Europe et téléphonie mobile

Le quotidien infernal des Belges EHS

Souhaitons que la même démarche soit entreprise en France, nos organismes ne sont pas si différents de nos amis Belges.

Une proposition de résolution tente de sensibiliser les entités politiques à une problématique très particulière: l’électrohypersensibilité. Il s’agit d’un mal méconnu, qui toucherait entre 1 et 10% de la population, pour qui un routeur Wi-Fi ou une antenne GSM provoque migraines, troubles cognitifs ou pire encore. RTL info s’est penché sur le problème, recueillant parole de politicien, d’expert et de malades.

L’AREHS espère que la proposition de résolution de Philippe Mahoux sera étudiée par les autorités politiques. Ce qu’elle veut le plus: « Une diminution des normes d’émission ; des recherches sur des technologies alternatives adaptées au vivant ; la reconnaissance de l’EHS comme handicap ou maladie causée par les ondes (comme c’est le cas dans d’autres pays) ; le respect de la liberté du choix (par exemple, ne pas imposer des compteurs électriques/gaz/eau intelligent équipés d’un émetteur/récepteur), la plus grande disponibilité d’objets non connectés (même le voiture tende à toutes le devenir), la multiplication des zones blanches ».

L’article et les vidéos de l’article de RTL info

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Danger des ondes de portables : en route vers un « phonegate » ?

MarianneMédecin, Marc Arazi n’a de cesse d’alerter les pouvoirs publics sur les dangers potentiels représentés par les ondes de nos téléphones portables sur la santé publique. Il vient d’écrire en ce sens au nouveau gouvernement.

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Être connecté peut nuire gravement à la santé

Prenez le temps de regarder cette émission cela fait une bonne piqûre de rappel !

L’émission du 18 mai 2017 sur la Radio Télévision Suisse

Mettons-nous notre santé en danger à force de baigner continuellement dans le rayonnement électromagnétique des antennes relais, des téléphones, du wifi et des objets connectés? Cette question affole la communauté médico-scientifique qui voit se multiplier les cas d’électro-hypersensibilité et de malades au sein de la population.

On connaît tous l’histoire du téléphone qui chauffe la tête lors d’une longue conversation. Actuellement, l’effet thermique du téléphone mobile est reconnu et réglementé mais c’est désormais sur les autres effets des rayonnements électromagnétiques que porte le débat.

Antennes relais, téléphones, wifi, objets connectés, nous baignons dans un champ électromagnétique continu dont l’impact commence à se faire ressentir au sein de la population. Certaines personnes deviennent électro-hypersensibles, leur vie passant brusquement de la normalité au cauchemar, d’autres développent des tumeurs, ce qui a conduit la justice de différents pays à prononcer plusieurs jugements en leur faveur.

Aujourd’hui, face à l’expansion continue de ce monde connecté, des personnalités politiques, des membres de la communauté médico scientifique mondiale et des personnes affectées par les ondes lancent un véritable cri d’alarme devant ce qui pourrait devenir un problème sanitaire majeur dans les années à venir.

Rediffusion le vendredi 19 mai 2017 à 10h30 et le lundi 22 mai 2017 à 16h10 sur RTS Deux.

Générique

Un reportage de Jean-Daniel Bohnenblust et Clémentine Bugnon
Image : Hughes Firmann Son : Sébastien Fawer Montage : Catherine Kala

Pour voir la vidéo sur la RTS

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Ce que coûte d’ignorer les signes avant-coureurs – L’AEE publie ‘Signaux précoces et leçons tardives, volume 2’

European Environnement Agency

Publié: 23/01/2013 Dernière modification: 23/01/2013 09:52

Les nouvelles technologies ont parfois eu des effets extrêmement nocifs, toutefois les signes avant-coureurs ont bien souvent été étouffés ou ignorés. Le second volume des ‘Signaux précoces et leçons tardives’ examine des cas spécifiques pour lesquels les signaux d’alarmes ont été ignorés, provoquant dans certain cas la mort, la maladie et la destruction de l’environnement.

Image © Kartik Anand

Le premier volume des Signaux précoces et leçons tardives, (Late Lessons from Early Warnings), publié en 2001, était un rapport novateur détaillant l’histoire des technologies ayant par la suite été jugées dangereuses. Ce nouveau volume de 750 pages comprend 20 nouvelles études de cas, et a également de profondes implications pour la politique, la science et la société.

Parmi ces études de cas se retrouvent les analyses de l’empoisonnement au mercure industriel, les problèmes de fertilité causés par les pesticides, les perturbateurs endocriniens présents dans les plastiques, et les produits pharmaceutiques modifiant les écosystèmes. Le rapport examine également les signes avant-coureurs provenant des technologies utilisées à l’heure actuelle, parmi lesquelles les téléphones portables, les organismes génétiquement modifiés et les nanotechnologies.

Les études de cas historiques montrent que les avertissements ont été ignorés ou écartés jusqu’à ce que les dommages pour la santé et l’environnement ne deviennent inéluctables. Dans certains cas, les entreprises ont privilégié les profits à court terme au détriment de la sécurité du public, en cachant ou en ignorant l’existence de risques potentiels. Dans d’autres cas, les scientifiques ont minimisé les risques, parfois sous la pression de groupes d’intérêts. Ces leçons pourraient nous aider à éviter des conséquences néfastes provoquées par les nouvelles technologies. Cinq de ces histoires illustrent également les avantages apportés par la rapidité de réaction en réponse aux signes avant-coureurs.

Le monde a évolué depuis la publication du premier volume des Signaux précoces. Les technologies sont désormais approuvées plus vite que par le passé, et sont souvent adoptées rapidement dans le monde entier. Cela signifie, selon le rapport, une possibilité de propagation rapide et accrue des risques, dépassant la capacité de la société à comprendre, reconnaître et réagir à temps pour éviter les conséquences néfastes.

Le rapport recommande une plus large utilisation du ‘principe de précaution’ afin de réduire les risques potentiels des technologies et produits chimiques novateurs insuffisamment testés. Il affirme que l’incertitude scientifique ne justifie en aucun cas l’inaction lorsqu’il existe des preuves plausibles de dommages potentiellement graves.

Privilégier le principe de précaution est presque toujours bénéfique – suite à l’analyse de 88 cas de prétendue «fausses alertes», les auteurs du rapport n’en n’ont validées que quatre. Le rapport montre également que les mesures de précaution permettent souvent de stimuler plutôt que d’étouffer l’innovation.

Recommandations principales

• D’après le rapport, la science devrait prendre en compte la complexité des systèmes environnementaux et biologiques, surtout lorsque de multiples causes peuvent être à l’origine de nombreux effets différents. Il est de plus en plus difficile d’isoler un seul agent et de prouver sa dangerosité au-delà de tout doute possible. Une approche plus holistique, englobant de nombreuses disciplines différentes permettrait également d’améliorer la compréhension et la prévention des dangers potentiels.

• Les décideurs politiques devraient réagir aux signaux avant-coureurs plus rapidement, indique le rapport, en particulier dans le cas des technologies émergentes utilisées à grande échelles. Il propose que ceux étant à l’origine de futurs préjudices payent pour les dommages causés.

• Toujours selon le rapport, l’évaluation des risques peut également être améliorée en adoptant l’incertitude de façon plus généralisée et en reconnaissant ce qui n’est pas connu. Par exemple, «aucune preuve de danger» a souvent été interprétée à tort comme signifiant «n’étant pas dangereux », alors même que des recherches pertinentes n’étaient pas disponibles.

• De nouvelles formes de gouvernance impliquant les citoyens dans les choix effectués en matière d’innovation et d’analyses des risques pourraient également être bénéfiques, affirme le rapport. Cela aiderait à réduire les expositions aux risques et encouragerait des innovations ayant des avantages sociétaux plus importants. Une plus grande interaction entre les entreprises, les gouvernements et les citoyens pourraient favoriser des innovations plus solides et variées avec un coût moindre pour la santé et l’environnement

Source : http://www.eea.europa.eu/fr/pressroom/newsreleases/ce-que-coute-d2019ignorer-les


Voir le communiqué de presse en vidéo

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Portable et tumeur : faut-il appliquer le principe de précaution ?

Futura-Sciences

Par Janlou Chaput, Futura-Sciences

Dans un rapport de 750 pages, l’Agence européenne pour l’environnement consacre une partie de ses colonnes aux risques de tumeurs au cerveau encourus lors de l’utilisation de téléphones portables. Elle appelle les instances sanitaires à recourir au principe de précaution.

Les ondes électromagnétiques des téléphones mobiles sont-elles dangereuses pour la santé ? Les études contradictoires s’enchaînent, si bien que la science ne peut apporter de conclusion consensuelle à la question. Le débat reste donc ouvert.

Ce mercredi 23 janvier, l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) a publié un ouvrage de 750 pages sur le thème du principe de précaution. Son nom original : Late lessons from early warnings (traduit en « Signaux précoces et leçons tardives »), deuxième édition après un premier texte paru en 2001.

Ce rapport traite de divers facteurs de risques connus ou présumés sur la santé humaine, parmi lesquels le tabac, le bisphénol A ou encore les technologies émergentes comme les OGM, les nanotechnologies ou les ondes électromagnétiques des téléphones portables.

Les ondes électromagnétiques, un cancérigène possible

Sur ce dernier point, l’AEE est claire : elle évoque un lien probable entre le risque de tumeur au cerveau ou aux glandes salivaires et l’utilisation du mobile. Les principales victimes seraient même les enfants et les adolescents, dont l’encéphale est en pleine maturation.

L’agence accuse les gouvernements et l’industrie du téléphone portable de négliger les recommandations du Centre international de recherche sur lecancer (Circ), la branche de l’OMS spécialisée dans la lutte contre cette maladie. En effet, dans sa classification de la cancérogénicité des produits ou des paramètres physiques, les téléphones mobiles puis les champs électromagnétiques ont rejoint la catégorie 2B, celle des cancérigènespossibles pour l’Homme. Des paramètres négligés, selon l’AEE, par les gouvernements et l’industrie de la téléphonie mobile qui devraient reconsidérer les travaux scientifiques.

L'utilisation de téléphones portables pourrait être nocive, mais les risques seraient encore plus élevés lorsque les appels sont passés dans les moyens de transport. Au-delà des accidents potentiels en voiture, c'est surtout le passage d'une antenne relais à une autre qui serait le plus risqué.

L’utilisation de téléphones portables pourrait être nocive, mais les risques seraient encore plus élevés lorsque les appels sont passés dans les moyens de transport. Au-delà des accidents potentiels en voiture, c’est surtout le passage d’une antenne relais à une autre qui serait le plus risqué. © Ta_Samaya,StockFreeImages.com

En s’appuyant sur des études, et en citant l’exemple d’un homme d’affaires italien ayant développé une tumeur au cerveau alors qu’il avait passé les 12 années précédentes à téléphoner cinq à six heures par jour, l’agence défend l’idée qu’il existe suffisamment d’éléments qui devraient inciter à la prudence. Elle appelle donc dès à présent à des mesures de précaution afin de réduire l’exposition de la tête aux ondes électromagnétiques. Ainsi, cela limiterait le risque, la taille et la gravité des tumeurs cérébrales qui pourraient apparaître.

Principe de précaution : la piste à suivre ?

La Commission européenne a déjà réagi à cette publication et a précisé qu’il lui fallait prendre davantage de recul pour intervenir en ce sens. La nouvelle ne sera probablement pas bien reçue par les lobbys de la téléphonie mobile. L’AEE calme le jeu et précise, sur la base d’expériences passées, que ce genre de contraintes stimule l’inventivité et l’innovation technologique : un argument pour tenter de convaincre une industrie qui pèse des milliards d’euros.

Face aux risques éventuels, quelques recommandations sont avancées. L’AEE préconise de ne pas coller le portable à l’oreille et de préférer l’utilisation d’une oreillette ou, dans le cas contraire, de changer de côté toutes les deux minutes.

Ce texte apporte donc de nouveaux éléments au débat mais ne permet aucunement de trancher. Cependant, comme il le précise, le principe de précaution se révèle presque toujours bénéfique. Sur 88 alertes lancées au nom de ce principe et que l’AEE a étudiées, seules quatre n’étaient pas justifiées. Alors la question se pose : devons-nous vraiment nous méfier de nos téléphones portables ?

Source :

 

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/portable-et-tumeur-faut-il-appliquer-le-principe-de-precaution_44234/

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Conférence internationale sur les CEM et la santé : « Dans quel monde vivons-nous ? » Le discours d’ouverture de Michèle Rivasi

TESTLABEL COORDINATION 

Ecrit par JLG Vendredi 18 novembre 2011 à 09:17

(18/11/11) L’europarlementaire Michèle Rivasi secoue le panel monolithique de cette conférence dont ont été écartés tous les scientifiques pourfendeurs de la pensée unique du R.A.S. – R.C.N.(rien à signaler – des recherches complémentaires sont nécessaires).

Voici l’intégralité de son discours au format PDF SUR LE SITE DE TESTLABEL


(VIDEO) Ondes électromagnétiques : vers une harmonisation européenne des normes ?

source :  http://www.teslabel.be/sante-publique/209-conference-internationale-sur-les-cem-et-la-sante-l-dans-quel-monde-vivons-nous-r-le-discours-douverture-de-michele-rivasi

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VIDEO : Téléphonie mobile et cancers : appliquons le principe de prévention

robin-copie-10.jpg  Le 09/11/2011

(09/11/11) Michèle Rivasi (Europarlementaire) et Jean-Luc Guilmot (Teslabel) répondent aux questions de Maxence Layet suite à l’organisation d’une conférence scientifique sur les risques sanitaires de la téléphonie mobile, organisée au Parlement européen en octobre 2011. 

Des études de plus en plus nombreuses alertent sur le lien possible entre l’utilisation intensive des téléphones portables et le développement de cancers. 

Depuis mai 2011, la donne a changé puisque même l’OMS reconnaît que l’usage des téléphones portables devait être considéré comme «peut-être cancérogène pour l’homme». 

Face aux scientifiques et aux opérateurs téléphoniques, les lanceurs d’alerte ont eu un rôle déterminant dans cette reconnaissance tardive. Aujourd’hui il est irrémédiablement nécessaire d’appliquer le principe de précaution et de limiter au maximum l’exposition des usagers aux ondes électromagnétiques. 

— 
Michèle Rivasi, député Européene Europe Ecologie : 
http://www.michele-rivasi.eu/ 

Jean-Luc Guilmot, président de Teslabel (site Belge) : 
http://www.teslabel.be/

SOURCE : http://www.robindestoits.org/VIDEO-Telephonie-mobile-et-cancers-appliquons-le-principe-de-prevention-09-11-2011_a1374.html

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Pollution électromagnétique : Conseil de l’Europe et Etat belge, le grand écart

  

par   TESTLABEL COORDINATION

Écrit par JLG    le vendredi, 27 Mai 2011 17:07

(27/15/05) L’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a adopté aujourd’hui une résolution appelant à une réduction spectaculaire de l’exposition humaine aux champs électromagnétiques (CEM) et aux micro-ondes des téléphones portables et d’autres dispositifs sans fil.
Cette Résolution constitue un appel fort d’appliquer correctement le principe de précaution pour les CEM, ce que les gouvernements de tous horizons ont jusqu’ici complètement échoué à faire.
Le Conseil de l’Europe représente l’ensemble des 47 pays membres assurant le respect pour ses valeurs fondamentales : droits de l’homme, démocratie et état de droit.

Cette résolution est une avancée majeure à l’égard de la reconnaissance de la pollution électromagnétique. Elle va nettement plus loin que la résolution d’avril 2009 du Parlement Européen.

A l’heure où, en quelques semaines à peine, plus de 8000 citoyens ont signé la pétitionconjointe des associations belges de lutte contre la pollution électromagnétique, nous vous invitons à mesurer l’abîme qui sépare les propos sans langue de bois du Conseil de l’Europe de ceux des instances officielles en Belgique, tant au niveau fédéral que régional.

A l’instar d’autres gouvernements, les autorités en Belgique continuent de feindre d’ignorer l’ampleur du problème, font une lecture partiale de la littérature scientifique, reportent les décisions douloureuses et s’en tiennent à des mesures en trompe l’oeil tant en Wallonie qu’à Bruxelles, en changeant au passage de méthode d’évaluation en cours de route.

Voici en résumé les points clés de la résolution1815 du Conseil de l’Europe du 27 mai 2011.

Préambules en bref

Concernant les normes ou les seuils relatifs aux émissions des champs électromagnétiques de tout type et de toute fréquence, l’Assemblée préconise l’application du principe «ALARA» (as low as reasonably achievable), c’est-à-dire du niveau le plus faible raisonnablement possible, prenant en compte non seulement les effets dit thermiques, mais aussi les effets athermiques.

Attendre d’avoir des preuves scientifiques et cliniques solides avant d’intervenir pour prévenir des risques bien connus peut entraîner des coûts sanitaires et économiques très élevés.

Le problème des champs ou ondes électromagnétiques (CEM) et leurs conséquences possibles sur l’environnement et la santé est évidemment comparable à d’autres problèmes actuels, comme celui de l’autorisation de la mise sur le marché des médicaments, des produits chimiques, des pesticides, des métaux lourds ou des OGM.

Elle insiste donc sur l’importance cruciale de l’indépendance et de la crédibilité des expertises scientifiques pour obtenir une évaluation transparente et objective.

Recommandations en bref

Prendre toutes les mesures raisonnables pour réduire l’exposition aux champs électromagnétiques, notamment aux radiofréquences émises par les téléphones portables, et tout particulièrement l’exposition des enfants et des jeunes, pour qui les risques de tumeurs de la tête semblent les plus élevés

Revoir les fondements scientifiques des normes actuelles d’exposition aux CEM fixées par la commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants , qui présentent de graves faiblesses, et d’appliquer le principe «ALARA», c’est-à-dire du niveau le plus faible raisonnablement possible, à la fois pour ce qui est des effets thermiques et des effets athermiques.

Mettre en place des campagnes d’information et de sensibilisation aux risques d’effets biologiques potentiellement nocifs à long terme pour l’environnement et la santé humaine, en particulier à destination des enfants, des adolescents et des jeunes en âge de procréer.

Porter une attention particulière aux personnes «électrosensibles» atteintes du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et de prendre des mesures spéciales pour les protéger, en créant par exemple des «zones blanches» non couvertes par les réseaux sans fil.

Fixer un seuil de prévention pour les niveaux d’exposition à long terme aux micro-ondes en intérieur, conformément au principe de précaution, ne dépassant par 
0,6 volt par mètre et de le ramener à moyen terme à 0,2 volt par mètre.

Informer sur les risques potentiels pour la santé des téléphones sans fil de type DECT, des interphones pour la surveillance des bébés.

Privilégier dans les écoles et salles de classe des systèmes d’accès à l’internet par connexion filaire.

Abaisser les seuils admissibles pour les antennes-relais conformément au principe ALARA.

Déterminer les lieux d’implantation de toute nouvelle antenne GSM, UMTS, WiFi ou WIMAX non pas en fonction des seuls intérêts des opérateurs, mais en concertation.

Distance de sécurité à respecter entre les lignes à haute tension et autres installations électriques et les habitations.

Tenir compte des scientifiques qui donnent l’alerte les premiers et de les protéger.

Formuler une définition du principe de précaution et du principe ALARA axée sur les droits de l’homme.

Augmenter le financement public de la recherche indépendante, notamment au moyen de dons d’entreprises et de la taxation des produits qui font l’objet d’études publiques d’évaluation des risques sanitaires et créer des commissions indépendantes pour l’attribution de fonds publics;

Rendre obligatoire la transparence des groupes de pression.

Promouvoir des débats pluralistes et contradictoires entre toutes les parties prenantes.

 

Cliquez ici pour le communqué de presse du Conseil de l’Europe

Cliquez ici pour prendre connaissance de la résolution 1815 sur le site du Conseil de l’Europe

Cliquez ici pour le PDF de la résolution, éditée et surlignée par nos soins (3 pages).

 

Ce communiqué en PDF

SOURCE : http://www.teslabel.be/politique/151-pollution-electromagnetique-conseil-de-leurope-et-etat-belge-le-grand-ecart

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Résolution du Conseil de l’Europe : reconnaissance du danger et recommandation d’abaissement des seuils d’exposition des antennes-relais à 0,6V/m puis 0,2V/m – 27/05/2011

Résolution du Conseil de l'Europe : reconnaissance du danger et recommandation d'abaissement des seuils d'exposition des antennes-relais à 0,6V/m puis 0,2V/m - 27/05/2011   par robin-copie-10.jpg

« Le danger potentiel des champs électromagnétiques et leur effet sur l’environnement » – Résolution 1815 (2011)

Source de la résolution :http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=/Documents/AdoptedText/ta11/F

 La Commission Permanente au nom de l’Assemblée Parlementaire :

1.       L’Assemblée parlementaire a souligné à maintes reprises l’importance de l’engagement des Etats en faveur de l’environnement et la santé environnementale telles qu’exposées dans de nombreuses chartes, conventions, déclarations et protocoles depuis la Conférence des Nations Unies sur l’environnement humain et la Déclaration de Stockholm (Stockholm, 1972). L’Assemblée renvoie à ses travaux antérieurs dans ce domaine, notamment à la Recommandation 1863 (2009) sur l’environnement et la santé, la Recommandation 1947 (2010) sur la pollution sonore et lumineuse et, plus généralement, la Recommandation 1885 (2009) pour l’élaboration d’un protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l’homme relatif au droit à un environnement sain et la Recommandation 1430 (1999) relative à l’accès à l’information, à la participation du public au processus décisionnel et à l’accès à la justice en matière d’environnement (mise en œuvre de la Convention d’Aarhus).

2.       Les effets potentiels sur la santé des champs magnétiques de très basse fréquence entourant les lignes et appareils électriques font l’objet de recherches et suscitent de nombreux débats publics. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, les champs électromagnétiques de toute la gamme des fréquences sont de plus en plus présents et influencent de plus en plus notre environnement, suscitant des inquiétudes et des spéculations croissantes. Tout le monde est aujourd’hui exposé à des degrés divers à des champs électromagnétiques dont les niveaux vont continuer d’augmenter avec les progrès de la technologie.

3.       Le téléphone portable est maintenant répandu dans le monde entier. La technologie sans fil repose sur un réseau dense d’antennes fixes ou stations de base qui relaient l’information sous forme de signaux radiofréquence. Il y a plus de 1,4 million de stations de base dans le monde et leur nombre augmente sensiblement avec l’introduction des technologies de troisième génération. D’autres réseaux sans fil permettant l’accès à grande vitesse à l’internet et à d’autres services, comme les réseaux locaux sans fils, sont aussi de plus en plus répandus dans les habitations, les bureaux et de nombreux lieux publics (aéroports, écoles, zones résidentielles et urbaines). Avec le nombre de stations de base et de réseaux locaux sans fil, c’est aussi l’exposition de la population aux radiofréquences qui augmente.

4.       Si les champs électriques et électromagnétiques de certaines bandes de fréquence ont des effets tout à fait bénéfiques, qui sont utilisés en médecine, d’autres fréquences non ionisantes, que ce soient les extrêmement basses fréquences, les lignes électriques ou certaines ondes à haute fréquence utilisées dans le domaine des radars, de la télécommunication et de la téléphonie mobile, semblent avoir des effets biologiques non thermiques potentiels plus ou moins nocifs sur les plantes, les insectes et les animaux, ainsi que sur l’organisme humain même en cas d’exposition à des niveaux inférieurs aux seuils officiels.

5.       Concernant les normes ou les seuils relatifs aux émissions des champs électromagnétiques de tout type et de toute fréquence, l’Assemblée préconise l’application du principe «ALARA» (as low as reasonably achievable), c’est-à-dire du niveau le plus faible raisonnablement possible, prenant en compte non seulement les effets dit thermiques, mais aussi les effets athermiques ou biologiques des émissions ou rayonnements de champs électromagnétiques. De plus, le principe de précaution devrait s’appliquer lorsque l’évaluation scientifique ne permet pas de déterminer le risque avec suffisamment de certitude. D’autant que, compte tenu de l’exposition croissante des populations – notamment des groupes les plus vulnérables comme les jeunes et les enfants –, le coût économique et humain de l’inaction pourrait être très élevé si les avertissements précoces sont négligés.

6.       L’Assemblée regrette l’absence de réaction face aux risques environnementaux et sanitaires connus ou émergents et les retards quasi-systématiques dans l’adoption et l’application de mesures de prévention efficaces en dépit des appels à l’application du principe de précaution et de toutes les recommandations, déclarations et nombreuses avancées réglementaires et législatives. Attendre d’avoir des preuves scientifiques et cliniques solides avant d’intervenir pour prévenir des risques bien connus peut entraîner des coûts sanitaires et économiques très élevés, comme dans les cas de l’amiante, de l’essence au plomb et du tabac.

7.       De plus, l’Assemblée constate que le problème des champs ou ondes électromagnétiques et leurs conséquences possibles sur l’environnement et la santé est évidemment comparable à d’autres problèmes actuels, comme celui de l’autorisation de la mise sur le marché des médicaments, des produits chimiques, des pesticides, des métaux lourds ou des organismes génétiquement modifiés. Elle insiste donc sur l’importance cruciale de l’indépendance et de la crédibilité des expertises scientifiques pour obtenir une évaluation transparente et objective des effets nocifs potentiels sur l’environnement et la santé humaine.

8.       Compte tenu de ce qui précède, l’Assemblée recommande aux Etats membres du Conseil de l’Europe,

8.1.       de manière générale:

8.1.1.       de prendre toutes les mesures raisonnables pour réduire l’exposition aux champs électromagnétiques, notamment aux radiofréquences émises par les téléphones portables, et tout particulièrement l’exposition des enfants et des jeunes, pour qui les risques de tumeurs de la tête semblent les plus élevés;

8.1.2.       de revoir les fondements scientifiques des normes actuelles d’exposition aux CEM fixées par la commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants (International Commission on Non-Ionising Radiation Protection), qui présentent de graves faiblesses, et d’appliquer le principe «ALARA» (as low as reasonably achievable), c’est-à-dire du niveau le plus faible raisonnablement possible, à la fois pour ce qui est des effets thermiques et des effets athermiques ou biologiques des émissions ou rayonnements électromagnétiques;

8.1.3.       de mettre en place des campagnes d’information et de sensibilisation aux risques d’effets biologiques potentiellement nocifs à long terme pour l’environnement et la santé humaine, en particulier à destination des enfants, des adolescents et des jeunes en âge de procréer;

8.1.4.       de porter une attention particulière aux personnes «électrosensibles» atteintes du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et de prendre des mesures spéciales pour les protéger, en créant par exemple des «zones blanches» non couvertes par les réseaux sans fil.

8.1.5.       dans le but de réduire les coûts, d’économiser de l’énergie et de protéger l’environnement et la santé humaine, d’accroître les efforts de recherche sur de nouveaux types d’antennes, de téléphones portables et d’appareils de type DECT et d’encourager la recherche et le développement de télécommunications basées sur d’autres technologies tout aussi efficaces, mais qui ont un effet moins nocif sur l’environnement et la santé;

8.2.       s’agissant de l’utilisation individuelle du téléphone portable, du téléphone sans fil DECT, du WiFi, du WLAN et WIMAX pour les ordinateurs et autre applications sans fil, par exemple les interphones pour la surveillance des bébés:

8.2.1.       de fixer un seuil de prévention pour les niveaux d’exposition à long terme aux micro-ondes en intérieur, conformément au principe de précaution, ne dépassant par 0,6 volt par mètre et de le ramener à moyen terme à 0,2 volt par mètre;

8.2.2.       d’appliquer toutes les procédures nécessaires d’évaluation des risques à tous les nouveaux types d’appareil avant d’autoriser leur commercialisation;

8.2.3.       d’instaurer un système d’étiquetage clair signalant la présence de micro-ondes ou de champs électromagnétiques et indiquant la puissance d’émission ou le débit d’absorption spécifique (DAS) de l’appareil, ainsi que les risques pour la santé liés à son utilisation;

8.2.4.       d’informer sur les risques potentiels pour la santé des téléphones sans fil de type DECT, des interphones pour la surveillance des bébés et d’autres appareils domestiques qui émettent continuellement des ondes pulsées, si l’ensemble des appareils électriques restent en permanence en veille et de recommander l’utilisation de téléphones fixes filaires chez soi ou, à défaut, de modèles qui n’émettent pas des ondes pulsées en continu;

8.3.       s’agissant de la protection des enfants:

8.3.1.       de concevoir, avec différents ministères (éducation, environnement et santé) des campagnes d’information ciblées destinées aux enseignants, aux parents et aux enfants pour les mettre en garde contre les risques spécifiques d’une utilisation précoce, inconsidérée et prolongée des téléphones portables et autres appareils émettant des micro-ondes;

8.3.2.       de privilégier pour les enfants en général et plus particulièrement dans les écoles et salles de classe des systèmes d’accès à l’internet par connexion filaire et de réglementer de façon stricte l’utilisation du portable par les élèves dans l’enceinte de l’école;

8.4.       s’agissant de la planification des lignes électriques et des stations de base des antennes-relais:

8.4.1.       de prendre des mesures d’urbanisme prescrivant une distance de sécurité à respecter entre les lignes à haute tension et autres installations électriques et les habitations;

8.4.2.       d’appliquer des normes de sécurité strictes en ce qui concerne l’impact sanitaire des installations électriques dans les nouveaux logements;

8.4.3.       d’abaisser les seuils admissibles pour les antennes-relais conformément au principe ALARA et d’installer des systèmes de surveillance globale et continue de toutes les antennes;

8.4.4.       de déterminer les lieux d’implantation de toute nouvelle antenne GSM, UMTS, WiFi ou WIMAX non pas en fonction des seuls intérêts des opérateurs, mais en concertation avec les responsables des collectivités territoriales et avec les habitants ou des associations de citoyens concernés;

8.5.       s’agissant de l’évaluation des risques et des précautions à prendre:

8.5.1.       d’axer davantage l’évaluation des risques sur la prévention;

8.5.2.       d’améliorer les critères d’évaluation des risques et la qualité de cette évaluation en créant une échelle standard des risques, en rendant obligatoire l’indication du niveau de risque, en demandant que plusieurs hypothèses de risque soient étudiées et en tenant compte de la compatibilité avec les conditions de la vie réelle;

8.5.3.       de tenir compte des scientifiques qui donnent l’alerte les premiers et de les protéger;

8.5.4.       de formuler une définition du principe de précaution et du principe ALARA axée sur les droits de l’homme;

8.5.5.       d’augmenter le financement public de la recherche indépendante, notamment au moyen de dons d’entreprises et de la taxation des produits qui font l’objet d’études publiques d’évaluation des risques sanitaires;

8.5.6.       de créer des commissions indépendantes pour l’attribution de fonds publics;

8.5.7.       de rendre obligatoire la transparence des groupes de pression;

8.5.8.       de promouvoir des débats pluralistes et contradictoires entre toutes les parties prenantes, y compris la société civile (Convention d’Aarhus).


Texte adopté par la Commission permanente, agissant au nom de l’Assemblée, le 27 mai 2011 (voir Doc. 12608, rapport de la commission de l’environnement, de l’agriculture et des questions territoriales, rapporteur: M. Huss).

Source :   http://www.robindestoits.org/Resolution-du-Conseil-de-l-Europe-reconnaissance-du-danger-et-recommandation-d-abaissement-des-seuils-d-exposition-des_a1246.html

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Le danger potentiel des champs électromagnétiques et leur effet sur l’environnement – Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe – 06/05/2011

Le danger potentiel des champs électromagnétiques et leur effet sur l'environnement - Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe - 06/05/2011  avec  robin-copie-10.jpg

Le conseil de l’Europe évoque la possibilité de réduire à moyen terme l’émission de champs électromagnétiques micro-ondes (type téléphonie mobile) à 0,2V/m et d’aménager des zones blanches sans ondes et de réduire les intensités à 0,6V/m. Document en PJ visible sur le site du Conseil de l’Europe :

http://assembly.coe.int/Documents/WorkingDocs/Doc11/EDOC12608.pdf

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Espagne : Leganés réduit de 4000 fois la puissance d’irradiation des antennes relais de téléphonie mobile

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LEGANÉS, 22 Nov. 2010 – AGENCE EUROPA PRESS

Agence EUROPA PRESS Espagne : Adoption définitive valeur BioInitiative 0,6 V/m

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Les services de l’urbanisme de la ville pourraient commencer le contrôle de la mise en oeuvre du seuil de 0,6 V/m bien avant la fin de l’année suivant la publication définitive de l’ordonnance. Une large majorité du Conseil Municipal de Leganés a approuvé et entériné ce lundi avec les voix du PSOE et de l’Union pour Leganés (ULEG), contre celles de l’opposition de droite du Parti Populaire (PP), l’ordonnance réglementant la densité de puissance d’irradiation des RF artificielles micro-ondes des antennes relais de téléphonie mobile dans la ville, celles-ci seront donc réduites de 4.000 fois par rapport à la puissance d’irradiation maximale actuellement autorisée, cette nouvelle valeur d’irradiation pourrait entrer en vigueur avant la fin de l’année pour les nouvelles installations. (ndlr : en Espagne comme en France les valeurs maximales opposables d’irradiation artificielles micro-ondes des HF/RF culminent pour l’UMTS-3G à 61 V/m, soit en densité de puissance 10 000 000 μW/m² ou 1 000 μW/cm² [PDF] se sont des valeurs évidemment jamais atteintes, car mortelles/létales ! « Le permis de tuer »). La nouvelle ordonnance limite le niveau maximal d’irradiation des antennes relais dans les zones urbaines à 0,1 microwatts par cm² soit 0,6 V/m (ndlr : valeur de référence BioInitiative), c’est une loi, « novatrice et pionnière dans le pays » selon Raúl Calle Gallardo, maire-adjoint en charge de l’Urbanisme.

Lire la suite et accéder au document en PDF sur le site de next-up.

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Source : http://www.europapress.es/madrid/noticia-pleno-aprueba-nueva-ordenanza-antenas-telefonia-reducira-4000-veces-potencia-20101122135743.html

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