus en plus nombreux.
Et qu’en proportion l’image des opérateurs se dégrade de façon accélérée.
Ce qui est le plus clair de tout est qu’aucun politique ne pourra dire qu’il n’a pas été informé, et en temps
utile

Robin des Toits

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Conférence Tarascon sur Ariège

LES CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES ET LEURS EFFETS SUR LA SANTE

 

Trois personnalités d’exception seront à Tarascon-sur-Ariège le vendredi 10 avril, à la maison des Associations, ancienne école de Sabbart direction du camping de pré Lombard.

Le Professeur BELPOMME, éminent cancérologue à l’hôpital Georges Pompidou à Paris, président de l’ARTAC (association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse, pionnière en France pour ses recherches sur les liens entre cancer et environnement, a participé au développement de plusieurs médicaments aujourd’hui utilisés dans les thérapies contre le cancer.

Maitre Richard FORGET, avocat au barreau de Paris, spécialiste des questions de téléphonie mobile, qui a gagné le 12/2/209 le procès en appel contre un opérareur

Etienne CENDRIER, Porte parole national de l’association ROBIN DES TOITS

Les différents aspects de la question : médicaux, juridiques, scientifiques seront abordés.

 

Tarascon-sur-Ariège. Mobilisez-vous contre les antennes – 15/04/2009 – ladepeche.fr

Source : Tarascon-sur-Ariège. Mobilisez-vous contre les antennes – 15/04/2009 – ladepeche.fr

« Mobilisez-vous ! » C’est le mot d’ordre des Robin des toits contre les risques liés à l’exposition des personnes aux champs électromagnétiques à haute fréquence. Vendredi, à Tarascon, l’association a tenu une réunion d’information présidée par trois spécialistes de la question, le professeur Belpomme, président de l’ARTAC ; Me Richard Forget et Etienne Cendrier, porte-parole national des Robin des toits. Le public était venu en nombre de toute l’Ariège, de Toulouse, des Pyrénées-Orientales ou même de La Hague pour écouter la conférence du cancérologue.

« Aujourd’hui, il est clair que les champs électromagnétiques ont des effets sanitaires toxiques. Les mesures ne devraient pas dépasser 0,6 v/m pour ne pas rencontrer de problème pathologique », assure-t-il. Or, à Tarascon (où il n’y a pas d’antenne-relais), la mesure ce même soir était de 3 v/m. Un autre problème vient des ondes émises par les téléphones portables.

Les Robin des toits n’y sont pas farouchement opposés, mais souhaitent que leur utilisation soit limitée : « Une exposition d’une heure par jour pendant dix ans peut générer une tumeur du cerveau, surtout chez les moins de 12 ans. »

L’autre gros problème concerne les élus, puisque c’est un problème de santé publique. « Si l’on continue ces émissions d’ondes toxiques sans restriction, d’ici quelques années 20 à 40 % de la population pourraient être concernés. D’autres pays d’Europe et d’Afrique ont franchi le pas et limité l’usage des portables. La France sera-t-elle toujours la lanterne rouge ? »

Les chiffres font peur, les questions soulevées sont sans fin et multiples, mais des solutions existent. Les Robin des toits poursuivent leur action dans une démarche citoyenne. S’ils ont remporté quelques succès au plan juridique, ils sont bien conscients que la bataille sera rude. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ne sont pas prêts à baisser les bras.
La Dépêche du Midi

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