PERPIGNAN Anne-Laure, électro-hypersensible : « Je n’ai pas droit à une vie normale »

Accueil Lindependant.com     Edition du 08 12 2010

Diagnostiquée électro-hypersensible, Anne-Laure, 23 ans, souffre de troubles liés à l’exposition aux champs électromagnétiques, notamment de la téléphonie mobile. A la tête de la coordination Antennes 66, la jeune femme milite contre les nuisances de la communication sans fil.

Vous êtes électro-hypersensible, qu’est-ce que ça signifie ?

  Contrairement à la majorité de la population, je perçois toutes les ondes électromagnétiques émises par les nouvelles technologies. L’exposition à ces ondes provoque chez moi de violents maux de tête, des brûlures intenses dans le crâne, à tel point que parfois je me balance des litres d’eau froide sur la tête. Et aussi des douleurs dans le dos, des crampes et même des nausées, des vertiges et des tremblements.

  Des symptômes très handicapants, n’est-ce pas ?

  Oui, ces douleurs fatiguent mon corps et créent une fatigue chronique avec des baisses de tension et des problèmes de concentration. Je n’ai que quelques heures de répit dans la journée. J’ai dû arrêter mes études et je ne peux pas travailler non plus. A 24 ans, je n’ai pas le droit à une vie normale.

  Quel est l’impact sur votre quotidien ?

  Ma vie s’est considérablement rétrécie. Je ne peux plus me rendre à la fac parce qu’il y a le WiFi et des téléphones portables partout. Il m’est également impossible d’aller où il y a beaucoup de monde. Je ne conduis plus depuis que j’ai eu une crise de tétanie au volant lorsque j’étais coincée dans les embouteillages, entre deux conducteurs qui utilisaient leurs portables.

  Comment avez-vous découvert votre électro-sensibilité ?

  C’était fin 2004, j’étais étudiante à Toulouse. Je vivais toute la semaine sur le campus à moins de 150 mètres de la première antenne 3G. J’avais des maux de tête, des problèmes de mémoire, de sommeil et quand je rentrais à Perpignan chez mes parents, tout allait bien. Ça a duré deux mois avant que je comprenne ce qui se passait. Depuis, la maladie n’a fait que se développer.

  Y-a-t-il des moyens de vous protéger des ondes ?

  Il existe des tissus spéciaux que je mets sur la tête, ce sont des maillages fins composés de fibres métalliques. Dans notre appartement de Saint-Assiscle, nous avons entrepris des travaux de blindage avec des peintures spéciales et des tissus. Ce sont des travaux qui coûtent cher mais indispensables.

  Ces travaux sont-ils remboursés par la sécurité sociale ?

  Non, car la maladie n’est pas reconnue. En Suède ou en Allemagne, par exemple, les travaux de blindage sont remboursés.

En France, ce n’est que depuis le Grenelle de l’Environnement que la ministre a reconnu la souffrance des EHS. Mais depuis, plus rien…

Alexandra Girard

Source : http://www.lindependant.com/articles/2010-12-08/anne-laure-electro-hypersensible-br-br-je-n-ai-pas-droit-br-br-a-une-vie-normale-br-br-i-diagnostiquee-electro-hypersensible-anne-laure-23-ans-souffre-297744.php

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Electro-hypersensibles, ils sont condamnés à fuir les ondes

Les inrocks

  

Crédits photo:  Une antenne-relais à Nice. (Reuters/Eric Gaillard)

“Electro-hypersensibles”, ils ne supportent plus les ondes émises par les portables ou les antennes relais. Réfugiés dans des bois ou en montagne, ils réclament d’urgence l’instauration de “zones blanches”.

Philippe Tribaudeau a garé son camping-car dans le vallon de Combeau, dans le Vercors, à 1400 mètres d’altitude. Le décor est grandiose. Ici, pas une antenne relais ni une borne wifi à des kilomètres à la ronde. “Je ne sais pas combien de temps je vais tenir, j’ai déjà été coincé une fois par la neige”,raconte-t-il. Il a passé l’hiver dernier dans la forêt de Saoû, dans la Drôme. A l’abri des ondes. Cet été, une vingtaine d’autres personnes “électro-hypersensibles” (EHS) l’y ont rejoint. Mi-octobre, le conseil général de la Drôme, propriétaire de la forêt, a ordonné leur expulsion.

Professeur de technologie en Bourgogne, Philippe Tribaudeau s’est mis à“brûler” en mars 2008.

“Il y avait vingt ordinateurs dans la salle. Au début, je cuisais au bout d’une journée, puis au bout de quatre heures, deux heures.”

Peu à peu, les symptômes s’aggravent. Sensations de brûlure mais aussi de paralysie, nausées, douleurs, insomnies, troubles de la concentration… “Un jour, vous réalisez que vous n’allez plus pouvoir vivre comme avant, explique-t-il. Vous sombrez, c’est un trou sans fond.” L’Education nationale le met en disponibilité sans solde. Mais en janvier dernier, il doit tout quitter. Maison, famille, amis. Depuis, il vit dans des bois, des combes… Sa femme le ravitaille lors de ses congés.

“Je suis à nouveau heureux, dit Philippe Tribaudeau. Je suis libre, dehors. Quand on se découvre EHS, soit on se tire une balle dans la tête, soit on essaie de refaire sa vie.”

Ce lundi de novembre, il a quitté le Vercors pour la seule “zone refuge” de France, dans la Drôme. Quelques mètres carrés et une caravane protégés des champs électromagnétiques artificiels, où ceux qui le souhaitent peuvent séjourner.

“Loin des ondes, je suis en pleine forme, mais ma vie sociale est réduite à zéro”

Béatrice Merle a atterri ici après l’expulsion de la forêt de Saoû. Il y a quelques mois, elle pouvait encore vivre dans sa caravane, dans le pré de son compagnon. Depuis l’installation d’une antenne 3G à proximité, c’est impossible. “J’étais taxi ambulancière, raconte-t-elle, j’avais mon portable avec moi toute la journée. A partir de 2007, j’ai été très perturbée. J’avais peur de conduire, je pleurais tout le temps…” On la décrète dépressive jusqu’à ce qu’elle fasse le lien, par hasard, lors de balades, entre les ondes et ses “400 symptômes”.

Suivie par un psychiatre, Béatrice Merle a d’abord touché des indemnités de la Sécurité sociale. Aujourd’hui, les médecins assurent que son état est stabilisé ; ses indemnités vont cesser.

“Quand je suis loin des ondes, je suis en pleine forme, explique-t-elle. Mais ma vie sociale est réduite à zéro.”

Quelques milliers d’EHS en France

Considérée comme un handicap en Suède, l’électrosensibilité n’est pas reconnue en France. Lors du Grenelle des ondes, en mai 2009, la ministre de la Santé Roselyne Bachelot a simplement appelé au principe de précaution, recommandant un “usage modéré” du portable pour les enfants.

Selon les associations, les EHS seraient déjà quelques milliers en France. Parmi eux, Isabelle qui survit dans sa cave, Olivier qui dort dans sa voiture dans son parking souterrain, trois femmes qui vivent dans une grotte…

“Nous menons un combat, insiste Philippe Tribaudeau. Nous, EHS, ne sommes rien. Des SDF, des bêtes au fond des bois… Nous voulons juste quelques hectares pour pouvoir vivre normalement. Mais face aux milliards de bénéfices des opérateurs de téléphonie, quel poids avons-nous ? Combien faudra-t-il d’EHS, combien de cancers dus aux ondes, pour que l’on dise stop ?”

Source : http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/54769/date/2010-11-21/article/electro-hypersensibles-ils-sont-condamnes-a-fuir-les-ondes/

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Les hypersensibles 2 – France Inter – Nous autres – 12/11/2010

Les hypersensibles 2 - France Inter - Nous autres - 12/11/2010Repris par robin-copie-10.jpg

Electrosensibilité et MCS – Hypersensibilité chimique multiple



Cliquer ici pour écouter l’émission 


Il n’a pas été facile de trouver un coin où s’asseoir avec Olivier. 

Olivier est ce qu’on appelle un électro-hypersensible. Il ne supporte pas les ondes électro-magnétiques. Avec Inés Léraud, ils ont dû chercher un endroit où les ondes ne sont pas trop fortes, Olivier se promène toujours avec son détecteur d’ondes, ils ont testé plusieurs lieux avant de s’installer sur un banc au milieu du parc du Morbras. C’est un des rares endroits où Olivier ne souffre pas. 

L’histoire de l’hypersensibilité d’Olivier a commencé en 2002. C’est une histoire intéressante et différente de celle de la semaine dernière parce qu’elle est, d’une certaine façon, exemplaire. Elle montre qu’électro et chimico hypersensibilité sont souvent associées. 

Olivier a d’abord été intolérant aux produits chimiques avant de devenir allergique aux ondes électro-magnétiques. Voilà le début de son histoire. Au printemps 2002 Olivier vitrifie l’escalier de sa maison, et dort dans la pièce d’à côté toutes portes fermées. Le lendemain matin, il est réveillé par des brûlures, ses yeux, ses narines, sa bouche, sa gorge en feu, il était en train de suffoquer. Passés deux trois jours les symptômes disparaissent, Olivier ne consulte pas de médecin et il reprend le cours de sa vie. 

Ce n’est qu’un an plus tard, en mai 2003, alors qu’il doit intégrer de nouveaux locaux à son travail qu’Olivier a compris qu’il était malade. A cette époque, Olivier travaillait dans une banque, sur cette nouvelle plateforme, tout avait été refait à neuf, du sol au plafond, peintures, moquette, mobilier. Olivier n’a pas supporté. 

C’est un reportage d’Inés Léraud, avec Olivier et le Professeur Belpomme. 

 
Source : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/nousautres/index.php?id=96828

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Les électrosensibles – France Inter – Nous autres – 05/11/2010

Les électrosensibles - France Inter - Nous autres - 05/11/2010 repris par robin-copie-10.jpg

vendredi 5 novembre 2010

Les Hypersensibles 1

Eléonore est ce qu’on appelle une électro-hyper sensible. Elle a développé en déménageant dans son nouvel appartement du 6ème arrondissement de Paris une hypersensibilité aux ondes électro-magnétiques.

EHS: électro-hyper sensibilité ou hypersensibilité électromagnétique.

C’est une pathologie reconnue et décrite depuis peu par l’OMS. Et ça pourrait être un des scandales sanitaires du 21ème siècle. Selon l’association Robin des Toits, 2,5 à 5% de la

population française serait atteinte de EHS, soit 1,6 à 3,2 millions d’individus souffriraient de troubles dus à l’exposition aux champs électro-magnétiques.

Pression dans les tempes, fatigue, maux de tête, troubles de la mémoire, troubles de la concentration, troubles du sommeil, au début Eléonore ne comprenait pas ce qui lui arrivait.

Son mari souffrait aussi des mêmes symptômes et sa fille d’à peine 2 ans a commencé elle aussi a changer de comportement quand ils se sont installés dans leur nouvel appartement. Au début, Eléonore a cru que c’était les peintures, le parquet qui les rendaient malades mais quand elle s’est rendue compte que ses voisins d’immeuble souffraient des mêmes symptômes, elle a compris que ce n’étaient pas les travaux qui étaient en cause et elle a décidé de mener sa propre enquête.

Une enquête à la Erin Brokovitch comme elle dit, pour essayer de comprendre ce qui pouvait bien se passer. En même temps qu’elle joue les détectives, Eléonore s’est rendue compte qu’elle était devenue détecteur des champs électro-magnétiques, elle s’est mise à sentir les antennes relais, la wifi des amis, les téléphones portables ouverts, elle s’est mise à réagir aussi aux ampoules à basse tension, aux néons. Et puis à force de recherche, elle a découvert une antenne relais cachée sur un toit en face de chez elle.

C’est un reportage d’Inés Léraud, avec Eléonore, et avec Francis Chateauraynaud, sociologue des alertes et des controverses.

Source : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/nousautres/index.php

A voir sur le site de robin des toits

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Appel du Dr Barbara Dohmen au Conseil Municipal de Murg contre l’installation d’un pylône d’antennes relais de communications mobiles Tetra.

NEXT-UP

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Suite à l’appel du Dr Barbara Dohmen, le Conseil Municipal a refusé par 10 voix contre 7 l’installation de ce pylône d’antenne relais de communications mobiles TETRA !”  Wolf

Lire l’appel du docteur Barbara Dohmen au format pdf

En savoir plus : http://www.next-up.org/Newsoftheworld/DoctorsAndEmfMedecinsEtCem.php#1

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"Il y a un lien prouvé entre champs électro-magnétiques, cancers et leucémies"

metro-logo-copie-1.gif   Mis à jour 10-09-2010 07:34

Entretien avec le Dominique Belpomme, professeur de cancérologie, qui s’est penché sur l’électro-sensibilité.

Le professeur Dominique Belpomme.

Le professeur Dominique Belpomme.

Dominique Belpomme est professeur de cancérologie Université Paris-Descartes et président de l’ARTAC, Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse.

Pourquoi un cancérologue s’intéresse-t-il aux problèmes de l’électro-sensibilité et aux champs électro-magnétiques ? 
Parce qu’il y a un lien prouvé entre champs électro-magnétiques, cancers et leucémies. C’est après des premiers travaux pionniers que nous avons effectués avec des collègues suédois que nous nous sommes aperçus qu’il y a aussi un lien important avec les maladies neuro-dégénératives, et notamment la maladie d’Alzheimer. Le risque de maladie d’Alzheimer, qui peut survenir chez des sujets jeunes, dès l’âge de 45 ans, est d’ailleurs beaucoup plus important que le risque de cancer.

Cela touche beaucoup de monde ? 
Depuis l’an dernier, je fais deux consultations hebdomadaires de médecine environnementale et vois entre 10 et 20 nouveaux malades par semaine. Et il y a de plus en plus de parents qui viennent me voir pour leurs enfants qui ont des maux de tête, des troubles de la mémoire, de la concentration ou du langage, avec des problèmes de dyslexie.

C’est un enjeu majeur de santé publique. Il y a en effet toute une pathologie neuro-dégénérative probablement liée à l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique par les ondes électro-magnétiques et/ou les produits chimiques. Ces troubles peuvent être mineurs, comme des maux de têtes, ou beaucoup plus graves comme un début de maladie d’Alzheimer.

Que faites vous pour vos patients ?
En nous basant sur une série de plus de 400 malades venus me consulter, nous avons pu mettre au point un test de diagnostic, qui repose essentiellement sur un échodoppler cérébral pulsé et sur des tests sanguins. Ceux-ci permettent de mettre en évidence une augmentation de certaines protéines de stress, qui traduisent, l’existence d’une souffrance cérébrale.

Il s’agit de vrais malades. Je peux donc certifier qu’ils souffrent d’un syndrome d’intolérance aux champs électro-magnétiques (SICEM). Par ailleurs, nous avons mis au point un traitement qui permet de faire régresser les symptômes,

En quoi cela consiste-t-il ?
La base du traitement repose sur trois éléments. D’abord fermer la barrière électro-encéphalique. Nous utilisons pour cela un ou plusieurs antagonistes des récepteurs à l’histamine. Ensuite, stimuler la régénération des astrocytes (les cellules cérébrales) qui ont été détruites par les champs électromagnétiques,. Nous administrons pour cela des tonifiants du système nerveux. Enfin, nous initions une étude testant l’effet des anti-oxydants.

Nous obtenons des résultats intéressants, mais cela ne permet pas d’éviter une rechute potentielle. D’où la nécessité d’ adjoindre à ce traitement des mesures de protection vis-à-vis des champs électro-magnétiques. Cela implique la création de zones blanches, notamment dans les établissements publics et dans les transports en commun. Il faut faire comme pour le tabagisme : interdire le wifi dans certaines zones, comme les bibliothèques. Il faut également interdire l’installation d’antennes-relais près des crèches et des écoles. Il y a des mesures de protection urgentes à prendre, mais qui ne sont malheureusement pas encore appliquées.

Comment réagissent les pouvoirs publics ? 
Les mesures concrètes ne sont pas encore au rendez-vous. Mais je ne désespère pas que le ministère de la Santé prenne le taureau par les cornes. De toute façon, il y sera obligé étant donné le nombre croissant de nos concitoyens qui se plaignent des champs électromagnétiques. Le plus tôt évidemment sera le mieux. Mon discours va, il est vrai, à l’encontre les intérêts financiers et économiques, mais on ne peut supprimer les malades pour faire plaisir aux autorités publiques et politiques du pays..

C’est au nom du serment d’Hippocrate que je monte au créneau, car il existe un enjeu majeur de santé publique. Des études montrent que 10 à 50% de la population pourrait être atteinte par une intolérance aux champs électro-magnétiques dans les 25 à 50 ans qui viennent. Il faudra un jour payer la facture si nous ne prenons pas les mesures de précaution et de prévention qui s’imposent dès maintenant.

Vos alertes trouvent-elles un écho dans le corps médical ?
Il y a beaucoup de médecins qui ne connaissent pas encore cette pathologie.et donc qui dénient l’évidence. Mais un nombre croissant comprend qu’il se passe quelque chose, et m’adresse des malades. C’est sur eux qu’il faut s’appuyer et c’est pour cela que j’organise, en avril 2011, le 3e colloque de l’appel de Paris à la maison de l’Unesco, qui sera suivi d’un cours intensif pour former les professionnels aux pathologies environnementales.

L’ARTAC a besoin de vos dons : www.artac.info

 
 


 

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SAOU Des électrosensibles investissent la forêt pour une reconnaissance de leurs souffrances

Le Dauphiné.com   par La rédaction du DL | le 25/06/10 à 05h0

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« Les politiques doivent se rendre compte que si on nous chasse, on meurt ». Ils en sont là, ces hommes et ces femmes qu’on désigne par le sigle EHS, pour électro-hypersensibles (lire en “Repères”). Forcés d’occuper la forêt de Saoû, autrefois refuge pour les Huguenots ou les Maquisards et désormais asile pour ceux qui fuient les ondes électromagnétiques.

Depuis mardi soir, une dizaine d’EHS, donc, venus de toute la France, ont installé un camp en pleine verdure, là où Wifi, Wimax et autres antennes relais les laissent enfin en paix. Ici, la puissance des ondes ne dépasse pas 1mV/m, soit bien en deçà des 61 V/m autorisés en France. De quoi se ménager un espace où vivre presque normalement.

Car leur quotidien d’EHS se décline – selon les cas – en arythmie cardiaque, douleurs dans tout le corps, insomnies. Avec au bout, pour certains, « la mort », avance Rodger Crot, à l’origine du rassemblement. Impossible pour les EHS de vivre au contact des ondes, en ville comme à la campagne. Ordinairement, ils « survivent » reclus, dans des grottes ou des caves, « terrés comme des bêtes », selon Philippe Tribaudeau, co-organisateur venu de Bourgogne.

« Le problème est que ce mal dont nous souffrons n’est pas reconnu comme une pathologie par la sécurité sociale. » Alors qu’en Suède, cette hypersensibilité est officiellement un handicap, la France tarde à légiférer. Pendant ce temps, les EHS perdent leur travail, s’isolent de leur famille, sont privés de toute aide et parfois pris pour des fous par des médecins dépassés. Se rendre à l’hôpital leur est même impossible, à cause des réseaux Wifi présents. Se déplacer devient un calvaire, un portable les effraie, bref, « l’extérieur est une torture », assène Philippe Tribaudeau.

Dans la forêt de Saoû – interdite au camping -, d’autres EHS sont attendus. Pour une occupation à durée indéterminée, le temps qu’ils soient « enfin entendus ».

Ce soir à 18 heures, Michèle Rivasi donnera une conférence de presse depuis leur campement. Didier Guillaume, Hervé Mariton et Daniel Gilles (maire de Saoû) ont été conviés. La balle est dans le camp des politiques.

Source : http://www.ledauphine.com/sao-des-electrosensibles-investissent-la-for-t-pour-une-reconnaissance-de-leurs-souffrances-l-exterieur-est-une-torture–@/index.jspz?chaine=22&article=319209

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Appel International de WURZBURG

RESEAU ENVIRONNEMENT SANTE

Sur invitation de « l’Académie Européenne de Médecine Environnementale EUROPAEM », des scientifiques de renommée nationale et internationale dans les domaines de la médecine environnementale, de la toxicologie, de l’immunologie, de la neurologie et de la génétique humaine, des médecins praticiens, des dentistes, d’autres métiers de la santé mais aussi des représentants d’associations de patients se sont rencontrés à Würzburg du 23 au 25 avril 2010 lors d’un congrès médical international sur le thème « la recherche rencontre la pratique ». Le congrès s’occupait plus spécialement du sujet de la neuro-endocrino-immunologie et de son importance en médecine environnementale. 

Les participants ont constaté avec grande inquiétude une augmentation des maladies chroniques multisystémiques (CMI), parmi lesquelles, à côté de la sensibilité chimique multiple (MCS), du syndrome de la fatigue chronique (CFS) et de la fibromyalgie on peut compter aussi les maladies cardio-vasculaires, les syndromes métaboliques, les maladies neurodégénératives, le groupe des maladies auto-immunes et des cancers.

Lors du congrès il a été prouvé de façon convaincante que ces maladies chroniques reposent sur des mécanismes pathologiques similaires. Elles ont en commun un processus inflammatoire chronique déclenché par l’influence de contaminants chimiques (substances nocives), biologiques (ex. des infections microbiennes) et physiques (ex. des champs électromagnétiques EMF).

Les maladies chroniques engendrent l’apparition de patients de longue durée dont l’assistance médicale occasionne des frais de plus en plus élevés. Cela conduit souvent à l’isolement social des personnes concernées. 

Face aux difficultés financières croissantes auxquelles les pays européens doivent faire face, surtout en matière de santé publique, le coût de cette augmentation des maladies chroniques va accélérer l’effondrement des systèmes de santé et des assurances maladies en Europe, déjà fortement fragilisés. 

Le seul remède possible pour y faire face consiste en un changement radical des priorités pour passer d’une médecine trop unilatéralement axée sur le traitement  des symptômes vers une prévention primaire orientée sur l’analyse des causes de maladies moins coûteuse. 

Les participants de ce congrès adressent un appel urgent aux ministres européens de l’environnement et de la santé, à la Commission Européenne, aux parlementaires européens, aux gouvernements nationaux mais aussi aux présidents des assurances sociales ou privées pour prêter la plus grande attention à ces évolutions et connaissances scientifiques nouvelles. Cela signifie plus d’importance et plus d’investissements financiers donnés à la prévention, à la précaution et à un diagnostic aussi précoce que possible de ces maladies chroniques finalement associées à l’environnement.

Cela signifie aussi plus généralement au niveau européen une prise de conscience plus large des résultats de la recherche scientifique des praticiens de la médecine environnementale et leur intégration dans la recherche et l’enseignement universitaires. Les gouvernements européens sont invités à mettre enfin en œuvre les résolutions ratifiées lors de la 4ème conférence ministérielle des ministres de l’environnement et de la santé à Budapest en 2004.

Cet appel a été approuvé à l’unanimité par la séance plénière du congrès. 

                                                                                               Würzburg, le 25 avril 2010

Pour le conseil d’administration d’EUROPAEM
 
 Jean Huss                         Dr. Kurt E. Müller                       Dr. Peter Ohnsorge
Vice-Président                  Président                                 Directeur
 
Dr. Hans-Peter Donate
Porte parole

Source :  http://www.reseau-environnement-sante.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=148:appel-international-de-wurzburg&catid=17:news-et-alertes&Itemid=15


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