Ecoutes de portables

Pisté par son portable, un politicien allemand se rebelle

Eco89   Par François Krug | Eco89 | 31/03/2011 | 19H25

En Allemagne, Malte Spitz, un responsable des Verts a poursuivi son opérateur téléphonique en justice pour obtenir toutes les données récoltées grâce à son portable. Le résultat ? Une carte interactive à la fois fascinante et effrayante, puisque les données ont permis de reconstituer une bonne partie de sa vie.
La démonstration est encore plus frappante avec cette vidéo réalisée par le site Future Journalism Project. Elle ne porte que sur deux jours dans la vie de Malte Spitz, bien assez cependant pour démontrer qu’un portable permet de suivre toutes vos allées et venues. (Voir la vidéo)

Malte Spitz, 26 ans, est membre de l’exécutif des Verts allemands. Sa spécialité : dénoncer les atteintes à la vie privée. Et notamment, les risques liés aux données de localisation transmises automatiquement par les téléphones portables, et conservées ensuite par les opérateurs.

Comme il le raconte sur son blog, Malte Spitz a voulu tenter une expérience. Il a réclamé les données le concernant à T-Mobile, filiale du géant Deutsche Telekom. Refus catégorique. La justice lui a finalement donné raison en mars 2010 : l’opérateur a dû lui transmettre les données portant sur les six mois précédents.

Localisé plus de 35 000 fois en six mois
Sur le fichier Excel fourni par T-Mobile, Malte Spitz a découvert qu’il avait été localisé au total 35 831 fois entre août 2009 et février 2010. Il a ensuite confié ces données brutes au site de l’hebdomadaire Die Zeit, qui en a tiré une carte interactive impressionnante : on peut y suivre tous les déplacements de Malte Spitz, du moins tous ceux au cours desquels son portable était allumé

Les journalistes du Zeit sont allés un peu plus loin. Malte Spitz n’est pas un homme politique de premier plan, mais il est engagé dans la vie publique : ses activités laissent des traces, sur les sites web comme sur les réseaux sociaux. En associant ces informations aux données brutes fournies par T-Mobile, on peut donc expliquer non seulement où le jeune politicien se trouvait, mais aussi ce qu’il y faisait.

Une vie entière retracée grâce au portable
Tirant le bilan de l’expérience, le site du Zeit explique :

« Prises une par une, les données ne présentent pas beaucoup d’intérêt ou de risques. Mais prises toutes ensemble, elles nous fournissent ce que les enquêteurs appellent un “profil” – une image claire des habitudes et des préférences d’une personne et, donc, de sa vie.

Ce profil révèle quand Spitz a marché dans la rue, quand il a pris le train, quand il a pris l’avion. Il nous montre où il se trouvait exactement dans les villes dans lesquelles il se rendait. Il nous montre quand il travaillait et quand il dormait, quand il était joignable par téléphone ou non. Il nous montre quand il préférait parler au téléphone ou envoyer des SMS. Il nous montre quels “biergarten” [littéralement “jardins à bière”, bars en plein air typiquement allemands, ndlr] il fréquentait quand il avait du temps libre. En somme, il révèle toute une vie. »

Pour Malte Spitz, la démonstration est faite. D’autant que les utilisateurs n’ont aucun contrôle sur ces données, transmises automatiquement par le portable lui-même. Et pas seulement par les applications qu’on a choisi d’y installer, comme le service de « géolocalisation » Foursquare, qui piste les consommateurs des restaurants et des commerces.

Pourtant, les données rendues publiques par Malte Spitz n’ont rien révélé de vraiment gênant, assure l’intéressé au New York Times. « Je passe l’essentiel de mon temps dans mon quartier », explique-t-il. Seul détail gênant, il préfère parfois l’avion au train, mode de transport pourtant plus écolo : pas terrible pour un responsable Vert, admet-il.

► Corrigé le 01/04/2011 à 10 heures : comme l’a repéré Nilslof, les données portaient évidemment sur une période allant d’août 2009 à février 2010, et pas d’août 2009 à février… 2009.

SOURCE :  http://eco.rue89.com/2011/03/31/piste-par-son-portable-un-politicien-allemand-se-rebelle-197948

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– EHS TV News Alert : "Global control" en temps réel de 17 millions d’habitants de Pékin

Next-up organisation 12 03 2011

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Le Gouvernement Chinois a approuvé un plan des autorités Pékinoises pour mettre en place un système centralisé de géolocalisation et de tracking global en temps réel des téléphones mobiles de tous les habitants de la capitale Chinoise.
Les opérateurs Chinois ayant donné leurs accords aux autorités (Ndlr : l’inverse aurait-il été possible!) au tracking officiel centralisé de tous leurs abonnés de Pékin.
A ce jour cela sera donc plus de 17 millions de personnes qui en payant leurs abonnements notamment auprès de China Mobile premier opérateur de téléphonie mobile de Chine n’ont pas le choix et seront concernés par ce contrôle (surveillance) permanent de tous leurs déplacements par les autorités.
Cette initiative appelée « Plateforme (logicielle) d’information sur les mouvements des citoyens » a été présentée (« emballée ») par Li Guoguang, directeur adjoint de la commission municipale des sciences et des technologies de Pékin sous le prétexte d’un projet destiné à être utilisé pour gérer et réduire la congestion de la circulation en permettant aux responsables de suivre les flux des personnes à travers les systèmes des transports et à mieux
réguler le trafic automobiles dans la capitale.

Lire la suite sur le site de next-up.

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Votre téléphone mobile est un mouchard… même éteint

SFR INFO   

vendredi 27 NOVEMBRE 2009, 09:49   Monde
Votre téléphone mobile est un mouchard... même éteint

Un téléphone mobile éteint, posé sur la table d’une réunion, peut être actionné à distance pour écouter ce qui se dit. Pour rendre « sourds », ces appareils communicants, une parade a été trouvée, selon Alain Hurst, de la Direction des applications militaires du CEA.

« Les téléphones portables actuels disposent quasiment tous d’un mode d’écoute discrète activable par un code informatique que les opérateurs de téléphonie peuvent envoyer sans que le possesseur du portable s’en rende compte », explique Alain Hurst, un responsable de la sécurité informatique pour le pôle Défense du CEA.

La plupart des téléphones modernes « sont activables à distance », notamment « pour qu’on puisse mettre les portables sur écoute » sur demande d’un juge, une fonctionnalité qui peut aussi servir à des « utilisateurs malveillants ». Donc, « il y a un risque qu’un téléphone portable soit utilisé comme micro-espion, un peu n’importe où », précise cet expert. Même éteint, un téléphone mobile « continue à être actif », la connection n’est pas interrompue. Pour l’éteindre vraiment, il faut enlever la batterie, lors des « réunions sensibles ».

Pour protéger la confidentialité de réunions, dans le domaine militaire, mais aussi des secrets industriels, il est actuellement recommandé d’enlever les batteries ou de laisser le téléphone à l’extérieur de la salle.

Une autre solution existe. « Comme on ne peut pas couper le micro et couper l’alimentation d’un téléphone portable facilement, l’idée c’est d’empêcher les ondes sonores d’arriver au micro, en l’enfermant dans une boîte atténuant le son ». On peut aussi brouiller le son ou le remplacer par autre chose, une musique par exemple. Le CEA a déjà déposé un brevet protégeant son concept qui s’inspire des casques anti-bruits. (Source AFP)

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Même éteint, le mobile vous espionne


   samedi 28 novembre 2009


Activables à distance, les téléphones portables peuvent écouter les conversations. Il existe des parades.

Posé sur une table, un téléphone portable, même éteint, peut trahir les secrets d’une réunion. La plupart des mobiles actuels sont activables à distance, notamment pour mettre, sur demande d’un juge, des suspects sur écoute, dans le cadre d’une enquête.

Il suffit pour cela aux opérateurs de téléphonie mobile d’envoyer un code informatique pour que le téléphone se mette, à votre insu, en mode « écoute discrète ». Tout ce qui se dit dans la pièce où vous vous trouvez est alors entendu à l’autre bout du fil.

Sonoriser un portable peut « servir à des utilisateurs malveillants », préviennent les experts du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Ils recommandent, pour protéger la confidentialité des réunions, dans le domaine militaire ou industriel, d’enlever les batteries ou de laisser le téléphone à l’extérieur des salles.

D’autres parades existent. Comme d’enfermer le portable dans une boîte pour empêcher les ondes sonores d’arriver au micro. « On peut aussi brouiller le son ou le remplacer par autre chose, une musique, par exemple », détaille Alain Hurst, du pôle défense du CEA. L’organisme développe un prototype : un étui compact pour envelopper le portable. Muni d’une lampe, il pourrait s’allumer pour signaler un appel. Le prix du boîtier assourdissant devrait se situer autour de 100 €.

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