Scandales sanitaires

« Fainéant, cynique, extrême » : il abandonne les nanotechnologies pour vivre dans une yourte

Harassé par sa lutte contre l’aveuglement scientifique face aux nanotechnologies, Benjamin Caillard a démissionné de l’enseignement supérieur pour se régénérer au cœur de la forêt landaise. Reporterre l’a rencontré sous sa yourte, d’où il poursuit son engagement. Autrement.

La suite de l’article sur REPORTERRE

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Pesticides, du poison dans vos vies ?

UN SCANDALE SANITAIRE dont on parle peu : publié par TV Libertés

Pour ce premier numéro de l’année, le docteur Nicole Delépine et Elise Blaise s’intéressent à un fléau moderne aux dommages sanitaires encore trop peu connus, les pesticides.

Deux invités de qualité sont au rendez-vous, Michèle Rivasi, député français au Parlement Européen des Verts, finaliste de la primaire écologiste et le professeur Gilles-Eric Séralini, biologiste spécialiste des pesticides et des OGM, organismes génétiquement modifiés. Conflits d’intérêts, poids des lobbies de l’industrie agrochimique, lâcheté des politiques et scandales sanitaires, vous saurez tout sur ce mal qui ronge votre alimentation et votre organisme…

Pour voir la vidéo

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Le gouvernement favorise l’importation d’aliments radioactifs Japonais

Communiqué de presse conjoint franco-japonais à l'occasion de la visite du Premier ministre Shinzo Abe en France (Chapitre 2 paragraphe 13) – 5 mai 2014

« Concernant le nucléide radioactif dans les produits alimentaires et les fourrages provenant du Japon, le Japon se félicite de la compréhension de la France pour une révision des mesures de restriction de l'UE fondée sur des données scientifiques et le « CODEX pour les contaminants et les toxines dans les aliments »

Ou plus simplement formulé : « Hollande met Fukushima dans vos assiettes "
Alors que les inquiétudes vont crescendo à propos du traité transatlantique et des effets néfastes que les nombreuses clauses en tous genres que ce dernier va autoriser, et ce au nom d'une coopération commerciale qui va officialiser notre servitude éternelle aux Etats-Unis, on découvre que la santé et l'avenir de millions de personnes ont été sacrifiés au bénéfice d'un accord France-Japon qui légitimise ainsi une tolérance accrue de la radioactivité présente dans les aliments en provenance du… Japon !
Alors que le Japon est incapable de gérer les suites de la catastrophe de Fukushima, il faut donc comprendre qu'au nom des débouchés commerciaux, la France accepterait donc un seuil de radioactivité plus élevé pour les produits alimentaires importés au mépris des risques sanitaires.

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Faut-il avoir peur des nanotechnologies ?

Publié sur le monde.fr

Le 14 juillet 2013

Quand on parle des risques des nouvelles technologies, les nanotechnologies sont assurément un cas d’école. Il s’agit de la capacité de manipuler la matière à l’échelle atomique. Le préfixe nano (10-9) correspond à un milliardième d’une unité, ici le mètre. Il est désormais possible de fabriquer des nanomatériaux de façon industrielle, par exemple des nanotubes de carbone, du graphène (une couche d’atomes de carbone), des nanoparticules d’argent ou de dioxyde de titane. A cette échelle, ces matériaux possèdent des propriétés particulières. Ils sont non seulement plus légers, mais aussi plus résistants et plus réactifs. Ils sont d’ores et déjà présents dans de nombreux objets courants comme les produits cosmétiques, les pneumatiques, les ciments, les emballages alimentaires, les vêtements, etc.

Les nanoparticules posent évidemment des questions de sécurité sanitaire parce que leur taille leur permet de franchir les barrières biologiques. Le développement rapide de ce marché va conduire à une exposition humaine accrue. C’est la seule certitude que l’on ait, car pour le reste, nous faisons face à plus de questions que de réponses. Quelques études toxicologiques montrent qu’elles peuvent induire des processus pathologiques. A ce stade, c’est un signal plus qu’une preuve. En réalité, il s’agit d’un domaine où l’incertitude est maximale et c’est en cela qu’il s’agit d’un cas d’école. La mise sur le marché se fait à un rythme tel que les capacités d’évaluation des risques ne peuvent pas suivre.

La question posée est celle de concilier le développement industriel et la sécurité sanitaire. D’emblée, il faut souligner deux faits structurants. Le premier est qu’on ne dispose pas d’appareil permettant de mesurer les concentrations de nanoparticules dans l’air, les eaux, les aliments, etc. Cela signifie que l’outil normatif est inopérant. Le second est que l’interdiction de fabriquer ou de mettre sur le marché des nanomatériaux n’est pas envisageable pour deux raisons principales que sont la mondialisation des échanges des biens et l’absence d’un appareil de contrôle efficient. La France a rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2013 pour les fabricants, distributeurs ou importateurs la déclaration des usages de substances à l’état nanoparticulaire ainsi que les quantités annuelles produites, importées et distribuées sur le territoire français. Un site dédié a été ouvert, www.r-nano.fr, pour réaliser déclaration. C’est déjà un premier pas. Comment aller plus loin ?

De nombreuses initiatives ont été prises ces dernières années pour favoriser le dialogue et la participation des citoyens aux décisions. Par exemple, le Nanoforum du Cnam en et le débat national de la Commission nationale du Débat public. Le premier s’est toujours bien déroulé, mais il concernait un cercle restreint de personnes désireuses de dialoguer plutôt que s’affronter. Le second a été plusieurs fois perturbé par des groupes protestataires pour qui le dialogue n’est qu’un prétexte, de manipuler l’opinion.

L’opinion publique sur ce sujet est indécise et cela se comprend compte tenu de la complexité du sujet. Un sondage pour La Recherche et Le Monde indiquait que si une large majorité des personnes interrogées admettent que la société ne peut pas progresser sans prendre certains risques, 59% des Français avaient le sentiment de mal comprendre les enjeux des nanotechnologies et à peu près autant déclarent ne pas avoir confiance dans les scientifiques pour dire la vérité sur les résultats et les conséquences de leurs travaux dans le domaine des nanotechnologies.

la suite de l’article est ICI

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Le Parlement adopte une loi protégeant les "lanceurs d’alerte"

Le docteur Irène Frachon, pneumologue qui a révélé le scandale du Mediator, le 14 mai 2012 à Nanterre (Hauts-de-Seine).

Ceux qui dénoncent des scandales sanitaires ou environnementaux sont désormais protégés par la loi. Le Parlement a adopté, mercredi 3 avril, une proposition de loi visant notamment à protéger « les lanceurs d’alerte », ces scientifiques ou ces citoyens qui attirent l’attention sur les risques sanitaires ou environnementaux. Il s’agit au passage de la première loi présentée par des élus écologistes à être adoptée au Parlement français.

http://www.francetvinfo.fr/

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Gaz de schiste : désormais, on ne fracture plus la roche, on la « masse »

Rue89    Rue89

Rodolphe Baron | Rue89

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Les pétroliers sont-ils les nouveaux « masseurs » de la roche ? Le 30 juin 2011, le parlement français interdit l’utilisation de la technique de fracturation hydraulique pour explorer et exploiter les gisements de gaz et de pétrole en France. Pour autant, les défenseurs de l’environnement ne désarment pas, car les industriels n’ont pas abandonné l’idée de fracturer la roche. Plus discrètement, avec d’autres mots.

Des dizaines de permis de recherche ont été délivrés avant la loi de juillet 2011 et bien d’autres sont encore dans les tuyaux de l’administration. Même s’il est toujours possible d’explorer les sols à la recherche des huiles et gaz de schistes, il n’est pas possible de les exploiter via la fracturation…

Les pétroliers poursuivent leur cartographie du sous-sol français. Dans un soucis de transparence, tout ou presque est consultable sur le site du ministère de l’Ecologie (ici, le Bassin parisien).

« Massage » : « une idée », dit le PDG de Total

Les professionnels préparent la communication de demain. Car tout l’enjeu est là, il s’agit de reprendre la main sur la bataille des mots, et les industriels parlent désormais non plus de fracturer la roche mais de la « stimuler ».

Un caillou heureux (MountainRoamer/Flickr/CC)

 

Début janvier, Christophe de Margerie, PDG de Total, indiquait au journal Le Monde qu’il ne fallait peut-être pas totalement laisser tomber la fracturation hydraulique mais repenser surtout sa dénomination :

« Il est quand même paradoxal d’entendre un membre du gouvernement annoncer que la France va faire des tests de fracturation hydraulique en Algérie [Laurent Fabius, ndlr] […] pour rapatrier la technique en France si elle est finalement jugée acceptable pour l’environnement.

Je suis fasciné par la manière dont le terme de “fracturation” a cristallisé les clivages. Aux Etats-Unis, on parle de “massaging” de la roche. C’est peut-être une idée ? »

« Du foutage de gueule »

Rue89 a contacté Séverin Pistre, hydrogéologue et professeur à l’université Montpellier-II. Il est formel sur ces nouvelles dénominations :

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Centrale nucléaire du Bugey : EDF mise en demeure de faire des travaux

Le Dauphiné Libéré
Les prescriptions qui font l’objet d’une mise en demeure avaient été faites à la suite de la visite décennale du réacteur n° 2 de la centrale de Bugey. Photo DR

Les prescriptions qui font l’objet d’une mise en demeure avaient été faites à la suite de la visite décennale du réacteur n° 2 de la centrale de Bugey. Photo DR

Des prescriptions contre les inondations n’avaient pas été suivies…

C’est un des cauchemars des antinucléaires. Et si la centrale de Bugey venait à être inondée ? Aussi, la découverte par Bernard Laponche, physicien nucléaire et membre d’Europe Écologie les Verts, que la centrale nucléaire de Bugey était sous le coup d’une mise en demeure de la part de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) depuis le 19 février, a fait monter le parti écologique dans les tours. Le parti écologique a saisi l’incident pour dénoncer « la communication hallucinante d’EDF et le silence de l’ASN ».

Que s’est-il passé ?

EDF est mise en demeure de réaliser d’ici avant le 15 mai, les travaux permettant de protéger le bâtiment combustible du réacteur n° 5 et le local diesel du réacteur n° 3 de la centrale, vis-à-vis du risque d’inondation externe induit par un séisme, en conformité avec les dispositions de la prescription fixée par la décision de l’Autorité de sûreté nucléaire du 4 décembre 2012. Cette prescription faisait suite au 3 e réexamen du réacteur n° 2 de la centrale de Bugey, qui a reçu en juillet 2012 un avis favorable de l’ASN. Cet avis indique que malgré le vieillissement, le réacteur est apte à poursuivre son activité, mais sous conditions, parmi lesquelles les fameux travaux d’amélioration de sûreté au niveau du risque d’infiltration d’eau. « EDF avait jusqu’au 31 décembre pour les effectuer. Mais, en janvier 2013, les travaux n’avaient pas été réalisés » déclare Grégoire Deyirmendjian, chef de la division régionale Rhône-Alpes de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Le gendarme du nucléaire a donc mis en demeure EDF. « C’est un moyen coercitif que nous avons utilisé sans aucune hésitation » ajoute Grégoire Deyirmendjian.

Et maintenant ?À la centrale on se défend d’avoir eu « une interprétation inappropriée de la prescription de l’ASN ». Sitôt connu, l’événement a été déclaré à l’ASN et une information publiée sur le site internet en février. Pour ces travaux, un dossier formel a été déposé à l’ASN car il y aura modification de l’installation. Les travaux n’ont pas encore démarré. Il faut maintenant le feu vert de l’ASN. La centrale assure être dans les temps.

Du côté d’EELV, Olivier Bertrand, conseiller général de l’Isère chargé de la coordination des élus écologistes dans les commissions locales d’information (Cli) auprès des centrales nucléaires, dénonce le manque d’information : « Cet incident devrait entraîner une réunion exceptionnelle de la Cli de Bugey. » EELV estime que « La discrétion sur une information de cette importance montre une fois de plus la volonté d’EDF de tenir le public à l’écart des réels risques liés au nucléaire. »

« C’est la première fois qu’une échéance de prescription n’est pas respectée, indique Grégoire Deyirmendjian. Au lendemain du 15 mai, l’ASN sera sur place pour vérifier la réalisation des travaux. L’élu d’EELV le promet également.

par Myriam KARSENTY le 23/03/2013

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Tests de résistance nucléaire: des améliorations de sûreté doivent être mise en œuvre, insiste le Parlement Session plénière Energie − 14-03-2013 – 13:12

Toutes les améliorations de sûreté recommandées, suite aux tests de résistance des réacteurs nucléaires de l’UE, doivent être mises en œuvre de manière urgente, estiment les députés dans une résolution adoptée ce jeudi. Ils insistent également pour que les exploitants des centrales nucléaires prennent en charge ces améliorations ainsi que les coûts dont ils sont responsables en cas d’accidents.

Amalia Sartori (PPE, IT), présidente de la commission de l’énergie et auteur de la question orale à la Commission débattue ce lundi, a demandé quelles conclusions des tests de résistance seront intégrées dans la révision prochaine de la directive sur la sûreté des installations nucléaires. Elle a également demandé des indications claires sur le calendrier et le contenu des propositions contraignantes en matière d’assurance et de responsabilité.

Mise en œuvre urgente d’améliorations en matière de sûreté

« Les tests ont révélé que la quasi-totalité des centrales doivent faire l’objet d’améliorations de sûreté propre à chaque site », estime le Parlement, qui demande avec insistance une mise en œuvre urgente des mesures de mise à niveau.

Les députés souhaitent que le groupe des régulateurs européens dans le domaine de la sûreté nucléaire (ENSREG) ait un rôle prédominant dans le contrôle de la mise en œuvre des recommandations, tout en soulignant que « le coût de ces améliorations, quel qu’il soit, doit être pris en charge totalement par les exploitants des centrales nucléaires et non par le contribuable ».

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Nucléaire : un accident majeur en France pourrait coûter 5 800 milliards d’euros

Le Dauphiné Libéré

L’usine nucléaire de Catternom en Moselle. Photo AFP/Jean-Christophe VERHAEGEN

L’usine nucléaire de Catternom en Moselle. Photo AFP/Jean-Christophe VERHAEGEN

Un accident nucléaire majeur en France pourrait coûter jusqu’à 5 800 milliards d’euros, selon un rapport confidentiel de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) cité dimanche par le Journal du dimanche (JDD).

Selon ce rapport, le coût d’un accident majeur pourrait aller de 760 milliards d’euros pour un «cas de base» à 5 800 milliards d’euros, soit l’équivalent de trois années de PIB, dans le cas d’une situation particulièrement catastrophique.

Dans une étude rendue publique il y a un mois, l’IRSN avait évalué le coût d’un accident nucléaire similaire à celui survenu en mars 2011 à Fukushima à environ 430 milliards d’euros.

L’économiste Patrick Momal, qui a travaillé sur les deux rapports, a expliqué au JDD que le chiffre de 430 milliards correspondait à un «cas médian» de rejets radioactifs comme ce fut le cas à Fukushima.

L’estimation de 760 milliards correspondrait en revanche plus au modèle de la catastrophe de Tchernobyl, où les rejets avaient été plus nombreux. En incluant l’impact sur les exportations et le tourisme, le chiffre pourrait même selon lui, atteindre 1 000 milliards d’euros.

Le pire des scénarios évoque l’évacuation de 5 millions de personnes

La facture pourrait même s’élever jusqu’à 5 800 milliards dans le pire des scénarios nécessitant l’évacuation de 5 millions de personnes. Le plus lourd tribut découlerait dans ce cas de l’impact économique sur la zone contaminée au césium, avec des coûts environnementaux et de santé explosant à 4 400 milliards d’euros.

Le rapport reconnait également que l’ampleur de la contamination et donc son coût pourraient varier fortement en fonction des conditions météorologiques, des vents dirigés vers les zones habitées constituant clairement le pire des scénarios.

Greenpeace a réagi en demandant à la ministre de l’Ecologie Delphine Batho de publier immédiatement l’intégralité du rapport «afin de le verser au débat en cours sur la transition énergétique».

«Il est irresponsable de cacher une telle situation aux Français qui auraient à payer les conséquences d’un accident grave pendant des décennies» ajoute Greenpeace dans un communiqué.

par AFP le 10/03/2013 à 11:41 
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Amiante, le cas de la juge Bertella-Geffroy sera réexaminé

Le dossier de mutation de la juge chargée de l’amiante, Marie-Odile Bertella-Geffroy va être de nouveau étudier. « L’espoir renaît », se réjouit l’Association nationale des victimes de l’amiante (ANDEVA), au lendemain d’une rencontre avec la ministre. « Christiane Taubira s’est engagée à réexaminer le dossier de mutation de la magistrate du pôle de santé publique de Paris, Marie-Odile Bertella-Geffroy, afin de lui permettre de clôturer l’instruction des dossiers amiante. Réponse vendredi », poursuit l’association. L’information a été confirmée à l’AFP par Pierre Rancé, porte-parole du ministère de la Justice.

Sollicité par le ministère de la Justice, le secrétariat du gouvernement, organe dépendant directement du Premier ministre, avait pourtant, à la fin du mois dernier, estimé que Marie-Odile Bertella-Geffroy était soumise à la règle limitant à dix ans les fonctions d’un juge spécialisé et qu’elle devait quitter le pôle de santé publique début mars.

Les représentants de l’ANDEVA reçus au ministère estiment avoir démontré « que cette mutation compromettrait durablement la poursuite de l’instruction dans des délais raisonnables et hypothéquerait la tenue d’un procès pénal ». Selon eux, la ministre a assuré « de sa détermination à tout mettre en œuvre pour qu’un procès pénal de l’amiante ait lieu ». La ministre de la Justice, Christiane Taubira, s’est également « engagée personnellement à étudier la possibilité de maintenir Mme Bertella-Geffroy dans ses fonctions actuelles pour lui permettre de boucler son dossier d’instruction, à condition que cela n’entraîne pas de risque juridique sur la suite de la procédure », indique l’association.

Source : http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/amiante-le-cas-de-la-juge-bertella-geffroy-sera-reexamine

› Dr L. A.

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Drame de l’amiante: un non-lieu symptomatique

Mediapart08 FÉVRIER 2013 | PAR MICHEL DELÉAN

L’affaire est symptomatique de la difficulté éprouvée par les victimes du scandale sanitaire de l’amiante à obtenir gain de cause auprès d’une justice lente, débordée et inefficace.

Ce vendredi 8 février, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris vient de renvoyer sèchement dans ses cordes la juge d’instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy, en charge de la plupart de ces dossiers au pôle santé du tribunal de grande instance de Paris.

L'usine AmisolL’usine Amisol

Chargée de superviser et de contrôler le travail des magistrats instructeurs, la chambre de l’instruction a en effet délivré un non-lieu en faveur de Claude Chopin, qui avait été mis en examen sur des bases plus que fragiles.

En juin 1974, à l’âge de 25 ans, celui-ci avait été nommé par son père PDG de l’entreprise Amisol, à Clermont-Ferrand, responsabilité que le jeune homme n’a exercée que « contre son gré », selon lui, et pendant une durée de six mois.

Créée en 1909, Amisol était une manufacture d’amiante, où aucune mesure de protection des ouvriers aux fibres cancérigènes n’avait été prise. Plutôt que de désamantier ou de se mettre aux normes, l’usine a fermé ses portes fin 1974.

La juge Bertella-GeffroyLa juge Bertella-Geffroy

C’est en 1997 que l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante (Andeva) et sept personnes physiques ont porté plainte à Clermont-Ferrand.

Claude Chopin était mis en examen en 1999 pour « empoisonnement, voies de fait, homicides involontaires, et abstention délictueuse alléguant de dommages résultant de l’exposition aux fibres d’amiante durant leur activité dans l’entreprise ».

L’affaire a été instruite lentement, pour être finalement “dépaysée” vers le pôle santé de Paris en 2006, où elle a naturellement été confiée à la juge Bertella-Geffroy, aidée d’un, puis deux collègues.

Le père de Claude Chopin, décédé en 1989, ne lui avait laissé aucune information ni aucun document, expliquait-il aux juges. L’instruction n’avançant plus, son avocat, Me Vincent Courcelle-Labrousse, a fini par solliciter un non-lieu devant la chambre de l’instruction.

L’arrêt de 23 pages rendu ce 8 février, que Mediapart met en ligne(on peut le lire ici), est passionnant. Il résume toute l’affaire, du drame sanitaire, avec les nombreuses alertes, l’indifférence coupable des dirigeants et des pouvoirs publics de l’époque, jusqu’aux lenteurs de la justice et aux attentes déçues des victimes.

Pour finir, la chambre de l’instruction a constaté que les faits remontaient à 1974 et que l’affaire ne pouvait ni être instruite plus longtemps, ni jugée en l’état. Les témoins sont morts ou en très mauvaise santé. Une partie des faits est prescrite. Quant à l’auteur présumé des infractions, sa responsabilité n’est pas établie.

En France, plusieurs dizaines de procédures judiciaires en lien avec l’amiante ont été ouvertes, mais aucune n’a débouché sur un procès. Selon les autorités sanitaires, l’amiante pourrait provoquer 100 000 décès d’ici à 2025.

Aussi courageuse que solitaire, privée d’enquêteurs en effectifs suffisants, la juge Bertella-Geffroy tient à bout de bras les plus gros dossiers de santé publique (sang contaminé, hormone de croissance, Buffalo Grill) depuis une vingtaine d’années. Des dossiers qui se sont souvent soldés par des fiascos.

La juge va devoir changer de fonctions le 3 mars prochain, atteinte par la limite de dix années au même poste (vice-président chargé de l’instruction) et malgré plusieurs requêtes auprès de sa hiérachie et du ministère de la justice, soutenues par FO-Magistrats et qui sont restées infructueuses. C’est dans ce contexte qu’est intervenue la mise en examen de Martine Aubry en novembre 2012.

Dans le cadre de notre partenariat avec l’émission Les pieds sur terre, Mediapart et France Culture donneront la parole aux anciens ouvriers de l’usine Amisol jeudi 14 février et reviendront également sur l’affaire Eternit, dont le procès en appel s’ouvrira en Italie ce jour-là.

Source : http://www.mediapart.fr/journal/france/080213/drame-de-lamiante-un-non-lieu-symptomatique

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Etats-Unis: Les gaz de schiste vus du ciel

20minutes.frPar 20minutes.fr | 20minutes.fr – mer. 30 janv. 2013

Les Etats-Unis vus par les satellites de la Nasa, le 6 décembre 2012., AFP PHOTO / NASA Earth Observatory/NOAA NGDC

20minutes.fr/20minutes.fr – Les Etats-Unis vus par les satellites de la Nasa, le 6 décembre 2012., AFP PHOTO / NASA Earth Observatory/NOAA NGDC

Il n’y a pas que les villes qui éclairent la nuit. Les images de la Nasa ont révélé que les torchères des exploitations de gaz de schiste des Etats-Unis dégageaient une forte luminosité, observable de l’espace. Selon le Financial Times, l’année 2012 a connu une forte hausse de 50% de gaz brûlé dans le Dakota du Nord et le nombre de permis de «torchage» au Texas ont été multipliés par six depuis 2010. Au total, les Etats-Unis brûlent aujourd’hui trois fois plus de gaz qu’il y a cinq ans.

Mais pourquoi brûler le gaz sur place? Tout simplement parce que ce sous-produit des gaz de schiste serait trop cher à transporter par rapport à sa valeur de revente. Les exploitants préfèrent donc le brûler, quitte à émettre dans l’atmosphère de grandes quantités de CO2. Selon un rapport de la Banque mondiale, 1,5% des émissions mondiales de CO2 seraient dues à la combustion de gaz, qui représente entre 130 et 150 milliards de mètres cubes chaque année. Un gaspillage visible de l’espace qui vient encore alourdir le bilan environnemental des gaz de schiste.

 Audrey Chauvet

Source : http://www.20minutes.fr/article/1090423/etats-unis-gaz-schiste-vus-ciel

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Gaz de schiste : des paysans polonais tiennent tête au géant Chevron

terraeco.net

« La malédiction du gaz de schiste », de Lech Kowalski, 75 min. Diffusion ce mardi 29 janvier, à 0h50 sur Arte. Rediffusion samedi 2 février à 10H25 et mercredi 13 février à 09H55.

(Crédit photo : Arte)

En Pologne, des petits paysans bombent le torse face au puissant Chevron. Ils tentent d’empêcher le géant américain de forer pour extraire du gaz de schiste comme il l’a fait en Pennsylvanie. Un reportage diffusé ce mardi soir sur Arte.

Ils font front, le pied obstinément collé à la route, le regard brillant d’affront. Les paysans polonais de Zamosc, dans l’est du pays, entendent bien bloquer le travail des camions dépêchés par Chevron, deuxième compagnie pétrolière des Etats-Unis. Des camions chargés de prospecter les champs de la région en vue de trouver du gaz de schiste. Mais voilà. A quelques encablures de là, de premières prospections menées par le géant américain ont fissuré les murs des fermes, pollué les puits des habitants. Alors les paysans de la région ont commencé à s’interroger. Faut-il voir dans le gaz de schiste une opportunité économique pour la région (l’eldorado aura finalement des allures de pétard mouillé) ? Ou une menace pour la santé des hommes et des bêtes et pour l’environnement ? Dans les salles des fêtes des villages, les habitants se sont réunis et le ton est monté. Chevron a bien tenté de calmer les ardeurs en venant s’expliquer. Il a même, dans un ultime effort, distribué d’affreux tigres en peluche aux paysans. Ils finiront pendus sur les machines de chantier.

Des milliers de kilomètres plus loin, en Pennsylvanie, aux Etats-Unis, le mal est déjà fait. Le paysage est marqué par le triste spectacle des têtes de puits et, sur les routes, les camions défilent dans un ballet incessant. Ici, des habitants brandissent des bidons d’eau polluée, là, des agriculteurs montrent leurs bêtes au pelage abîmé ou décrivent la fragilité de leur état de santé. En Pennsylvanie, c’est trop tard, assure le réalisateur Lech Kowalski. Mais en Pologne ? Tout est encore possible. Et l’immense Chevron peut craindre l’ire des petits paysans.

Regardez la bande-annonce de « La malédiction du gaz de schiste » :

« La malédiction du gaz de schiste », de Lech Kowalski, 75 min. Diffusion ce mardi 29 janvier, à 20h50 sur Arte. Rediffusion samedi 2 février à 10H25 et mercredi 13 février à 09H55.

Source : 

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Le gaz de schiste gâché aux Etats-Unis

L'actualité industrielle en ligne - INFO24/7 L'Usine Nouvelle   Par Ludovic Dupin – Publié le 28 janvier 2013, à 17h25

Torchère

© Pascal Guittet – L’Usine Nouvelle

Un volume croissant de gaz de schiste est aujourd’hui brûlé dans des torchères aux Etats-Unis. Une pratique excessive qui interroge sur les conséquences stratégiques et environnementales pour le pays.

Aux Etats-Unis, les agences environnementales, l’Etat fédéral et les investisseurs pétroliers s’inquiètent des conséquences du torchage excessif des gaz de schiste, rapporte le quotidien britannique « Financial Times ». Une grande partie du gaz extrait en même temps que le pétrole est tout simplement brûlé, son transport n’étant pas rentable. Au Texas, l’équivalent de l’énergie nécessaire pour alimenter 400 000 foyers a été torché au printemps dernier. Sur l’ensemble du pays, c’est de quoi alimenter les villes de Chicago et de Washington qui part en fumée. Un gigantesque gaspillage d’une ressource stratégique et un rejet massif de gaz à effet de serre.

La raison de ce gâchis est avant tout économique. La production massive de gaz de schiste aux Etats-Unis a fait chuter les prix de 13 dollars le MBTU en 2008 à 3,40 dollars le MBTU aujourd’hui. Les pétroliers n’ont pas intérêt à investir dans la construction de capacités de transport et de stockage de gaz. Conséquence, l’explosion du nombre de puits a pris de vitesse le développement des réseaux. En 2012, 1 000 puits ont été reliés aux systèmes de collecte de gaz, un nombre insuffisant pour stopper la progression du torchage, rapporte le quotidien économique. Le mouvement ne devrait pas s’inverser tant qu’une large partie de la production, notamment au Texas, est vendue à perte. Seule l’exploitation du pétrole qui sort conjointement des puits d’hydrocarbures de schiste est rentable.

Le torchage des gaz est une pratique classique, liée à la sécurité des installations pétrolières. Entre 2005 et 2010, les pétroliers, sous l’effet conjugué des exigences environnementales et de celles de leurs actionnaires, ont diminué de 20 % la quantité de gaz torché. Depuis 2011, ce volume est reparti à la hausse, uniquement sous l’effet de la révolution énergétique américaine. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont au cinquième rang des pays qui brûlent le plus de gaz dans les torchères, derrière la Russie, le Nigeria, l’Iran et l’Irak.

Ludovic Dupin

Source :  http://www.usinenouvelle.com/article/le-gaz-de-schiste-gache-aux-etats-unis.N190439

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Le gaz de schiste,un Tchernobyl à petit feu à découvrir sur Arte

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La Malédiction du gaz de schiste diffusé  mardi 29 janvier à 20 heures 50 sur Arte, suivi d’un débat avec José Bové

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On le sait depuis le formidable documentaire Gasland de l’américain Josh Fox, sélectionné à Cannes et à Sundance en 2010,  le gaz de schiste n’ a rien pour inspirer la  confiance. Le président Hollande lui-même a confirmé ses réserves lors de sa première conférence de presse à l’ Élysée . Avec ce documentaire réalisé par  le polonais Lech Kowalski, La malédicion du gaz de schiste, vous ne serez en aucun cas rassuré… Vous serez même horrifié par son enquête, de la Pennsylvanie, « l’ Arabie Saoudite » du gaz de schiste aux Etats -Unis à la Pologne, considérée comme le « Koweit » de l’Europe. Premières images, des vaches avec des plaques, et des témoignages d’une bonne fermière américaine dont la fille a eu la diarrhée,  perdu 5 kilos en sept jours et dû quitter l’Etat pour sauver sa peau- car depuis qu’elle est dans le Tennessee « tous les symptômes ont disparu ». Cancer du foi, taches sur la peau, les bêtes et les hommes sont donc logiquement atteints avec cette eau saumâtre qui remonte dans les puits.

Le danger est planétaire

Pologne, frontière avec l’Ukraine, autre paysage et mode de vie. L’air est ici le plus pur de Pologne; on trait à la main, les vaches mangent de la luzerne- un air de carte postale. Mais Chevron veut construire trois puits près de ce  village; premiers camions pour inspecter les sols avant forage suite à l’accord du gouvernement polonais- de cristalline, l’ eau des fermiers passe à un marron infâme. Les  vaches ne peuvent plus boire, Chevron offre une peluche à chacun des agriculteurs…qui ont signé une pétition pour lutter contre cette entreprise qui a, en Equateur, mobilisé près de 500 avocats pour se défendre… Et détruit les routes polonaises avec ses milliers de camions-sans avoir rien prévu, une fois le saccage fait…Du pillage de richesses naturelles comme dans tous les pays pauvres mais qui s’accompagne ici de pollution à plus haut degré.

Cercle vicieux et diabolique

Partout où il est allé, le journaliste a vu des bombes à retardement, entre les stations de compression et les gaz toxiques qui sortent en plein air ou sont brûlés avec le procédé dit de torchage. Le sable utilisé pour boucher les fissures qui est plein de silice, hautement cancérigène est stocké à quelques mètres d’une crêche américaine. Le scénario d’ Erin Bronkovitch puissance 100, car pour un retour sur investissement vu que les prix du gaz baissent avec ce gaz de schiste, il faut forer chaque jour un peu plus.  Les routes calmes deviennent des voies pleines de camions charriant le  sable toxique , un million de barils d’eau est prélevé chaque jour dans les rivières pour nettoyer tout ce qui remonte,  contaminant l’eau  pendant 50 ans à cause des fissures ouvertes. Et les docteurs ont l’interdiction de vous avertir du lien entre vos maladies et cette exploitation. Bref, Chevron empoisonne la terre, les hommes et si le paysan polonais sauve son champs à la fin du documentaire, on se dit que rien ne peut arrêter la cupidité de ces entreprises qui bafouent lois humaines et naturelles.

Par Jim le Pariser

Source :  http://jim-le-pariser.blog.leparisien.fr/archive/2013/01/28/le-gaz-de-schiste-un-tchernobyl-a-petit-feu.html

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Fukushima : le CNRS tait la vérité et domestique les masses

Rue89   Thierry Ribault | Economiste au CNRS

Le CNRS a rendu accessible le 7 janvier un dossier scientifique multimédia sur l’énergie nucléaire, destiné au «  grand public  ». Chercheur au CNRS en poste au Japon, où je travaille sur les modalités de la protection humaine dans le contexte du désastre de Fukushima, je tiens à me dissocier des propos tenus dans cette «  animation  », destinée à domestiquer les masses et taire la véritable situation à Fukushima.

Dans ce dossier «  scientifique  » aux desseins animés, les affirmations dénuées d’argumentation et prenant des allures d’évidences indiscutables sont légion. Ainsi, il y est certifié que :

« Le nucléaire est un investissement politique sur le très long terme, qui impose des décisions sur plusieurs décennies, difficiles à remettre en cause même après un accident nucléaire majeur comme celui de Fukushima. »

On apprend également que :

« Le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur la catastrophe de Tchernobyl, paru en 2005 sous l’égide des Nations unies, a évalué le nombre de décès de victimes immédiates de l’accident à moins de 50, et à 2 200 celui de l’excès de décès entraîné par l’exposition à la radioactivité des 200 000 “liquidateurs” les plus exposés. »

Des estimations remises en question

Rappelons que ces estimations ont été contestées par l’Union of Concerned Scientists (qui annonce 25 000 morts), ou par l’Académie des sciences de New York (qui en annonce entre 211 000 et 245 000, 15 ans après la catastrophe).

En Ukraine, un rapport gouvernemental de 2011 rend compte de 2 254 471 personnes affectées par le désastre de Tchernobyl, dont 498 409 enfants. Entre 1992 et 2009, chez les enfants ukrainiens, les maladies endocriniennes ont été multipliées par 11,6, les pathologies de l’appareil locomoteur par 5,3, les maladies du système gastro-intestinal par 5, les maladies cardiovasculaires par 3,7 et les troubles du système urogénital par 3,6.

La proportion d’enfants présentant des maladies chroniques est passée de 21% à 78%, et sur les 13 136 enfants nés des «  liquidateurs  » de Tchernobyl de 1986-1987, 10% présentaient des malformations congénitales à la naissance.

Parodie de «  neutralité scientifique  »

Les Nations unies constituant par ailleurs manifestement l’unique source accréditée par les contrôleurs scientifiques du CNRS, pourquoi ces derniers ne se réfèrent-ils pas au rapport radionégationniste de 2011 de l’United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation (UNSCEAR) ?

Ce dernier fait état de 62 morts – 15 morts du cancer de la thyroïde et 47 morts parmi les secours d’urgence – en tout et pour tout en lien avec l’irradiation due à la catastrophe de Tchernobyl.

Faire état de quelques nuisances radio-induites supplémentaires ne peut, il est vrai, que servir la déplorable parodie de «  neutralité scientifique  » à laquelle ils s’adonnent, en concubinage avec leurs «  partenaires  » (CEA [Commissariat à l’énergie atomique], ANDRA [Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs], IRSN [Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire], EDF, AREVA).

« Domestiquer les masses  »

A Fukushima, selon le même dossier, «  une zone rouge de 20 km a été délimitée, dans laquelle le gouvernement travaille à la dépollution : nul ne sait quand les quelque 110 000 habitants seront autorisés à rentrer », sans que soit fait mention des vastes zones inhabitables situées à 40 km de la centrale et bien au-delà, et sans que soit rappelé que le critère de définition de la zone de migration obligatoire a été fixé à une dose de 20 millisieverts par an, soit quatre fois plus qu’à Tchernobyl et vingt fois la norme internationale d’inacceptabilité.

La fameuse «  non-imposition des valeurs  », à laquelle faisait référence Max Weber dans sa conférence de 1917, « La science, profession et vocation » (si chère à certains chercheurs du CNRS qui, récemment réunis en colloque, l’y revendiquaient encore), ne s’est, de fait, pas imposée dans l’élaboration de ce dossier sur le nucléaire, destiné plutôt, comme dirait Weber lui-même, à «  domestiquer les masses  ».

Ce que le dossier du CNRS se devait d’établir concernant le désastre de Fukushima, et que ses exécutants académiques ont choisi de ne pas dire, je souhaite le dire aujourd’hui après bientôt deux ans de travail sur place.

Fukushima  : les silences du CNRS

Le désastre de Fukushima, c’est une diffusion de césium 137 dans l’atmosphère 500 fois plus importante qu’à Hiroshima, d’après le physicien artisan du nucléaire japonais Anzai Ikuro. C’est aussi, selon le Norwegian Institute of Air Research, la plus grande émission de gaz rare xénon 133 connue en dehors des essais nucléaires : plus de deux fois les émissions de ce gaz à Tchernobyl.

C’est un tiers du département de Fukushima contaminé à un taux supérieur à 37 000 becquerels par mètre carré (pour le seul césium 137), et au moins treize départements contaminés, le tout représentant 8 à 10% du territoire japonais.

C’est 1 532 barres de combustible de 3 tonnes et de 4 mètres de long chacune, stockées dans la piscine du réacteur n°4, au cinquième étage d’un bâtiment qui menace, à la première secousse, de s’effondrer, suscitant ce commentaire laconique du Pr. Hiroaki Koide, spécialiste des réacteurs à l’université de Kyoto : « Ce serait la fin ».

Le 4 janvier 2013, le Pr. Koide reconnaît dans un entretien qu’il nous a accordé qu’«  il existe une marge de manœuvre, car selon TEPCO, si la piscine du 4èmeréacteur s’effondrait, ou même si toute l’eau de refroidissement s’échappait, tant que la disposition des barres n’est pas modifiée, la température peut monter jusqu’à 170°C ».

100 000 habitants de Fukushima qui ne peuvent pas partir

Le désastre de Fukushima, c’est 24 000 employés ayant travaillé sur les lieux depuis mars 2011, dont seulement 3,7% peuvent bénéficier d’un examen de détection de cancer proposé par les autorités et TEPCO. C’est, sur les deux millions d’habitants du département, seulement 100 000 réfugiés du nucléaire ayant migré à l’intérieur du département et 63 000 autres l’ayant quitté.

C’est seulement 10% des enfants du département déplacés en dehors de celui-ci. C’est un tiers des 300 000 habitants de la ville de Fukushima affirmant vouloir partir sans pouvoir le faire. Ce sont les aides au retour mises en place par le gouvernement, pour inciter les réfugiés à revenir dans des zones pourtant identifiées comme contaminées, et c’est depuis décembre 2012 la suppression de la gratuité des logements publics pour les nouveaux réfugiés hors du département.

Le désastre de Fukushima, c’est la mise en place de la plus grande enquête sanitaire sur les effets des radiations jamais conçue, qui permettra de collecter, d’ici 2014 et sur trente ans, les données relatives aux habitants du département, dont 360 000 enfants, les objectifs de l’équipe en charge étant de «  calmer l’inquiétude de la population  » et d’«  établir un record scientifique  ».

Sur les 80 000 enfants examinés pour la thyroïde, 39% présentent des nodules de moins de 20 mm et des kystes de moins de 5 mm d’épaisseur. Un premier cas de cancer de la thyroïde a été officiellement déclaré chez un enfant de moins de 18 ans le mardi 11 septembre 2012.

«  Les gens regardent ailleurs »

Le désastre de Fukushima, c’est cet habitant de la ville de Fukushima qui nous déclare lors d’un entretien, en novembre 2012, que le ghetto de Varsovie et les zones contaminées de Fukushima, c’est une seule et même chose  :

«  Les gens de l’extérieur savent que s’y trouve l’antichambre des camps de la mort, regardent ailleurs et continuent de certifier que le nucléaire, c’est incontournable.  »

Voilà la «  protection  » mise en œuvre à Fukushima, qui ne suscite que silence dans le dossier nucléaire du CNRS. «  L’ignorance c’est la force », disait Orwell. Dans cette situation d’effondrement de la conscience humaine, de grande inversion où le désastre est nié dans ses conséquences négatives, pour être transmué en opportunité d’affaires dans un milieu morbide auquel chacun est sommé de se soumettre, la prise de position en faveur de la vie est devenue un programme révolutionnaire.

Raccourcir la période de nocivité des managers de l’organisation des apparences, mettre en cause l’ensemble des intérêts qui gouvernent la dégradation du tout, tromper les trompeurs, renverser les inverseurs, évacuer les évacuateurs  : voilà ce que, à mes yeux, doit «  chercher  » à faire un chercheur au CNRS.

Non pas se contenter d’un engagement, piètre variante de la mise au service du nucléaire attestée ici par la mobilisation des scientifiques de caserne, mais, face aux actes déraisonnés des producteurs d’ignorance et à la déshumanisation qu’ils promeuvent, faire preuve d’un véritable enragement.

Source : http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/01/16/fukushima-le-cnrs-tait-la-verite-et-domestique-les-masses-238627

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ETUDE : LES GAZ DE SCHISTE PLUS POLLUANTS QUE LE CHARBON !

Association Santé Environnement France 
Écrit par J.Maherou Créé le lundi 7 janvier 2013 11:22

L’exploitation des gaz de schiste serait plus polluante que celle du charbon en raison des fuites de méthane (CH4). C’est ce que vient de démontrer une nouvelle étude américaine qui relance le débat sur ces gaz non conventionnels en ce début d’année.

gaz-de-schiste

 Des chercheurs de l’agence américaine responsable des océans et de l’atmosphère – la National Oceanic and Atmospheric gaz-de-schiste2Administration (NOAA) – et de l’Université du Colorado ont mesuré les concentrations de différents polluants dans l’atmosphère, aux abords des puits des champs gaziers et pétroliers du bassin d’Uintah, en Utah. A partir de modèles atmosphériques et des données de rejets des industries, ils ont pu déduire la quantité d’émissions de ces puits. Ils ont alors estimé que les puits de gaz de schiste laisseraient fuir 9 % de méthane, pendant leur durée d’exploitation.

Ces résultats sont très supérieurs aux dernières estimations : la NOAA suggérait en février 2012 que les fuites de méthane liées à l’exploitation des gaz de schiste étaient de 4 % tandis que l’Agence américaine de l’environnement (EPA), estimait ce chiffre à 2,4% en 2009.

D’où proviennent ces fuites de méthane ?

Le méthane peut être émis dans l’atmosphère par différents moyens. Tout d’abord, lorsque l’eau injectée dans le sol pour fracturer la roche, est remontée à la surface, elle peut ramener avec elle des bulles de gaz naturel qui vont se disperser dans l’atmosphère. La remontée du gaz à l’ouverture du puits peut également se traduire pendant quelque temps par une fuite supplémentaire de méthane. Autre source de fuite : les gazoducs ne sont pas totalement étanches.

Pourquoi le méthane est-il dangereux pour la planète ?

rechauffement-climatiqueLe méthane est l’une des principales composantes du gaz naturel mais aussi un gaz à effet de serre puissant qui contribue au réchauffement climatique. Il possède un coefficient de réchauffement 25 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2). En rejetant du méthane, la production de gaz de schiste par fracturation hydraulique pourrait donc avoir un bilan en gaz à effet de serre équivalent, voire supérieur, à celui du charbon.


Une étude critiquée

Cette étude est toutefois critiquée par l’industrie et par d’autres chercheurs qui mettent en doute la méthode de calcul des fuites utilisée. De plus, on ignore si les données recueillies en Utah correspondent à la moyenne américaine. De nouveaux travaux sur les émissions de méthane liées au forage des gaz de schistes ont été entrepris par la NOAA, mais aussi par l’Université du Texas, avec des partenaires industriels. Leurs résultats doivent être publiés cette année.

Source : http://www.asef-asso.fr/ma-planete/l-actu-de-la-planete/1597-etude-les-gaz-de-schiste-plus-polluants-que-le-charbon

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France Télécom : un risque radioactif occulté malgré plusieurs alertes

Rue89   Isabelle Mahiou | Journaliste

Au centre de répartition téléphonique de France Télécom de Brune, en 2007 (CAPMAN VINCENT/SIPA)

Combien d’appareils contenants des éléments radioactifs ont-ils été installés dans le réseau et les centraux téléphoniques de France Télécom ? 20 millions ? 80 millions ? Et combien en reste-t-il ? Mystère.

Une chose est sûre, en revanche : l’opérateur n’a jamais vraiment pris la mesure du risque que pouvaient présenter ces petits appareils, les parasurtenseurs, destinés à éviter les surtensions sur les lignes, pas plus qu’il n’en a informé ses agents et n’a dispensé des consignes de protection.

Or, à plusieurs reprises ces vingt dernières années, des alertes ont été lancées en divers sites de l’entreprise sur un nombre paraissant anormal de salariés atteints d’un cancer.

Quatre agents décèdent à Saint-Nazaire

Au centre de construction des lignes de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) tout d’abord. Entre 1989 et 1995, quatre agents décèdent d’un cancer, deux autres sont atteints.

La CFDT PTT de Loire-Atlantique dépose plainte contre X pour empoisonnement. Elle met aussi en cause la politique de sécurité de l’entreprise sur la gestion des parasurtenseurs radioactifs, « jetés sur des tas de ferraille ».

La une de Santé & Travail de janvier 2013 

Le groupe confiera en 1995 une étude épidémiologique à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dont les résultats seront publiés en… 2003.

En 1998, à Lyon, un médecin de prévention, qui enquête sur une « épidémie » de cancers du sein dans un service d’accueil, découvre « fortuitement » que les salariées ont travaillé dans des centraux où elles manipulaient des parasurtenseurs radioactifs, qu’elles portaient dans leur poche de poitrine.

Il réalise une étude qui relève un risque de contamination par du radium 226 et préconise un recensement exhaustif, une évaluation et un retrait des matériels. Sans effet.

Cinq techniciens atteints de tumeur à Riom

La question ressurgit en Auvergne, à Riom-ès-Montagnes : en 2006-2007, sur les six techniciens ayant travaillé sur ce site, cinq présentent des tumeurs.

Après enquête, le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) fait jouer son droit à expertise.

Via la CGT, il sollicite aussi la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) pour analyser des parasurtenseurs qu’il a repérés. L’étude fait état de risques non négligeables.

Des substances radioactives

Ce faisant, le CHSCT Auvergne a ouvert une brèche. Celui de l’Hérault découvre ainsi l’existence des substances radioactives et vote en 2010 une expertise, sur le même modèle, après avoir constaté de nombreux cancers sur deux sites, à Béziers et Bédarieux.

Les expertises, menées par le cabinet Secafi, pointent un cumul d’expositions à des cancérogènes, dont les rayonnements ionisants.

Les premiers concernés sont les techniciens intervenant dans les centraux et les agents des lignes. Ils ont manipulé pendant des années ces parasurtenseurs, électrodes enfermées dans une enveloppe étanche contenant un gaz et des éléments radioactifs.

Jusqu’en 1978, année où ils sont interdits, les modèles en verre au radium 226, connu pour sa grande toxicité, ont été massivement utilisés. Puis ont dominé ceux au tritium, remplacés à leur tour par des appareils non radioactifs. Mais les différents modèles ont coexisté, puisqu’on trouve encore d’anciennes ampoules dans les boîtes de raccordement sur les lignes ou en stock, ou sous l’arrivée des câbles.

Dans les poches, entre les lèvres..

Dans les centraux, les techniciens travaillaient à proximité et au contact de ces composants sur les répartiteurs, murs de têtes de câbles d’où partent les lignes d’abonnés, chacune dotée de deux parasurtenseurs. Yves Le Dain, membre CGT du CHSCT de l’Hérault, explique :

« Un petit central à 5 000 abonnés contient 10 000 parasurtenseurs, mais en zone urbaine, certains en comptent 50 000, signale. Chaque intervention sur une ligne implique d’en manipuler, toujours de très près, les plus petits mesurant 15 millimètres. Le changement des modèles en verre se faisait à la pince, mais se terminait souvent à la main parce qu’ils se cassaient.

On en avait toujours à proximité : dans des bocaux sur les bureaux, sur des étagères, dans les poches, ainsi qu’entre les lèvres quand il fallait les changer juché sur une échelle. »

« Ils provoquent de la friture »…

Dominique Enjalbert, ancienne secrétaire CGT du CHSCT de l’Hérault, se souvient aussi de pics d’activité lors d’une campagne d’enlèvement des modèles en verre dans la décennie 1990, « sans autre information que “ils provoquent de la friture”. »

Sur le réseau, à l’extérieur, les parasurtenseurs se trouvent dans des boîtes, sur les poteaux, à l’arrivée chez l’abonné. Les agents en ont toujours un stock dans la voiture et quelques-uns dans les poches. Ils les manipulent fréquemment. Franck Refouvelet, membre CGT du CHSCT Auvergne précise :

« Tout incident sur une ligne demande de les tester. Il y a également des campagnes de contrôle systématique. »

Là aussi :

« Souvent les modèles en verre se cassaient quand on les retirait à cause de la corrosion. »

…et des contaminations internes ?

Entre contact direct avec des objets radioactifs, qui peuvent fuir ou se casser, et présence dans des locaux où des dizaines de milliers de parasurtenseurs sont susceptibles d’émettre des quantités significatives de rayonnements, les contaminations ne peuvent être exclues.

Pour Jean-Claude Zerbib, ancien ingénieur en radioprotection :

« L’absence de toute formation des agents aux risques présentés par les rayonnements ionisants a pu conduire à des contaminations au radium 226 par des dispositifs fuyards ou brisés. Ces fuites ont été mises en évidence lors d’une expertise de la Criirad.

On ne peut exclure l’existence de contaminations internes : si la main est souillée, tout ce qu’elle touche ensuite est contaminé et peut passer dans l’organisme. Sans compter l’inhalation de tritium ou de radon généré par le radium. »

L’hypothèse d’une irradiation n’est pas non plus à rejeter dans les centraux, pour les périodes antérieures aux campagnes d’enlèvement des années 80-90.

Il existe bien un lien avec les cancers

Mais pour évaluer le niveau d’exposition des salariés, il faut pouvoir préciser la façon dont ils ont manipulé les parasurtenseurs, la fréquence, la durée et les conditions d’utilisation…

Les reconstitutions de parcours d’expositions de salariés atteints d’un cancer, effectuées par le Giscop 93 dans le cadre des expertises de Secafi, éclairent cet aspect. Sur douze techniciens et neuf agents des lignes de l’Hérault, l’expertise conclut que :

  • une majorité de cancers peut être associée à des rayonnements ionisants ;
  • les autres à une polyexposition (amiante, hydrocarbures polycycliques aromatiques, arsenic, acides forts, trichloréthylène).

Il reste que, faute de traces dans l’entreprise des différentes activités et expositions, « si l’un de nous tombait malade, il n’aurait aucune possibilité de faire le lien avec son parcours professionnel », constate Yves Le Dain, qui réclame des fiches d’exposition et des attestations d’exposition aux rayonnements ionisants.

Mais pour l’entreprise, le risque n’existe pas

Mais pourquoi France Télécom fournirait-il de tels documents, puisque pour l’entreprise le risque n’existe pas ?

Une note de 1974, qui prescrit d’enterrer les ampoules fuyantes avant expédition à un organisme habilité à les détruire, dit que :

« La radioactivité dégagée par les parafoudres contenant du radium est inférieure à celle constatée sur les montres-bracelets à écran lumineux. »

Une autre, de 1999, en référence à une analyse de l’Office de protection contre les rayonnements ionisants (Opri), évoque la possibilité d’une exposition par inhalation en cas de bris et conseille le port de gants et d’un masque, mais envisage une élimination des matériels « au fil de l’eau ».

Enfin, en 2001, une note suggère des analyses pour évaluer le risque et l’élaboration d’une procédure de démontage-entreposage avec l’Opri et l’Andra(Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs). Tout en soulignant que :

« Le risque sanitaire est négligeable pour les personnels susceptibles de séjourner à proximité. »

L’entreprise choisit ses études

Il faut dire que les études commanditées par France Télécom ne sont pas alarmantes. Celle de l’Inserm, présentée au CNHSCT en 2003 et portant sur plus de 100 000 hommes ayant travaillé entre 1978 et 1994, ne retient pas l’hypothèse d’une origine professionnelle des cancers.

Même si elle montre qu’il existe un risque élevé de décès chez des agents de lignes pour les cancers de l’os et des cartilages – typiques des contaminations internes par le radium 226 – et significatif pour des cancers de l’appareil digestif et des poumons, organes radiosensibles !

En 2010, un rapport d’évaluation de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) conclut à l’absence de risque de cancers radio-induits. Les doses reçues par contamination seraient très faibles.

La direction du groupe par la voix de Jean-Marie Montel, délégué régional Auvergne, estime que :

« Les études de l’Inserm et de l’IRSN ont conclu qu’il n’y avait pas de danger. Il n’y avait pas de raison d’engager une démarche volontariste de retrait. »

Ce faisant, France Télécom ne tient visiblement pas compte d’autres études, telle celle faite en interne à Lyon en 1998, ou des mesures de la Criirad et de l’Institut de physique nucléaire de Lyon (IPNL) arrivant à des conclusions contraires sur la réalité du risque.

Les éléments radioactifs circulent toujours

Cela n’a pas empêché l’inspection du travail de la Haute-Loire de dénoncer les manquements de France Télécom à ses obligations.

Fin 2010, elle a mis en demeure l’unité d’intervention Auvergne de procéder à une évaluation des risques liés aux parasurtenseurs radioactifs, de prendre des mesures de prévention et de retirer les matériels. La direction a engagé un travail de recensement et d’enlèvement, non sans avoir contesté la décision.

Le département est pilote pour cette opération. Et il n’est pas sûr qu’elle se reproduise à l’identique dans toutes les régions, car elle est lourde. En 2012, une équipe a passé au crible les centraux et le réseau, établi des relevés caractérisant les boîtes, préalable au démontage et à l’évacuation vers des sites sécurisés avant tri par l’IRSN et acheminement vers l’Andra.

Au total, 1 600 boîtes et 32 000 parasurtenseurs devaient être récupérés, « soit environ 250 000 pour la région », indique Yves Colombat, membre du CHSCT Auvergne. Il y aurait donc bien plus de parasurtenseurs radioactifs dans l’Hexagone que le petit million avancé par le groupe :

« En s’appuyant sur d’anciens plans, on peut déduire qu’il y en avait dix fois plus dans les années 70 et 80, rien que pour le réseau ! »

Où sont-ils passés ? L’accord avec l’IRSN d’assistance à la gestion des parasurtenseurs à éliminer date de 2009. Pour Jean-Marie Montel :

« Le dossier est connu depuis 1999. Il y a eu des débuts de collecte, des stockages sans vraie maîtrise, mais l’absence de filière avec l’Andra pour ces objets nous a bloqués pendant plusieurs années. »

Les consignes antérieures d’élimination ont été inégalement appliquées : en Languedoc-Roussillon, aucun historique d’installation et de retrait n’a pu être fourni à l’expert. D’autre part, les témoignages des pratiques longtemps en vigueur font craindre que beaucoup ne soient partis à la poubelle. Si c’était le cas, plusieurs millions de ces objets auraient ainsi été disséminés dans la nature.

Source : http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/01/08/france-telecom-un-risque-radioactif-occulte-malgre-plusieurs-alertes-238359

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Amiante: Martine Aubry convoquée mardi par la justice

Le nouvel Observateur    Créé le 06-11-2012 à 07h40 – Mis à jour à 09h10

PARIS (Sipa) — L’ex-Première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, est convoquée ce mardi en vue d’une éventuelle mise en examen pour « homicides et blessures involontaires » dans l’une des affaires liée à l’amiante.

Mme Aubry est convoquée en sa qualité d’ancienne directrice des relations du travail au ministère du Travail d’avril 1984 à septembre 1987.

La semaine dernière, elle avait fait savoir dans un communiqué qu’elle demanderait l’annulation de sa mise en examen si celle-ci devait être prononcée.

Ce communiqué était signé également par deux autres hauts fonctionnaires, le Pr Jean-François Girard, directeur général de la Santé de 1986 à 1997, mis en examen dans l’un des dossiers de l’amiante, et Olivier Dutheillet de Lamothe, directeur des relations du travail de septembre 1987 à mai 1995.

Tous trois jugeaient cette mise en examen et ces convocations « d’autant plus incompréhensibles », selon leur communiqué, « qu’ils n’ont cessé d’oeuvrer à renforcer la protection contre le risque de l’exposition à l’amiante par un durcissement progressif de la réglementation ».

La juge d’instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy, coordinatrice du pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Paris, enquête notamment sur l’action des pouvoirs publics face à l’amiante au cours des décennies 1970 et 1980.

Mme Aubry est soupçonnée de ne pas avoir pris, en sa qualité de directrice des relations du Travail, un certain nombre de mesures de protection des travailleurs et autres personnes exposées à l’amiante, notamment par une transposition tardive d’une circulaire européenne de 1983 sur les risques liés à l’exposition à l’amiante et l’absence de « réglementation particulière de protection » des salariés sur les risques de l’amiante, selon des sources judiciaires.

pas/cm/sb

SOURCE : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121106.FAP3454/amiante-martine-aubry-convoquee-mardi-par-la-justice.html

Voir aussihttp://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20121106.AFP4064/amiante-aubry-chez-la-juge-en-vue-d-une-possible-mise-en-examen.html

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Plaidoyer pour les lanceurs d’alerte Philippe Even et Bernard Debré

   Article crée le 17.10.2012 à 09h00

Par V. Martin

Les professeurs de médecine Philippe Even et Bernard Debré font l’objet depuis trois semaines, d’un tir de barrage médiatique sans précédent, à la suite de la publication de leur ouvrage sur les « 4000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux », de la part de l’industrie Pharmaceutique au premier chef, mais aussi des autorités de Santé, d’un certain nombre « d’experts » et d’une partie du monde médical, dont ils écornent courageusement le corporatisme coupable, l’opacité et dénoncent les compromissions.

Cette levée de boucliers du monde médical n’est pas sans rappeler celle dont fût victime Irène Frachon, lorsqu’elle a osé mettre en accusation les Laboratoires Servier, dont les deux professeurs reconnaissent qu’elle fût à l’origine de leur décision d’écrire ce livre pour « réveiller les médias et les politiques », tout comme la décision de Nicolas Sarkozy de leur confier la rédaction d’un rapport sur le Mediator, dont leur dernier livre est le prolongement naturel.

Tout comme Irène Frachon, ce sont des lanceurs d’alerte, qu’il faut soutenir contre un système de Santé Publique tout puissant, dans lequel, selon les auteurs, l’incompétence et l’irresponsabilité le dispute à la corruption.

Un scandale de Santé publique

Bernard Debré,et Philippe Even, ont révélé dans leur dernier livre « Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux », aux éditions du Cherche midi, sorti le 13 Septembre, « qu’un médicament sur deux est inutile » ; pire : si 50 % d’entre eux sont inutiles, 20 % présentent des risques et 5% présentent une dangerosité très importante pour la santé et entraînent, selon philippe Even, 100 000 hospitalisations et 20 000 décès par an.

Cet énorme scandale politico-sanitaire n’a pas tardé à susciter l’ire de l’industrie pharmaceutique, du ministère de la Santé, de ses agences et « experts ». Ils auront fort à faire pour tenter de limiter la révélation de leurs petites et grandes compromissions que met en lumière ce livre salutaire, rédigé par deux autorités reconnues de la Santé Publique :

– Philippe Even est Professeur émérite à l’Université Paris Descartes, pneumologue, Président de l’Institut Necker, a participé à de nombreuses commissions scientifiques de l’INSERM et du ministère de la Santé. Il a aussi été représentant de la France à Bruxelles et chargé de missions scientifiques aux États-Unis.

– Bernard Debré est Professeur ,urologue, membre de la Société française de chirurgie, des sociétés française, européenne et internationale d’urologie ; Il a été Chef du service d’urologie à l’hôpital Cochin (1990). Il est député UMP et membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) depuis mars 2008.

– Philippe Even et Bernard Debré sont aussi les auteurs du rapport sur la réforme du système du médicament commandé par la Présidence de la République à la suite à l’affaire du Mediator, et remis au Ministre de la Santé le 16 mars 2011 ; leur expertise et leur indépendance sont incontestables, et ils avaient déjà souligné à l’époque, que l’affaire du Mediator était « beaucoup plus qu’un incident isolé ».

Cet ouvrage d’information s’adresse directement aux patients et aux praticiens et constitue le premier travail d’expertise critique et indépendant qui aurait dû être conduit par les autorités sanitaires depuis au moins 20 ans, mais bien sûr, ne l’a jamais été. Philippe Even et Bernard Debré ont choisi la voie médiatique plutôt que celle d’un rapport parlementaire, dont ils savent par expérience, la destinée qui leur est habituellement réservée. On ne saurait leur faire grief d’exposer au grand jour un sujet qui interroge à la fois la Santé et les deniers de l’ensemble de la Nation.

C’est le débat crucial qu’ont eu le courage d’ouvrir Philipe Even et Bernard Debré, en en exposant les termes sur la place publique : c’est un problème citoyen qui ne saurait plus être réservé à des politiques, et encore moins à des experts dont l’indépendance est douteuse.

Le pillage de la Sécurité Sociale

75% de ces médicaments, recensés dans le livre, sont remboursés par la Sécurité sociale dont une large partie de médicaments inutiles, de « me too » et de médicaments sur-prescrits (jusqu’à 8 à 10 fois). A l’heure où les déficits s’accumulent et plombent tout espoir de reprise de la croissance, ce livre salutaire pointe sans concession le scandale de la dilapidation des deniers publics et le véritable pillage des caisses de la Sécu par une industrie pharmaceutique dont les auteurs signalent eux-mêmes qu’elle est, en France, « la plus lucrative, la plus cynique, la moins éthique de toutes les industries ». Le déremboursement de ces médicaments, rapporteraient immédiatement 10 à 15 milliards d’euros à la Sécurité Sociale : de quoi redresser les comptes de l’Assurance Maladie pour longtemps et sauver le système de Santé ; François Hollande et sa Ministre de la Santé Marisol Touraine seraient bien avisés de se pencher sur cette source d’économies représentant à elle seule la moitié des 30 milliards qui font défaut au budget de l’état en 2013 ;

Martin Hirsch ne s’y est pas trompé ; il salue la démarche et souligne la nécessité d’ouvrir un débat trop longtemps étouffé, et que Philippe Even et Bernard Debré ont eu le courage de soulever : « Au moment où l’on traque les déficits publics, dans une situation socialement si difficile, se pose une question simple : le choix entre rogner sur des prestations indispensables aux plus vulnérables ou chercher à économiser 5 à 10 milliards d’euros sur des dépenses pharmaceutiques parmi les plus élevées au monde, incluant des médicaments, comme le rappelle ce livre, et comme l’a démontré le scandale du Mediator, au mieux inutiles ou efficaces, au pire dangereux ».

Un système au mieux incompétent, au pire corrompu par l’industrie pharmaceutique

Les auteurs fustigent un système gangréné par « le laxisme, la démagogie, l’incompétence et la corruption ».

Les protestations de l’organisme professionnel qui fédère et représente les laboratoires pharmaceutiques (LEEM) ne se sont pas fait attendre, dénonçant « amalgames et approximations », sinon « une confusion regrettable et néfaste à l’égard des autorités sanitaires, des médecins et de l’ensemble des salariés des entreprises du médicament » ; on comprend leur inquiétude de voir mis en cause « les 20 % de bénéfices qu’elle (l’industrie pharmaceutique) s’accorde chaque année … En 3 ans et demi, elle double son capital et elle le quadruple en sept ans ».

Une industrie prédatrice qui a brillamment manœuvré en mettant en place un système imparable pour assurer des revenus toujours plus importants à ses actionnaires, dans un contexte où les découvertes de nouvelles molécules efficaces se sont drastiquement réduites ces 20 dernières années :

– Inventions de nouvelles maladies et affections créées de toute pièce ; le nombre d’hypertendus, d’hypercholestérolémiques, d’ostéoporotiques sans parler des déprimés chroniques, est en progression inflationniste.

– Lancement de « produits de prévention » destinées à des personnes en bonne santé pour prévenir des risques parfaitement illusoires. Le Professeur Philippe Even dénonce notamment les statines prescrits dans la prévention du cholestérol, « avalés par 3 à 5 millions de Français », qui coûtent « à la France 2 milliards d’euros par an … et complètement inutiles ».

– Copies d’anciennes molécules relookées qualifiées de « 2ème ou 3ème génération » pour palier leur passage dans le domaine public, mais avec des risques multipliés par 3 ou 4 et en dénigrant les molécules originales … plus anciennes mais beaucoup moins chères. On retiendra l’exemple de la metformine (1959) et de certains sulfamides (1956) avec un coût de 10 à 20 centimes d’euro par jour, remplacés par l’Avandia, l’Actos, le Byetta et plusieurs gliptines, moins efficaces et présentant des risques mortels, mais rapportant infiniment plus à l’industrie pharmaceutique : le coût de la metformine multiplié par 60 !

Bruno Toussaint, de la revue médicale indépendante Prescrire, confirme ce constat accablant d’une logique de Marché dominant le système de Santé : « La grande majorité des nouveaux médicaments n’apportent rien en terme de progrès » tandis que l’opacité est entretenue sur leurs effets indésirables.

L’insoutenable légèreté de l’état

Les organismes d’état et le ministère de la Santé ne sont pas épargnés : l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), ancienne AFSSAPS rebaptisée après l’affaire Mediator, pour se refaire une « virginité », est très justement épinglée :

– Un système de contrôle « opaque » des molécules mises sur le marché.

– Un système pour le moins « douteux » de délivrance des AMM.

– Des problèmes de conflits d’intérêt de ses experts toujours pas réglés, après l’affaire du Mediator.

– Une certaine « complaisance » coupable vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique, qui semble avoir d’autres raisons que le simple souci de la Santé Publique.

Philippe Even, quant à lui, n’y va pas par quatre chemins : « Plus de la moitié des experts de nos commissions ministérielles d’évaluation des médicaments sont très étroitement liés financièrement à l’industrie pharmaceutique. Au point que certains présidents des commissions de l’ancienne étaient liés par dix à cinquante contrats avec l’industrie pharmaceutique ».

Les réactions des responsables de la Santé, Ministres de la Santé actuel ou passé, directeur général de l’ANSM, sont éloquentes, tant elles sont caricaturales de la désormais trop célèbre formule « responsables mais pas coupables ».

– Roselyne Bachelot remet en cause la légitimité des Professeurs Philippe Even et Bernard Debré à aborder ce dossier et tente de justifier maladroitement le « déremboursement régulier des médicaments par les services en charge de ces questions » … tout en reconnaissant qu’il faudrait faire plus : que ne l’a-t-elle fait lorsqu’elle était en responsabilité au lieu d’appliquer le principe de précaution à un pseudo risque de pandémie grippale H1N1 dont le coût s’est élevé à des centaines de millions d’euros, en pure perte.

– Marisol Touraine fait montre d’une gêne encore plus sensible et botte en touche : mettre le débat sur la place publique n’est pas la meilleure méthode ; l’industrie pharmaceutique est seule responsable !

– Xavier Bertrand … est aux abonnés absents : il se garde bien de réagir, comme la plupart des ex Ministre de la Santé essentiellement occupés à dégager leur responsabilité dans une situation totalement intolérable et inique.

– Le professeur Maraninchi, directeur général de l’ANSM se contente quant à lui de défendre son bilan.

Chacun jugera de l’insincérité et de la parfaite indigence de ces protestations d’irresponsabilité. C’est tout le système qui doit être remis à plat, comme le préconise Philippe Even : « Nos commissions d’évaluation tournent en rond, laissant passer des molécules inefficaces et dangereuses alors qu’elles savent que les essais cliniques réalisés par l’industrie sont biaisés, truqués, mensongers, masquant les dangers, amplifiant les effets positifs. Quant à la pharmacovigilance qui devrait permettre de suivre attentivement les médicaments pour repérer les accidents, il s’agit davantage d’une pharmaco-somnolence … »

Ainsi, face à l’entreprise de dénigrement de la démarche salutaire et courageuse de Philippe Even et Bernard Debré, il est essentiel à nos yeux de leur apporter le soutien de praticiens de la Santé et de citoyens responsables.

Source :  
http://www.bernarddebre.fr/presse/plaidoyer_pour_les_lanceurs_d_alerte_philippe_even_et_bernard_debr__

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Mediator : « Ça va péter à la gueule du gouvernement »

Le Républicain Lorrain

La très grande majorité des premières demandes d’indemnisation des victimes présumées du Mediator ont été rejetées par les experts, suscitant un début de polémique autour des critères restrictifs qu’ils appliquent.

« Il faut que le doute bénéficie à la victime, alors qu’il bénéficie à Servier », dénonce la pneumologue Irène Frachon, qui avait mis en cause le Mediator dès 2007. Photo AFP

« Il faut que le doute bénéficie à la victime, alors qu’il bénéficie à Servier », dénonce la pneumologue Irène Frachon, qui avait mis en cause le Mediator dès 2007. Photo AFP

Plus de 80 % des dossiers d’indemnisation présentés par les patients qui attribuent leur maladie cardiaque au médicament des laboratoires Servier ont été déboutés, jusqu’à présent, par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam). Selon le Dr Dominique-Michel Courtois, président de l’Association des victimes du Mediator (Avim), cinq cents des cinq mille dossiers déposés par l’association ont déjà été examinés, avec un écrasant taux de rejet. Les refus concernent les petites valvulopathies (fuites cardiaques) qui sont les plus nombreuses.

La pneumologue Irène Frachon, qui a mis en cause dès 2007 le Mediator dans ces affections cardiaques, attribue les rejets à « la frilosité » des experts de l’Oniam. « C’est le reflet des difficultés inhérentes à la législation, qui réclame un lien de causalité direct et certain », explique Irène Frachon, qui ajoute : « On ne peut pas prouver à 100 % ce lien de causalité, mais il faut que le doute bénéficie à la victime, alors qu’il bénéficie à Servier ». Et de souligner qu’il « ne faut pas oublier le préjudice d’angoisse ». Selon Charles-Joseph Oudin, avocat de plus d’une centaine de malades, il s’agit d’une « décision idéologique et stratégique parce qu’il y a trop de dossiers », et « l’Oniam sort de sa mission ». Le Dr Courtois, lui, se dit « très en colère ».

« Distorsion »

Gérard Bapt, député PS de la Haute-Garonne, qui a été en pointe dans l’affaire du Mediator, ironise : « Les cardiologues, médecins ou chirurgiens, ont du mal à reconnaître la réalité des dommages sur une chose à côté de laquelle ils sont passés pendant plus de vingt ans ». Et il dénonce : « La façon dont travaillent les experts de l’Oniam ne correspond pas à l’esprit de la loi. Il y a une distorsion entre la volonté du législateur et du précédent ministre, qui était Xavier Bertrand, et l’indemnisation des petites valvulopathies ». Gérard Bapt se propose de rencontrer le directeur général de la Santé pour en parler, « car à l’évidence, cela va créer un trouble ». L’avocat Charles-Joseph Oudin partage cet avis : « Ça risque de péter à la gueule du gouvernement », dit-il.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, s’est dite « très attentive à ce que les victimes puissent être indemnisées correctement ». Pour elle, le laboratoire Servier « devra assumer ses responsabilités ». Une attitude critiquée en creux par le député Arnaud Robinet (UMP, Marne), ancien rapporteur de la loi sur le médicament adoptée fin 2011, qui demande au gouvernement de prendre « des décisions très fermes ». « En créant le fonds d’indemnisation des victimes du Mediator, écrit Arnaud Robinet, Xavier Bertrand avait demandé une indemnisation juste et rapide […] Il en va de la crédibilité et de la confiance des Français en notre système de soins, de notre sécurité sanitaire et de nos industries pharmaceutiques. »

Patrick FLUCKIGER.  

SOURCE : http://www.republicain-lorrain.fr/france-monde/2012/10/04/mediator-ca-va-peter-a-la-gueule-du-gouvernement


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L’industrie nucléaire n’est plus compétitive

Mediapart  06 JUILLET 2012 | PAR MICHEL DE PRACONTAL

Au-delà des risques qu’il implique pour l’environnement et la santé publique, le nucléaire pose le problème de sa viabilité économique. Le rapport que Mediapart publie ici en exclusivitésynthétise un grand nombre de données chiffrées qui permettent d’évaluer les véritables perspectives industrielles du nucléaire, en France et dans les autres pays, au-delà des discours partisans et des arrière-pensées politiques.

Après Fukushima, où en est l’industrie nucléaire dans le monde ? Quel est son rythme de progression ? Est-elle toujours concurrentielle face à l’essor des énergies renouvelables ? De nouveaux pays s’apprêtent-ils à construire des centrales ? Faudra-t-il prolonger la durée d’exploitation de celles qui sont en fonctionnement ? Comment la gestion des déchets radioactifs affecte-t-elle l’ensemble de la filière nucléaire ?

Mycle Schneider en 2010Mycle Schneider en 2010© Boellstiftung

A toutes ces questions, le World Nuclear Industry Status Report 2012 apporte des réponses précises et documentées. Ce rapport, réactualisé chaque année depuis 2007 (deux éditions antérieures sont parues en 2004 et 1992), est l’œuvre de deux consultants indépendants dans le domaine de l’énergie : Mycle Schneider, qui étudie l’industrie nucléaire depuis trente ans, et que Mediapart a interviewé sur la situation au Japon et l’après-Fukushima (voir ici et) ; et Antony Froggatt, chercheur et écrivain spécialisé dans les questions de politique nucléaire, installé à Londres.

Si la catastrophe de Fukushima a mis le risque nucléaire et l’exigence de sûreté au premier plan, le rapport de Schneider et Froggatt se concentre sur l’analyse des variables économiques qui affectent le développement de l’atome civil. Disons-le d’emblée, ce rapport brosse le portrait d’une industrie en déclin, luttant pour sa survie dans un environnement de plus en plus défavorable, tant du point de vue des coûts de fonctionnement que de celui de l’opinion publique.

L’analyse de Froggatt et Schneider est à contre-courant des discours le plus souvent entendus en France, influencés par les avocats de l’industrie nucléaire. Elle démontre que l’idée d’une « renaissance nucléaire », mise en avant par le lobby de l’atome, relève plus de l’autopersuasion, du wishful thinking, que de la réalité chiffrée.

Lire la suite sur le site de Médiapart

SOURCE : http://www.mediapart.fr/journal/international/060712/lindustrie-nucleaire-nest-plus-competitive

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SANTÉ PUBLIQUE Nanotechnologies : l’évaluation des risques confiée aux… multinationales

BASTA !   PAR AGNÈS ROUSSEAUX (21 MAI 2012)

Une vaste étude sur les risques sanitaires des nanotechnologies vient d’être lancée en Allemagne. Elle sera menée, entre autres, par le géant de la chimie BASF, leader dans la fabrication de « nanomatériaux »… De quoi sérieusement douter de l’impartialité des résultats.

Pourrait-on confier une étude sur les méfaits du Mediator aux laboratoires Servier ? Ou une étude sur le risque nucléaire à Areva, ou sur les cancers de l’amiante au secteur du BTP ? C’est pourtant ce que vient de proposer le gouvernement allemand. Le 15 mai, il a annoncé le lancement d’une étude sur les dangers pour la santé humaine des nanoparticules, notamment sur les effets à long terme sur les poumons. La réalisation de cette recherche a été confiée à BASF, multinationale allemande, leader mondial de la chimie, et… grand producteur de nanoparticules (et d’OGM).

BASF réalise 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires chaque année sur la vente de produits basés sur les nanotechnologies, dans l’électronique, les additifs pour béton, les équipements médicaux, les peintures et revêtements… Comme ceux de la marque « mincor™ » utilisés dans l’industrie textile, automobile et la construction : ce revêtement de surface de nanoparticules devient, en séchant, hydrofuge, et permet que les surfaces « restent propres plus longtemps ».

Lésions de l’ADN

Menée en partenariat avec le ministère de l’Environnement et de la Sécurité nucléaire (BMU) et l’Institut de la santé et de la sécurité au travail (BAuA), cette étude doit durer quatre ans – pour un budget de 5 millions d’euros. « Il n’existe aucune autre étude comparable de cette ampleur sur les effets des nanomatériaux », a souligné Andreas Kreimeyer, responsable de la recherche chez BASF. Des recherches ont cependant déjà montré les effets des nanoparticules sur l’ADN, et leur capacité à briser la barrière hémato-encéphalique qui protège notre cerveau. Ou les effets « similaires à ceux de l’amiante » des nanotubes de carbone – matériau ultrarésistant utilisé dans l’industrie –, qui provoquent des lésions de l’ADN et la formation d’aberrations chromosomiques.

« Avec ce projet, nous allons faire une avancée majeure dans la protection de la santé et l’environnement », se réjouit la présidente du BAuA. « Les résultats rendront possible l’estimation du risque et permettront de fixer des valeurs limites. » BASF sera donc en première ligne pour fixer les valeurs limites légales, pour son activité et celle de ses concurrents ! Et que pense-t-on des nanos à BASF ? « De nombreuses solutions à des problèmes dans des domaines tels que la protection du climat, la mobilité et la médecine ne sont pas possibles sans les nanotechnologies. En tant que telles, elles sont une source majeure d’innovation, qui nous permet d’étendre notre activité sur une base rentable en offrant de nouvelles solutions pour nos clients », affirme le directeur de la recherche de BASF, sur le site de l’entreprise.

« Pour générer l’acceptation, nous devons fournir des informations sur les nanotechnologies et en discuter en termes ouverts et facilement compréhensibles (…). Nous avons besoin d’un climat favorable à l’innovation », poursuit-il. Quant à fixer des normes et valeurs limites pour la protection des travailleurs et des consommateurs : « Les décideurs politiques doivent fixer le cap et réglementer la manipulation des nanomatériaux, de telle sorte que nous ne perdions pas les énormes possibilités offertes par cette technologie », déclare ce dirigeant de l’entreprise qui devra piloter l’étude sur les risques sanitaires de cette « source majeure d’innovation ». En toute objectivité bien sûr…

Agnès Rousseaux

SOURCE : http://www.bastamag.net/article2393.html

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Les anti gaz de schiste remontés

  PUBLIÉ LE 01/04/2012 03:46 | GÉRALD CAMIER

Hier dans les rues de Toulouse./Photo DDM, F. C.

Hier dans les rues de Toulouse./Photo DDM, F. C.

« Est-ce qu’il y a des personnes qui n’ont jamais entendu parler du gaz de schiste ? ». Sur près de 300 militants réunis, hier vers 15 heures, devant le Monument aux Morts de Toulouse à l’appel du collectif Aquitaine/Midi-Pyrénées contre le gaz de schiste, une seule main s’est levée. Apparemment, tout le monde, ou presque, est au parfum, mais Marie-Florence Marchand, du collectif 47, en a quand même profité pour faire un petit historique.

Car, loin s’en faut, le dossier qu’on croyait définitivement enterré depuis que la loi de juillet 2011 interdit la fracturation hydraulique pour extraire et explorer le gaz de schiste, refait surface.

Des dizaines de permis déposés par de grandes compagnies pétrolières sont actuellement à l’étude dans plusieurs régions françaises. En Midi-Pyrénées, selon les services de l’État, deux dossiers seront prochainement remis à l’instruction, notamment concernant les territoires de Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne) et Mirande (Gers), mais rien n’est confirmé. Le bras de fer est désormais engagé entre les associations environnementales, les écologistes et le puissant lobby pétrolier. Pour les anti gaz de schiste, la loi de juillet 2011 est une loi « en trompe-l’œil », « car l’exploration du sous-sol, destinée à mesurer son potentiel énergétique en utilisant des forages profonds, reste toujours possible », comme le souligne Yves Pietrasanta, chimiste et vice-président du conseil régional de Languedoc-Roussillon.

SOURCE : http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/01/1320496-les-anti-gaz-de-schiste-remontes.html

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Gaz de schiste : l’embrouille !

   PUBLIÉ LE 28/03/2012 09:04 | GILLES-R. SOUILLÉS

Pour José Bové « la manœuvre du gouvernement est inacceptable ». Il attends l'abrogation pure et simple de la loi./Photo DDM, Cédric Méravilles

Pour José Bové « la manœuvre du gouvernement est inacceptable ». Il attends l’abrogation pure et simple de la loi./Photo DDM, Cédric Méravilles

En catimini, un rapport a été remis au gouvernement le 22 mars. Il préconise la mise en œuvre d’expérimentations. Les opposants mobilisent samedi à Toulouse.

Officiellement, après une grosse polémique et l’annulation de trois permis de recherches fin 2011, l’exploitation du gaz de schiste en France selon la technique de la fracturation hydraulique était quasiment abandonnée. Mais voilà, à un mois de l’élection présidentielle, le rapport final de la mission d’inspection (PDF) sur les hydrocarbures de roche-mère, remis en toute discrétion jeudi dernier, au ministère de l’Environnement, remet de l’huile sur le feu.

Si la loi du 13 juillet 2011 interdit globalement la fracturation hydraulique (seule technique disponible à l’heure actuelle pour explorer ces hydrocarbures non conventionnels), elle évoque aussi la mise en œuvre « d’expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public ». C’est ce point très précis que les auteurs du rapport ont exhumé pour préconiser des essais sur un « nombre limité de puits ». Inutile de préciser que les opposants à l’exploitation, mis au parfum, voient rouge, en considérant qu’une nouvelle brèche est ouverte dans le principe d’interdiction de la fracturation hydraulique. Le collectif régional n’a d’ailleurs pas perdu de temps et a déjà convoqué une manifestation samedi, à 15 heures devant le Monument aux Morts de Toulouse.

Les opposants mobilisés

« L’annonce du déblocage des permis de recherche qui étaient en attente d’instruction et leur dépôt à la Préfecture de Haute-Garonne, est un scandale explique le collectif. Des dizaines de nouveaux permis sont remis à l’instruction dans plusieurs régions de France, dont en Midi-Pyrénées, le permis de Beaumont de Lomagne et le permis de Mirande, alors que l’on sait que cette technique occasionne des dégâts environnementaux et sanitaires irréversibles ». Du côté de la préfecture et de s services de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), on ne faisait, hier, aucuns commentaires.

Pour les auteurs du rapport, il s’agit en substance de ne pas gâcher le potentiel des richesses du sous-sol français, tout en prenant, assurent-ils, « le maximum de précautions » techniques. De la surveillance de la cimentation des puits, à celle des nappes phréatiques, ou de la qualité de l’air… Un discours qui ne trompe pas José Bové. « Ce sont des pseudos recherches scientifiques. Le gouvernement a voulu laisser la possibilité aux industriels de changer de procédé. On veut en quelque sorte blanchir la technique d’exploitation pour nous dire, circulez y’rien à voir, explique le leader écologiste. C’est inacceptable et c’est pour cela qu’on s’est battu au printemps dernier, parce qu’on savait très bien ce qu’il en était de la loi ». Lui, mise sur un changement de majorité à la présidentielle. « Cette loi doit être abrogée par le prochain gouvernement, martèle-t-il, de même que les 61 permis d’exploitations en cours. Sinon, ce sera la porte ouverte aux industries pétrolières ».

Pour l’heure, un calendrier a déjà été prévu par le gouvernement. Une commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation va être créée pour procéder à des recueils de données par des carottages classiques. Des expérimentations seraient réalisées ensuite dans le Bassin parisien où des permis ont été accordés pour des huiles de schistes, avant avis de la commission pour un vote au Parlement au second semestre 2013.Mais d’ici là, il se sera passé beaucoup de choses.

SOURCE : http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/28/1317062-gaz-de-schiste-l-embrouille.html


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Procès de l’amiante : la justice française au point mort

lemondefr_pet.gif   LEMONDE.FR | 13.02.12 | 20h44   •  Mis à jour le 13.02.12 | 20h58

"Stephan Schmidheiny, ta place est en prison", brandit cette femme. Lors du procès italien, l'ex-président du groupe Eternit a été condamné à seize ans de prison.

La justice italienne a tranché : deux dirigeants de la société Eternit, poursuivis pour leurs responsabilités dans le drame de l’amiante, ont été condamnés à seize ans de prison, lundi 13 février. Une décision accueillie avec amertume, en France, où la cour d’appel de Paris a annulé le 16 décembre six mises en examen dans l’enquête sur la mort d’anciens salariés d’Eternit, dont celle de Joseph Cuvelier, son dirigeant de 1971 à 1994. Jean-Paul Teissonière, un des avocats des victimes de l’amiante en France et en Italie, déplore que la justice française n’aille pas aussi loin dans la recherche des responsabilités.

Comment expliquer la différence de traitement des procès amiante en Italie et en France ?

La procédure italienne diffère de la française : en Italie, il n’y a pas d’instruction, l’enquête est faite par le parquet, c’est une procédure contradictoire, à l’anglo-saxonne, avec des audiences plus longues. Mais la grande différence, c’est qu’en Italie, le parquet est réellement indépendant. Il n’a pas hésité à citer devant le juge l’ex-propriétaire du groupe suisse Eternit, Stephan Schmidheiny, et le baron belge Jean-Louis de Cartier de Marchienne [actionnaire et administrateur d’Eternit Italie]. A l’inverse, en France, le parquet n’a jamais engagé de poursuites. On croirait qu’il fait tout pour éviter un procès, comme si la catastrophe de l’amiante n’avait pas entraîné de morts. Cette indifférence incompréhensible de la part du parquet est sans doute due au fait qu’il est complètement soumis au pouvoir exécutif.

Pour vous, le problème est donc politique ?

Je ne dis pas qu’il y a eu une volonté politique derrière cette décision. Mais oui, le problème est éminemment politique, puisque le parquet n’est pas indépendant. Cela témoigne d’une indifférence générale de la part des autorités. Pourtant, on estime que l’amiante aura fait 100 000 morts en France [d’ici à 2025]. Ce qui me frappe, c’est qu’en France, on nous a interdit un débat judiciaire sur le plan pénal. Les mises en examen annulées en décembre l’ont été pour des raisons purement formelles, à cause d’une imprécision sur les dates retenues dans la plainte.

Nous assistons à une sorte de déni de la part de la justice. A tel point que je vais finalement être la seule personne à être mise en examen dans cette affaire, pour les propos jugés diffamatoires que j’ai tenus dans une interview donnée à Télérama [au cours de laquelle Jean-Paul Teissonière avait affirmé qu’Eternit avait « continué pendant vingt ans à empoisonner les gens »].

Cette décision peut-elle avoir des conséquences pour les victimes françaises ?

Directement et juridiquement, cette décision n’aura pas d’effet sur le procès français. Mais indirectement et politiquement, oui. La symétrie des situations et leur différence de traitement est impressionnante, et rien ne peut l’expliquer. Peut-être cela peut-il interpeller l’institution judiciaire. La situation n’est peut-être pas si désespérée que ça. Mais j’ai tout de même l’impression d’assister à un naufrage judiciaire. Ce qui était auparavant choquant devient maintenant inassumable.

Ce que je crains, derrière cette affaire, c’est ce que cela annonce pour l’utilisation des cancérogènes. Si l’appareil judiciaire est capable d’un tel déni, nous risquons de nouveaux procès sans aucune reconnaissance de responsabilité. Si l’institution est incapable de traiter cette catastrophe sanitaire de l’amiante, c’est un véritable problème social.

Propos recueillis par Delphine Roucaute

source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/02/13/proces-amiante-en-france-un-naufrage-judiciaire_1642909_3214.html


VOIR AUSSI : http://www.lepoint.fr/monde/proces-de-l-amiante-en-italie-verdict-historique-deux-condamnations-a-16-ans-de-prison-13-02-2012-1431057_24.php

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Paul François victorieux contre Monsanto

Logo : France 3   Publié le 14/02/2012 | 09:31  Par Christine HINCKEL

Paul François ce lundi à Paris

Le TGI de Lyon juge Monsanto  » responsable » de l’intoxication de l’agriculteur charentais.

Le semencier a donc été jugé « responsable » du préjudice de Paul François suite à l’inhalation du produit Lasso, un herbicide en 2004.

Ce jugement du TGI de Lyon qui ouvre la voie à des dommages et intérêts en faveur de l’agriculteur charentais est une première en France. Le montant des dommages et intérêts sera fixé ultérieurement en fonction d’une expertise. Cette décision pourrait faire jurisprudence car autour de Paul François s’est constituée une association d’agriculteurs et de viticulteurs victimes des produits phytosanitaires.

Le procès avait eu lieu le 12 décembre dernier à Lyon.

Paul François, invalide à 50%   

Paul François, céréalier à Bernac dans le nord de la Charente, avait porté plainte en 2007 contre Monsanto à la suite de la reconnaissance comme maladie professionnelle de ses problèmes de santé par la MSA. Les symptômes étaient apparus en avril 2004. Paul François avait inhalé des vapeurs d’un herbicide commercialisé par Monsanto, le Lasso. Ses soucis de santé ne font que s’aggraver et l’agriculteur est finalement déclaré invalide à 50%.Il souffre toujours aujourd’hui de problèmes neurologiques.

De leur côté, Monsanto se dit « surpris et déçu » par ce jugement et se réserve le droit de faire appel, selon un représentant en France de la firme américaine

SOURCE : http://poitou-charentes.france3.fr/info/paul-francois-victorieux-contre-monsanto-72478716.html

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Les Savoyards résistent au gaz de schiste. Vidéo

La Voix des Allobroges - Le canard qui ouvre son bec   Dimanche, 12 Février 2012 15:18

Après le Bugey, le Genevois est devenu la nouvelle cible des pétroliers. Mais pas question pour les Savoyards de laisser sacrifier leur terre pour l’or noir. 2 500 personnes ont manifesté ce week-end à Saint-Julien.

Après avoir déployé 600 banderoles « NON au Gaz de Schiste » la veille dans toute la région, les opposants savoyards à l’exploitation du gaz de Schiste ont réalisé un coup de force le 11 février dernier. 2 500 personnes ont défilé dans les rues de Saint-Julien-en-Genvois pour dire leur opposition aux recherches et aux forages dont les conséquences seraient dévastatrices pour les territoires. Des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux, des associations et des partis politiques, des élus de droite et de gauche, des écolos et des paysans : il ne manquait personne à l’appel. Leur objectif ? Faire aussi bien que les habitants de Lantenay dans le Bugey qui ont réussi l’automne dernier à mettre en échec les pétroliers après une mobilisation populaire massive (voir notre reportage photo). Et il y a urgence en Savoie, puisque l’instruction des permis qui avait été interrompue a repris son cours fin janvier. Les premiers forages pourraient avoir lieu dès cette année.

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Nanoparticules: quels risques pour la santé ?

logo_lexpress.gif   Par José Vieira / Bioaddict.fr, publié le 02/02/2012 à 09:00, mis à jour le 03/02/2012 à 17:01

Nanoparticules: quels risques pour la santé ?

Les risques potentiels pour la santé et l’environnement des nanoparticules sont pointés du doigt par de nombreux chercheurs.

CNRS Photothèque / SEE, Johan

Plus de 1300 produits contenant des nanoparticules sont déjà commercialisés, sans savoir leurs risques pour la santé. Après avoir obtenu l’étiquetage sans OGM, un étiquetage « sans nanoparticules  » est-il possible? 

Malgré l’absence d’un véritable cadre règlementaire et juridique, lesnanotechnologies sont déjà très utilisées, à notre insu, par l’industrie. Aujourd’hui, selon le Centre d’Analyses Stratégiques qui conseille le Gouvernement, plus de 1300 produits contenant des nanoparticules sont commercialisés. 

Pourtant leurs risques potentiels pour la santé et l’environnement sont pointés du doigt par de nombreux chercheurs. Leur taille microscopique leur permet en effet de pénétrer dans notre organisme par voie respiratoire, par ingestion, et par la peau, et de perturber le programme des cellules touchées. Et il est à craindre que les nanoparticules parviennent à franchir la barrière hémato-encéphalique et atteignent les cellules du cerveau.  

Quelles en seraient les conséquences? Nous n’en savons rien. Peu d’études toxicologiques ont été menées car c’est un domaine nouveau et la complexité des nanoparticules rend très difficile la mise au point de protocoles d’études pertinents. Mais ce qui est quasiment certain c’est que nous ne parviendrons jamais à étudier les effets sur la santé de chacune des nanoparticules, car le travail serait énorme.  

Un observatoire mondial

Ainsi, comme vient de le souligner dans un rapport le Centre d’Analyses Stratégiques, « près de 50 ans seraient nécessaires uniquement pour tester la toxicité de tous les nanomatériaux actuels ». Par ailleurs le coût des études serait exhorbitant: « les tests sur seulement 2000 substances par an, pourraient coûter 10 milliards de dollars, et nécessiteraient le sacrifice d’un nombre considérable d’animaux de laboratoire chaque année pour réaliser les essais de toxicité in vivo ». 

La mise en place urgente de mesures de prévention des risques sanitaires et environnementaux des nanotechnologies, en agissant en amont et non pas en bout de chaine, apparait donc comme une nécessité. Dans ce sens le Centre d’Analyses Stratégiques préconise l’obligation de stabiliser des nanomatériaux dès leur conception, de mesurer et d’assurer la traçabilité des nanoparticules, et de maîtriser l’exposition à ces produits. Il propose également la création d’un observatoire mondial, équivalent auGIEC pour le climat, pour encadrer leur développement et analyser leurs différents impacts sanitaires. Mais ce ne sont encore que des préconisations. En attendant, de par le monde, les industriels continuent à fabriquer des nanomatériaux, et à vendre des produits qui contiennent des nanoparticules, sans obligation de le signaler… 

Vers un étiquetage « sans nanoparticules »?

Après l’amiante, la dioxine, les PCB, les pesticides, les farines animales, les phtalates, l’aluminium, les parabènes, le bisphénol A et bien d’autres produits, les nanoparticules pourraient bien être à l’origine d’une nouvelle catastrophe sanitaire. 

L’étiquetage « sans OGM« , tant attendu, vient d’être enfin adopté par le Gouvernement. A défaut de savoir quels sont les risques des nanotechnologies pour la santé, ne serait-il pas normal d’exiger aussi l’étiquetage « sans nanoparticules » pour que les consommateurs puissent identifier et éliminer, s’ils le souhaitent, les produits contenant des Organismes Atomiquement Modifiés? 

SOURCE : http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/nanoparticules-quels-risques-pour-la-sante_1078552.html

 

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LIBERTÉ DE LA PRESSE : Arrêté pour avoir enquêté sur les gaz de schiste

BASTA !   PAR SOPHIE CHAPELLE (3 FÉVRIER 2012)

Josh Fox, le réalisateur de l’enquête explosive « Gasland » qui dénonce l’exploitation destructrice des gaz de schiste aux Etats-Unis, a été arrêté le 1er février. Son délit ? Avoir voulu filmer une audience publique à la Chambre des représentants sur les conséquences environnementales de cette extraction. Une atteinte à la liberté de la presse qui interroge la compromission de politiques sous influence.

Enquêter sur les gaz de schiste dérange le monde industriel et politique. Le 1er février, Josh Fox, le réalisateur du documentaire Gasland, a été arrêté alors qu’il assistait à une audience à la Chambre des représentants des Etats-Unis. Le sous-comité de la Chambre sur la science, l’espace et la technologie, devait examiner un rapport [1] de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) publié en décembre 2011 dont les conclusions sont sans appel : la technique de fracturation hydraulique utilisée pour extraire le gaz de schiste représente un danger pour les eaux souterraines.

D’après Josh Fox, « les dirigeants républicains voulaient utiliser cette audience pour attaquer l’enquête menée par l’EPA qui implique des centaines d’échantillons et d’analyses de l’eau ». A l’origine de cette enquête, des habitants de Pavillion dans le Wyoming (166 habitants), se plaignent au printemps 2008 auprès de l’agence environnementale de la qualité de leur eau potable. L’odeur et la couleur de l’eau leur paraît suspectes. Et ils s’interrogent sur le lien éventuel avec les 169 puits de forage qui entourent leur ville… L’industrie gazière – menée par la compagnie canadienne EnCana qui possède les forages à Pavillion – nie que ses activités puissent être responsables de la pollution. Suite à l’interdiction, en 2010, par le ministère fédéral de la santé d’utiliser l’eau du robinet pour l’alimentation, EnCana prend en charge la fourniture en eau potable des 21 foyers les plus touchés.

Eau « potable » cancérogène

L’enquête diligentée par l’EPA de mars 2009 à avril 2011 révèle de fortes concentrations de phénols, une substance cancérogène dangereuse, de potassium, de composés organiques synthétiques ainsi que des traces de gazole ! Le réseau d’eau potable contient par ailleurs des concentrations de benzène 50 fois supérieures aux normes du Safe Drinking Water Act, le règlement portant sur la pollution des eaux potables aux Etats-Unis ! Comme le souligne le site Propublica, les composés chimiques détectés par l’EPA – dont le solvant 2-Butoxyethanol (2-BE) – font partie de ceux associés à la fracturation hydraulique, le procédé employé par l’industrie pour fracturer la roche et en extraire le gaz.

« Nous suivons cette affaire depuis trois ans, et il nous semblait que cette audition pouvait constituer une attaque contre l’Agence de protection environnementale et nous voulions être là », a déclaré Josh Fox. « Nous voulions que cela soit transparent pour le peuple américain ». Mais le président de séance, un républicain, n’est pas de cet avis. Il demande à Josh Fox d’éteindre sa caméra en expliquant qu’il ne dispose pas d’accréditation pour enregistrer l’audience. Cette dernière était pourtant consultable sur le site Internet du comité, comme la plupart des comités du Congrès. « Au moment où ils m’ont dit d’éteindre les caméras, je ne pouvais pas. Je connais mes droits et j’ai senti qu’il était impératif de les exercer. » Menotté manu militari [2], Josh Fox est alors escorté à l’extérieur de la salle.

Violation de la liberté de la presse

Arthur Spitzer, directeur juridique de l’Union américaine pour les libertés civiles à Washington, rappelle qu’ « il est systématiquement permis aux journalistes professionnels d’enregistrer les audiences des comités du Congrès, même quand ils n’ont pas leur carte de presse officielle. Exclure un journaliste parce qu’il ne partage pas les vues politiques de la présidence du comité est scandaleux ». Les démocrates ont forcé la tenue de deux votes, un premier visant à permettre à Josh Fox de filmer les discussions, et un second pour suspendre les audiences pendant une semaine afin de permettre au cinéaste d’obtenir les autorisations nécessaires au cours de cette période. Rien n’y fait : les deux motions sont défaites par un vote soumis à la discipline de parti [3].

Relâché plus tard par la Police du Capitole sans avoir eu à verser de caution ou d’amende, Josh Fox est cité à comparaitre le 15 février prochain pour « entrée illégale ». Bien qu’il ait été ajouté à la Terror Watch List du Department of Homeland Security (l’équivalent du ministère de l’Intérieur aux Etats-Unis, ndlr), Josh Fox ne veut pas reculer devant les pressions exercées. Il réalise actuellement la suite du documentaire Gasland, nominé aux Oscars en 2011.

Sophie Chapelle

SOURCE : http://www.bastamag.net/article2106.html?id_mot=38

Voir aussi et signer la pétition

http://blogs.mediapart.fr/blog/ivan-villa/030212/josh-fox-realisateur-anti-gaz-de-schiste-classe-terroriste

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Fukushima, les limites du cynisme

AgoraVox le média citoyen  

Alors que les lobbies nucléaires, pratiquant un humour discutable, font remarquer la quasi absence de morts suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, les premières retombées sur la santé se font jour.

 On se souvient de la flagornerie d’Otsuka Norikazu,ce célèbre animateur de télévision japonais qui, cédant à la provocation facile, avait en direct mangé des produits agricoles japonais pollués par la centrale nucléaire, encourageant ses compatriotes à suivre son exemple, convaincu de l’innocuité des produits consommés, avec le désir patriotique de sauver la production agricole de son pays.

Mal lui en a pris, on apprend qu’il a été hospitalisé le 7 novembre atteint d’une leucémie aiguë et Tepcoaura des difficultés cette fois à affirmer que la catastrophe nucléaire de Fukushima n’y est pour rien. lien

Les avis médicaux lui donnent 70% de « chances » de mourir d’ici 5 ans (lien) ce qui a été confirmé par des experts allemands. lien

On se souvient de la réponse donnée par le célèbre biologiste Jean Rostand à qui on demandait quelle dose de radioactivité on pouvait ingérer sans danger : « c’est comme si vous me demandiez quelle quantité d’arsenic un bébé peut absorber sans danger !  ».

Ce grand scientifique nous a quittés en 1977, et malheureusement, on a peu tenu compte de son avis et de ses écrits, lorsqu’il dénonçait les dangers évidents générés par l’industrie nucléaire. lien

Aujourd’hui le gouvernement japonais reconnait s’être trompé lorsqu’il affirmait qu’il n’y avait pas de risques à consommer de la nourriture polluée à la radioactivité sous le seuil des 500 Bq/kg.

On se souvient de la phrase célèbre prononcée par un responsable japonais : « à court terme, il n’est pas nocif  ».

Il s’excuse en disant maintenant qu’il a été mal compris et qu’il voulait seulement dire : « si vous consommez des produits pollués une ou deux fois, ce n’est pas dangereux, ça l’est seulement si vous le faites régulièrement  ». lien

Ce qui est un peu tardif, car aujourd’hui, 9 mois après la catastrophe, les produits radioactifs relâchés par la centrale ont été largement ingérés par les japonais.

On a aujourd’hui la preuve que la carte officielle de contamination radioactive a largement masqué la vérité, et grâce à des chercheurs japonais, nous pouvons comparer sur ce lien la réalité de la pollution et la désinformation gouvernementale.

La carte de gauche est la carte officielle, datant du 11 novembre, et celle de droite est celle de chercheurs japonais indépendants. (Il faut noter les différences de couleur entre les deux cartes : sur la carte de droite on va du bleu, lequel correspond à 10 000 Bq/m2 au rouge pour 50 000 Bq/m2 et plus, alors que la carte gouvernementale va du marron foncé au bleu)

Le professeur Yukio Hayakawa de l’université de Gunma à publié une carte encore plus précise, et a reçu un avertissement du président de son université pour avoir diffusé cette carte.

On voit clairement sur sa carte qu’il existe des zones polluées à 1µSv/h à 200 km de la centrale, ce qui signifie que la surface polluée du Japon est bien plus polluée que dit. lien

On est loin des propos lénifiants et cyniques de Jean marc Jancovici qui se refusait à donner autant d’importance à la catastrophe de Fukushima qu’à celle de Tchernobyl (lien) alors que le professeurChris Busby, de l’université de l’Ulster, avait déclaré en aout dernier que la catastrophe de Fukushimapourrait générer un million de morts. lien

En attendant, la vive lumière au sol, feu d’hydrogène pour certains, est toujours visible, (lien) et l’on a appris qu’il y a un différé de 30 secondes entre l’image prise, et l’image montrée, ce qui peut permettre à l’opérateur de cacher ce qu’il souhaite. lien

En mai dernier, un ouvrier de Fukushima, d’une soixantaine d’année est mort, tombé inconscient sur le lieu de travail, mais le porte parole de Tepco affirme que c’est sans rapport avec la contamination (lien) tout comme pour cet ouvrier de 50 ans, dont le nom n’a pas été communiqué, mort au début du mois d’octobre. lien

Et quid d’Abe Hiroto, décédé à 23 ans d’une leucémie aiguë après avoir défendu dans les colonnes d’un magazine pour pécheurs, (Rod & Reel) la qualité des poissons des pécheurs de la région deFukushima ? Il habitait à 30 km de la centrale nucléaire (lien) tout comme Nagashima Kazuyuki, un athlète de 30 ans qui risque aussi de mourir d’une leucémie aiguë.

On le voit sur ce lien combattre et triompher lors des 16ème Jeux Asiatiques de 2010.

Il est aujourd’hui à l’hôpital.

Et ne parlons pas de ces sauveteurs dont le gouvernement japonais tente de dissimuler la mort. lien

Mais plutôt que de continuer ce décompte macabre, il faut plutôt s’intéresser aux 17 780 travailleurs qui se relaient depuis 9 mois pour nettoyer les décombres de la centrale nucléaire.

Malgré les protections qu’ils ont fini par recevoir, ils sont au moins 169 à avoir reçu des doses supérieures à 100 millisieverts. lien

Il faut se souvenir aussi qu’à l’époque de Tchernobyl, les méthodes de « com » étaient les mêmes, on tentait de cacher en haut lieu le véritable nombre de morts, et ce n’est que 25 ans après que des chercheurs américains nous ont appris la triste vérité : 985 000 morts, chiffre dépassé depuis, dus à la catastrophe. lien

Et puis, au-delà de la mort, les pneumonies, les problèmes hormonaux se multiplient chez les 2 millions d’habitants de la région au point qu’un appel à été lancé.

« La santé de nos enfants est maintenant en danger. Nous constatons des symptômes tels que thyroïdes enflées, saignements de nez, diarrhées, toux, asthme… » lien

Un laboratoire français indépendant, agréé par l’ASN (autorité de sureté nucléaire), l’ACRO (association pour le contrôle de la radioactivité dans l’ouest) a mené une enquête sur une vingtaine d’enfants de la région de Fukushima démontrant que la totalité des enfants examinés étaient contaminés par du césium radioactif, et d’après une étude japonaise, 1 enfant sur 13 aurait des problèmes hormonaux et souffrirait d’un dysfonctionnement de la thyroïde.

Pour cacher la triste vérité, les « responsables » japonais ont multiplié par 20 la norme de radioprotection du secteur, passant de 1 à 20 millisievert/an, ce qui correspond au seuil maximum d’irradiation en France pour un travailleur du nucléaire.

20% des écoles de la préfecture de Fukushima dépassent ce taux.

La CRIIRAD à mesuré en juillet une contamination de 370 000 Bq/kg de la terre prélevée sous les balançoires d’une école primaire, et a déclaré : « ce sol est devenu un déchet radioactif qui devrait être stocké dans les meilleurs délais sur un site approprié ».

Le gouvernement qui devait organiser des mesures dans 600 lieux publics de la préfecture de Fukushimavient de reporter ces opérations à février 2012, justifiant le report en expliquant que l’entreprise qui devait fournir les équipements n’a pu respecter les délais de livraison. lien

D’ailleurs l’ambiance est à l’optimisme dans la ville de Fukushima, puisque le marathon Ekiden, prévu tous les ans, a été maintenu, et des sportives ont couru les 40 kilomètres dans l’une des régions les plus contaminées du Japon, des taux de 1,4 microsieverts/h y ont été mesurés, soit 12 fois la limite d’exposition.

L’organisateur de la course a toutefois pris la précaution de faire signer un document dégageant sa responsabilité, en cas de problème de santé. lien

Quant à Meiji, fabricant japonais entre autres de lait en poudre, il va devoir retirer 400 000 boites, lesquelles ont été contaminées au césium 137 et 137, espérant qu’elles n’ont pas déjà été consommées.lien

A Hitachinaka, à 100 km de la centrale, le taux de radiation est de 40 000 Bq/m2, soit 970 000 fois le niveau de 2009. lien

Quand aux 100 000 évacués, ils sont toujours sans nouvelles depuis 9 longs mois des indemnités promises par TEPCO, ce dernier ayant adopté une attitude pour le moins cynique, contestant la fiabilité des mesures effectuées, mais aussi assurant ne pas être responsable des matériaux radioactifs dispersés ça ou là, déclarant « les matériaux radioactifs qui ont été disséminés par le réacteur n°1 de la centrale de Fukushima appartiennent aux propriétaires des terres où ils sont retombés, mais plus à Tepco ».lien

Pourtant Tepco avait vendu ses parts dans l’éolien, pour un montant de 188 millions d’euros, afin de pouvoir dédommager les victimes de la catastrophe nucléaire. lien

Tokyo n’a pas été épargné par la catastrophe, et on sait maintenant que dans le quartier de Shinjuku, le taux de radioactivité est encore de 17 000 Bq/m2 (lien) et que dans certaines régions montagneuses, du coté de Midori et Kiryu à 180 km de Fukushima, la radioactivité se situe entre 100 000 et 300 000 Bq/m2.

(Sur ce lien, on peut découvrir les résultats des mesures dans chaque préfecture.)

En attendant, le gouvernement tente manifestement de cacher ce qui attend la population japonaise, et lorsque l’on voit comment sont recrutés les « liquidateurs », à qui on a proposé jusqu’à 3500 euros par jour, (lien) on ne se fait guère d’illusion sur le terrible destin qui les attend, (ils absorbent en 15 minutesl’équivalent de 100 mS/v par an) et il est probable que tout sera fait pour que leur disparition soit cachée.lien

Car comme dit mon vieil ami africain : « l’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs ».

Merci à Corinne Py et aux nombreux internautes pour leur aide précieuse.

Olivier Cabanel

source : http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/fukushima-les-limites-du-cynisme-106087


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Total va contester l’abrogation de son permis d’explorer du gaz de schiste

Copyright Reuters

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Le groupe pétrolier prépare un recours contre l’interdiction de prospecter la zone de plus de 4.000 km2 qui lui avait été attribuée dans la Drôme.

Christophe de Margerie a arrêté sa décision. « Nous allons faire un recours contre l’abrogation de notre permis », a déclaré, samedi, le patron de Total lors d’un forum organisé par le journal « Libération » à Lyon, quelques jours après avoir dévoilé cette intention dans une interview accordée à « L’Usine nouvelle ». « Cependant, la forme de ce recours n’est toujours pas arrêtée », a précisé à « La Tribune » un porte-parole. Deux voies s’ouvrent à lui : celle d’un recours devant le tribunal administratif, ou celle d’un recours gracieux auprès des ministères de l’Énergie et de l’Environnement. Jugée moins « belliqueuse », cette dernière aurait les faveurs du groupe pétrolier. À la veille de la date limite du 12 décembre, la colère de Christophe de Margerie n’est pas retombée. « Nous avons respecté la loi. Et nous ne comprenons pas que la loi soit invoquée pour abroger notre permis », a-t-il insisté, devant José Bové, tête de fil des anti-gaz de schiste en France.

Le 3 octobre, le gouvernement a abrogé trois permis d’exploration d’hydrocarbures, après l’adoption de la loi de juillet interdisant en France la technique de la fracturation hydraulique. Le ministère juge que le groupe pétrolier n’a pas explicité les techniques de substitution qu’il envisage à Montélimar. Le permis accordé à Total couvre une zone de 4.327 km2 située au nord de la ville et traversant l’Ardèche, la Drôme et le Gard. Les associations écologistes y dénoncent les effets hautement polluants de cette technique. Sans preuve, assure Jean Ropers, président du Groupement des entreprises parapétrolières et association des techniciens et professionnels du pétrole, dans un entretien accordé à « La Tribune » (cliquez ici).

Juliette Garnier – 28/11/2011, 08:27
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Contrôle du médicament: l’Assemblée refuse les changements votés par le Sénat

ROMANDIE NEWS

PARIS – L’Assemblée nationale a refusé mercredi la quasi-totalité des changements apportés au projet de loi sur le contrôle du médicament par le Sénat, en particulier la possibilité d’actions de groupe des victimes de produits nocifs.

Ce texte, visant à empêcher la répétition de scandales comme celui du Mediator, réglemente les liens d’intérêt entre professionnels de santé et industrie pharmaceutique, et renforce la pharmacovigilance.

Après l’Assemblée début octobre, le Sénat, à majorité de gauche, avait voté ce projet de loi le 27 octobre, mais en le modifiant fortement. La majorité de droite et du centre de l’Assemblée a adopté mercredi un texte gommant pratiquement toutes les modifications sénatoriales. La gauche a voté contre, alors que le PS s’était abstenu en première lecture.

Le Sénat avait adopté un amendement autorisant les associations de victimes d’un médicament nocif à mener en justice une action de groupe, dont pourraient bénéficier ensuite tous les patients touchés. L’action de groupe, class action aux Etats-Unis où elle est courante, n’existe actuellement pas dans le droit français.

Le rapporteur du texte devant l’Assemblée, le député UMP Arnaud Robinet, comme le gouvernement, a jugé peu opportun d’adopter, au détour d’un amendement sur un projet de loi relatif au médicament, une mesure ayant une telle incidence sur notre système juridique.

L’action de groupe, selon lui, ferait utilement l’objet d’un texte spécifique, au champ plus large, incluant d’autres domaines que celui de la santé.

Vous allez désespérer les associations de victimes, lui a lancé en séance le député PS Gérard Bapt, après avoir regretté vivement mardi, par avance, l’abandon de l’action de groupe, dans un communiqué co-signé avec le Dr Irène Frachon, qui avait révélé le scandale du Mediator.

L’Assemblée a supprimé une disposition votée par les sénateurs, qui assouplissait l’obligation pour un patient de faire la preuve d’un effet indésirable d’un médicament. Sur le fond, c’est intéressant, mais l’article ne fixe aucun critère précis pour juger de la présomption de causalité, a estimé M. Robinet. Le doute profitera à la firme, a regretté M. Bapt.

Les députés ont voté, comme ils l’avaient fait en première lecture, l’obligation, pour les responsables et experts d’autorités sanitaires de déposer, et d’actualiser, une déclaration publique d’intérêts, notant leurs liens avec l’industrie pharmaceutique dans les cinq dernières années.

Mais ils ont refusé de suivre les sénateurs qui voulaient interdire tout lien d’intérêts au dirigeant de l’agence chargée de contrôler les médicaments, ainsi qu’à ceux de la Haute autorité de santé, de l’Institut de la recherche médicale (Inserm) et de l’Institut national du cancer.

L’Assemblée a aussi décidé, comme le souhaitait le ministre de la Santé Xavier Bertrand, d’appeler Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) l’organisme remplaçant l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), très critiquée pour sa passivité dans le scandale du Mediator. Les sénateurs préféraient l’appeler Agence française de sécurité des produits de santé (Afseps).

Les clivages politiques ont été bousculés sur l’obligation faite aux visiteurs médicaux à l’hôpital de présenter les nouveaux médicaments lors de réunions de médecins et non en face-à-face. Contre l’avis du gouvernement et du Sénat, les députés ont exclu certains médicaments de cette disposition.

Le texte va maintenant repartir au Sénat, mais, ensuite, le dernier mot reviendra aux députés.

(©AFP / 23 novembre 2011 21h38)

source :  http://www.romandie.com/news/n/_Controle_du_medicament_l_Assemblee_refuse_les_changements_votes_par_le_Senat231120112111.asp


Une ex-experte de Servier promue au sein de l’agence du médicament : des pratiques « choquantes » (Pr Irène Frachon)

LE MERCREDI 23 NOVEMBRE 2011 À 22:49

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Médiator : victime cherche expert désespérément

La République des Pyrénées.fr     Par Evelyne Lahana
Publié le 10 novembre 2011 à 04h00
Mis à jour à 07h33

Pierre Puyau et son avocat, Me Garcia, sont désemparés : ils ne trouvent pas d’expert «neutre» pouvant confirmer ou infirmer que le Médiator est responsable des problèmes cardiaques du retraité. © archives pp

Me Claude Garcia, avocat de Pierre Puyau, 67 ans, cet ancien boucher de la rue du XIV juillet, qui a pris du Médiator de 1994 à 2009 et qui a déposé plainte contre les laboratoires Servier pour blessures involontaires, ne parvient pas à trouver un expert susceptible de déterminer si les graves problèmes cardiaques dont souffre son client, sont liés à la prise de ce médicament pendant quatorze ans.

Pour la première fois, le 15 juin dernier, une affaire concernant le Médiator a été plaidée à Pau. Pierre Puyau a assigné devant le tribunal de grande instance les laboratoires Servier. Le sexagénaire souhaitait obtenir une expertise judiciaire ainsi qu’une provision sur d’éventuelles futures indemnisations. pour l’heure, il n’a eu gain de cause que sur le premier point.

Le 29 juin, le tribunal de grande instance de Pau avait désigné notamment le professeur Michel Komadja, expert auprès de la Cour de cassation, cardiologue exerçant à la Pitié- Salpêtrière à Paris.

Pneumologue au centre hospitalier de Brest et auteur du livre « Médiator 150 mgr. Combien de morts ? » Irène Frachon a alerté l’avocat palois lui indiquant que cet éminent spécialiste avait exécuté des travaux et notamment des analyses sur des médicaments destinés à des pathologies cardiaques pour le compte des laboratoires Servier. L’avocat a alors alerté Bruno Karl, le président du tribunal de grande instance. Entre-temps, le professeur Michel Komadja avait déjà indiqué qu’il refusait d’effectuer cette mission.

Un autre expert avait été nommé. Il s’agit du Dr. Michel Bernard, un thérapeute qui exerce dans le 17e arrondissement à Paris. Mais voila que ce dernier s’est également désisté. Il a adressé une lettre au juge du tribunal de grande instance, chargé des expertises, précisant que « pour des raisons d’incompatibilité d’intérêt», il ne pouvait accepter d’effectuer cette tâche. Me Garcia a écrit à nouveau au président du tribunal de grande instance de Pau afin qu’il nomme un autre médecin, mais local cette fois : « Tous les grands experts cardiologues ont travaillé pour les laboratoires Servier ce qui révèle la toile tissée par Servier autour de la cardiologie française » dénonce Me Claude Garcia.

SOURCE : http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2011/11/10/mediator-victime-cherche-expert-desesperement,217832.php

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Médiator, histoire d’une dérive MARDI 8 novembre 2011 à 20:40 sur ARTE

Mediator, Histoire d’une dérive ?

LE 8 NOVEMBRE À 20H40

Réalisateurs : Bernard Nicolas, Kader Bengriba
Producteur : IMPACT PRESSE

Une enquête rigoureuse sur le scandale des laboratoires Servier et les conflits d’intérêt qu’il a révélés au cœur de notre système de santé.

DISPONIBLE EN DVD à la DEMANDE

Le 30 novembre 2009, le Mediator, élaboré par le groupe Servier, prescrit dans le traitement du diabète mais aussi vendu comme coupe-faim, est discrètement retiré du marché après trente-trois ans. Douze ans plus tôt, l’Isoméride, un produit très voisin du même laboratoire, avait pourtant été interdit en raison des risques pulmonaires et cardiaques induits pour le patient. Comment Servier, aujourd’hui inculpé d’homicide involontaire et de « tromperie », a-t-il pu commercialiser aussi longtemps le Mediator, causant de 500 à 2 000 morts et infligeant de graves séquelles à des milliers de patients ?

Comme le démontre cette enquête, sur la base de témoignages et de documents en partie inédits, ce médicament n’aurait jamais dû être autorisé, le laboratoire ayant dès 1976 ignoré une étude niant son efficacité. Mais ce dernier n’est pas l’unique responsable. Alors que les signes de danger se multipliaient dans les années 1990, l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) n’en a tenu aucun compte. Remboursé par la Sécurité sociale à 65 %, pour un prix de 5 euros, le « coupe-faim du pauvre » a continué d’empoisonner des milliers de personnes. Il sévirait encore sans la franc-tireuse Irène Frachon, la pneumologue du CHU de Brest qui a accumulé les preuves médicales à son encontre, puis fait éclater le scandale pour réclamer l’indemnisation des victimes.

L’arbre et la forêt
Méthodiquement, Kader Bengriba et Bernard Nicolas (France Telecom, malade à en mourir, diffusé en 2010 par ARTE) explorent le long règne du Mediator, symbole d’une industrie pharmaceutique en mal d’éthique. S’il a donné lieu à une réforme censée assainir notre système de pharmacovigilance, la « démocratie sanitaire », comme le rappelle Irène Frachon, n’est pas encore advenue. Combien d’autres victimes cache l’arbre Mediator, alors que les « accidents » médicaux se chiffrent à plusieurs milliers de morts par an ?
sOURCE : http://www.artevod.com/mediator_histoire_derive

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Affaire du Mediator. Gérard Bapt : "Je n’ai jamais diffamé Servier"

   PUBLIÉ LE 01/11/2011 07:47 | RECUEILLI PAR THOMAS BELET

Gérard Bapt, député de Haute-Garonne, est accusé de diffamation par Servier./DDM archives

Gérard Bapt, député de Haute-Garonne, est accusé de diffamation par Servier./DDM archives

Député PS de la seconde circonscription de la Haute-Garonne et président de la mission d’information parlementaire sur le Médiator, Gérard Bapt est poursuivi en diffamation par les laboratoires Servier aux côtés de deux journalistes de « Libération ». Dans le cadre d’une interview à « Libé », Gérard Bapt avait déclaré que le laboratoire Servier allait jusqu’à « falsifier des cas pour que le décès des patients n’apparaisse pas » pour le médicament Protélos et accusé Servier de « développer des méthodes perverses et pas seulement pour le Médiator ».

Vous attendiez-vous à une attaque en diffamation ?

Non, absolument pas. Même si Servier est un habitué de ce type de procès en diffamation, je pense qu’il se tire une balle dans le pied. Il n’y a qu’à regarder ce qu’il s’est passé avec Irène Frachon. Le laboratoire Servier l’a attaquée suite à la parution de son livre « Médiator : combien de morts ? », et après avoir gagné le procès en première instance, il l’a perdu en appel. On a parlé du livre, et cela a boosté les ventes. Après, pour mon cas, c’est à la justice d’en décider.

Avez-vous des preuves sur ce que vous reprochez à Servier ?

Mes propos s’appuient sur un rapport d’inspection 2010 de l’agence européenne du médicament. Ce rapport met en lumière un certain nombre de dysfonctionnements graves. Il apparaît notamment que deux cas de décès sont survenus chez des patients sous Protélos ayant développé ensuite un « dress syndrom ». Ces éléments n’ont jamais été mentionnés par le laboratoire Servier.

Avez-vous déjà subi des pressions de Servier ?

J’ai reçu plusieurs lettres de son avocat m’accusant de violer le principe de séparation des pouvoirs. Ils sont même allés jusqu’à écrire au président de l’Assemblée nationale Bernard Acoyer dans l’espoir de me faire taire.

SOURCE : http://www.ladepeche.fr/article/2011/11/01/1205619-gerard-bapt-je-n-ai-jamais-diffame-servier.html

 


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Gaz de schiste : premier jumelage France-Québec

Agence QMI  
François C. Guèvremont
24/10/2011 20h05

Environnement - Gaz de schiste : premier jumelage France-Québec

Jacques Villemaire, maire de Saint-Denis-sur-Richelieu, s’est réjouit du jumelage avec la France. En arrière-plan, la banderole avec les 4200 signatures de France.  

© Agence QMI
SAINT-DENIS-SUR-RICHELIEU – La municipalité de Saint-Denis-sur-Richelieu en Montérégie sera la première du Québec à être jumelée à une municipalité en France pour échanger de l’information afin de lutter contre l’industrie des gaz de schiste.

Saint-Denis-sur-Richelieu sera jumelée à la municipalité de Millau, dans l’Aveyron. L’annonce a été faite lundi aux abords du puits de la compagnie Canbriam, à La Présentation, devant une cinquantaine de manifestants.

Rappelons que la compagnie Canadian Forest Oil a foré l’automne dernier un puits à Saint-Denis-sur-Richelieu, qui compte 2300 habitants.

« Dès demain, nous allons commencer à travailler avec eux, a dit le maire de Saint-Denis-sur-Richelieu, Jacques Villemaire. Nous voulons aller chercher la recette qui permet aux Français de mobiliser leur peuple et de sortir dans les rues contre les gazières. »

Une militante anti-gaz de schiste française était aussi présente lors de l’annonce. Elle avait apporté une banderole signée par 4200 membres de comités de mobilisation dans son pays. Elle l’a laissée pour quelques mois aux opposants québécois.

« C’est une lutte internationale, autant en Pologne, aux États-Unis qu’au Québec, a indiqué la Française, Elisabelle Bourgue. Ce serait intéressant d’organiser plus de jumelage de ce genre entre des villes du Québec et de la France. »

Improvisation du gouvernement

Plusieurs députés du Parti québécois étaient présents à La Présentation pour appuyer les opposants à l’industrie gazière. Ils ont d’ailleurs réitéré la demande de leur parti d’instaurer un moratoire sur l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste au Québec.

« Le gouvernement improvise avec les deniers publics, mais nous ne les laisserons pas improviser avec la santé des citoyens, a dit le député de Verchères Stéphane Bergeron. C’est clair qu’il y a des gens au gouvernement qui ne veulent pas que nous ayons l’information. Nous allons aller la chercher! »

Sa collègue Martine Ouellet, porte-parole de l’opposition officielle en matière de mines et de gaz de schiste et députée de Vachon, est allée encore plus loin. « Ce n’est pas de l’improvisation, c’est carrément de l’incompétence et de la complaisance avec les entreprises gazières », a-t-elle dit.

Elle déplore d’ailleurs les conditions dans lesquelles se déroule l’Étude environnementale stratégique, commandée par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement. « Ils veulent utiliser tout le territoire de la vallée du fleuve Saint-Laurent comme terrain d’expérience, a dit Mme Ouellet. Il faut mettre ces apprentis sorciers au pas. »

 

SOURCE : http://fr.canoe.ca/infos/environnement/archives/2011/10/20111024-200531.html

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BARJAC (GARD)Gaz de schiste : 6 500 personnes manifestent

Le Dauphiné Libéré   Le cortège, avec les élus en tête, s’est déroulé dans les rues de Barjac.

les élus en tête, s’est déroulé dans les rues de Barjac.

Hier, à Barjac (dans le Gard), s’étaient donné rendez-vous les différents collectifs luttant contre l’exploitation du gaz de schiste. Ils étaient 6 500 à se déplacer d’Ardèche, de Drôme, d’Aveyron, de l’Hérault et du Gard. Un lieu de rassemblement symbolique puisque Barjac est actuellement concerné par le permis du bassin d’Alès.

Le but de la journée était de maintenir la vigilance. « L’abrogation le 12 octobre des permis de Nant, Montélimar et Villeneuve-de-Berg ne solutionne en rien la problématique. Et ce, sur l’ensemble de la France », a déclaré Michel Mariton, porte-parole du collectif ardéchois.

José Bové en invité surprise

Les textes abrogeant ces trois permis n’auraient, en effet, aucune valeur juridictionnelle. De plus, il reste 61 permis en cours sur le territoire français « et 88 demandes en attente », précise-t-il.

L’Ardèche est concernée par les permis de la plaine d’Alès et du bassin d’Alès. « De nombreux permis sont à cheval sur plusieurs départements, explique Michel Mariton. Notre intention est donc d’agir main dans la main ».

Une idée soutenue par Joël Jolivet, membre du collectif gardéchois et maire d’une commune concernée par le permis du bassin d’Alès : « Ensemble, nous permettons une mobilisation plus forte et une meilleure analyse de la situation. » José Bové, invité surprise, a pris le micro pour encourager les manifestants.

SOURCE : http://www.ledauphine.com/ardeche/2011/10/23/gaz-de-schiste-6-500-personnes-manifestent

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